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Foi et bonheur
Publié : mer. 20 févr. 2019, 12:37
par fino
Bonjour,
Etudiante, j'ai entendu en cours parler d'une distinction entre la religion et la philosophie. La religion promettrait le bonheur dans l'au-delà et la philosophie permettrait d'être heureux ici, et maintenant . Cette distinction m’apparaît problématique dans la mesure où la foi peut être source de joie profonde. Le malheur d'un chrétien est-il nécessaire ou contingent ? Est-ce que le constat de nos pêchés, de l'injustice, du mal impose au croyant de se résigner au malheur sur terre ou est-il de son devoir de travailler pour le bien malgré son incapacité à le connaître de manière absolue ? Seul Dieu sait où est le bien.
Merci d'avance
Re: Foi et bonheur
Publié : mer. 20 févr. 2019, 21:02
par Anonyme connu
Les approches sont différentes ,la philosophie va plutôt s’orienter sur la création de réalité c’est à dire la capacité singulière de l’esprit à pouvoir déterminer son environnement avec une logique qui lui est propre,la religion va plutôt s’inspirer de la vérité en comprenant qu’ Il existe des points de vue mais aussi des hauteurs de vue (dont le plus haut point est le Saint Esprit) c’est à dire qu’il existe des vérités subjectives plus « objectives » que d’autres.
La philosophie peut préparer à la sagesse mais égarer les individus de la vérité.
La connaissance permet à l’individu d’être libre, l’ignorance est précaire,éphémère et peut conduire au tourment.
Le Chretien travaille à s’epurer de schémas mentaux ,conditionnements créés par l’homme pour trouver l’équilibre entre son moi profond et ce qu’il observe afin de trouver la paix ,puisqu’il recherche la vérité il se trouvera sur le chemin de la vérité et l’harmonie pourra être ressentie.
Marcher dans la vérité permet à l’individu d’ être en harmonie avec les lois universelles et de physique quantique où le développement singulier de son identité et de son être devient possible et cela n’est pas virtuel contrairement au relativisme des philosophies qui peut amener la confusion.
Concernant la difficulté des Chretiens il faut comprendre que la dualité bien mal découle du bien absolu et est présente pour préserver le libre arbitre.
Certains pensent qu’en étant au sommet de l’echelle du mal il pourront dominer ceux qui sont sur l’echelle du bien ,c’est un faux raccourci et devront tôt ou tard faire face à leurs comportements,erreurs et édifications de l’ignorance que le Chretien aura su éviter.
Re: Foi et bonheur
Publié : jeu. 21 févr. 2019, 20:59
par Fée Violine
fino a écrit : ↑mer. 20 févr. 2019, 12:37
Bonjour,
Etudiante, j'ai entendu en cours parler d'une distinction entre la religion et la philosophie. La religion promettrait le bonheur dans l'au-delà et la philosophie permettrait d'être heureux ici, et maintenant . Cette distinction m’apparaît problématique dans la mesure où la foi peut être source de joie profonde. Le malheur d'un chrétien est-il nécessaire ou contingent ? Est-ce que le constat de nos péchés, de l'injustice, du mal impose au croyant de se résigner au malheur sur terre ou est-il de son devoir de travailler pour le bien malgré son incapacité à le connaître de manière absolue ? Seul Dieu sait où est le bien.
Merci d'avance
Bonjour Fino,
la philosophie ne s'occupe absolument pas du bonheur, mais de réfléchir, d'exercer notre raison, de définir les concepts. Elle peut donner une certaine sagesse.
Quant à la religion, on ne peut pas dire "la religion" en général, car les religions sont toutes différentes, et ne s'occupent pas spécialement du bonheur non plus. La religion catholique, puisque c'est celle que je connais le mieux, ne promet pas le bonheur pour l'au-delà : c'est au contraire Dieu qui vient parmi les hommes, nous apporter la vie en plénitude. D'ailleurs vous dites très justement que la foi peut être source de joie profonde.
Le malheur n'est nécessaire ni pour les chrétiens, ni pour les autres. Le malheur arrive plus ou moins à tout le monde.
La résignation n'est pas une attitude chrétienne. En cas d'épreuve, ou bien le chrétien accepte avec amour, ou bien il lutte pour changer les choses.