Désird'humilité a écrit : ↑mar. 11 août 2020, 19:16
Parce que c'est un bon vulgarisateur et je ne serais pas catholique sans lui.
Le terme vulgarisateur est approprié car n'oublions pas que M. Dumouch n'est pas théologien; tout au plus pourrait-il être Maître de conférence selon les diplômes qu'il détiendrait.
Il fait de la théologie, certes, mais n'en a pas pour autant la qualification officielle car c'est une mission d'Église avant tout.
Ainsi, que ce soit dans des institutions civiles ou ecclésiastiques, doit-il être détenteur d’une licence d’enseignement (licentia docendi) ou d’une maîtrise (DNM) en théologie pour commencer, puis être promu docteur en théologie (doctor, didaskalos, enseignant patenté et savant, doctus); ce qui n'est pas le cas pour le dernier du moins.
Pour pouvoir enseigner officiellement (ex officio) au nom de l’Église catholique, il lui faut, comme à tout autre enseignant officiel, « catéchiste » ou « prédicateur », une mission canonique épiscopale attestant qu’il est habilité par l’autorité apostolique à enseigner « les choses de la foi » au nom de l’Église catholique et en communion avec elle; ce qui n'est pas le cas non plus.
En plus dans une université catholique rattachée au Saint Siège, ce qui n'est pas le cas à nouveau.
Le théologien de profession, doit, de par son statut universitaire, jouir d’une pleine liberté académique et scientifique, exercée certes avec responsabilité chrétienne, pour relire les Écritures et l’ensemble de la Tradition ecclésiale. Et, à partir de là, oser faire des propositions novatrices pour interroger le présent de l’Église catholique; c’est-à-dire en dialogue exigeant avec le monde de ce temps.
Ce qui m'amène au point indispensable également pour tout théologien : la collégialité entre pairs. Car sur un plan plus directement intellectuel, il s’inscrit aussi dans une communauté scientifique et universitaire. C’est à ce niveau d’abord, de collégialité universitaire, que la correction mutuelle doit jouer; ce qui n'est pas le cas non plus.
De plus il est appelé à la nécessaire prudence du théologien, qui évitera de répandre trop facilement sur la place publique (presse, médias, internet…) ses positions sur des "quaestiones disputatae" sensibles, mais les réservera plutôt pour des revues ou ouvrages spécialisés, dans un premier temps du moins. Sans avoir la même responsabilité théologique officielle que l’évêque, le théologien ne saurait cependant oublier sa responsabilité propre.
Si je soumets à la traduction cette page en Portuguais (Google ou DeepL) , je lis :
Arnaud Dumouch est né en France le 24 décembre 1964 [1] et est un écrivain, théologien, philosophe et apologiste catholique spécialisé dans l'eschatologie ...
Comme à son habitude, Wikipédia est une source d'approximations alimentées par ce qu'écrivent les contributeurs. Si ceux-ci croient qu'il est - et que M. Dumouch ne corrige jamais - un théologien, alors pas étonnant d'y trouver cette erreur qui reste tout de même une usurpation; laquelle contribue largement à cette situation. Il est un catholique qui fait de la théologie personnelle.
Qu'il y ait des conversions ne prouve qu'une chose : Dieu peut récolter là où il n'a pas forcément semé.
Par contre quand on approfondit certaines vidéos, il y a de quoi grincer des dents. Mais cela n'est que mon avis.