Suite logique :
1. Le KGB était l'ENA russe
2. Ayant été maître de conférences à l'ENA, je suis donc un ancien cadre du KGB français !
3. J'y enseignais les politiques de l'environnement
4. Donc, le KGB cherchait à préserver l'environnement !
Conclusion : il n'y a jamais eu de pollution en ex-URSS, le KGB y étant sur-puissant !
(Il est vrai qu'un haut cadre d'une certaine industrie nucléaire a pu affirmer sérieusement en public voici quelques années lors d'une conférence à la Faculté de Pharmacie de Marseille qu'il y avait eu une chute phénoménale du nombre de cancers dans la zone immédiatement voisine de la centrale de Tchernobyl. C'est vrai, il avait raison, puisque plus personne ne peut y habiter, il n'y a plus de cancéreux

Sans commentaires... Il est vrai aussi que Tchernobyl n'est, très malheureusement, pas la pire des catastrophes nucléaires de l'ex-océan soviétique : pollutions inimaginables en mer de Barentz, sites militaires encore pires, pollutions extrêmes de lacs, etc...)...
Bon, plus sérieusement, si on en finissait avec les théories du complot et autres billevisées ?
Maintenant, que je sache, le KGB n'existe plus dans sa forme ancienne, et les missions de son successeur sont différentes de ses anciennes missions. Maintenant, vus les problèmes mafieux, d'extrémisme et de terrorisme dans l'actuelle Russie, la transition ayant été trop rapide, la Russie peut-elle se passer d'un service efficace de renseignement intérieur ? Et comme nul n'avait, dans la précipitation à faire tomber l'URSS, pensé à préparer des élites de substitution, il est bien évident que l'on a repris des élites anciennes, dont certains du KGB, et que, dès lors, l'état de droit n'étant pas encore stabilisé, de vieux réflexes ont resurgi ! Alors, que fallait-il faire, continuer à abandonner la Russie aux mafieux et aux extrémistes ou alors chercher à faire "moins pire" ? C'est l'éternel dilemme des dirigeants, et cela impose un certain courage !
Cela dit, je ne cautionne en rien la politique de Poutine... Mais imaginez un instant la Russie sans Poutine, sans l'autorité morale renaissante de l'Eglise orthodoxe, mais seulement avec les mafias et les clans ! Cynisme ? Non, réalisme ! Il ne faut jamais aller trop vite en détruisant un ennemi; il aurait fallu lire les
36 Stratagèmes et laisser une porte de sortie permettant une transition un peu plus douce !
Pour finir, Souricette nous écrit : "
En cas de conflit généralisé, il n'est pas impossible qu'il ait une influence favorable et des prises de position conformes au bien commun." Je partage cette opinion

, la démonstration en ayant d'ailleurs déjà été faite en matière de diplomatie préventive (celle qui consiste à
vendre des conflits qui n'ont pas encore eu lieu, donc difficile à faire comprendre à des politiques souvent frileux)...