Mt 7, 6 [les perles aux cochons]
Publié : mar. 23 juin 2009, 12:51
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait: "Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes. « Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.
Dans le conseil que Jésus donne, de ne pas donner aux chiens ce qui est sacré, ni les perles aux cochons, je vois comme une méthode d'évangélisation qui doit tenir compte de l'auditoire: le Royaume des Cieux est un trésor précieux et, lorsqu'on l'annonce, il ne s'agit pas d'en faire n'importe quoi. Il faut être prêt à répondre de tout, sans quoi, les détracteurs de l'Evangile se retourneront contre ceux qui l'annoncent et réduiront à rien le message le plus précieux qui fut jamais adressé à toute l'humanité !
Et "Donc", ajoute Jésus... il s'agit d'abord de prêcher le message par l'exemple de sa vie: faire à autrui tout ce que l'on voudrait qu'autrui fasse pour nous (c'est le coeur de l'enseignement) et puis s'engager courageusement sur le chemin resserré qui conduit à la porte étroite : l'annonce de l'Evangile n'est pas une profession où l'on fait carrière en vue de jouir d'une bonne retraite à la fin ! Mais c'est un chemin qui ne s'arrête qu'à la vie éternelle.
Pour moi-même, je comprends que tout ce que je peux faire au service de Jésus et de l'Evangile, ne me vaudra pas vraiment d'être reconnu (aucun intérêt, d'ailleurs) ni d'avoir une existence agréable. Je devine cela parce que je me retrouve déjà très seul, je suis mis à mal par ce qui me reste de famille et j'ai déjà quelques soucis de santé. Si je ne me plains pas vraiment c'est qu'il y a "le reste": la joie, la présence qui se manifeste au fond de l'être dans les moments les plus inattendus, la force qui me fait lever chaque matin pour courrir à l'Eucharistie, les exemples de foi qui forcent mon admiration et me soutiennent, et surtout: je sais que Jésus traite parfois rudement ses amis - mais c'est toujours pour leur bien.
Au bilan, comme je l'avais déjà trouvé ailleurs, il faut prêcher "par le mystère". Que je pratique ma foi au vu et au su de tous, cela n'est que peu de choses. Là où le peu devient beaucoup, c'est dans ma manière de vivre, évitant tout excès de nourriture ou de boisson ou bien, comme de ces jours-ci, par l'acceptation des conditions injustes (et pratiquement impossibles) que ma soeur a posées pour une reprise de nos relations. Cela paraît difficile, et c'est pénible à certains moments, mais je suis tellement certain - du fait même des difficultés croissantes que je rencontre, d'être sur le bon chemin ! Mon coeur s'émeut parfois, mais ma conscience est tout à fait d'accord avec ma raison et mon intelligence pour dire: oui.
Je pioche un petit pain biblique pour terminer:
"Ecoutez, tendez l'oreille : plus d'orgueil ! C'est le Seigneur qui parle !" (Jr 13,15)... et je suis heureux car c'est bien cela, c'en est fini de l'orgueil et du paraître : car rien ne se fait de bien qui n'ait été d'abord profondément enfoui "dans le secret".
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait: "Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes. « Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.
Dans le conseil que Jésus donne, de ne pas donner aux chiens ce qui est sacré, ni les perles aux cochons, je vois comme une méthode d'évangélisation qui doit tenir compte de l'auditoire: le Royaume des Cieux est un trésor précieux et, lorsqu'on l'annonce, il ne s'agit pas d'en faire n'importe quoi. Il faut être prêt à répondre de tout, sans quoi, les détracteurs de l'Evangile se retourneront contre ceux qui l'annoncent et réduiront à rien le message le plus précieux qui fut jamais adressé à toute l'humanité !
Et "Donc", ajoute Jésus... il s'agit d'abord de prêcher le message par l'exemple de sa vie: faire à autrui tout ce que l'on voudrait qu'autrui fasse pour nous (c'est le coeur de l'enseignement) et puis s'engager courageusement sur le chemin resserré qui conduit à la porte étroite : l'annonce de l'Evangile n'est pas une profession où l'on fait carrière en vue de jouir d'une bonne retraite à la fin ! Mais c'est un chemin qui ne s'arrête qu'à la vie éternelle.
Pour moi-même, je comprends que tout ce que je peux faire au service de Jésus et de l'Evangile, ne me vaudra pas vraiment d'être reconnu (aucun intérêt, d'ailleurs) ni d'avoir une existence agréable. Je devine cela parce que je me retrouve déjà très seul, je suis mis à mal par ce qui me reste de famille et j'ai déjà quelques soucis de santé. Si je ne me plains pas vraiment c'est qu'il y a "le reste": la joie, la présence qui se manifeste au fond de l'être dans les moments les plus inattendus, la force qui me fait lever chaque matin pour courrir à l'Eucharistie, les exemples de foi qui forcent mon admiration et me soutiennent, et surtout: je sais que Jésus traite parfois rudement ses amis - mais c'est toujours pour leur bien.
Au bilan, comme je l'avais déjà trouvé ailleurs, il faut prêcher "par le mystère". Que je pratique ma foi au vu et au su de tous, cela n'est que peu de choses. Là où le peu devient beaucoup, c'est dans ma manière de vivre, évitant tout excès de nourriture ou de boisson ou bien, comme de ces jours-ci, par l'acceptation des conditions injustes (et pratiquement impossibles) que ma soeur a posées pour une reprise de nos relations. Cela paraît difficile, et c'est pénible à certains moments, mais je suis tellement certain - du fait même des difficultés croissantes que je rencontre, d'être sur le bon chemin ! Mon coeur s'émeut parfois, mais ma conscience est tout à fait d'accord avec ma raison et mon intelligence pour dire: oui.
Je pioche un petit pain biblique pour terminer:
"Ecoutez, tendez l'oreille : plus d'orgueil ! C'est le Seigneur qui parle !" (Jr 13,15)... et je suis heureux car c'est bien cela, c'en est fini de l'orgueil et du paraître : car rien ne se fait de bien qui n'ait été d'abord profondément enfoui "dans le secret".