Poésie
Publié : mer. 03 févr. 2016, 0:43
Et puise nous sommes déjà avec deux poètes (si différents d’époques et d’opinion même si tous deux chrétiens) je citerai encore une merveilleuse poétesse du 19° siècle : Marceline Desbordes-Valmore. Cette femme eut un seul et torride amour por un homme (volage) dont elle garda secret son nom et qui n’était pas son mari !). Éperdument amoureuse et souvent déçue, ses poèmes dépassent en lyrisme tous eux des poètes de son siècle. Elle écrivait à cet amant :
J’ai voulu ce matin te rapporter des roses / Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes / Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir / …../ Respires-en sur moi l’odorant souvenir.
Couturière-costumière de théâtre, elle vécu dans une digne pauvreté.
Je cite ce dernier poème dans lequel on notera sa confiance en Dieu exprimée avec des mots d'une merveilleuse féminité.
J'irai, j'irai porter ma couronne effeuillée
Au jardin de mon père où revit toute fleur ;
J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée :
Mon père a des secrets pour vaincre la douleur.
J'irai, j'irai lui dire au moins avec mes larmes :
" Regardez, j'ai souffert... " Il me regardera,
Et sous mes jours changés, sous mes pâleurs sans charmes,
Parce qu'il est mon père, il me reconnaîtra.
Il dira: " C'est donc vous, chère âme désolée ;
La terre manque-t-elle à vos pas égarés ?
Chère âme, je suis Dieu : ne soyez plus troublée ;
Voici votre maison, voici mon cœur, entrez ! "
Ô clémence! Ô douceur! Ô saint refuge ! Ô Père !
Votre enfant qui pleurait, vous l'avez entendu !
Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère
Et que vous possédez tout ce que j'ai perdu.
« Vous ne rejetez pas la fleur qui n'est plus belle
Ce crime de la terre au Ciel est pardonné !
Vous rejetez pas votre enfant infidèle
Non d’avoir rien reçu mais d’avoir tout donné ».
Notons que "Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère" est une réponse à la phrase de Pascal mise en signature.
J’ai voulu ce matin te rapporter des roses / Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes / Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir / …../ Respires-en sur moi l’odorant souvenir.
Couturière-costumière de théâtre, elle vécu dans une digne pauvreté.
Je cite ce dernier poème dans lequel on notera sa confiance en Dieu exprimée avec des mots d'une merveilleuse féminité.
J'irai, j'irai porter ma couronne effeuillée
Au jardin de mon père où revit toute fleur ;
J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée :
Mon père a des secrets pour vaincre la douleur.
J'irai, j'irai lui dire au moins avec mes larmes :
" Regardez, j'ai souffert... " Il me regardera,
Et sous mes jours changés, sous mes pâleurs sans charmes,
Parce qu'il est mon père, il me reconnaîtra.
Il dira: " C'est donc vous, chère âme désolée ;
La terre manque-t-elle à vos pas égarés ?
Chère âme, je suis Dieu : ne soyez plus troublée ;
Voici votre maison, voici mon cœur, entrez ! "
Ô clémence! Ô douceur! Ô saint refuge ! Ô Père !
Votre enfant qui pleurait, vous l'avez entendu !
Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère
Et que vous possédez tout ce que j'ai perdu.
« Vous ne rejetez pas la fleur qui n'est plus belle
Ce crime de la terre au Ciel est pardonné !
Vous rejetez pas votre enfant infidèle
Non d’avoir rien reçu mais d’avoir tout donné ».
Notons que "Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère" est une réponse à la phrase de Pascal mise en signature.