J'appelle cette messe la messe "claquoir" , le cérémoniaire disposait de cet instrument 2 coups : tout le monde à genoux 2 coups tout le monde se relève, Petit coups répétés rapides tout le monde s'incline, etc
Ce joujou a l'air d'accroître la solennité du rite et n'est pas pour me déplaire.

Enfin, claquoir ou pas, les attitudes communes sont souhaitables à la messe, "Paul VI" y compris et je préfère que les gestes des servants d'autels soient réglés au claquoir, ce qui donne une synchronicité très solennelle, plutôt que ceux-ci soient désordonnés et brouillons.
Solange a écrit :
Dans les messes selon le rituel de Paul VI,la quête a toujours lieu au moment de l'Offertoire,ce qui n'est pas le cas dans le rite tridentin si j'ai bien compris les quelques pages de ce forum que je viens de parcourir.J'ai toujours été habituées aux messes de Vatican II. A quel moment exactement la quête a lieu dans une messe traditionnelle ? Est-ce que la quête pendant la célébration eucharistique a toujours existé ? J'avoue que si je comprends parfaitement la raison, je ne suis pas d'accord sur le fait que ce "bruit de ferraille" ait lieu à un moment aussi important de la messe.
Bonjour, Solange !
Comme le disait Paul-Victor (alias le banni Marc

, si j'ai bien compris) avant son dérapage trollesque sur la-messe-d'un-autre-âge-pour-pharisiens-et-autres-sépulcres-blanchis (le chien aboie, la caravane passe

), dans les deux formes du rite, la quête a lieu pendant l'offertoire.
La quête n'est pas une affaire honteuse d'argent qu'il faudrait faire en cachète, c'est un acte liturgique et l'offertoire est le moment le plus indiqué : tandis que le prêtre offre le pain et le vin pour qu'ils deviennent, par le Sacrifice de la Messe, le Corps et le Sang du Christ, nous nous unissons à cette offrande d'oblation. C'est pourquoi, dans les deux formes du rite, l'offertoire se termine par la même prière de l'
orate fratres, dont la traduction du latin a été massacrée

: elle signifie, en réalité "Priez, frères, afin que mon sacrifice
qui est aussi le vôtre puisse être agréé par Dieu, le Père tout puissant !". On répond "Que par vos mains le Seigneur reçoive ce sacrifice, pour sa louange et sa gloire, pour notre bien et celui de toute sa sainte Eglise." (Les traducteurs ont pris quelques libertés avec leur "Prions ensemble au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Église" - "Pour la gloire de Dieu et le salut du monde"!!!)
Voici le texte de présentation de l'offertoire de
mon missel médiéval pharisoïde

:
Missel biblique des dimanches et des fêtes - Tardy et Action Catholique Rurale, 1961, édition conforme au code des rubriques de 1960 a écrit :
LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE - I. Offertoire : préparation du sacrifice.
A la grand'messe, unissons-nous au chant de l'offrande, puis reportons-nous au chant de la préface.
Autrefois, les chrétiens apportaient au prêtre du pain, du vin et d'autres produits de leur travail. On en faisait trois parts : une pour la messe, une pour la subsistance des prêtres, une pour les pauvres et les œuvres de l'Eglise.
Ces offrandes sont aujourd'hui remplacées par l'honoraire de messe et par la quête. L'offrande du pain bénit, le défilé de l'offrande aux messes des morts, les offrandes des produits de la moisson ou de la vendange continuent aussi cet usage.
Ce qui compte encore plus, c'est l'offrande intérieure de nous-mêmes : de notre cœur avec ses peines et ses joies, de notre travail et de nos efforts, bref de toute notre vie, pour que le sacrifice du Christ devienne le nôtre, pour que le Christ nous transforme et nous rende meilleurs.
Les prières de l'Offertoire ressemblent souvent à celles du Canon : elles rappellent que ce pain et ce vin vont devenir le sacrifice du Christ, pour la gloire de Dieu et en l'honneur des saints, pour la rémission de nos péchés et le salut du monde.
Ainsi, puisque les échanges dans notre société sont basés sur la monnaie, il est normal que les offrandes soient de l'argent. Dans les messes africaines, on a aussi des processions d'offrande de fruits, par exemple.
Bien à vous,
Laurent.