Altior a écrit : ↑lun. 15 janv. 2024, 23:34
Anit a écrit : ↑lun. 15 janv. 2024, 12:31
Mais la logique de la religion catholique actuelle me dépasse, donc après tout... pourquoi pas !
Pourtant, Anit, je vois collé à votre nom d'emprunt et mis en majuscule conviction : CATHOLIQUE. Ne serait-il pas plus judicieux d'écrire : MA RELIGION À MOI ?
Altior, grandement vous m’effrayez !
Vous auriez pu noter plutôt qu’en réduisant l’eucharistie à introduire symboliquement Dieu, elle nie la Présence Réelle, ce qui sans doute était involontaire mais symptomatique de ce que peu croient désormais que celle-ci soit efficiente mais y croient « théoriquement » parce que c’est comme çà - l’opposé par conséquent de ce que dénote sa question centrale objet du fil, d’où peut-être un manque de logique
Anit a écrit : ↑lun. 15 janv. 2024, 12:31
Par ailleurs , si vous estimez que le Christ et sa mère n'auraient jamais assisté au moindre spectacle, il est surprenant d'imaginer qu'ils se sentiraient honorés d'être amenés symboliquement en procession dans de tels lieux afin d'y célébrer une eucharistie.
(Quand on cherche à ce que soit « respecté » l’eucharistie, est-ce qu’on ne cherche pas souvent plutôt à en être respecté, se montrant prêt à la refuser si cela nous semble impossible… Que vaut-il le mieux ? L’éviter, l’éloigner ou se soumettre, serait-ce avec réserve et distance, hypocrisie ?)
Vous avez préféré (j'en reste sur Altior) exposer un propos qui, certes, dépassait le cadre strict de la corrida, et parce que sans doute sur la corrida vous ne parvenez pas à avoir d’opinion définitive, ce qui vous permet d’en avoir quand même une sur les opinions d’Anit – ne critiquiez-vous pas récemment jusqu’au titre même d’un des fils qu’elle a créé ?
Ne savez-vous pas que Dieu préfère ceux qui sont « en marche » et s’interroge à ceux qui prétendent tout savoir et être arrivé ?
Dont je vous ferai remarquer qu’en l’occurrence, parlant de logique, elle ne cite rien à l’appui qui en fasse l’objet tandis que concernant ce qui permettrait d’y souscrire ou non, vous êtes le champion des avis de type « critiques » sans toujours que ce soit logique – critère qui ne me semble pas si loin d’être objectif et recevable dès lors que la Révélation n’est pas en cause.
Or cette attitude qui est aujourd’hui la sienne ne viendrait-elle pas d’une habitude détestable (vous la jugez manifestement telle) prise au sein de l’Eglise au regard des critiques des tradis qui ont réussi à en faire admettre et légitimer le principe pourvu que… quoi ?, on se le demande !
Ce seul « quoi » justifierait que vous fassiez exception à la règle qui vaut condamnation ?
Vous avez beau vous y essayer à longueur de temps, vous n’avez toujours pas réussi à y faire entrer quoi que ce soit de convainquant sinon le point de vue péremptoire que seuls les tradis appliqueraient la saine doctrine et pratiqueraient la saine liturgie.
Vos interventions sont d’ailleurs trop souvent absentes des fils où le « quoi » est vraiment traité avec objectivité et « science » pour qu’il n’y ait rien à en déduire !
La façon abrupte dont vous condamnez Anit sans même vous renseigner sur le quoi (qui pourrait ressembler au vôtre) m’effraye donc, car ne savez-vous pas que de la mesure dont vous jugez les autres vous serez jugé ?
Certes, je ne pense pas, serait-il péché contre l’Esprit, que ce péché vous vaudra plus que le purgatoire, pourvu que votre vie soit conforme aux commandements, encore que la vertu ne soit pas un critère de salut mais je vous accorde aussi d’avoir la foi.
2 mots maintenant sur le sujet.
Jésus n’est pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Sa présence ici peut donc se justifier de ce qu’il y aurait « en face » la reconnaissance d’être pécheur (un peu comme la justification récente de certaines bénédictions). Cela suppose de s’éloigner de ce qui a été appelé le triomphalisme, d’éviter les amalgames (bénédiction hors de tout cadre nuptial : c’est l’actualité), de ne pas se faire phagocyter par le folklorique, etc.
Concernant le fait de « risquer sa vie », cela condamnerait tout sport extrême, et même moins ou plutôt plus. Me concernant j’ai fait volontairement quand l’occasion s’en est présentée des acrobaties au détriment de toros, je les ai vécues comme une interpellation de Dieu : comment se fait-il que ce toro, destiné à m’être soumis, se rebelle ainsi bien que je sois racheté du péché, et comment faire pour restaurer l’état de paix initial si en dépit de toutes celles qui déjouaient sa « folie » il persiste dans son attitude et ne veut pas comprendre son statut de soumission ?
Un animal a quelque chose de plus « franc » que l’homme mauvais et le spectacle qui le met en scène (ce qui est discutable, c’est l’usage d’armes qui ne soient pas égales par leur nature) peut avoir une valeur forte et non négligeable pour la méditation chrétienne. Provoquerait-elle le rejet…
Quelques artistes martiaux ont osé la confrontation et pas pour mettre à mort, mais juste montrer leur supériorité (qu’ils ont prouvée) – et leur courage.
Sur l’amusante querelle concernant la participation de Jésus, celui que je connais, qui déjeunait avec les pécheurs, s’invitait chez Zachée, faisait le spectacle en marchant sur l’eau, maudissant un figuier pour l’assécher, chassant des vendeurs au Temple (noyant un cheptel de cochons !) ou multipliant des pains et des poissons en pleine montagne, guérissant un paralysé au nez et à la barbe des religieux qu’il avait auparavant et délibérément scandalisé (car pas avant d’avoir remis ses péché) – au retour de la transfiguration (quel spectacle !)) n’a-t-il pas attendu qu’il y ait plus d’affluence pour guérir le spectaculaire « lunatique » ?, et je ne parle pas de son entrée des rameaux… - n’aurait pas dédaigné de s’inviter à un spectacle dont il aurait par sa présence transformé les règles.
Supprimez le spectacle de la messe et qu’en reste-t-il ?
Il faut n’avoir pas lu ou bien si mal l’apocalypse pour douter que Dieu puisse apprécier les spectacles, surtout ceux dont nous sommes acteurs.
Un spectacle n’est-il pas fait pour se donner de la joie (même si elle devient frelatée avec certains et même si que pour certains) ?Un lieu permettant de rassembler le plus de monde possible répond très bien à Son désir, peu importe sa finalité première ! Combien de grâces aux JMJ ! Dieu veut que nous développions nos talents !
Notre sainteté elle-même n’est-elle pas un spectacle ouvert et permanent, en serait-il le seul spectateur ? Même si beaucoup se trompent de rôle ou d’interprétation…
En tout cas, la présence de l’Eglise là où Anit vous la critiquez
Anit a écrit : ↑sam. 13 janv. 2024, 13:56
Je voulais savoir si selon vous il est acceptable que des prêtres célèbrent des messes dans des arènes où se pratiquent régulièrement des corridas (parfois juste avant) et si il est correct qu'ils acceptent de bénir ces arènes et d'y faire des processions ?
n’est pas un fait moderne mais relève d’un temps où les critiques d’aujourd’hui n’avaient pas de valeur.
Vous voudriez donc faire mieux, alors qu’aujourd’hui les tradis se battent pour que du moins l’on fasse aussi bien ?
Eh bien en cela vous avez raison, mais il faut repartir alors de ce qu’il y avait de bien, en l’occurrence et là : l’idée de transformer le monde par la présence notamment du Saint-Sacrement et des rites, passait avant celle du risque de se compromettre. Ne sommes-nous pas tous pécheurs ? Mais était-ce efficace et pertinent ?
Vaste sujet que je vous laisserai aborder en première après cet aiguillage qui change les perspectives, et qui devrait vous conduire à rejoindre l’avis de la Samaritaine. C’est toute la difficulté que connait l’Eglise contemporaine : comment changer d’avis tout en restant dans la continuité, quand il est évident qu’il faut changer d’avis mais aussi conserver la pertinence et la vérité de l’ancien : vraie difficulté devant laquelle les tradis ont préféré capituler au risque de se saborder (si l’Eglise les avait suivis…) mais de le nier.