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Perte d'identité sexuelle

Publié : mer. 12 mars 2008, 17:41
par giorgino
Entendu dans une très sérieuse émission sur france Inter , un sexologue révèle qu'un nombre croissant de patients viennent le consulter pour des raisons d'impuissance sexuelle . Le fait qu'il y ait des plus en plus de divorces , que la femme ait le plus souvent la garde des enfants , le fait que l' éducation des enfants leur échappe , un métier parfois peu valorisant sur le plan social , les conduit à etre peu performants dans le domaine amoureux . Je pense quant à moi que le féminisme ambiant doit etre de plus , un facteur agravant .
En tous cas il semblerait qu'on consulte de plus en plus et pour des cas de plus en plus graves et difficiles à résoudre .
Boris , si attaché aux questions sexuelles devrait se pencher sur ce vrai problème .

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : mer. 12 mars 2008, 18:25
par Boris
Merci Giorgino pour le clin d'oeuil.

Votre article m'intéresse fortement.
Il confirme ce que je dis depuis longtemps : la société se féminise et ce n'est pas bon pour l'homme mâle.

J'entends de plus en plus souvent le commentaire suivant pour les Epitres de St Paul sur "femmes soyez soumises à vos maris" :
- la femme doit laisser une place à l'homme dans le foyer et dans la société sous peine de prendre toute la place et de ne pas en laisser pour l'homme.

En effet, si la femme qui donne la vie, devient ensuite la seule à gérer la vie; que reste-il à l'homme ?
Education des enfants ? non c'est l'école et les institutrices qui s'en charge.
Sexualité ? piloté par les contraceptifs, donc par la pronographie (je vais vite en besogne mais le contrôle des hommes par le sexe me parait évident avec le développement de l'érotisme et de la pornographie à cause de la contraception, si on tient l'homme par ce qui le touche, on en fait ce que l'on veut ... et les non-croyants sont très matérialistes)

Il faut revenir à Familiaris Consortio :
Jean-Paul II in Familiaris Consortio a écrit :Droits et rôle de la femme

22. En tant qu'elle est, et qu'elle doit toujours devenir, une communion et une communauté de personnes, la famille trouve dans l'amour le motif et le stimulant permanent qui lui font accueillir, respecter et développer chacun de ses membres dans la très haute dignité de personnes, c'est-à-dire d'images vivantes de Dieu. Comme l'ont affirmé à juste titre les Pères du Synode, le critère moral de l'authenticité des relations conjugales et familiales réside dans la promotion de la dignité et de la vocation de chacune des personnes, qui trouvent leur plénitude dans le don sincère d'elles-mêmes(63).

Dans cette perspective, le Synode a voulu accorder une attention privilégiée à la femme, à ses droits et à son rôle dans la famille et dans la société. C'est dans cette même perspective qu'il faut considérer également l'homme en tant qu'époux et père, l'enfant et les personnes âgées.

Au sujet de la femme, il faut noter avant tout sa dignité et sa responsabilité égales à celles de l'homme: cette égalité trouve une forme singulière de réalisation dans le don réciproque de soi entre les époux et dans le don d'eux-mêmes à leurs enfants; un tel don est propre au mariage et à la famille. Ce dont la raison humaine a l'intuition et ce qu'elle reconnaît est révélé en plénitude par la Parole de Dieu: l'histoire du salut, en effet, est un témoignage continuel et lumineux de la dignité de la femme.

En créant l'être humain «homme et femme»(64), Dieu donne la dignité personnelle d'une manière égale à l'homme et à la femme, en les enrichissant des droits inaliénables et des responsabilités propres à la personne humaine. Puis Dieu manifeste la dignité de la femme de la façon la plus élevée possible en assumant Lui-même la chair de la Vierge Marie, que l'Eglise honore comme la Mère de Dieu en l'appelant la nouvelle Eve et en la proposant comme modèle de la femme rachetée. La délicate affection de Jésus envers les femmes qu'il a appelées à le suivre et auxquelles il a offert son amitié, son apparition le matin de Pâques à une femme avant de se montrer aux autres disciples, la mission confiée aux femmes de porter la bonne nouvelle de la Résurrection aux Apôtres, tout cela constitue des signes confirmant l'estime spéciale du Seigneur Jésus envers la femme. L'Apôtre Paul dira: «Vous êtes tous fils de Dieu, par la foi dans le Christ Jésus...; il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a ni esclave ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ»(65).

La femme et la société

23. Sans traiter ici le thème vaste et complexe des rapports entre la femme et la société sous ses divers aspects, et en se limitant à quelques points essentiels, on ne peut pas ne pas observer que dans le domaine plus spécifiquement familial une tradition sociale et culturelle largement répandue a voulu réserver à la femme le seul rôle d'épouse et de mète, sans lui ouvrir d'une manière adéquate l'accès aux fonctions publiques, considérées généralement comme réservées à l'homme.

Il n'y a pas de doute que l'égalité de dignité et de responsabilité entre l'homme et la femme justifie pleinement l'accession de la femme aux fonctions publiques. Par ailleurs la vraie promotion de la femme exige que soit clairement reconnue la valeur de son rôle maternel et familial face à toutes les autres fonctions publiques et à toutes les autres professions. Il est du reste nécessaire que ces fonctions et ces professions soient étroitement liées entre elles si l'on veut que l'évolution sociale et culturelle soit vraiment et pleinement humaine.

Cela s'obtiendra plus facilement si, comme le Synode l'a souhaité, une «théologie du travail» renouvelée arrive à mettre en lumière et à approfondir le sens du travail dans la vie chrétienne, comme aussi à déterminer le lien fondamental qui existe entre le travail et la famille, et donc la signification originale et irremplaçable du travail à la maison et de l'éducation des enfants(66). C'est pourquoi l'Eglise peut et doit aider la société actuelle, en demandant inlassablement que le travail de la femme à la maison soit reconnu et honoré par tous dans sa valeur irremplaçable. Cela revêt une importance particulière en ce qui concerne l'œuvre d'éducation; en effet, la racine même d'une discrimination éventuelle entre les divers travaux et les diverses professions est éliminée s'il apparaît clairement que tous, dans tout domaine, s'engagent avec des droits identiques et un sens identique de la responsabilité. Et ainsi l'image de Dieu dans l'homme et dans la femme resplendira davantage.

Si le droit d'accéder aux diverses fonctions publiques doit être reconnu aux femmes comme il l'est aux hommes, la société doit pourtant se structurer d'une manière telle que les épouses et les mères ne soient pas obligées concrètement à travailler hors du foyer et que, même si elles se consacrent totalement à leurs familles, celles-ci puissent vivre et se développer de façon convenable.

Il faut par ailleurs dépasser la mentalité selon laquelle l'honneur de la femme vient davantage du travail à l'extérieur que de l'activité familiale. Mais il faut pour cela que les hommes estiment et aiment vraiment la femme en tout respect de sa dignité personnelle, et que la société crée et développe des conditions adaptées pour le travail à la maison.

L'Eglise, tout en respectant la diversité de vocation entre l'homme et la femme, doit promouvoir dans la mesure du possible leur égalité de droit et de dignité dans la vie ecclésiale, et cela pour le bien de tous: de la famille, de la société et de l'Eglise.

Il est évident toutefois que tout cela signifie pour la femme, non pas le renoncement à sa féminité ni l'imitation du caractère masculin, mais la plénitude de la véritable humanité féminine telle qu'elle doit s'exprimer dans sa manière d'agir, que ce soit en famille ou hors d'elle, sans oublier par ailleurs la variété des coutumes et des cultures dans ce domaine.

Offenses à la dignité de la femme

24. Malheureusement, le message chrétien sur la dignité de la femme est contredit par la mentalité persistante qui considère l'être humain non comme une personne mais comme une chose, comme un objet d'achat ou de vente, au service de l'intérêt égoïste et du seul plaisir. La première victime d'une telle mentalité est la femme.

Cette mentalité produit des fruits très amers, comme le mépris de l'homme et de la femme, l'esclavage, l'oppression des faibles, la pornographie, la prostitution - surtout quand elle est organisée - et toutes les formes de discrimination que l'on trouve dans le domaine de l'éducation, de la profession, de la rétribution du travail, etc.

En outre, aujourd'hui encore, dans une grande partie de notre société subsistent de nombreuses formes de discrimination avilissante qui atteignent et offensent gravement certaines catégories particulières de femmes, comme par exemple les épouses sans enfants, les veuves, les femmes séparées, les divorcées, les mères célibataires.

Ces discriminations, et bien d'autres encore, ont été déplorées avec toute la force possible par les Pères du Synode: je demande donc à tous de s'engager dans une action pastorale spécifique plus vigoureuse et plus incisive afin qu'elles soient définitivement éliminées et que l'on en arrive à une pleine estime de l'image de Dieu qui resplendit en tout être humain sans aucune exception.

L'homme, époux et père

25. A l'intérieur de la communion qu'est la communauté conjugale et familiale, l'homme est appelé à vivre son don et son rôle d'époux et de père.

Il voit dans son épouse l'accomplissement du dessein de Dieu: «Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie»(67); et il fait sienne l'exclamation d'Adam, le premier époux: «Cette fois-ci, voilà l'os de mes os et la chair de ma chair!»(68).

L'amour conjugal authentique suppose et exige que l'homme ait un profond respect à l'égard de la dignité de sa femme: «Tu n'es pas son maître - écrit saint Ambroise - mais son mari; elle t'a été donnée pour femme et non pour esclave... Rends-lui les attentions qu'elle a pour toi et sois-lui reconnaissant de son amour»(69). L'homme doit vivre avec son épouse «une forme toute spéciale d'amitié personnelle»(70). Quant au chrétien, il est appelé à développer une attitude d'amour nouveau qui manifeste envers sa femme la charité délicate et forte qu'a le Christ pour l'Eglise(71).

L'amour envers sa femme devenue mère et l'amour envers ses enfants sont pour l'homme la route naturelle menant à la compréhension et à la réalisation de sa paternité. Là surtout où les conditions sociales et culturelles poussent facilement le père à se désintéresser d'une certaine façon de sa famille, ou du moins à être moins présent au travail d'éducation, il faut faire en sorte que l'on retrouve dans la société la conviction que la place et le rôle du père dans et pour la famille sont d'une importance unique et irremplaçable(72). Comme le montre l'expérience, l'absence du père provoque des déséquilibres psychologiques et moraux ainsi que des difficultés notables dans les relations familiales; il en est de même, en sens inverse, pour la présence oppressive du père, spécialement là où existe encore le phénomène que l'on a appelé le «machisme», c'est-à-dire la supériorité abusive des prérogatives masculines qui humilient la femme et empêchent le développement de saines relations familiales.

En manifestant et en revivant sur terre la paternité même de Dieu(73), l'homme est appelé à garantir le développement unitaire de tous les membres de la famille. Pour accomplir cette tâche, il lui faudra une généreuse responsabilité à l'égard de la vie conçue sous le cœur de la mère, un effort d'éducation plus appliqué et partagé avec son épouse(74), un travail qui ne désagrège jamais la famille mais la renforce dans son union et sa stabilité, un témoignage de vie chrétienne adulte qui introduise plus efficacement les enfants dans l'expérience vivante du Christ et de l'Eglise.
Ainsi le travail de "mère au Foyer" doit être considéré comme un métier à part entière et non comme la symbolisation du "machisme".

Pour que ce travail à la maison soit reconnu correctement, il faut qu'en premier le mari se comporte avec respect vis à vis de sa femme, avec amour (maris aimez votre femme), et reconnaissance de sa dignité et de la dignité du travail à la maison et des tâches nécessaire pour "tenir une maison".

C'est dans l'attitude du mari envers sa femme restant au foyer pour le bien de la famille que se dessine aussi la présence ou non de machisme.

D'un autre coté, la valorisation dans la société du travail de "mère au foyer" permettra de ré-équilibrer les relations hommes/femmes.
Chacun a un vocation propre, celle de la femme comportant en particulier le don de la vie.

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : jeu. 13 mars 2008, 9:52
par giorgino
Vous citez Jean Paul II : " Il est évident toutefois que tout cela signifie pour la femme , non pas le renoncement à sa féminité , ni l' imitation du caracrère masculin ....."
Mais pour une majorité de jeunes femmes actuelles - je me demande même si les plus agées ne sont pas contaminées - on peut sans grand risque de se tromper , constater qu'elles se masculinisent de plus en plus . Et en tout . D'où , il me semble un des malaises profonds de nos sociétés occidentales . La parité dont on nous gave , relève de cette façon de penser et de vivre .

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : jeu. 13 mars 2008, 16:24
par Boris
C'est bien pour cela que je cite le magistère et non ma propre opinion qui va dans le même sens et que nous pratiquons à la maison.

Néanmoins, cette pratique a demandé un temps de conversion, surtout pour a femme. Temps de conversion de plusieurs années, qui a nécessité d'avoir un cadre de vie adéquate et surtout plaisant pour ma femme.

Mais je n'ai pas souligné le meilleur élément du n°23 :
Il faut par ailleurs dépasser la mentalité selon laquelle l'honneur de la femme vient davantage du travail à l'extérieur que de l'activité familiale.
Voyez : le magistère dit comme vous ! :D

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : ven. 14 mars 2008, 18:31
par laiglejo
En fait, les rôles sont inversés : l'homme remplit le rôle de la femme, et la femme celui de l'homme. Il faudrait faire une étude sociologique pour comprendre pourquoi......mais pour finir, tout le monde est perdant : l'homme, la femme.....et les enfant.

.......et ça fait une société n'importe nawak ! :clown:

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : ven. 14 mars 2008, 18:50
par Boris
laiglejo a écrit :En fait, les rôles sont inversés : l'homme remplit le rôle de la femme, et la femme celui de l'homme. Il faudrait faire une étude sociologique pour comprendre pourquoi.
Non, c'est plus compliqué que cela.
laiglejo a écrit :.....mais pour finir, tout le monde est perdant : l'homme, la femme.....et les enfant.

.......et ça fait une société n'importe nawak ! :clown:
Mais le résultat est bien là.

En fait, la société s'est féminisée dans son comportement : l'émotionnel, qui est le propre de la femme, occupe tout l'espace et en premier lieu l'espace de décision.
La dernière élection présidentielle en est une preuve. Une autre est l'omniprésence de l'émotionnel dans tout ce qui nous entoure, en particulier la pub, le traitement des informations ...

D'un autre coté, la Femme est poussée à se masculiniser, à occuper le rôle de l'homme.
Sauf que l'Homme ne peut pas prendre le rôle de la Femme. La différence de "câblage" interne (du cerveau) fait que cela ne fonctionne que rarement.
De plus, l'Homme ne pourra jamais mettre un enfant au monde !

Donc nous en sommes là : une société féminisée, et des femmes masculinisées extérieurement.
Nous revenons donc au problème de la place de l'Homme dans ce chaos.

Tant que la Femme refusera de reprendre sa place, il y aura déséquilibre.
La Femme doit être à la maison (mais non cloitrée). Mais cela ne doit pas se faire d'une manière discriminante. Il faut valoriser le travail de la Femme au foyer :
- toutes celles qui ont eu des enfants en travaillant puis en restant au foyer se sont rendu compte du gain que cela représente dans leur relation avec leur enfant
- dans les familles où les 2 parents travaillent, il faut payer quelqu'un pour ... remplacer la femme absente pour garder les enfants et faire tourner la maison
...

Lorsque je dis que la Femme doit retrouver sa place au foyer, ce n'est pas péjoratif, au contraire. Je suis toujours sidéré de voir tout ce que ma femme peut faire en restant "au foyer".
De plus, il faut que ce soit une action de société :
- 75% des femmes ayant un bébé de moins de 3 ans prennent le congé parental et aimerai le continuer ensuite
- combien de foyers ont besoin de 2 salaires pour vivre en plus des allocations et autres aides financière ? Si on remplaçait tout cela par un salaire de "femme au foyer", il n'y aurait plus besoin d'aide ménagère, de "nounou" ni de soutien scolaire.

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : dim. 16 mars 2008, 9:24
par Christian
Bon dimanche à tous,

S’il est un mythe qu’il est facile d’exploser, c’est celui de la mère s’occupant de ses enfants au cours des âges. La littérature et les historiens (notamment Philippe Ariès L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime) nous montrent assez que dans les familles riches après le 17ème siècle, pour ne pas remonter plus haut dans le temps, les enfants étaient élevés par des gouvernantes et des précepteurs français (ou suisses). C’était vrai dans toute l’Europe (sauf en Angleterre après Waterloo, où les garçons de ces familles aisées quittaient la maison pour la pension après 9 ans).

Et dans les foyers pauvres, si la mère n’était pas employée comme domestique ou ouvrière, elle trimait à la boutique, aux champs, au lavoir, et si elle restait à la maison, elle s’affairait aux fourneaux, au ménage, au raccommodage, elle n’avait guère le temps de s’occuper de la nombreuse marmaille qu’elle avait mise au monde.

En fait, jamais dans l’histoire, les parents n’ont passé autant de temps avec leurs enfants. A cause des vacances et de l’accroissement des périodes de loisir ; à cause de l’industrialisation de la chaîne alimentaire et des appareils ménagers (quand est la dernière fois que vous avez plumé un poulet, retroussé un lapin, vidé un poisson, ravaudé des chaussettes, rapiécé une culotte, tricoté des moufles… ?) ; à cause de la réduction du nombre des enfants.

Entre une femme d’aujourd’hui et une femme au foyer d’il y a deux siècles, entre un gamin d’aujourd’hui et le fils d’une femme au foyer d’il y a deux siècles, je sais ce que quasi toute les femmes et quasi tous les gamins choisiraient d’être.

Mais la disponibilité des parents ne signifie pas qu'elle soit réellement consacrée aux gamins. Que la mère soit au bureau ou qu'elle soit au repassage, elle n'est pas avec son enfant. Pas plus que papa quand il bricole à la cave ou regarde la télé. Bien des parents qui travaillent à l'extérieur ne donnent à leurs enfants que peu de temps, mais c'est un temps de qualité, d'attention totale. Beaucoup plus satifaisant pour les enfants que les parents présents/absents, qui imaginent consacrer leur vie à leur famille, mais dont l'esprit est perpétuellement ailleurs.

Christian




Les femmes qui se veulent les égales des hommes manquent d’ambition
Timothy Leary

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : dim. 16 mars 2008, 16:20
par giorgino
Que vous le vouliez ou non Christian la femme occidentale n' a jamais autant perdu sa féminité et cela en amont de sa vie d' épouse ; elle l' a déjà perdu au lycée , quand on voit les sorties d' école où 800 à 1000 élèves sortent sur le coup de midi et où l'on voit tous ces lycéens en jean et veste noire ou blouson de cuir noir , en baskets ,indifferenciés sexuellemnt à tel point qu'on serait , si on passe un peu vite en voiture , incapable de dire en quelle classe ils sont et s'il s' agit de filles ou de garçons . En amont de leur vie de femmes , de leur vie d' épouse , ou de future mère , déjà au lycée les filles ont perdu leur féminité . Déjà .
Pas étonnant que les hommes " consultent " ne sachant pas où se situer : c 'est ça la réalité pas celle que vous décrivez .
Votre exemple des familles riches du 17 eme siècle n' a rien à voir avec la réalité actuelle , rien !!

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : dim. 16 mars 2008, 16:36
par DavidB
giorgino a écrit :quand on voit les sorties d' école où 800 à 1000 élèves sortent sur le coup de midi et où l'on voit tous ces lycéens en jean et veste noire ou blouson de cuir noir , en baskets ,indifferenciés sexuellemnt...
euh... Personne ne leur a dit que ça fait maintenant 18 ans que les années 80 sont terminées? Il semble qu'ici au Quebec, ce genre de "mode" soit passé... ouf!

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : lun. 17 mars 2008, 23:51
par giorgino
Vous avez bien tort si vous considerez que ce ne sont qu'histoires de chiffon . Le signifiant est de la même imprtance que le signifié . Dit par Pascal , l' homme n 'est ni ange ni bête , qui veut faire l' ange fait la bête . Ainsi David vous ne pouvez ignorer en tant qu' américain du nord que l' obésité - forme ob-scène comme le dit un philosophe français contemporain , est un phénomène très caracatéristique de la "féminité " yankee . Mais là je vous avoue qu'on donne dans l' avachissement .

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : mar. 18 mars 2008, 0:02
par Boris
Je suis entièrement d'accord avec Giorgino : depuis quelques années on entend dire que l'habit ne fait pas le moine, ce à quoi je réponds qu'il y participe tout de même.

Regardez le scoutisme :
- certains mouvements ont conservé l'uniforme dans une forme proche de l'original, ces mouvements sont bien vivants et croissent chaque années
- certains mouvements ont voulu réviser l'uniforme et la pédagogie pour suivre les modes, ils sont en pertes de vitesse, et je ne parle même pas de la Foi qu'ils ont perdu.

Quand à Christian, je l'ai mis sur la liste des personnes à ignorer pour ne pas avoir à subir ses messages incohérents et à coté de la plaque, comme le montre encore une fois la réponse donnée par Giorgino.

Re: Perte d 'identité sexuelle

Publié : mar. 18 mars 2008, 12:19
par giorgino
Je pense effectivement que tout ceci est loin d ' etre qu'une seule affaire de froufrou ni de dentelle . La perte de féminité ( en tant que forme ) n'est pas sans conséquence sur le comportement : en meme temps qu'elle se déféminise la jeune fille , masculinisée se comporte comme ses copains ; j' ai lu tout recemment sur le fournisseur d' accès que les très jeunes filles avaint maintenant plus de partenaires que les garçons au même age . Rien que ça !! Et ce sont les femmes qui sont à 80% demandeuses de divorce , peut etre du reste ce sont les mêmes ..qqs années après !!!
Pas étonnant que l' homme comme le souligne Boris soit fragilisé . Cette dissolution du sens , cette indifferenciation ( à laquelle R Girard fait clairement allusion dans " Je vois satan tomber comme l' éclair " ) n'est pas sans gravité et ne traduit surement pas une bonne santé morale ni une bonne santé tout court de nos sociétés occidentales .