Les ennemis du Pape chez les catholiques
Publié : jeu. 20 oct. 2016, 16:49
Le pape s’est mis à dos des catholiques de droite et d’ultra-droite
Qui sont-ils ? Certains, dans les milieux de la bourgeoisie des affaires, ont pris en grippe le pape argentin dès les premiers mois de son pontificat, « en particulier après son premier discours aux ambassadeurs contre la sphère financière et l’ultralibéralisme », constate un fin connaisseur de ces milieux. Aux États-Unis, on le taxait de marxisme, en France, on se contente de pointer en sourdine ses « considérations économiques erronées ».
C’est toutefois sur les migrants et l’islam que le pape s’est mis à dos un certain nombre de catholiques de droite et d’ultra-droite, surtout après les attentats du Bataclan. Étudiant de la génération Benoît XVI, Pierre, 24 ans, avait accueilli « comme une bonne surprise » le pontificat de François, mais il se dit aujourd’hui « déstabilisé », « blessé et triste », éprouvant même un « sentiment de trahison », lui qui considérait le pape comme « le dernier rempart que nous avions » : « Dans un contexte où les chrétiens sont perçus comme faibles par les musulmans et alors que les flots de migrants ont permis à certains islamistes agressifs de passer en Europe, c’est comme s’il nous disait : laissez-vous faire. Certes, il n’a pas dit qu’il fallait les accueillir tous… Mais puisqu’il prend position sur le sujet, il faudrait dans ce cas qu’il soit plus précis et nous dise jusqu’où ! »
http://www.la-croix.com/Religion/Pape/C ... 1200796867
Qui sont-ils ? Certains, dans les milieux de la bourgeoisie des affaires, ont pris en grippe le pape argentin dès les premiers mois de son pontificat, « en particulier après son premier discours aux ambassadeurs contre la sphère financière et l’ultralibéralisme », constate un fin connaisseur de ces milieux. Aux États-Unis, on le taxait de marxisme, en France, on se contente de pointer en sourdine ses « considérations économiques erronées ».
C’est toutefois sur les migrants et l’islam que le pape s’est mis à dos un certain nombre de catholiques de droite et d’ultra-droite, surtout après les attentats du Bataclan. Étudiant de la génération Benoît XVI, Pierre, 24 ans, avait accueilli « comme une bonne surprise » le pontificat de François, mais il se dit aujourd’hui « déstabilisé », « blessé et triste », éprouvant même un « sentiment de trahison », lui qui considérait le pape comme « le dernier rempart que nous avions » : « Dans un contexte où les chrétiens sont perçus comme faibles par les musulmans et alors que les flots de migrants ont permis à certains islamistes agressifs de passer en Europe, c’est comme s’il nous disait : laissez-vous faire. Certes, il n’a pas dit qu’il fallait les accueillir tous… Mais puisqu’il prend position sur le sujet, il faudrait dans ce cas qu’il soit plus précis et nous dise jusqu’où ! »
http://www.la-croix.com/Religion/Pape/C ... 1200796867