A propos de la bioéthique

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Christophe
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A propos de la bioéthique

Message non lu par Christophe » mer. 02 juin 2004, 18:42

Pétition sur le projet de loi relatif à la bioéthique

Lois bioéthiques !


:!: Signez la pétition !


Communiqué de presse du CFJD :
Madame, Monsieur,
Chers amis,

Mardi prochain, le 8 juin, au terme d'une procédure législative de plus de trois ans, entamée sous le ministère de Madame Guigou, le projet de loi relatif à la bioéthique sera soumis « une dernière fois » au vote des sénateurs. Si ce délai est si long, c'est pour tenter d'en obtenir, « à l'usure », l'adoption. En effet, les résistances à ce projet de loi sont fortes dans l'opinion et parmi les parlementaires, et il nous appartient une fois encore de les mobiliser ! Montrons que la résistance à ce projet est toujours vive !

En l'état actuel, ce projet de loi :
- légalise l'expérimentation/destruction de l'embryon humain ;
- légalise la conception « d'enfants thérapeutiques » dits «enfants médicaments » ;
- affirme que « la dignité de l'embryon humain serait fonction du projet parental dont il est porteur » ;
- transfère, pour l'avenir, les décisions éthiques aux seuls « experts » scientifiques ;
- refuse de réduire le nombre d'embryons dits « surnuméraires » conservés ; (200 000 en France)

Les actions qu'ensemble par milliers nous avons menées auprès du législateur ont été utiles. Nous avons contribué à repousser l'adoption de cette loi et à obtenir l'interdiction de tout clonage humain. C'est déjà considérable.

Nous devons aujourd'hui, encore une fois, nous mobiliser.

Nous avons une chance de succès. En effet, les parlementaires ne sont pas convaincus des bienfaits de cette loi, elle froisse leur conscience. S'ils la votent, ce sera à contrecour pour la plupart d'entre eux. Encourageons-les à prendre leurs responsabilités, à être présent mardi dans l'hémicycle.

Ils peuvent obtenir la modification de cette loi, dans un sens conforme à la conscience, pour que les biotechnologies évoluent durablement dans le respect de l'intégrité et de la dignité de la personne.

Nous avons 7 jours pour contacter nos sénateurs, leur adresser nos pétitions, les appeler au téléphone. Après, il sera trop tard, nous serons entrés d'avantage encore dans "Le Meilleur des Mondes", avec la bénédiction de la loi.

Pétition : http://www.cfjd.org/www/petitions/petit ... bioethique

Vous remerciant très vivement, recevez, Madame, Monsieur, l'assurance de nos sentiments dévoués,

Le CFJD.
:!: Signez la pétition !


:arrow: Le CFJD (Centre Français pour la Justice et les Droits fondamentaux de la personne humaine) est une organisation de juristes catholiques, créée en 1999, pour défendre les principes de la justice et les droits fondamentaux de la personne humaine. Centre de recherche et outil d'analyse de l'actualité législative et jurisprudentielle, le CFJD se donne pour mission d'informer les institutions parlementaires et la population des répercussions de l'évolution du droit sur la liberté et la dignité de la personne humaine.
http://www.cfjd.org
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)

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Message non lu par Serviam » lun. 16 août 2004, 22:27

Ces gens n'ont aucun respect de la vie crée par Dieu. La vie ne commence pas au moment de l'accouchement, elle commence dès la procréation. Et cette procréation doit se dérouler de manière naturelle.
Comment oses-tu employer ta raison, éteincelle de l'intelligence divine, à autre chose qu'à rendre Gloire à ton Seigneur? - Saint Josémaria Escriva.

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Popeye
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Vivisection de l'embryon humain

Message non lu par Popeye » sam. 05 août 2006, 17:23

France: « Vivisection de l’être humain au stade embryonnaire »

Premières autorisations de recherche sur l'embryon

ROME, Jeudi 22 juin 2006 (ZENIT.org) – L'Agence de la biomédecine a annoncé le 20 juin avoir délivré les premières autorisations de recherche sur l'embryon à six équipes françaises travaillant dans des structures publiques. La Fondation Jérôme Lejeune réagit dans ce communiqué (cf. http://www.fondationlejeune.org) qui dénonce une « vivisection de l’être humain au stade embryonnaire », alors que cette recherche n’est « en rien une nécessité scientifique ».

L’instrumentalisation de l’être humain

L'Agence de la biomédecine a annoncé le 20 juin avoir délivré les premières autorisations de recherche sur l'embryon à six équipes françaises travaillant dans des structures publiques. Des 12 équipes qui en avaient fait la demande, aucune n'a été refusée par l'Agence de la biomédecine. Six ont été retenues, cinq sont en cours d'instruction et une s'est retirée. Sur ces six équipes retenues, cinq sont de l'Inserm et de l'Institut Pasteur et travailleront sur des lignées de cellules souches embryonnaires importées.

Pour la première fois en France, une équipe tentera sur le territoire national de créer à partir d'embryons humains des lignées de cellules souches. Cette équipe est codirigée par Marc Peschanski (Istem, Evry) et Stéphane Viville (CHU Strasbourg). Marc Peschanski est, rappelons-le, un chercheur financé par l'argent du Téléthon, qui a milité activement pour obtenir l'autorisation de la recherche sur l'embryon et aujourd'hui pour obtenir le clonage.

Après la publication du décret d'application du 6 février 2006, ces décisions constituent le franchissement d'une étape symbolique supplémentaire qui appellerait une condamnation immédiate de la part des instances ou institutions qui défendent la vie de l'être humain dès son commencement.

1/ Le président de la Fondation Jérôme Lejeune, Jean-Marie Le Méné, affirme que « l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain congelé surnuméraire consacre en réalité et très précisément la vivisection de l’être humain au stade embryonnaire.»

La Fondation Jérôme Lejeune rappelle que l’exploitation des cellules de l’embryon humain n’est en rien une nécessité scientifique dans la mesure où les chercheurs connaissent la présence de cellules souches présentant les mêmes caractéristiques dans l’individu adulte. Chacun sait que le prélèvement chez l’adulte ne pose aucun problème éthique puisqu’il ne porte pas atteinte à sa vie.

En conséquence l’exploitation des cellules souches embryonnaires n’est motivée que par l’intérêt économique. Les mêmes recherches sur des embryons d’animaux pourraient être menées mais elles sont coûteuses puisqu’il faut entretenir l’élevage, alors qu’un embryon humain « dépourvu de projet parental » n’a plus aucune valeur.

2/ Par ailleurs, précise Jean Marie Le Méné, "le journal La Croix qui consacre une page à cette information, sous la signature de Pierre Bienvault et Marianne Gomez, n'émet pas la moindre réserve sur la destruction des embryons ni sur leur utilisation comme souris de laboratoire." Mme Gomez n'aborde la question éthique qu'avec la seule phrase du chercheur interrogé ("bénéficiaire" d'une de ces autorisations): "C'est vrai je ne suis pas croyant, mais dans mon équipe, certains le sont, et ces recherches ne les choquent pas, car ils savent qu'elles peuvent apporter beaucoup."

"Cette phrase de conclusion reprise sans recul, ni distance, ni même interrogation, dans un journal comme La Croix, est déroutante pour des lecteurs déjà déroutés sur le sujet et insultante pour les catholiques qui connaissent l'enseignement de l'Eglise et sont pris en otage par cette position", constate Jean-Marie Le Méné.

Il appartient aux croyants de faire savoir que la protection de la vie humaine dès son commencement n'est pas une option facultative, elle est un devoir pour tout homme et a fortiori pour tout chrétien.
», alors que cette recherche n’est « en rien une nécessité scientifique ».

L’instrumentalisation de l’être humain

L'Agence de la biomédecine a annoncé le 20 juin avoir délivré les premières autorisations de recherche sur l'embryon à six équipes françaises travaillant dans des structures publiques. Des 12 équipes qui en avaient fait la demande, aucune n'a été refusée par l'Agence de la biomédecine. Six ont été retenues, cinq sont en cours d'instruction et une s'est retirée. Sur ces six équipes retenues, cinq sont de l'Inserm et de l'Institut Pasteur et travailleront sur des lignées de cellules souches embryonnaires importées.

Pour la première fois en France, une équipe tentera sur le territoire national de créer à partir d'embryons humains des lignées de cellules souches. Cette équipe est codirigée par Marc Peschanski (Istem, Evry) et Stéphane Viville (CHU Strasbourg). Marc Peschanski est, rappelons-le, un chercheur financé par l'argent du Téléthon, qui a milité activement pour obtenir l'autorisation de la recherche sur l'embryon et aujourd'hui pour obtenir le clonage.

Après la publication du décret d'application du 6 février 2006, ces décisions constituent le franchissement d'une étape symbolique supplémentaire qui appellerait une condamnation immédiate de la part des instances ou institutions qui défendent la vie de l'être humain dès son commencement.

1/ Le président de la Fondation Jérôme Lejeune, Jean-Marie Le Méné, affirme que « l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain congelé surnuméraire consacre en réalité et très précisément la vivisection de l’être humain au stade embryonnaire.»

La Fondation Jérôme Lejeune rappelle que l’exploitation des cellules de l’embryon humain n’est en rien une nécessité scientifique dans la mesure où les chercheurs connaissent la présence de cellules souches présentant les mêmes caractéristiques dans l’individu adulte. Chacun sait que le prélèvement chez l’adulte ne pose aucun problème éthique puisqu’il ne porte pas atteinte à sa vie.

En conséquence l’exploitation des cellules souches embryonnaires n’est motivée que par l’intérêt économique. Les mêmes recherches sur des embryons d’animaux pourraient être menées mais elles sont coûteuses puisqu’il faut entretenir l’élevage, alors qu’un embryon humain « dépourvu de projet parental » n’a plus aucune valeur.

2/ Par ailleurs, précise Jean Marie Le Méné, "le journal La Croix qui consacre une page à cette information, sous la signature de Pierre Bienvault et Marianne Gomez, n'émet pas la moindre réserve sur la destruction des embryons ni sur leur utilisation comme souris de laboratoire." Mme Gomez n'aborde la question éthique qu'avec la seule phrase du chercheur interrogé ("bénéficiaire" d'une de ces autorisations): "C'est vrai je ne suis pas croyant, mais dans mon équipe, certains le sont, et ces recherches ne les choquent pas, car ils savent qu'elles peuvent apporter beaucoup."

"Cette phrase de conclusion reprise sans recul, ni distance, ni même interrogation, dans un journal comme La Croix, est déroutante pour des lecteurs déjà déroutés sur le sujet et insultante pour les catholiques qui connaissent l'enseignement de l'Eglise et sont pris en otage par cette position", constate Jean-Marie Le Méné.

Il appartient aux croyants de faire savoir que la protection de la vie humaine dès son commencement n'est pas une option facultative, elle est un devoir pour tout homme et a fortiori pour tout chrétien.

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Message non lu par Popeye » sam. 05 août 2006, 17:26

ZF06061509

2006-06-15

« Oui » du Parlement européen à la destruction d’embryons, les évêques « consternés »

Décision contraire à une politique de recherche efficace

ROME, Jeudi 15 juin 2006 (ZENIT.org) – La COMECE est « consternée » que le Parlement Européen encourage l’instrumentalisation et la destruction d’embryons humains.

Le 15 juin 2006, le Parlement Européen a en effet voté en première lecture la proposition relative au 7e Programme-cadre de Recherche et a demandé le financement communautaire de la recherche sur des embryons humains et des cellules souches embryonnaires humaines. Mgr Noël Treanor, Secrétaire Général de la Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE), a déclaré à cet égard :

La COMECE soutient une politique européenne de la recherche efficace et au service du bien commun et s’oppose à la proposition du Parlement Européen et de la Commission Européenne d’accorder un financement de l’UE aux activités de recherche employant des embryons humains et des cellules souches embryonnaires humaines.

Comme l’a déclaré précédemment la COMECE, ce type de recherche soulève des problèmes éthiques et anthropologiques fondamentaux. Nombreux sont ceux qui sont opposés à l’instrumentalisation de la vie humaine et de son utilisation comme matière première. Il ne s’agit pas uniquement d’une position catholique. Scientifiquement, il n’existe aucune raison morale pour distinguer un embryon aux prémices de sa vie et un embryon après son implantation dans l’utérus ou après 14 jours. La dignité humaine ne dépend pas – et ne doit pas être rendue dépendante – des décisions d’autres personnes. Toute vie humaine commence à sa conception et nécessite une protection particulière quand elle est créée en dehors du corps de la femme. La vie humaine ne doit jamais être instrumentalisée. Nous rappelons dès lors notre opposition de principe à la destruction de tout embryon humain et à l’utilisation des cellules souches embryonnaires humaines.

Le Parlement Européen s’est exprimé à une courte majorité en faveur du financement communautaire de la recherche sur les embryons humains et les cellules souches (adultes). Les embryons dits surnuméraires n’étant pas mentionnés, la recherche impliquant leur destruction pourrait être financée sous le 7ième Programme-cadre de recherche. La production d’embryons humains à des seules fins de recherche ne peut prétendre à un financement par l’UE, conformément à la Convention sur les Droits de l’Homme et la Biomédecine d’Oviedo.

La proposition de la commission de l’Industrie, la Recherche et l’Energie (ITRE) a été adoptée à 284 voix contre 249 et 32 abstentions. Le Parlement Européen lui-même était divisé sur cette question, et un nombre important d’eurodéputés ont voté, soit pour exclure le financement de toute recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires humaines, soit pour au moins renforcer les recommandations éthiques afin d’empêcher de nouvelles destructions d’embryons humains. Nous prenons également note du fait que l’amendement adopté par la commission des Affaires Juridiques– qui, selon les règles de procédure du Parlement Européen, est responsable pour les questions éthiques en matière de nouvelles technologies – n’a pas été respecté par la commission ITRE du Parlement européen.

C’est un fait qu’il existe des avis divergents sur le statut anthropologique de l’embryon et sur les implications éthiques de l’expérimentation sur les embryons humains. Tant que l’utilisation et la destruction des embryons humains est un sujet qui touche à l’inviolabilité de la vie et de la dignité humaines et concerne les convictions les plus profondes de nombreux citoyens de l’UE, l’UE a le devoir moral de s’abstenir de promouvoir par le biais d’un financement communautaire ce type de recherche, interdit dans certains États membres. En prenant cette décision, l’UE interférerait avec les décisions nationales sensibles prises à cet égard et violerait le principe de subsidiarité.

En outre, compte tenu des ressources limitées allouées par l’UE à la recherche et du nombre de projets de qualité qui ne peuvent être financés par manque d’argent, il est d’autant plus incompréhensible que la recherche sur les embryons humains soit encouragée par un financement communautaire. Si cette décision était confirmée, cela renforcerait la méfiance envers l’UE et son processus décisionnel.

Nous demandons par conséquent au Parlement Européen, au Conseil des Ministres ainsi qu’à la Commission Européenne de reconsidérer leur attitude à l’égard de cette question et de réserver les efforts communs de l’UE en matière de recherche à des priorités véritablement communes et moins controversées. Nous saisissons cette occasion pour réaffirmer notre soutien envers le financement communautaire de la recherche sur les cellules souches adultes.

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Message non lu par Popeye » sam. 05 août 2006, 17:31

ZF06060711

2006-06-07

Suisse : Le « bébé-médicament », dérive eugénique

Prise de position de la commission bioéthique de la CES

ROME, Mercredi 7 juin 2006 (ZENIT.org) – « La Suisse doit donner un signe clair en interdisant le « bébé-médicament », le principe même du DPI, et tout autre forme d’instrumentalisation des embryons humains », affirment les évêques suisses.

Les évêques catholiques de Suisse ont en effet publié, le 1er juin cette prise de position vigoureuse dénonçant, de façon clairement argumentée, la « dérive eugénique » manifestée par la recherche de « bébés-médicaments» (cf. http://www.cath.ch).

Ils concluent en proposant cette alternative : « Le don de moelle osseuse d’un adulte compatible rendrait … inutile le recours aux « bébés-médicaments ». Au lieu de l’eugénisme et de sa logique de mort, la Suisse devrait parier sur le don, la solidarité et la culture de vie. Elle renouerait ainsi avec sa grande tradition humaniste ».

Déclaration

En janvier 2005 est né à Genève le premier « bébé-médicament » de Suisse : cette petite fille, conçue par « fivete » (Fécondation in vitro), a été sélectionnée dans un laboratoire de Bruxelles pour servir de donneuse de moelle osseuse à son grand frère de six ans souffrant d’une grave déficience immunitaire (granulomatose). La greffe a réussi et le garçon semble reconstruire ses défenses immunitaires. S’il n’est pas judicieux de critiquer l’intention subjective de parents qui ont souffert, et si l’on se réjouit de la guérison de l’enfant, il reste que la technique des « bébés-médicaments » constitue une forme inquiétante d’eugénisme.

Un faux argument
Contrairement à une opinion répandue, ce n’est pas l’intention parentale qui est en cause : le désir d’enfant pour venir en aide à un autre n’est pas moins noble que bien d’autres désirs de naissance plus égoïstes : quelles que soient les motivations d’origine, le désir parental n’est-il pas destiné à se métamorphoser en amour de l’enfant ? Pourquoi voudrait-on que cette petite « fille-médicament » ne soit pas aimée comme une autre ?

Une pratique éthiquement inacceptable
C’est pour d’autres raisons que la méthode est inadmissible. Pour donner naissance à la petite fille « bébé-médicament », le laboratoire bruxellois de Mme Hilde van de Velde a délibérément produit quelque 20 ou 30 embryons humains dans le but de les sélectionner. Tant mieux pour celui qui a eu la chance de survivre. Mais tous les autres ont été éliminés et détruits, comme de vulgaires marchandises. Cette pratique est intolérable pour deux raisons :
1° L’instrumentalisation des embryons humains produits et éliminés volontairement
La technique sacrifie délibérément une foule d’embryons produits volontairement. Or une fin noble (soigner un malade) ne justifie pas de tuer des embryons, qui sont des individus de l’espèce humaine. Ici, l’embryon n’est plus traité comme une fin : il est instrumentalisé et considéré comme une marchandise. Cette pratique constitue un recul de l’humanisme, d’autant plus sournois qu’on la camoufle par l’émotion suscitée par le petit enfant malade et la souffrance de ses parents.

2° L’eugénisme
L’eugénisme est une pratique odieuse consistant à sélectionner des enfants à naître en fonction de critères utilitaires qui ne respectent pas leur dignité intrinsèque. Une instance extérieure, médicale et technicienne, décide ici qui mérite de vivre et qui ne le mérite pas. Tel embryon méritera de vivre parce qu’il est génétiquement compatible avec le receveur de moelle osseuse, tandis que les nombreux autres embryons sont tués au seul motif qu’ils ne possèdent pas les caractéristiques génétiques requises. Cela ne fait-il pas frémir d’apprendre que certains individus humains sont acceptables et d’autres pas ? A l’évidence, la pratique du « bébé-médicament » est un eugénisme honteux, tout enveloppé de bons sentiments.

L’impasse du DPI en Suisse
L’eugénisme négatif (suppression d’un embryon porteur de caractères génétiques inappropriés) est de même type que l’eugénisme positif (sélection d’un embryon porteur de caractères génétiques appropriés, et destruction des autres). Or, en 2005, les Chambres fédérales ont accepté l’eugénisme négatif (DPI : méthode de destruction d’embryons porteurs d’une grave maladie), mais elles voudraient en même temps interdire l’eugénisme positif (« bébé-médicament » : sélection d’une embryon acceptable). Cette attitude est incohérente et irréaliste.

1° incohérente : positif ou négatif, un eugénisme ne change pas de nature : il s’agit d’une instrumentalisation de l’individu humain. Si la technique du « bébé-médicament » est contraire à la dignité humaine, c’est justement parce que le DPI est un déjà un eugénisme contraire à la dignité humaine. La Suisse s’enferme dans une impasse en voulant autoriser l’un mais pas l’autre.

2° irréaliste : si, comme le veut le Parlement, on autorise le DPI en cas de maladie grave pour l’enfant à naître, on n’aura ensuite plus aucune raison de s’opposer au « bébé-médicament ». Face au « tourisme de la grossesse » (comme celui qu’a pratiqué ce couple genevois), on ne tolérera pas longtemps que seuls les parents qui en ont les moyens puissent se rendre à Bruxelles se payer un « bébé-médicament », alors que d’autres en seront privés, livrés à leur souffrance. Tôt ou tard on devra accepter le « bébé-médicament », puisqu’on aura déjà cautionné le DPI qui le rend possible.

Seul le refus du DPI peut donner un argument de refuser le « bébé-médicament ». La Suisse doit donner un signe clair en interdisant le « bébé-médicament », le principe même du DPI, et toute autre forme d’instrumentalisation des embryons humains. Ne pas le faire, c’est franchir la ligne rouge et produire de nouvelles dérives. La solution politique réside dans la stricte application de l’art. 119 de la Constitution suisse (déjà écorné par la Loi sur les cellules souches embryonnaires et l’acceptation de principe du DPI).

Pour une culture de la vie
Mais que proposer aux familles confrontées aux souffrances d’un enfant qui a urgemment besoin d’une greffe de moelle ? Il faut trouver dans le monde un donneur compatible ! C’est difficile actuellement, mais c’est possible, et certainement moins coûteux en vies humaines que la technique des « bébés-médicaments ». Pour couper court à tout eugénisme, il convient de développer les registres de donneurs et d’encourager les gens au don d’organe, de sang et de moelle osseuse. Le don de moelle osseuse d’un adulte compatible rendrait en effet inutile le recours aux « bébés-médicaments ». Au lieu de l’eugénisme et de sa logique de mort, la Suisse devrait parier sur le don, la solidarité et la culture de vie. Elle renouerait ainsi avec sa grande tradition humaniste.

Fribourg, 1er juin 2006

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Miles Christi
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Message non lu par Miles Christi » lun. 07 août 2006, 17:14

Cela confirme ce que je pensais: l'homo modernicus stultus a perdu la compréhension de ce qu'est l'homme et depuis la définition aristotélico-thomiste de l'homme personne n'a fait mieux pour la simple et bonne raison qu'elle est la seule qui soit intelligible, toutes les autres souffrant d'inconsistances et/ou d'incomplétudes. Si l'homme n'acquiert pas et ne conserve pas une compréhension objective et explicite de sa propre nature le risque de dériver vers des pratiques criminelles est grand. Certains fidèles ayant une compréhension intuitive de l'homme sont prémunis contre ces déviances, mais le problème est qu'ils ne sont pas capables de rendre raison de leur attitude vis-à-vis des mécréants et des autres fidèles déviants puisqu'ils se fondent exclusivement sur leur intuition, d'où la nécessité d'en passer par la voie spéculative et d'élaborer une compréhension objective et explicite de ce qu'est l'homme, c'est ce qu'a réalisé Saint Thomas d'Aquin d'une manière parfaite. (et ce n'est pas un hasard, bien plutôt l'Esprit de Vérité ...)

Je suis toujours surpris de la façon dont des erreurs, parfois monumentales, qui ont été réfutées (et avec quel brillo) des siècles avant qu'ils ne naissent sont reprises par des philosophes, des théologiens, des faux prophètes, des scientifiques etc... pour être portées aux nues: par exemple Leibniz faisait rentrer dans la définition de César l'acte contingent "a passé le Rubicon" renouant avec l'erreur nominaliste, le matérialisme soutient que l'essence des substances composées est purement matérielle, l'idéalisme qu'elle est forme pure (comme chez Platon et Averroès), ne parlons pas des niaiseries kantiennes (sur ce point et uniquement sur ce point j'apprécie la remarque de Nietszche qui disait "Fondamentalement tout ce que nous a appris Kant c'était que nous pensions en vertu d'une faculté")...si vous reprenez dans le détail les questions traitées par Saint Thomas d'Aquin vous verrez qu'il a fourni une réfutation de toutes ces erreurs, même le bouddhisme qui fait de l'homme un agrégat physico-psychique entièrement corruptible trouve sa réfutation dans la dispute sur la matérialité de l'âme. Plus près de nous, vous trouverez une quantité impressionnante de contemporains, plus ou moins versés dans la biologie qui vous assèneront cette ânerie selon laquelle l'homme se définit par son code génétique, un scolastique du XIIIème aurait balayé cette ineptie en faisant un distingo entre le signe qui signifie de façon unique une chose (comme pour la définition nominale) et la chose elle-même associée à sa définition réelle, en l'occurence la signature génétique de l'homme ou de l'individu ne définit pas ce qu'est l'homme ou ce qu'est cet individu, elle le repère.

Tout ceci me fait dire que l'intelligence, c'est à dire cette faculté à se mouvoir dans l'intelligible a considérablement décliné au profit d'une prolifération anarchique de notions incohérentes, amenant la confusion dans les esprits. Cela n'a rien à voir avec la technique ou le développement des sciences positives qui d'une certaine façon vivent de leur propre vie mais pour elle-mêmes, repliées sur elle-mêmes. Un chirugien peut être reconnu mondialement et tout savoir de a jusqu'à z sur le fonctionnement de l'organisme humain, pour autant il peut très bien n'avoir aucune intelligence de l'homme, aucune compréhension de ce qu'est l'homme, par exemple il ne verra pas que la simple organisation spatiale de la matière inanimée ne suffit pas à définir un être vivant pour la simple et bonne raison qu'elle ne constitue pas un caractère distinctif d'avec les autres objets matériels inanimés. Ce qui me paraît diabolique c'est donc cette régression de l'intelligence qui accompagne le développement de la technologie et des sciences positives: le savoir-faire augmente, le capital de connaissances techniques et scientifiques également mais l'intelligence, et surtout l'intelligence que l'homme a de lui-même régresse. Et d'ailleurs on peut même dire que chez les fidèles l'intelligence de la foi diminue également, ainsi que le faisait remarquer le Pape dans son ouvrage "La mort et l'au-delà". (il s'agissait de l'oubli de la résurrection de la chair au profit de la seule immortalité de l'âme alors que l'âme par principe se communique à son corps pour constituer l'homme, et que même séparée du corps elle reste communicable en attente de retrouver son corps).


Je pense donc que vis-à-vis de ce qu'il faut bien appeler des négateurs de l'homme il faut en revenir à l'approche aristotélico-thomiste d'une efficacité redoutable (personnellement je n'ai jamais rien trouvé qui lui résiste), c'est à dire cette progression logique, distinguant, réfutant pour arriver à cette définition irréfragable: composé de corps et d'âme, et pour en arriver là il faut d'abord bien assimiler ce qu'est l'essence des substances composées, ce qu'est une forme, la relation transcendantale (et non prédicamentale) de la matière à la forme, comment l'individuation se fait, pourquoi cette forme est incorruptible etc...c'est imparable et lorsque l'on est enfin parvenu, contraint et forcé logiquement, à la conclusion on ne s'autorise plus à faire n'importe quoi avec la nature humaine.

In cruce salus. In cruce vita. In cruce protectio ab hostibus. In cruce robur mentis. In cruce gaudium spiritus. In cruce virtus summa. In cruce perfectio sanctitatis. Non est salus animae, nec spes æternæ vitæ, nisi in cruce. Tolle ergo crucem et sequere Jesum, et ibis in vitam æternam.


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Message non lu par mc » mar. 08 août 2006, 14:22

Dans la même veine, cet article du Daily Mail consacré au business fructueux des restes des embryons et foetus sacrifiés puis injectés en sérum de beauté pour dames riches aux Barbades, en Ukraine, etc. Canibalisme pur et simple!

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/f ... _id=399376

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Domy
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Message non lu par Domy » jeu. 24 août 2006, 23:17

J'ai signé pour le respect de la vie humaine, car il est nécessaire que ceux qui nous gouvernent et qui n'ont ni foi ni loi aient l'opinion des Français à cet égard. Signer une pétition sert toujours à quelque chose.
http://lafrancecouronnee.xooit.fr

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Message non lu par Christian » sam. 16 sept. 2006, 12:20

je pensais que les royalistes n'en avait rien a faire des enfants africains qui meurent de faim chaques minutes... j'ai dû faire erreur...
Oui. Et manifestement, vous cumulez ce genre d'erreurs.

Christian


La pauvreté est un prodige créé par les gouvernements.
- Leon Louw, Président du Law Review Project et de la Free Trade Foundation, Afrique du Sud

bassanio
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Message non lu par bassanio » mer. 20 déc. 2006, 4:37

Serviam a écrit :Ces gens n'ont aucun respect de la vie crée par Dieu. La vie ne commence pas au moment de l'accouchement, elle commence dès la procréation. Et cette procréation doit se dérouler de manière naturelle.
- Si la vie, créée par Dieu est sacrée, pourquoi limiter cette sacralisation à la vie de l'homme? La vie d'un animal ne devrait-elle pas se dérouler également de manière naturelle? Si Dieu a placé l'homme au centre de la création, lui a-t-il donné, pour autant, licence à massacrer sans respect celui qui meure pour le nourrir (les abattoirs industriels)? Vous ou vos enfants finissez-vous toujours le morceau de viande (parfois traité aux hormones) qui se trouvent dans votre assiette?

Dans les écritures, quelles sont les passages qui traitent de la façon dont il faut tuer un animal? Respectons-nous ces recommandations?

- Plus d'un milliard d'êtres humains n'ont pas un accès direct à l'eau potable, alors que dans les pays riches, d'autres êtres humains, de quelques convictions religieuses ou philosophiques qu'ils soient, rincent leurs toilettes avec de l'eau potable.

- Dans un monde ou la surpopulation est cause de tant de misères, est-il morale de dire "croissez et multipliez" sachant que les ressources que nous utilisons pour faire grandir nos enfants ne peuvent dès lors être utilisées pour aider les déjà-nés à acquérir un statut supérieur à celui de l'animal?

- Si le "croissez et multipliez" est une recommandation divine, pourquoi s'arrêter à 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, etc enfants? Si nous avons le choix du nombre d'enfants, est-il non recommandable de ne pas en avoir pour favoriser une qualité de vie acceptable à ceux du voisin?

- Peut-on imaginer que la Terre n'ait pas assez de ressources pour nourrir 12 milliards ou plus d'êtres humains? Les animaux dont nous nourrissons doivent aussi se nourrir, et devraient donc augmenter en proportion. Les terres cultivables, donc, également.

- Mourir de misère, de faim, ou de soif, sont-elles des façons "naturelles" de mourir que Dieu agrée?

- Si l'on admet que l'indifférence de l'homme fait mourir d'autres hommes, et que cette indifférence ne nous révolte pas, est-il plus scandaleusement sacrilège que des hommes (l'embryon aurait donc statut d'être humain) donnent volontairement ou pas, sa vie pour sauver d'autres hommes? Le don d'organes ne serait-il pas, alors, également sacrilège?

- Si c'est Dieu, dont les voies sont impénétrables, qui donne la vie et qui la reprend (prédestination), n'est-on pas sacrilège en s'opposant à un mal qui veut le bien? La guerre défensive est-elle permise par Dieu? La guerre défensive tue pourtant des hommes. La guerre contre la maladie est-elle permise? Etc, etc.

Voilà des questions que je me pose et auxquelles une simple pétition ne répond pas. De quoi l'homme est-il responsable et de quoi ne l'est-il pas? Que veut Dieu et que ne veut-il pas? Il est évident que vouloir combattre un mal ne donne pas forcément de solution pour résoudre un autre mal, mais je me dis que cette problématique du côté sacré de la vie de l'embryon me semble parfois dérisoire à côté d'une indifférence de l'Église (et pas seulement celle-ci) pour tous les autres dénis de vie dont l'homme se rend coupable par action ou inaction. C'est comme pour l'absence d'une caméra sur la mort indigne et quotidienne de millions d'hommes, mais le regard de toutes les caméras sur le procès d'un seul qui sera condamné à mort avec l'approbation de tous.


Je reprend souvent cet exemple de Jésus et de l'épisode de la lapidation. Il ne condamne pas la lapidation, mais dénie à quiconque d'être suffisamment juste pour l'appliquer. Ne s'agit-il pas d'un débat du même ordre?

Je cherche, depuis le début de ce post, la bonne formulation pour définir mon trouble face à cette problématique de l'éthique scientifique opposée au précepte religieux. Je me demande si la suivante n'est pas la bonne :

Si les hommes sont tous frères (embryons compris) et qu'un frère se trouve dans la position de pouvoir choisir lequel de ses deux frères il peut sauver (l'embryon ou le malade), doit-il, par inaction, laisser mourir les deux? Car le débat n'est pas de tuer l'embryon gratuitement par orgueil de scientifique, mais que grâce au sacrifice de l'embryon on puisse sauver d'autres vies toutes aussi importantes aux yeux de Dieu. L'homme doit-il agir pour sauver son frère?

Bien à vous,
bassanio
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Message non lu par Boris » mer. 20 déc. 2006, 9:12

bassanio a écrit :- Si la vie, créée par Dieu est sacrée, pourquoi limiter cette sacralisation à la vie de l'homme? La vie d'un animal ne devrait-elle pas se dérouler également de manière naturelle? Si Dieu a placé l'homme au centre de la création, lui a-t-il donné, pour autant, licence à massacrer sans respect celui qui meure pour le nourrir (les abattoirs industriels)? Vous ou vos enfants finissez-vous toujours le morceau de viande (parfois traité aux hormones) qui se trouvent dans votre assiette?
Il exisite une différence capital entre l'homme et l'animal : l'homme (homme et femme) est créé à l'image de Dieu (ce qui signifie entre autre qu'il est doué de raison). L'animal n'est pas image de Dieu.
Voilà ce qui rend sacré la Vie Humaine et non celle animale.

bassanio a écrit :Dans les écritures, quelles sont les passages qui traitent de la façon dont il faut tuer un animal? Respectons-nous ces recommandations?
Il ne faut pas limiter la Révélation Divine à la seule Ecriture Sainte : le Concile Vatican II nous enseigne dans la Constitution "Dei Verbum" que la Sainte Tradition est aussi importante que la Sainte Ecriture et qu'il faut tenir compte du Magistère également.
Concernant la "préparation" de la viande, cela fut longuement débattu ax premiers temps : était-il autorisé de manger la viande des sacrifices payens.
Aujourd'hui cette question n'a plus de raison d'être.

Celle qu'il faut se poser par contre est la suivante : la Gloire de Dieu c'est l'Homme vivant et Dieu a fait la création pour célébrer sa Gloire en confiant la création à l'Homme. Que pouvons-nous faire des animaux et des plantes dans ce cadre ? Jusqu'où pouvos-nous aller ?

bassanio a écrit :- Plus d'un milliard d'êtres humains n'ont pas un accès direct à l'eau potable, alors que dans les pays riches, d'autres êtres humains, de quelques convictions religieuses ou philosophiques qu'ils soient, rincent leurs toilettes avec de l'eau potable.
C'est injuste !
Et au lieu de leur donner les moyens d'avoir à manger et à boire ou de se développer, on leur vend des préservatifs qui ne protège contre pas grand chose et sont de mauvais moyens de contraception (16% d'échec de l'effet contraceptif).
Il vaut mieux leur enseigner la chasteté (pas de relation avant le mariage, des relations uniquement dans le mariage) : c'est gratuit même à produire, c'est 100% efficace contre les MST et cela permet (avec la méthodes billings ayant déjà fait ses preuves dans de tels pays) de réguler les naissances sainement. Et l'argent des préservatifs pourra être utiliser au développement donc à réduire la famine;

on ne se rend pas bien compte de l'argent brasser par les constructeur de préservatifs : cela doit ressembler au marché du tabac ! Beaucoup d'argent pour produire une mort lente et assurée. Réfléchissez sous l'angle de l'argnet et vous verrez pourquoi le préservatif est plus préconisé que la chasteté et l'abstinence.
Pour info : le ministre de la santé Suisse est à la fois président d'une association délivrant un label "qualité" aux préservatif de son pays et le pdg d'un groupe fabricant des préservatif. Où est la séparation des pouvoirs ?

bassanio a écrit :- Dans un monde ou la surpopulation est cause de tant de misères, est-il morale de dire "croissez et multipliez" sachant que les ressources que nous utilisons pour faire grandir nos enfants ne peuvent dès lors être utilisées pour aider les déjà-nés à acquérir un statut supérieur à celui de l'animal?
Il n'y a pas vraiment de surpopulation (sauf peut-être en Inde) : il existe des ressources encore inexploitées (terrains non utilisés pour l'agriculture, surproduction agricole des pays "développés" jetée à la poubelle au lieu de servir aux populations affamée, ...)

bassanio a écrit :- Si le "croissez et multipliez" est une recommandation divine, pourquoi s'arrêter à 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, etc enfants? Si nous avons le choix du nombre d'enfants, est-il non recommandable de ne pas en avoir pour favoriser une qualité de vie acceptable à ceux du voisin?
Le nombre d'enfant ne se décide pas au début du mariage mais en fur et à mesure. La question à se poser est : "Pouvons-nous accueillir une nouvelle Vie ?"
En utilisant des contraceptifs, cette question est éludée car ces derniers dissocient procréation et union conjugal. C'est ce que dénoncait Paul VI en 1968 dans "Humanae Vitae".
Au contraire, les méthodes naturelles (dont billings) permettent à chaque couple marié de se reposer la question à chaque cycle : qu'allons-nous faire ? différer une naissance et ou accueillir une nouvelle Vie ?
C'est pour cela que les familles utilisant des méthodes naturelles ont plus d'enfants : elles sont plus ouvertes à la Vie.

bassanio a écrit :- Peut-on imaginer que la Terre n'ait pas assez de ressources pour nourrir 12 milliards ou plus d'êtres humains? Les animaux dont nous nourrissons doivent aussi se nourrir, et devraient donc augmenter en proportion. Les terres cultivables, donc, également.
Cf. ma réponse déjà donnée. Je complète en disant que Dieu a confié la Création à l'Homme. L'homme par sa connaissance scientifique (donc rationnelle) doit faire une gestion intelligente des ressources dont il dispose, notament la nourriture.
Encore une fois regargez la quantité d'aliments qu nous jetons en Europe dès la production !
Attention à ne pas tomber pour autant dans un système marxiste/communiste !

bassanio a écrit :- Mourir de misère, de faim, ou de soif, sont-elles des façons "naturelles" de mourir que Dieu agrée?
Elles sont injustes, donc pas si naturelles que cela.

bassanio a écrit :- Si l'on admet que l'indifférence de l'homme fait mourir d'autres hommes, et que cette indifférence ne nous révolte pas, est-il plus scandaleusement sacrilège que des hommes (l'embryon aurait donc statut d'être humain) donnent volontairement ou pas, sa vie pour sauver d'autres hommes? Le don d'organes ne serait-il pas, alors, également sacrilège?
Le don d'organe n'est pas un sacrilège car justement c'est un don pour sauver quelqu'un dautre. Mais il faut qu'il soit volontaire et qu'il ne mette en danger la vie du donneur ou bien que celui-ci soit déjà mort à la vie terrestre.
Ainsi la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne peut entrer dans cette catégorie de don : ce n'est pas un don volontaire du petit enfant et en plus cet acte provoque sa mort.

L'indifférence est par contre anti-chrétienne. D'où les manifestations autour du téléthon depuis 2 ou 3 ans.

bassanio a écrit :- Si c'est Dieu, dont les voies sont impénétrables, qui donne la vie et qui la reprend (prédestination), n'est-on pas sacrilège en s'opposant à un mal qui veut le bien? La guerre défensive est-elle permise par Dieu? La guerre défensive tue pourtant des hommes. La guerre contre la maladie est-elle permise? Etc, etc.
Il faut différencier la "guerre juste" et "fair le mal pour obtenir le bien". Le premier cas est permis, le second jamais.
La fin ne justifie pas les moyens !


Je n'ai pas le temps de répondre au reste mais je modifirai plus tard ce post pour apporter d'autres réponses à la suite.
bassanio a écrit :Voilà des questions que je me pose et auxquelles une simple pétition ne répond pas. De quoi l'homme est-il responsable et de quoi ne l'est-il pas? Que veut Dieu et que ne veut-il pas? Il est évident que vouloir combattre un mal ne donne pas forcément de solution pour résoudre un autre mal, mais je me dis que cette problématique du côté sacré de la vie de l'embryon me semble parfois dérisoire à côté d'une indifférence de l'Église (et pas seulement celle-ci) pour tous les autres dénis de vie dont l'homme se rend coupable par action ou inaction. C'est comme pour l'absence d'une caméra sur la mort indigne et quotidienne de millions d'hommes, mais le regard de toutes les caméras sur le procès d'un seul qui sera condamné à mort avec l'approbation de tous.
bassanio a écrit :Je reprend souvent cet exemple de Jésus et de l'épisode de la lapidation. Il ne condamne pas la lapidation, mais dénie à quiconque d'être suffisamment juste pour l'appliquer. Ne s'agit-il pas d'un débat du même ordre?
bassanio a écrit :Je cherche, depuis le début de ce post, la bonne formulation pour définir mon trouble face à cette problématique de l'éthique scientifique opposée au précepte religieux. Je me demande si la suivante n'est pas la bonne :

Si les hommes sont tous frères (embryons compris) et qu'un frère se trouve dans la position de pouvoir choisir lequel de ses deux frères il peut sauver (l'embryon ou le malade), doit-il, par inaction, laisser mourir les deux? Car le débat n'est pas de tuer l'embryon gratuitement par orgueil de scientifique, mais que grâce au sacrifice de l'embryon on puisse sauver d'autres vies toutes aussi importantes aux yeux de Dieu. L'homme doit-il agir pour sauver son frère?
UdP,
Boris

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Message non lu par bassanio » jeu. 21 déc. 2006, 6:05

Boris a écrit :Il exisite une différence capital entre l'homme et l'animal : l'homme (homme et femme) est créé à l'image de Dieu (ce qui signifie entre autre qu'il est doué de raison). L'animal n'est pas image de Dieu.
Voilà ce qui rend sacré la Vie Humaine et non celle animale.
Mais en quoi l'homme est-il à l'image de Dieu? Si c'est le cas pour l'homme, la génétique nous apprend que que nous partageons près de 90% de notre capital génétique avec le chimpanzé. Si chaque partie de ce qui nous compose est sacré, il devrait y avoir 90% du chimpanzé qui serait tout aussi sacré.

L'embryon est-il doué de raison, autrement qu'en potentialité? À ce niveau-là, il me semble que le chimpanzé est plus doué de raison que l'embryon.
Boris a écrit :Il ne faut pas limiter la Révélation Divine à la seule Ecriture Sainte : le Concile Vatican II nous enseigne dans la Constitution "Dei Verbum" que la Sainte Tradition est aussi importante que la Sainte Ecriture et qu'il faut tenir compte du Magistère également.
Concernant la "préparation" de la viande, cela fut longuement débattu ax premiers temps : était-il autorisé de manger la viande des sacrifices payens.
Aujourd'hui cette question n'a plus de raison d'être.
On sort du sujet, mais est-ce que la vie dans nos sociétés et la façon dont les animaux sont traités ne justifie-t-elle pas que l'Église donne son avis sur une problématique qui abaisse l'animal au rang d'objet, ce qu'il n'est assurément pas.

Dieu n'a pas créé que l'homme. La création, hors l'homme, n'est-elle pas respectable?
Boris a écrit :Celle qu'il faut se poser par contre est la suivante : la Gloire de Dieu c'est l'Homme vivant et Dieu a fait la création pour célébrer sa Gloire en confiant la création à l'Homme. Que pouvons-nous faire des animaux et des plantes dans ce cadre ? Jusqu'où pouvos-nous aller ?
Effectivement, bonnes questions. Il faudrait ouvrir un topique sur ce sujet. Si l'homme est le gestionnaire de la création, doit-il se comporter comme un enfant capricieux ou acquérir une certaine maturité?
Boris a écrit :
bassanio a écrit :- Plus d'un milliard d'êtres humains n'ont pas un accès direct à l'eau potable, alors que dans les pays riches, d'autres êtres humains, de quelques convictions religieuses ou philosophiques qu'ils soient, rincent leurs toilettes avec de l'eau potable.
C'est injuste !
Et au lieu de leur donner les moyens d'avoir à manger et à boire ou de se développer, on leur vend des préservatifs.
C'est vrai que j'ai une tendance à faire dans le hors-sujet, mais là, vous attribuer un peu rapidement la problématique de l'accès à l'eau potable au marché du préservatif. Je ne disconviens pas que la construction d'un couple stable est la meilleure garantie de se préserver des mauvaises surprises, mais les virus s'attrapent également par la transfusion sanguine aussi, et là nous retombons dans le sujet, car on devrait alors se poser la question de savoir si l'Église ne devrait pas l'interdire par le fait qu'elle pourrait attenter à la vie de celui qui l'a reçoit. Est-ce pour cela que les témoins de Jéhovah l'interdisent (à moins que ce soit pour une question d'intégrité des corps)?
Boris a écrit :Il n'y a pas vraiment de surpopulation (sauf peut-être en Inde) : il existe des ressources encore inexploitées (terrains non utilisés pour l'agriculture, surproduction agricole des pays "développés" jetée à la poubelle au lieu de servir aux populations affamée, ...)
Admettons qu'il n'y ait pas surpopulation, et qu'effectivement une meilleure répartition et gestion des ressources serait la solution. Vous admettrez que les hommes, catholiques y compris, sont loin d'avoir résolu la faim dans le monde. Ce qui ramène sur le tapis la priorité que donne l'Église au "problème génétique", qui peut paraître marginal par rapport à celui de la faim dans le monde. Si un être sans conscience (l'embryon) est injustement tué, que doit-on dire de ceux doués de raison qui meurent tous les jours?

Réponses au reste, également à suivre.

Bien à vous,
bassanio
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Message non lu par FMD » jeu. 21 déc. 2006, 8:48

[align=justify]Bonjour Bassanio,
On sort du sujet, mais est-ce que la vie dans nos sociétés et la façon dont les animaux sont traités ne justifie-t-elle pas que l'Église donne son avis sur une problématique qui abaisse l'animal au rang d'objet, ce qu'il n'est assurément pas.
Vous avez parfaitement raison:
Catéchisme de l'Église catholique a écrit :2415 Le septième commandement demande le respect de l’intégrité de la création. Les animaux, comme les plantes et les êtres inanimés, sont naturellement destinés au bien commun de l’humanité passée, présente et future (cf. Gn 1, 28-31). L’usage des ressources minérales, végétales et animales de l’univers, ne peut être détaché du respect des exigences morales. La domination accordée par le Créateur à l’homme sur les êtres inanimés et les autres vivants n’est pas absolue ; elle est mesurée par le souci de la qualité de la vie du prochain, y compris des générations à venir ; elle exige un respect religieux de l’intégrité de la création (cf. CA 37-38).

2416 Les animaux sont des créatures de Dieu. Celui-ci les entoure de sa sollicitude providentielle (cf. Mt 6, 26). Par leur simple existence, ils le bénissent et lui rendent gloire (cf. Dn 3, 57-58). Aussi les hommes leur doivent-ils bienveillance. On se rappellera avec quelle délicatesse les saints, comme S. François d’Assise ou S. Philippe Neri, traitaient les animaux.

2417 Dieu a confiés les animaux à la gérance de celui qu’Il a créé à son image (cf. Gn 2, 19-20 ; 9, 1-4). Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements. On peut les domestiquer pour qu’ils assistent l’homme dans ses travaux et dans ses loisirs. Les expérimentations médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement acceptables, pourvu qu’elles restent dans des limites raisonnables et contribuent a soigner ou sauver des vies humaines.

2418 Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leurs vies. Il est également indigne de dépenser pour eux des sommes qui devraient en priorité soulager la misère des hommes. On peut aimer les animaux ; on ne saurait détourner vers eux l’affection due aux seules personnes.
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Message non lu par Boris » jeu. 21 déc. 2006, 9:01

bassanio a écrit :Mais en quoi l'homme est-il à l'image de Dieu? Si c'est le cas pour l'homme, la génétique nous apprend que que nous partageons près de 90% de notre capital génétique avec le chimpanzé. Si chaque partie de ce qui nous compose est sacré, il devrait y avoir 90% du chimpanzé qui serait tout aussi sacré.
L'embryon est-il doué de raison, autrement qu'en potentialité? À ce niveau-là, il me semble que le chimpanzé est plus doué de raison que l'embryon.
Comme je l'ai dit, la principale différence entre l'Homme et l'animal est le pouvoir de raisonner. Un animal est incapable de raisonner.
C'est en cela entre autre que l'Homme est à l'image de Dieu.
De plus, Dieu a choisi de s'incarner en Homme, pas en animal. Cela permet encore de montrer qu'il avait préparé cela dès la création : rendre l'homme semblable à lui.

Enfin vous comparez l'embryon à un chimpanzé : il y a une erreur grave et majeur derrière un tel raisonnement dont je ne vous accuserai pas dont j'accuserai l'ensemble des médias et des manipulateurs de la culture de mort.

Un embryon est un être humain. Certe il s'agit d'un être humain dans les premier stade de la vie, mais c'est un être humain.
D'ailleurs c'est bien pour cela que vous le comparez à un chimpanzé et non que vous l'identifiez à un chimpanzé.
Donc l'embryon, comme tout être humain porte en lui tout le bagage génétique qui fait de lui un être humain doué de raison, à l'image de Dieu, et non un animal.

bassanio a écrit :
Boris a écrit :Il ne faut pas limiter la Révélation Divine à la seule Ecriture Sainte : le Concile Vatican II nous enseigne dans la Constitution "Dei Verbum" que la Sainte Tradition est aussi importante que la Sainte Ecriture et qu'il faut tenir compte du Magistère également.
Concernant la "préparation" de la viande, cela fut longuement débattu ax premiers temps : était-il autorisé de manger la viande des sacrifices payens.
Aujourd'hui cette question n'a plus de raison d'être.
On sort du sujet, mais est-ce que la vie dans nos sociétés et la façon dont les animaux sont traités ne justifie-t-elle pas que l'Église donne son avis sur une problématique qui abaisse l'animal au rang d'objet, ce qu'il n'est assurément pas.
Dieu n'a pas créé que l'homme. La création, hors l'homme, n'est-elle pas respectable?
Vous qualifiez ma réponse de hors-sujet : vous avez introduit le thème en parlant de l'Ecriture. Je me permettais de rappeler que l'Ecriture n'est que 50% de la Révélation Divine et qu'il faut aussi rechercher dans la Sainte Tradition des éléments de réponses.

Or ces éléments ont été donnés récemment par Rome. Je ne me souviens plus des référence et vous laisse aller les chercher.
bassanio a écrit :
Boris a écrit : C'est injuste !
Et au lieu de leur donner les moyens d'avoir à manger et à boire ou de se développer, on leur vend des préservatifs.
C'est vrai que j'ai une tendance à faire dans le hors-sujet, mais là, vous attribuer un peu rapidement la problématique de l'accès à l'eau potable au marché du préservatif. Je ne disconviens pas que la construction d'un couple stable est la meilleure garantie de se préserver des mauvaises surprises, mais les virus s'attrapent également par la transfusion sanguine aussi, et là nous retombons dans le sujet, car on devrait alors se poser la question de savoir si l'Église ne devrait pas l'interdire par le fait qu'elle pourrait attenter à la vie de celui qui l'a reçoit. Est-ce pour cela que les témoins de Jéhovah l'interdisent (à moins que ce soit pour une question d'intégrité des corps)?
Boris a écrit :Il n'y a pas vraiment de surpopulation (sauf peut-être en Inde) : il existe des ressources encore inexploitées (terrains non utilisés pour l'agriculture, surproduction agricole des pays "développés" jetée à la poubelle au lieu de servir aux populations affamée, ...)
Admettons qu'il n'y ait pas surpopulation, et qu'effectivement une meilleure répartition et gestion des ressources serait la solution. Vous admettrez que les hommes, catholiques y compris, sont loin d'avoir résolu la faim dans le monde. Ce qui ramène sur le tapis la priorité que donne l'Église au "problème génétique", qui peut paraître marginal par rapport à celui de la faim dans le monde. Si un être sans conscience (l'embryon) est injustement tué, que doit-on dire de ceux doués de raison qui meurent tous les jours?
Difficile sujet que celui de la justice équitable concernant la gestion des ressources dans le monde.

J'ai parlé du préservatif à cause d'un autre fil de discussion où nous nous sommes rendus compte que si ces morceaux de plastique sont donnés "gratuitement", ils ont tout de même un coup de fabrication et que quelqu'un paye ces morceaux de palstique au lieu de d'utiliser cet argent à nourrir et guérir.

Les catholiques sont souvent ceux qui sont le plus nombreux sur le terrain et qui travaille le plus en vue de dévelloper une population plutôt que de l'assister. l'Association Raoul Follereau par exemple s'occupe de centre de lutte contre la lèpre et propose également des solutions de remise en route d'économies locales, indépendante de l'occident !

Il y a un exemple simple que j'ai entendu sur Radio Notre Dame à Paris : les poulets.
Pour fournir plus poulets et moins cher, l'occident s'est tourné vers l'Afrique qui produit énormément de poulets. Or les Africains consomment normalement eux-même leur poulets.
Ils ont donc complètement modifié leur manière de vivre pour produire des poulets non pour eux mais pour les occidentaux. Ainsi des familles entières n'avaient plus de quoi vivre. Les occidents leur retirant le pain/poulet de la bouche !

Seuls les Catholiques ont dénoncé un tel marché hypocrite !
UdP,
Boris

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Message non lu par Boris » jeu. 21 déc. 2006, 12:55

bassanio a écrit :Voilà des questions que je me pose et auxquelles une simple pétition ne répond pas. De quoi l'homme est-il responsable et de quoi ne l'est-il pas? Que veut Dieu et que ne veut-il pas? Il est évident que vouloir combattre un mal ne donne pas forcément de solution pour résoudre un autre mal, mais je me dis que cette problématique du côté sacré de la vie de l'embryon me semble parfois dérisoire à côté d'une indifférence de l'Église (et pas seulement celle-ci) pour tous les autres dénis de vie dont l'homme se rend coupable par action ou inaction. C'est comme pour l'absence d'une caméra sur la mort indigne et quotidienne de millions d'hommes, mais le regard de toutes les caméras sur le procès d'un seul qui sera condamné à mort avec l'approbation de tous.
Ce que Dieu veut : le bonheur pour tous les hommes.
C'est bien beau, mais qu'est-ce que cela signifie ?
Dieu a inscrit au coeur de toute créature la Loi Natruelle. C'est elle qui pousse les hommes à faire le bien même lorsqu'ils ne connaissent pas Dieu (cf. St Paul).
Dieu a confié la Création à l'Homme pour en faire "bonne usage", autrement dit pour la soumettre en vue de célébrer la Gloire de Dieu.

Cela représente une lourde responsabilité et c'est pour cela que Sa Sainteté le Pape Benoit XVI rappelle en ce moment l'exigence écologique dans la vie de l'Homme. Mais il va plus loin que les écolos. En effet ces derniers ne parle que de l'environement et souvent de manière fausse.
Par contre ils oublient complètement (volontairement ou non) l'écologie "humaine" : le respect de la nture humaine.

Et c'est là où l'Eglise est une n ième fois en avance sur son temps : elle parle aussi bien d'écologie sur les animaux, sur la nature mais aussi sur l'homme.
La pilule "contraceptive" (qui est aussi abortive) ient d'être classée parmis les éléments de classe 1 concernant leur aspect cancérigène. Autrement dit, un lien a été fait entre l'explosition de l'utilisation de telles pilules et l'augmentation des cancers chez les femmes, notament celui du sein (car la pilule fait croire au corps de la femme qu'elle est enceinte et ce en bombradant ce corps d'hormones plus ou moins artificielles).
Idem chez les hommes : il apparait que depuis 50 ans les cancers de la prostate ont encore plus explosé que les cancers du sein. Et là ce n'est pas la pilule pour femme qui peut-être pointée du doigt !

En fait, on se rend compte très vite qu'un trop grand nombre d'hormones artificielles sont en "liberté" dans la nature : dans les produits de consomation, dans les savons ... et que ces hormones artificielles sont liées à l'augmentation des cancers.

Mais aucune information ne circule pour prévenir tout cela !
L'Homme est un loup pour l'Homme : effectivement s'il délaisse Dieu, il perd toute raison de prendre soin de lui et de son prochain et du plus faible.


Concernant le fait de combattre un mal :
- la règle première doit être "la fin ne justifie pas les moyens" et réciproquement "les moyens ne justifient pas la fin".
Ainsi les seules actions autorisées sont celles qui sont qui sont bonnes et qui sont faites en vue d'une finalité qui est bonnes.
Prenons l'exemple d'un viol qui entraine une grossesse (cas néanmoins rare).
La pensée unique s'imagine que la solution ne peut être que l'avortement car l'enfnat n'est pas désiré. De plus la pensée unique s'imagine que cet enfant renverra en permanence à la mère le souvenir du viol et qui plus est un souvenir hautement négatif.
Que va-t-il se passer ? Au mieux elle recevra un soutient psy pour le viol puis subira un avortement qui la traumatisera également (le Planinng familiale reconnait lui-même qu'il ne savent pas éliminer le traumatisme mais qu'il tente de l'atténuer)
Lorsque cette femme se mariera et voudra un enfant, son avortement lui sautera à la figure (résultat du traumatisme) et elle se souveindra toute sa vie et de l'enfant mort et du viol qui ne pourra jamais être positivé.

Si au contraire on applique la morale Chrétienne, l'avortement même de soulager hypothétiquement la mère est interdit car c'est un mal.
La solution est donc d'apporter un soutient à cette mère en détresse :
- soutient psychologique par rapport au viol
- soutient psy et finanacier pour la grossesse et le bébé
Ainsi les effets psy du viol sont traités et le bébé devient peut redevenir une joie pour cette femme.
Lorsqu'elle se mariera et aura d'autres enfants, elle aura comme souvenir la naissance et la petite enfance de son premier enfant et non le traumatisme de l'avortement évoquant lui-même celui du viol.


Ainsi vous voyez que la Morale Chrétienne propose une voie qui cherche à écarter le mal jusque dans les conséquences d'un acte et donc le fait de lutter contre mal en appliquant cette moale permet de lutter contre d'autres maux au lieu d'en engendrer.

Prenons un autre exemple : la fécondation in vitro.
Il s'agit d'aider un couple stérile (supposons qu'il soit vraiment stérile).
La science propose d'aider ce couple : en fécondant plusieurs ovules avec des spermatozoïdes, un ou plusieurs d'entre eux démarreront leur croissance. Il suffiera alors d'en mettre un dans l'uérus de la femme pour reprendre le cylce "naturel". Les autres oeufs fécondés sont congelés au cas où le premier ne survit pas. Sinon ces oeufs qui sont en fait des embryons seront détruis, mis à mort.

On voit donc comment une action qui part d'un bon sentiment, celui de résoudre un problème de fécondité, se trouvent être en fait une usine à tuer en gardant un seul survivant.
Ce cas a été dénoncé (mais l'ensemble du coté morale) par la presse récemment avec l'affaire des embryons congelés ou l'affaire du DPI qui est un tri embryonaire financé par l'argent du téléthon.


bassanio a écrit :Je reprend souvent cet exemple de Jésus et de l'épisode de la lapidation. Il ne condamne pas la lapidation, mais dénie à quiconque d'être suffisamment juste pour l'appliquer. Ne s'agit-il pas d'un débat du même ordre?
Exactement : ce n'est pas en réalisant une action mauvaise en soit que l'on va guérir et sauver cette femme.
Il faut trouver une autre solution : "va et ne pèche plus". Il lui remet ses péchés en luis disant qu'elle le droit et surtout le devoir de se relever de sa faute.

bassanio a écrit :Je cherche, depuis le début de ce post, la bonne formulation pour définir mon trouble face à cette problématique de l'éthique scientifique opposée au précepte religieux. Je me demande si la suivante n'est pas la bonne :

Si les hommes sont tous frères (embryons compris) et qu'un frère se trouve dans la position de pouvoir choisir lequel de ses deux frères il peut sauver (l'embryon ou le malade), doit-il, par inaction, laisser mourir les deux? Car le débat n'est pas de tuer l'embryon gratuitement par orgueil de scientifique, mais que grâce au sacrifice de l'embryon on puisse sauver d'autres vies toutes aussi importantes aux yeux de Dieu. L'homme doit-il agir pour sauver son frère?
Le problème est que justement si le débat est autour de l'orgueil scientifiaque : les preuves ont été apportées montrant que la recherche sur les cellules souches embryonnaires n'ont pas de déouchés.

Aujourd'hui, les scientifiques ont réussi à créer de toute pièce un Foie avecdes cellules souches adultes alors qu'ils n'ont jamais rien réussi à faire sinon tuer des êtres humains du coté des cellules souches embryonnaires.
Mais tout cela est masqué par la pensée unique au grand public.

On sait déjà soigné des animaux par des cellules souches adultes de ces animaux.

Donc le débat est tronqué par la pensée unique et l'orgueil de certains laboratoires.

Ensuite la question n'est pas de tuer un être vivant pour en sauver un autre, mais de laisser un être vivant mourrir de façon naturelle plutôt que d'en condamner un à mourrir sans jugement ni aucune forme de procès.
Quel est le crime d'un être humain à l'état embryonnaire qui justifie la peine de mort ?
UdP,
Boris

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