Bibracte a écrit : ↑dim. 29 août 2021, 18:50
Si ce n'est pas le cas, comment justifie-t-on cette entorse au droit de l'Eglise?
Ce n'est pas une entorse, mais quand - dans une réflexion - les éléments de départ sont erronés alors la conclusion l'est tout autant. Cette erreur vient du fait que vous généralisez le mot "clerc" à l'état de vie sacerdotale et que vous le transposez à l'état de vie diaconale.
Or, un diacre permanent (DP) n'est pas un vicaire, ni un sous prêtre. Il a sa vocation, son ministère et son état de vie propres.
Je vais faire vite :
- le premier sacrement du couple est celui du mariage, l'ordination diaconale vient seulement après et n'annule pas ou ne réduit pas les engagements conjugaux de chacun; sexualité y compris. En gros, c'est dans sa vocation d'homme marié que la DP est ordonné, le sacrement de l'Ordre vient compléter celui du mariage et le couple est le premier lieu d'évangélisation du DP.
- la sexualité fait partie de la vocation du couple marié, l'abstinence forcée de madame (puisque ce serait le choix volontaire de l'époux) pourrait mettre ce couple en danger, ce serait contraire au témoignage qu'il doit donner. Ce qui pourrait inciter l'épouse à ne pas donner son accord pour l'ordination de son mari, lequel est indispensable. Il n'y aurait donc que des diacres permanents célibataires ou veufs.
Au jour de l'ordination le diacre permanent marié s'engage au célibat (et donc à la chasteté) en cas de veuvage, mais du vivant de l'épouse il doit assumer tous ses engagements d'époux.
Par contre votre raisonnement est valable pour un diacre célibataire ou veuf dont l'état de vie du célibat est fixé au jour de l'ordination.