ben alors?
Pas de quoi s'affoler.
D'abord, Jésus est venu pour ses frères juifs, qui ne l'ont pas reçu.
Rester à la porte de sa famille le soir de Noël n'est pas très agréable, mais Jésus se trouva envoyé .... dans une crèche en toute reconnaissance de la patrie de ses pères (c'était le recensement).
Ce qui vous est arrivé est une grâce.
De plus, c'est bien plus complexe, parce que le refus de la part de votre famille est un refus primaire, mais au fond , ce n'est pas le discours de personne à personne, entre juifs, en ce qui concerne Jésus.
Pour les états d'âme , le procès de Jésus devant le Sanhédin, vous feriez bien de lire le livre des frères Lehmann, fils de rabbin convertis, qui au moins, fait le point. C'est clair, et cela vous fera beaucoup de bien. De toute façon, c'est écrit pour vous.
Pour vous rassurer, l'un des plus grand rabbins kabbalistes, mort il y a dix huit mois, centenaire, avec une foule immense de disciples à son enterrement, avait annoncé qu'il connaissait le nom du Messie. Un seul nom: Jésus. je peux vous dire que ça fait du raffût. Et qu'en plus, il n'est pas question d'envisager que , même centenaire, il avait perdu la tête.
C'est vrai votre famille aurait pu faire un effort pour fêter Hannoukah avec vous.
Parce que si c'était Noël, uniquement pour les cadeaux, ben euh...
Alors juste deux petites histoires, VRAIES.
Assise dans un joli salon de thé, bien sélect, j'y retrouve une amie israëlite, qui déjeunait avec sa petite-fille. Nous parlions, un peu dans l'ambiguité "clin d'oeil", puisque je suis d'une famille juive convertie/athée du côté maternel. bref.
Elle me parlait de son fils, redevenu pratiquant pur et dur suite à un séjour en Israël, refusant qu'il y ait des fruits de mer ou un bout de jambon dans l'appartement, bon , bref. Et elle appliquait strictement les règles du kashrout.
Quand sa petite fille, qui nous écoutait, me déclara tout de go:" et ben moi, à l'école, je suis allée voir Jésus dans la crèche, pour Noël".pause."Et c'était drôlement bien."
On allait attaquer le sujet de la réfection de la synagogue. AHAHAH.
Autre anecdote.
Au mariage civil d'une de mes cousines, catho au départ, avec un israëlien, la maman du marié éprouva le besoin de me raconter cette histoire: le père du marié avait eu un grave souci de santé une dizaine d'année auparavant. Bref. Il était donné mourant. Ce n'était qu'une question d'heure. Et c'était le jour de Noël. Une petite soeur infirmière rentra discrètement dans sa chambre. "Vous comprenez, Monsieur, en voyant votre nom, je voulais vous dire que moi aussi....enfin, c'est Noël, je prie Jésus pour vous, car Il est venu pour nous aussi".
Cette petite religieuse d'origine juive avait parfaitement identifié le nom du malade, qui de toute façon était israëlien, ce qui ne passa pas inaperçu dans une clinique française.
Quelques heures plus tard, le malade était sauvé. Et les médecins étaient complètement perplexes.
Je ne peux pas dire qu'il se soit officiellement converti.
Mais sa guérison était bien attribué à une grâce de Noël, et cette visite d'une religieuse polonaise convertie étit comme une visite discrète de Jésus, une visite à l'envers de Nicodème au Messie.
Cela ne sert à rien de discuter avec votre famille.Mais si vous voulez y voir plus clair, lisez la vie d'Edith Stein.
De toute façon, une conversion, c'est toujours un déchirement.
Pour les personnes d'origine juive, il y aura toujours cette difficulté: faire face à l'hostilité de certains israëlites (mais pas tous) et malheureusement l'antisémitisme primaire de certains catholiques (ça existe encore, et ça fait mal à chaque fois).
Dans les deux cas, tournez vous vers Jésus. Rex Judaeorum.
Cela remet tout le monde à sa place.
shana tova
amicalement,
erminig