Bonjour,
Gaudens a écrit :
J'avais été pris ces temps-ci par l'aspect "fêtes" en effet et m'étais un peu éloigné de mon pc. Celui-ci était d'ailleurs nouveau et m'occasionnait des problèmes concrets de prise en en main.Est-ce cela ou une intervention de la modération mais un bref post en réponse à un de vos fils n'était pas passé (il est vrai que j'y égratignais légèrement le pape actuel...).
D'accord.
Je reprendrais en premier votre questionnement plus haut.
Vous écriviez :
Je ne vois pas bien où M. Vorris veut en venir.
Il l'explique dans la première minute de présentation, je crois.
En début d'année : il attire l'attention sur ce qu'il appelle «The big picture» qui serait le problème du salut ou de la damnation. La seule chose qui devrait nous importer vraiment, dirait-il. Le reste serait que détail. Sauf que c'est dans la question des détails que se noue ou se dénoue la question de la perte ou salut des âmes. Les détails ne sont pas importants en eux-mêmes si ce n'est qu'ils finissent par peser de façon déterminante sur le résultat final. Pour la question du marxisme et du modernisme qui finissent par se soutenir l'un l'autre : il évoque le fait que le modernisme détruirait l'unité et la mission de l'Église catholique, cependant que le marxisme va répandre ses erreurs partout. Deux forces qui se conjuguent pour empêcher le salut des âmes.
Il me semble représentatif d'une obsession de certains milieux "conservateurs libéraux"(pardon pour cet oxymore...) états-uniens; les USA n'ont-ils pas été jusqu'en 1990 le seul opposant sérieux au marxisme mondial en tant qu'idéologie de pouvoir ,qui peut être pour eux l'archétype de l'hydre menaçante, bien qu'abattue depuis 1990 concrètement? Et qui reste l'ennemi principal malgré tout aux yeux des libéraux ne voyant rien de mal au capitalisme dévoyé par la finance ?
Il faut dire que (vous donner un exemple ici) Mother Angelica (qui était nonne, dans une communauté de spiritualité franciscaine) la fondatrice de la chaîne de télévision catholique EWTN aux États-Unis, s'était déjà livrée, elle-même, à une violente sortie publique contre les évêques américains il y a vingt ans de cela. Elle les accusait (le terme n'est pas trop fort) d'à peu près tous les mêmes travers que Michael Vorris peut nous sortir à son tour. Elle les accusait de détruire l'Église littéralement, travailler à détruire la foi des gens. Elle accusait nombre d'évêques de ne pas croire à la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce n'est pas un petit détail. - Ça, c'est le travail du marxisme et du modernisme justement; on le croirait facilement. Je pense que M. Vorris se placerait dans une même perspective que celle de cette figure populaire (aujourd'hui défunte) du catholicisme américain.
Je verrais mal pour quelle raison, Gaudens, il faudrait suspecter lourdement comme ici (mon exemple) une nonne de style franciscaine de devoir être un hussard noir d'un capitalisme carnassier ou d'être totalement aveugle aux méfaits des financiers sans âme de ce monde, des promoteurs d'un système que Pie XI et bien d'autres avant auront pu et su dénoncer de leur côté, en leur temps.
Je suppose, moi, que la «Mother Angelica de l'époque» tout comme Michael Vorris aujourd'hui réagissent en fonction de ce qui leur semblerait être la plus proche menace actuellement, pour la foi de l'Église et puis celle des fidèles qui s'en trouveraient de plus en plus déboussolés.
Et si ces "conservateurs libéraux" made in USA sont de surcroit catholiques, en effet, le modernisme est l'autre ennemi (bien qu'il ne refuse pas l'existence de l'âme contrairement à ce que dit M.Vorris).Mais pourquoi donc privilégier ce binôme comme s'il était l'expression d'une offensive pensée et concertée? J'ai vaguement l'impression qu'il s'agit là ,dans un contexte américain, de préparer le retour de Trump plutôt que celui du Christ .Il faudrait en savoir plus, moteurs de recherche aidant,sur ce que représente la chaine de M.Vorris.
Quand il dit que les deux courants se combinent (marxisme/ modernisme) mais il veut dire que les deux systèmes de pensée partagent au moins ensemble une propension exclusive pour les choses de la terre. Les deux courants mettent uniquement l'accent en réalité sur des efforts ou sacrifices à faire en vue de répondre à des défis terrestre, changer le monde, se soucier d'objectifs matériels de santé, de confort, d'économie, de justice humaine (égalité ...), etc. Il ne sera jamais question de sainteté, de transcendance, de fins dernières.
Quand le «soldat» Vorris dit que le modernisme refuse l'existence de l'âme (sic.), mais probablement qu'il veut dire que le salut des âmes serait le dernier de ses soucis, et étant comme entendu
officieusement que tout le monde sera sauvé. Ainsi, il serait nul besoin de perdre son temps en prières, à jeûner, à souffrir pour ... Le modernisme se refuse à devoir prendre en compte sérieusement les besoins des âmes, à rechercher les conversions.
Mais je ne crois pas que cela aide beaucoup à résoudre les problèmes de l'Eglise catholique globalement.
Il veut sensibiliser les individus à ce danger qui serait celui de se laisser endormir par de beaux discours, j'imagine. Genre : «Tout va bien dans l'Église, nous n'avons jamais été aussi unis, nos chefs sont dix fois plus beaux, plus catholiques, plus aimables que ceux des vingt générations passées, nous avons une Église plus propre propre propre ...»
Une sorte d'appel de son côté quoi ! Un appel à se préoccuper nous-mêmes de notre sort éternel et cesser un peu d'attendre béatement de nos chefs, nous à ne rien faire, que ce soit eux qui ne puissent faire autrement que de nous amener fatalement à bon port. Instruisons-nous et ouvrons l'oeil, etc. «Apprenons à nous comporter comme de vrais catholiques.»
