A voir le taux de syndicalisation des travailleurs français, il faut se rendre à l'évidence : le syndicalisme en France est au bord de l'asphyxie. Pourtant, il est indéniable - et cela est confirmé par la doctrine sociale de l'Église - les syndicats sont des corps sociaux qui pourraient (et devraient) participer positivement au bien commun de la société.
Alors, quel devrait-être le rôle social des syndicats ? Quelles sont les causes de la crise syndicale française ? Quels remèdes faut-il apporter ?
Sans rentrer encore dans les détails, il me semble que le syndicalisme français souffre d'une paralysie lié à la représentativité des syndicats (qui crée une sorte d'oligarchie), au problème de leur financement et à l'ingérence systématique de l'État dans ce qu'il est convenu d'appeler le "dialogue social". Comme remède, il faut donc supprimer la situation de rente (héritée de l'après-guerre) dont jouissent certains syndicats, lier le financement - dont la comptabilité doit être transparente - des syndicats à leur représentativité réelle (donc au résultat des élections professionnelles) et redonner aux syndicats l'occasion de jouer pleinement le rôle social qui devrait être le leur : le service aux travailleurs qu'ils représentent.
Pax
Christophe
Le système syndical
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Le système syndical
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Re: Le système syndical
Bonsoir
Le rôle social des syndicats, pour être effectif et efficace, demande qu'ils travaillent dans une optique constructive, où le dialogue avec les décideurs entrepreneuriaux ou économiques serait respecté, et où la grève ne serait que l'arme extrême - au contraire de la situation actuelle où la grève est un préalable aux négociations.
Or historiquement, les syndicats français ont été marqués, d'abord par l'anarcho-syndicalisme, et ensuite, guerre froide oblige, par le communisme, et enfin, mai 68 oblige, par une sorte de gauchisme. Il y a donc une tradition syndicale et ouvriériste, en France, qui s'oppose à toute idée que le monde actuel, s'il est loin d'être parfait, ne contiendrait pas que du mauvais...
Et d'un autre côté, il y a une culture de direction, en France, qui n'est pas très propice au dialogue. Du point de vue managérial et "ressources humaines", les dirigeants français des grandes entreprises publiques et privées ne sont tout simplement pas professionnels.
Pour les syndicats actuels, la solution est simple. Les salariés des services publics ont tout à fait le droit de se syndiquer, mais les fonctionnaires ne devraient même pas y penser (et je le dis en tant que tel). Un fonctionnaire a choisi, librement, par concours (et non par contrat), de se livrer à l'Etat : j'aime à dire, en reprenant une vieille formule byzantine, qu'il est devenu "esclave du bien commun". Il n'a donc pas à avoir ses revendications. La solution envisagée n'est pas irréaliste : les enseignants allemands n'ont pas le droit de grève.
A bientôt
MB
Le rôle social des syndicats, pour être effectif et efficace, demande qu'ils travaillent dans une optique constructive, où le dialogue avec les décideurs entrepreneuriaux ou économiques serait respecté, et où la grève ne serait que l'arme extrême - au contraire de la situation actuelle où la grève est un préalable aux négociations.
Or historiquement, les syndicats français ont été marqués, d'abord par l'anarcho-syndicalisme, et ensuite, guerre froide oblige, par le communisme, et enfin, mai 68 oblige, par une sorte de gauchisme. Il y a donc une tradition syndicale et ouvriériste, en France, qui s'oppose à toute idée que le monde actuel, s'il est loin d'être parfait, ne contiendrait pas que du mauvais...
Et d'un autre côté, il y a une culture de direction, en France, qui n'est pas très propice au dialogue. Du point de vue managérial et "ressources humaines", les dirigeants français des grandes entreprises publiques et privées ne sont tout simplement pas professionnels.
Pour les syndicats actuels, la solution est simple. Les salariés des services publics ont tout à fait le droit de se syndiquer, mais les fonctionnaires ne devraient même pas y penser (et je le dis en tant que tel). Un fonctionnaire a choisi, librement, par concours (et non par contrat), de se livrer à l'Etat : j'aime à dire, en reprenant une vieille formule byzantine, qu'il est devenu "esclave du bien commun". Il n'a donc pas à avoir ses revendications. La solution envisagée n'est pas irréaliste : les enseignants allemands n'ont pas le droit de grève.
A bientôt
MB
Re: Le système syndical
Le problèmes des syndicats est double, il est dans leurs positions politiques et variées qui nuisent à leurs réputations, et il est dans leurs représentativités médiocre.
Pour le premier point, je pense qu'une affirmation de l'indépendance syndicale par rapport aux partis politiques doit être faites par les concernés et actée par les partis concernés. Ceci devant être suivis par les faits et l'abandon pour les leaders syndicaux de toute adhésion dans un parti et aussi par l'abandon de l'ingérence des partis dans les syndicats et vis versa.
Pour le deuxième point, il est intéressant de se rendre compte que leurs représentativités est directement liés à leurs prises de positions politiques. Regardez le passé et vous verres que les communistes fort donnaient des syndicats forts et dans le sens inverse des communistes faibles donnent des syndicats faibles. Si les syndicats devenaient neutres politiquement, je pense que leur représentativité s'en trouverait amélioré.
Pour le premier point, je pense qu'une affirmation de l'indépendance syndicale par rapport aux partis politiques doit être faites par les concernés et actée par les partis concernés. Ceci devant être suivis par les faits et l'abandon pour les leaders syndicaux de toute adhésion dans un parti et aussi par l'abandon de l'ingérence des partis dans les syndicats et vis versa.
Pour le deuxième point, il est intéressant de se rendre compte que leurs représentativités est directement liés à leurs prises de positions politiques. Regardez le passé et vous verres que les communistes fort donnaient des syndicats forts et dans le sens inverse des communistes faibles donnent des syndicats faibles. Si les syndicats devenaient neutres politiquement, je pense que leur représentativité s'en trouverait amélioré.
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
Saint Augustin
(sermon 164, 14)
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giorgino
- Barbarus

Re: Le système syndical
l' extreme faiblesse des syndicats s 'explique aussi par la méfiance des ouvriers par rapport aux leaders . elle s 'explique aussi par le mauvais climat qui rêgne dans ce pays où tout le monde soupçonne tout le monde . Et c 'est pas demain que ça va s 'arranger , allez faire un tour sur les " grands " forums des fourniteurs d 'accès , il n'est pas nécéssaire d 'avoir fait des hautes études pour y voir la foire d 'empoigne . La France est un pays où les gens ne s ' aiment pas . Tu vois pas qu' on s ' aime pas ???
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