Doctrine de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus dans l'histoire de l'Eglise
Publié : lun. 28 déc. 2015, 13:31
Bonjour,
Je me permets d'ouvrir ce sujet pour vous poser une question : la place de la doctrine de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus dans l'Eglise, en effet si on regarde la Tradition de l'Eglise, cette doctrine apparaît comme bien différent.
Que ce soit chez Saint Paul, Saint Pierre, Saint Benoit, Saint François d'Assise ou même plus près de nous Saint Maximilien Kolbe, l'accent est toujours mis sur une ascèse violente et forte pour briser la chair et ses limites (tant physiologiques que psychologiques), le but étant de n'avoir qu'un homme spirituel proche des anges (et du même coup des démons) car détaché de tout ce qui est matériel, cela fonctionne (et c'est loin d'être propre au christianisme) mais est-ce que ça rapproche de Dieu (qui par nature est insaisissable, aucun humain ne touchera jamais Dieu puisqu'Il est au delà du crée matériel et au delà du crée immatériel) ?
La doctrine de Sainte Thérèse (et celle de Sainte Faustine) est différente puisqu'elle mise tout dans la confiance en Celui qui s'est abaissé, en Son Amour, en Sa Miséricorde et non en nos bonnes oeuvres qui ne sont que des événements qui dépendent de conditions que nous ne maîtrisons pas.
Ce que je veux dire concrètement, c'est que dans la spiritualité que promulguait jadis l'Eglise il y avait une volonté de devenir un homme cassant la matrice pour aller vers l'Au delà et se rapprocher de l'Autre, cela fonctionne bien sûr mais il y a aussi un grand danger car c'est le monde du diable et il faut être toujours au top (ce qui ne transforme en rien le coeur, les pères du désert l'ont bien indiqué); dans la doctrine de Sainte Thérèse il y a au contraire un accueil, une attitude plus "passive", plus humaine, c'est la réception du Christ qui transforme et non nos efforts (et c'est bien plus difficile de faire confiance à Dieu car on est totalement vulnérable).
Qu'en pensez-vous ?
Bonne journée
PS : n'hésitez pas à supprimer ce sujet s'il a déjà a été abordé
Je me permets d'ouvrir ce sujet pour vous poser une question : la place de la doctrine de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus dans l'Eglise, en effet si on regarde la Tradition de l'Eglise, cette doctrine apparaît comme bien différent.
Que ce soit chez Saint Paul, Saint Pierre, Saint Benoit, Saint François d'Assise ou même plus près de nous Saint Maximilien Kolbe, l'accent est toujours mis sur une ascèse violente et forte pour briser la chair et ses limites (tant physiologiques que psychologiques), le but étant de n'avoir qu'un homme spirituel proche des anges (et du même coup des démons) car détaché de tout ce qui est matériel, cela fonctionne (et c'est loin d'être propre au christianisme) mais est-ce que ça rapproche de Dieu (qui par nature est insaisissable, aucun humain ne touchera jamais Dieu puisqu'Il est au delà du crée matériel et au delà du crée immatériel) ?
La doctrine de Sainte Thérèse (et celle de Sainte Faustine) est différente puisqu'elle mise tout dans la confiance en Celui qui s'est abaissé, en Son Amour, en Sa Miséricorde et non en nos bonnes oeuvres qui ne sont que des événements qui dépendent de conditions que nous ne maîtrisons pas.
Ce que je veux dire concrètement, c'est que dans la spiritualité que promulguait jadis l'Eglise il y avait une volonté de devenir un homme cassant la matrice pour aller vers l'Au delà et se rapprocher de l'Autre, cela fonctionne bien sûr mais il y a aussi un grand danger car c'est le monde du diable et il faut être toujours au top (ce qui ne transforme en rien le coeur, les pères du désert l'ont bien indiqué); dans la doctrine de Sainte Thérèse il y a au contraire un accueil, une attitude plus "passive", plus humaine, c'est la réception du Christ qui transforme et non nos efforts (et c'est bien plus difficile de faire confiance à Dieu car on est totalement vulnérable).
Qu'en pensez-vous ?
Bonne journée
PS : n'hésitez pas à supprimer ce sujet s'il a déjà a été abordé