Angela Merkel
Publié : ven. 30 juin 2017, 21:47
Quel rapport voyez-vous entre les deux ?Après avoir fait allégeance au Grand Capital en décidant d'accueillir plusieurs millions de musulmans dans son pays
Voici les sources de Wikipédia sur l"origine des migrants en Allemagne, qui sont en majorité des réfugiés :Relief a écrit : ↑ven. 30 juin 2017, 21:47 Après avoir fait allégeance au Grand Capital en décidant d'accueillir plusieurs millions de musulmans dans son pays alors que seulement 13 % d'entre eux sont des réfugiés (source UNHCR 2016), tout en refusant d'accueillir les millions d'Européens chrétiens pauvres du sud et de l'est du continent rêvant de venir travailler et s'installer en Allemagne,
Ce n'est pas la question que je posais, mais c'est vrai, il n'y a pas de rapport non plus !Et je suis d'accord avec Fée Violine : quel rapport avec l'arrivée du mariage gay en Allemagne ???
Peut-être le même rapport qu'entre Macron et Obama et Trudeau et la banque et Wall street et ... alouette!Fée Violine :
Quel rapport voyez-vous entre les deux ?

" [...] Les boat people, c'était en 1984, autant dire il y a quelques siècles. Une réalité que les bonnes âmes de l'humanitaire font mine d'oublier.
En 1984, les horizons de la mondialisation sont toujours radieux. La France venait d'élire sont premier gouvernement socialiste. Même si la crise montrait le bout de son nez, la dette était insignifiante, les banlieues n'étaient pas encore des ghettos et le Front National était un parti microscopique. Son leader, Jean-Marie Le Pen, n'avait même pas réussi à rassembler les 500 signatures nécessaire pour se présenter à la présidentielle de 1981! Faut-il préciser que l'Europe de cette époque était elle aussi à mille lieux de celle d'aujourd'hui? Ses dix pays membres n'avaient ni frontière ni monnaie commune. Cela ne les avaient pourtant pas empêcher de faire l'Airbus et la politique agricole commune. Le traité de Schengen ne sera signé qu'en 1985 et l'Allemagne s'appelait encore l'Allemagne de l'Ouest. La Grande-Bretagne n'était pas non plus sur le point de tenir un référendum sur son appartenance à l'Union.
L'accueil des boat people fut le fruit d'un mouvement spontané de générosité. Il fut symbolisé en France par la réunion sur les marches de l'Élysée de Jean-Paul Sartre et de Raymond Aron, que tout opposait politiquement. Rien à voir avec cette machine bureaucratique de quotas par pays que veut instaurer l'Union européenne.
Les Vietnamiens venaient d'une ancienne colonie de la France dont ils parlaient souvent la langue, ils ne "magasinaient" pas leur destination et personne ne soupçonnaient la présence parmi eux de simples migrants économiques et encore moins de terroristes.
Le monde et l'Europe n'ont plus rien à voir avec cette époque. Il y a longtemps que la mondialisation ne fait plus rêver personne. Parmi les 28 pays membres de l'Union, on en trouve, comme la France, qui ont une tradition d'immigration et d'autres, comme la Pologne, qui ont une tradition d'émigration. Comment imaginer dans ces circonstances une politique d'immigration commune?
D'autant plus que les 160 000 réfugiés qu'évoque le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, ne sont qu'un écran de fumée. Chacun sait que 500 000 migrants ont déjà franchi les frontières. Ces chiffres sont destinés à mettre en place une mécanique infernale qui pourrait bien, lorsque les milliers se transformeront en millions, rendre caduc le principe de la libre circulation en Europe, D'ailleurs, le Danemark et la Hongrie n'hésitent plus à bloquer les trains qui franchissent leur frontière.
On ne le dira jamais assez, Angela Merkel joue à un jeu dangereux en bradant ainsi la souveraineté des pays plutôt que de miser sur une démarche volontaire par pays - comme en 1984 justement!
Pour aller récupérer les centaines de milliers de travailleurs qualifiés dont son pays a besoin, elle fait mine d'oublier les dizaines de milliers de personnes qui se regroupaient il y a quelques mois à peine à Dresde pour manifester contre l'immigration musulmane.
En attendant, la stratégie allemande est d'autant plus risquée que la chancelière reste dangereusement muette sur les solutions à terme à cet exode. Or celles-ci ne peuvent venir que de Syrie et du Moyen-Orient. La première puissance européenne, le géant économique et (dorénavant) le plus généreux pays d'accueil demeure en effet un nain et un irresponsable en matière diplomatique, stratégique et militaire. Là où se règlent les véritables problèmes.
Plus le temps passe, plus il est justifié de se demander si, avec cette politique impériale à courte vue, l'Allemagne ne fera pas à nouveau éclater l'Europe. Ce serait la troisième fois en un siècle. La question a été posée et continue de l'être par la crise de l'euro, dont le continent est loin d'être sorti. Elle l'est à nouveau par la crise des migrants.
Christian Rioux,"Merkel joue avec le feu", Le Devoir, le vendredi 11 septembre 2015
Les donneurs de leçons
Le problème des donneurs de leçons, c'est qu'ils ont partout et toujours la même solution : l'ouverture à tout va. Or la crise migratoire que vit actuellement l'Europe ne serait-elle pas justement le résultat d'un certain mépris des frontières? Si l'on veut se faire une idée de l'immense capharnaum que représente un monde sans frontière, il suffit en effet de regarder ce qui se passe aujourd'hui en Europe. La crise actuelle est largement le fruit de l'effacement des frontières.
D'abord celles du Moyen-Orient mises à mal par une politique d'Intervention irresponsable en Irak et en Libye. Celles de l'Europe ensuite où grâce au traité de Schengen des pays comme l'Italie et la Hongrie sont encouragés à se débarrasser sans les enregistrer des migrants qui posent le pied sur leur territoire. Bref, à les refiler aux pays voisins contrairement à ce que prescrit la convention de Genève. Ces migrants (qui ne sont pas tous des réfugiés) sont ainsi incités à "magasiner"leur destination et à tenter d'atteindre par tous les moyens l'Europe du Nord. Or l'asile n'a pas pour but d'améliorer la situation économique, mais de protéger des réfugiés dont la vie est menacée. [...]
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n'est pas la suppression des frontières qui sauve des vies. Cela est peut-être triste à dire, mais c'est la réalité. Si les morts sont rares parmi les 3000 migrants du Nord-Pas-de-Calais, c'est parce que la frontière britannique est bien gardée par la police française en vertu des accords signés entre les deux gouvernements. [...]
C'est pourquoi l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine avait évoqué, parmi l'arsenal des solutions possibles, l'instauration d'un blocus maritime sur les côtes de la Libye en attendant de calmer le jeu dans ce pays.
Il est facile de faire la leçon aux Européens [...] il est plus difficile de proposer des solutions réalistes qui sauveront des vies au lieu de se contenter du spectacle compassionnel en s'apitoyant sur la montée de l'extrême-droite , les barbelés de la frontière hongroise et la misère des sans-papiers.
La crise migratoire en Europe ne se résoudra pas en faisant la morale aux peuples. Ceux-ci demeureront réticents à assumer leur devoir d'asile tant et aussi longtemps qu'on ne distonguera pas clairement les réfugiés des simples migrants économiques.
Il est nornal que l'Allemagne, en pleine crise démographique, souhaite plus d'immigration. Mais il est tout aussi légitime que la France ne le souhaite pas, compte tenu de l'état de son économie et de sa situation politique et sociale. Cela n'a rien à voir avec le racisme ou la xénophobie. Même la Suède exemplaire et sans chômage a récemment connu des émeutes dans ses banlieues. Il n'y aura pas de solution à cette crise migratoire sans respecter les frontières des pays et la volonté des peuples européens. En attendant, les sermons ne font du bien qu'à ceux qui les prononcent.
Source : Christian Rioux,"Les donneurs de leçons", Le Devoir, le 4 septembre 2015
Non. Pas de devoir moral d'accueillir ces clandestins.
Ces mots ne sont pas adressés par Jésus à l'État, mais au gens, à ses disciples. Ils ne dit pas que Pontius Pilatus, en tant que préfet, devrait accueillir ceux qui forcent les frontières du territoire dont il a le pouvoir d'administrer. Ils sont adressés à vous. Vous, oui, vous avez le devoir d'accueillir des gens infortunés à la maison, chez vous et, pourquoi pas, les mettre à table. Le contexte est clair. Jésus souligne par ces mots l'importance de la charité, concrétisé par l'aide à ceux en besoin, charité dont Il fait un critère de jugement. La question centrale pour discriminer ceux qui entrent au ciel de ceux qui entrent dans l'enfer. Il ne dit nulle part que les États seront jugés, mais les gens."J'étais étranger..."