De la difficulté d'être catholique
Publié : ven. 06 nov. 2015, 16:54
J'ai souvenir de la fois où j'aurai tenté d'expliquer à un évangélique protestant pourquoi il valait mieux s'abstenir, de ne pas entrer dans une église catholique, mine de rien, ni vu ni connu, pour aller faire la file et recevoir le corps du Christ, - attention, pas quand on serait soi-même en rupture avec l'Église catholique pour commencer, en désaccord avec les évêques, avec ceci et cela, en opposition totale avec les enseignements de l'Église.
Je vous prie de me croire que la réaction fut spectaculaire, totalement inattendue pour moi. Jusque là je connaissais virtuellement une personne sympathique, ouverte, capable de frayer avec des catholiques impliqués dans ci et ça ... le genre avec qui pouvoir blaguer, se taper sur les cuisses et s'envoyer des tapes dans le dos. Mais le sujet vint un jour sur la table ... des protestants pourraient-ils communier lors de ... tralalala ...
Il aura suffit d'un mot ... et «Venez que je vous présente votre nouvel ennemi» ... fini ... irrécupérable ... j'aurai dit le mot qu'il ne fallait pas dire, tabou, défendu. Dans les années 2000, il est défendu de dire que pour communier à l'église il faut participer soi-même de cette communion. Il prend qu'un intégriste borné et dangereux pour oser contrarier les bons sentiments ...
Quant à la confession ... je serai resté un peu surpris la fois où le sujet sera venu à la surface, en plein dans une église (un visiteur s'avançait dans les allées et voulait connaître les moments où un prêtre serait disponible pour se confesser lui-même) or qu'un petit échange s'engageât dans la foulée entre trois-quatre personne (des bénévoles, dont moi) : qu'en est-il de la confession de nos jours ? La surprise vint pour moi d'entendre alors la personne en charge, responsable des bénévoles de la paroisse me confier - à brûle-pourpoint - qu'elle ne se confessait jamais, jamais, jamais ... pas nécéssaire, chose inutile ... «Bah ! peut-être pour ceux qui croyaient encore à ça, je ne dis pas ... mais pas pour moi. Non, merci.», etc.
- Hein ? Un sacrement de l'Église ... chose inutile ... entendre dire ça dans une église, un responsable de la paroisse ...
Ce n'est pas pour condamner personne ou décréter que l'on doit avoir affaire à du méchant monde. Mais c'est juste que, des fois, on a des surprises. Les fondamentaux ne sont pas partagés par tout le monde. Et c'est le cas de le dire.
Idem, mais quelques années en arrière ... sur le lieu de travail ... entendre une collègue me raconter que l'époque de la «pastorale de la peur» était terminée, fini ... l'enfer, le diable ... «Toutes des inventions ! rien de vrai ... des balivernes ! Dieu est trop bon ...» Le piquant c'est juste que j'aurai su après que la collègue (ici une femme d'âge mure, mature, femme d'expérience comptant des masses de kilomètres au compteur en terme de temps dépensé à s'impliquer dans des paroisses) oeuvrait aussi comme préparatrice pour les baptêmes, etc.
Faut avouer que c'est surprenant ... paf ! sur le nez ... tatata ! ... ni une ni deux, sans hésitation, tranchant, formel ... «Prends ça pour ta pomme, mon jeune ...» « L'enfer c'est un mythe !»
Il y a du travail à faire sur soi bien entendu, la case départ n'est pas loin ... mais il y a du chemin à faire aussi parmi le personnel de l'Église ou parmi les humbles travailleurs associés.
Puis avec tout ça ...
On comprend encore mieux comment il est facile de passer soi-même pour un intégriste, un fondamentaliste détestable sitôt qu'il faudra l'ouvrir pour rappeler ce que raconte l'Église catholique et quand on aurait le culot, par-dessus le marché, d'aller dire que l'on devrait y prêter foi.
La messe
Si «mon» protestant peut fréqenter des dizaines et des dizaines de catholiques lui assurant que le pain n'est que du pain banal au fond, qu'une représentation théâtrale (que l'important c'est d'aimer Jésus !), que la meilleure façon de se rapprocher c'est de prendre le pain ensemble, blabla ... Alors dire le contraire, jeter un pavé dans la marre, c'est comme présenter l'allure de l'impresario voulant ramener le Dieu-gendarme armé d'un gros bâton, les ors et la pompe des pires heures de l'histoire de l'Église.
Il y en a pas de facile !
P.S. c'est probablement vrai qu'il y a beaucoup d'irrespect-négligence envers ce que raconte l'Église en général. Quelques strates d'incrédulité ... des strates dont il me faudrait rajouter qu'il s'en trouve assurément chez moi aussi. Ce dernier petit détail aura son importance en ce que c'est peut-être la seule façon de conserver un regard plus amène vis-à-vis les fautifs. Le danger c'est aussi de jouer les pharisiens. On le sait.
[Le sujet que vous abordez ici ne concerne pas les commençants qui doivent être catéchisés. Attention de garder à l'esprit votre interlocuteur lorsque vous vous exprimez dans Le Christianisme pour les nuls, une rubrique qui doit faire œuvre d'évangélisation. La Modération]
Je vous prie de me croire que la réaction fut spectaculaire, totalement inattendue pour moi. Jusque là je connaissais virtuellement une personne sympathique, ouverte, capable de frayer avec des catholiques impliqués dans ci et ça ... le genre avec qui pouvoir blaguer, se taper sur les cuisses et s'envoyer des tapes dans le dos. Mais le sujet vint un jour sur la table ... des protestants pourraient-ils communier lors de ... tralalala ...
Il aura suffit d'un mot ... et «Venez que je vous présente votre nouvel ennemi» ... fini ... irrécupérable ... j'aurai dit le mot qu'il ne fallait pas dire, tabou, défendu. Dans les années 2000, il est défendu de dire que pour communier à l'église il faut participer soi-même de cette communion. Il prend qu'un intégriste borné et dangereux pour oser contrarier les bons sentiments ...
Quant à la confession ... je serai resté un peu surpris la fois où le sujet sera venu à la surface, en plein dans une église (un visiteur s'avançait dans les allées et voulait connaître les moments où un prêtre serait disponible pour se confesser lui-même) or qu'un petit échange s'engageât dans la foulée entre trois-quatre personne (des bénévoles, dont moi) : qu'en est-il de la confession de nos jours ? La surprise vint pour moi d'entendre alors la personne en charge, responsable des bénévoles de la paroisse me confier - à brûle-pourpoint - qu'elle ne se confessait jamais, jamais, jamais ... pas nécéssaire, chose inutile ... «Bah ! peut-être pour ceux qui croyaient encore à ça, je ne dis pas ... mais pas pour moi. Non, merci.», etc.
- Hein ? Un sacrement de l'Église ... chose inutile ... entendre dire ça dans une église, un responsable de la paroisse ...
Ce n'est pas pour condamner personne ou décréter que l'on doit avoir affaire à du méchant monde. Mais c'est juste que, des fois, on a des surprises. Les fondamentaux ne sont pas partagés par tout le monde. Et c'est le cas de le dire.
Idem, mais quelques années en arrière ... sur le lieu de travail ... entendre une collègue me raconter que l'époque de la «pastorale de la peur» était terminée, fini ... l'enfer, le diable ... «Toutes des inventions ! rien de vrai ... des balivernes ! Dieu est trop bon ...» Le piquant c'est juste que j'aurai su après que la collègue (ici une femme d'âge mure, mature, femme d'expérience comptant des masses de kilomètres au compteur en terme de temps dépensé à s'impliquer dans des paroisses) oeuvrait aussi comme préparatrice pour les baptêmes, etc.
Faut avouer que c'est surprenant ... paf ! sur le nez ... tatata ! ... ni une ni deux, sans hésitation, tranchant, formel ... «Prends ça pour ta pomme, mon jeune ...» « L'enfer c'est un mythe !»
Il y a du travail à faire sur soi bien entendu, la case départ n'est pas loin ... mais il y a du chemin à faire aussi parmi le personnel de l'Église ou parmi les humbles travailleurs associés.
Puis avec tout ça ...
On comprend encore mieux comment il est facile de passer soi-même pour un intégriste, un fondamentaliste détestable sitôt qu'il faudra l'ouvrir pour rappeler ce que raconte l'Église catholique et quand on aurait le culot, par-dessus le marché, d'aller dire que l'on devrait y prêter foi.
La messe
Si «mon» protestant peut fréqenter des dizaines et des dizaines de catholiques lui assurant que le pain n'est que du pain banal au fond, qu'une représentation théâtrale (que l'important c'est d'aimer Jésus !), que la meilleure façon de se rapprocher c'est de prendre le pain ensemble, blabla ... Alors dire le contraire, jeter un pavé dans la marre, c'est comme présenter l'allure de l'impresario voulant ramener le Dieu-gendarme armé d'un gros bâton, les ors et la pompe des pires heures de l'histoire de l'Église.
Il y en a pas de facile !
P.S. c'est probablement vrai qu'il y a beaucoup d'irrespect-négligence envers ce que raconte l'Église en général. Quelques strates d'incrédulité ... des strates dont il me faudrait rajouter qu'il s'en trouve assurément chez moi aussi. Ce dernier petit détail aura son importance en ce que c'est peut-être la seule façon de conserver un regard plus amène vis-à-vis les fautifs. Le danger c'est aussi de jouer les pharisiens. On le sait.
[Le sujet que vous abordez ici ne concerne pas les commençants qui doivent être catéchisés. Attention de garder à l'esprit votre interlocuteur lorsque vous vous exprimez dans Le Christianisme pour les nuls, une rubrique qui doit faire œuvre d'évangélisation. La Modération]