Absurde "pédant" ou tentation du désespoir?
Publié : mar. 12 janv. 2016, 16:19
Bonjour à tous et à toutes,
Je vous prie par avance de mentionner cela ici. Mais je ne sais plus trop quoi faire.
Je viens vous parler d'une curieuse situation qui m'arrive de plus en plus souvent (et je ne sais pas que faire!). Je ne sais comment la nommer : orgueil, tentation du désespoir, absurde, scepticisme, athéisme, panthéisme, nihilisme... peu importe.
Comme j'ai indiqué lors de ma présentation sur ce site, je suis passionné par les questions de philosophie et de théologie (en fait, je suis passionné par les "grandes questions" qui hantent l'humanité depuis des siècles en premier lieu, ce qui me pousse à m'y intéresser).
Je lis toujours les arguments rationnels des grands philosophes ou saints comme Saint Thomas. Et même si je les accepte, je vois le déroulement logique, il y a toujours "quelque chose" en moi qui m'empêche d'y accéder pleinement et de les considérer comme vrais. Un peu comme s'ils étaient "trop beaux".
Et il y a un étrange phénomène de "doute en boucle" qui m'assaille. Par exemple, si je m'appuie sur la raison pour accéder au Principe Premier, je vais aussitôt questionner la légitimité de la Raison. Y compris pour arriver sur une philosophie comme le matérialisme (et Dieu seul sait si je l'ai en horreur). Si je m'appuie sur la foi, je vais douter de la légitimité de mes sentiments à moi-même.
Puis tout s'enchaîne vite : comme rien ne me semble alors sûr, tout s'effondre. Rapidement, je perds pied un peu partout. Même les philosophies opposées, comme le matérialisme ou autre, qui d'habitude me semblent plus sûres que les miennes, s'effrittent pour disparaître. Et je me retrouve coincé dans mon propre raisonnement.
Par exemple, voici ce qu'il se passe dans ma tête :
J'en ai parlé à des prêtres, qui rapidement trouvent que je les agace avec mes questions. Mon médecin (et les autres) ne me voient pas comme dépressif.
Je ne sais pas que faire. Des pistes ou des idées?
Merci de votre soutien!
Tant bien que mal en Christ,
Philoup
Je vous prie par avance de mentionner cela ici. Mais je ne sais plus trop quoi faire.
Je viens vous parler d'une curieuse situation qui m'arrive de plus en plus souvent (et je ne sais pas que faire!). Je ne sais comment la nommer : orgueil, tentation du désespoir, absurde, scepticisme, athéisme, panthéisme, nihilisme... peu importe.
Comme j'ai indiqué lors de ma présentation sur ce site, je suis passionné par les questions de philosophie et de théologie (en fait, je suis passionné par les "grandes questions" qui hantent l'humanité depuis des siècles en premier lieu, ce qui me pousse à m'y intéresser).
Je lis toujours les arguments rationnels des grands philosophes ou saints comme Saint Thomas. Et même si je les accepte, je vois le déroulement logique, il y a toujours "quelque chose" en moi qui m'empêche d'y accéder pleinement et de les considérer comme vrais. Un peu comme s'ils étaient "trop beaux".
Et il y a un étrange phénomène de "doute en boucle" qui m'assaille. Par exemple, si je m'appuie sur la raison pour accéder au Principe Premier, je vais aussitôt questionner la légitimité de la Raison. Y compris pour arriver sur une philosophie comme le matérialisme (et Dieu seul sait si je l'ai en horreur). Si je m'appuie sur la foi, je vais douter de la légitimité de mes sentiments à moi-même.
Puis tout s'enchaîne vite : comme rien ne me semble alors sûr, tout s'effondre. Rapidement, je perds pied un peu partout. Même les philosophies opposées, comme le matérialisme ou autre, qui d'habitude me semblent plus sûres que les miennes, s'effrittent pour disparaître. Et je me retrouve coincé dans mon propre raisonnement.
Par exemple, voici ce qu'il se passe dans ma tête :
- Dieu m'aime. C'est bien!
C'est louche, ça. Pourquoi Dieu m'aimerait-il? Prétentieux. Orgueilleux!
Et d'abord, pourquoi Dieu existe?
Ben... La raison! Les arguments.
Il y a des doutes sur ces arguments. Et ils ne prouvent rien. Et pourquoi Jésus et pas un autre?
C'est beau! Voilà, quoi! Dans le pire des cas, même si je me trompe, je sais que c'est beau! Ça me parle!
Ah bon? La beauté, c'est subjectif. Et Dieu, c'est absurde. Ça tient pas debout.
Le concept de l'Être et le Néant!
Rien de plus que des concepts...
Regarde la science, par exemple, ça, c'est solide! Deviens panthéiste, tiens. Ou athée matérialiste.
... Pas bête, la matière, c'est du concret!
Ah? Le postulat du réel... ça tient à peu de choses.
De nombreux athées et agnostiques s'appuient sur le réel!
Et s'ils se trompent? Si ça se trouve, le monde n'est pas.
C'est absurde! Et alors?
Ben... ce que je dis n'a alors aucun sens!
Et? Ça change rien. Le monde se moque de ton existence.
Ah, donc il y a un monde!
Pourquoi donc? Même pas. C'est absurde.
Si c'est absurde, je peux donc choisir ce que je veux et croire ou être heureux!
Ah? Et pourquoi donc? Non.
Au pire, un jour, ce questionnement s'arrêtera!
Pourquoi donc?
Ben, je ne serai plus. Ou dieu me prendra.
Et pourquoi donc?
Ben...
N'essaie pas un raisonnement logique. Pourquoi donc?
Quoi, une infinité de non sens à se morfondre sur des questions insensées? Ça va s'arrêter un jour.
Pourquoi donc?
etc.
J'en ai parlé à des prêtres, qui rapidement trouvent que je les agace avec mes questions. Mon médecin (et les autres) ne me voient pas comme dépressif.
Je ne sais pas que faire. Des pistes ou des idées?
Merci de votre soutien!
Tant bien que mal en Christ,
Philoup