Suis-je irénique ?
Publié : mar. 27 févr. 2024, 20:47
Bonjour à tous,
J'ai été converti il y plusieurs années et ai été baptisé récemment, dans la foi protestante évangélique baptiste. J'ai tenté de lire entièrement le fil "Contre les doctrines évangéliques - Matériel argumentaire", sans lunettes polémiques mais par intérêt. Je ne suis pas parvenu au bout, n'étant pas suffisamment théologien ni instruit concernant les Écritures.
Je me défini avant tout comme chrétien. Pour prendre un verset très neutre, c'est notamment Romain 12:3 qui m'a, vis-à-vis de ma vie intime, convaincu de faire mienne la foi que prêche mon église. J'ai conscience non seulement des dérives de certaines églises protestantes, et même dans la mienne je ressens parfois la volonté d'accuser certaines différences, heureusement jamais exagérée. Je suppose que tout catholique pratiquant regrette la séparation, peut prier avec un protestant et sait distinguer le bon grain de l'ivraie entre le catéchisme romain ou la foi en vigueur dans sa paroisse, et la foi de ses éventuels amis protestants.
Peut-être connaissez-vous Henri Blocher mais voici ce qui me semble le plus parfait et bref résumé de la doctrine luthérienne-évangélique : https://toutpoursagloire.com/article/vi ... ri-blocher. Concernant "ce qui sauve", j'essaye de faire mienne la pensée, difficile et relativement datée, de Dietrich Bonnhoffer : http://www.aepeb.be/liege/Croire/connai ... oeffer.htm.
Je me pose en revanche, en toute sincérité, une simple question : exceptées les églises protestantes aux doctrines et pratiques clairement blâmables, le cœur de la différence n'est-elle pas celle du risque, du risque de dérives objectives ou subjectives ? Et dès lors, de la sensibilité personnelle, et non divine, à ces risques ? Et la genèse de cette différence : historique ? Je ne minimise pas les risques de dérives, ni l'histoire. Je ne plaide pas non plus pour une parfaite communion qui passerait par la force humaine de conviction. En revanche, je ne parviens pas à saisir comment les questions du salut et de la grâce puissent s'épuiser dans des questions purement doctrinales ou liturgiques.
Nous tous désirons voir de plus en plus de femmes et d'hommes saisir la main de Christ et le suivre. L'apologétique a du sens, l'œcuménisme peut parfois en manquer. Mais pourquoi toutes ces querelles collectives, aujourd'hui encore, jusque dans le cœur de certains ? C'est une question à la fois sincère, et orientée. Orientée en ce sens que, et j'espère n'offenser personne, je les trouve, du moins aujourd'hui, en France... inutiles.
Si vous me trouvez irénique, ou pire, je vous lirai volontiers.
Fraternellement.
J'ai été converti il y plusieurs années et ai été baptisé récemment, dans la foi protestante évangélique baptiste. J'ai tenté de lire entièrement le fil "Contre les doctrines évangéliques - Matériel argumentaire", sans lunettes polémiques mais par intérêt. Je ne suis pas parvenu au bout, n'étant pas suffisamment théologien ni instruit concernant les Écritures.
Je me défini avant tout comme chrétien. Pour prendre un verset très neutre, c'est notamment Romain 12:3 qui m'a, vis-à-vis de ma vie intime, convaincu de faire mienne la foi que prêche mon église. J'ai conscience non seulement des dérives de certaines églises protestantes, et même dans la mienne je ressens parfois la volonté d'accuser certaines différences, heureusement jamais exagérée. Je suppose que tout catholique pratiquant regrette la séparation, peut prier avec un protestant et sait distinguer le bon grain de l'ivraie entre le catéchisme romain ou la foi en vigueur dans sa paroisse, et la foi de ses éventuels amis protestants.
Peut-être connaissez-vous Henri Blocher mais voici ce qui me semble le plus parfait et bref résumé de la doctrine luthérienne-évangélique : https://toutpoursagloire.com/article/vi ... ri-blocher. Concernant "ce qui sauve", j'essaye de faire mienne la pensée, difficile et relativement datée, de Dietrich Bonnhoffer : http://www.aepeb.be/liege/Croire/connai ... oeffer.htm.
Je me pose en revanche, en toute sincérité, une simple question : exceptées les églises protestantes aux doctrines et pratiques clairement blâmables, le cœur de la différence n'est-elle pas celle du risque, du risque de dérives objectives ou subjectives ? Et dès lors, de la sensibilité personnelle, et non divine, à ces risques ? Et la genèse de cette différence : historique ? Je ne minimise pas les risques de dérives, ni l'histoire. Je ne plaide pas non plus pour une parfaite communion qui passerait par la force humaine de conviction. En revanche, je ne parviens pas à saisir comment les questions du salut et de la grâce puissent s'épuiser dans des questions purement doctrinales ou liturgiques.
Nous tous désirons voir de plus en plus de femmes et d'hommes saisir la main de Christ et le suivre. L'apologétique a du sens, l'œcuménisme peut parfois en manquer. Mais pourquoi toutes ces querelles collectives, aujourd'hui encore, jusque dans le cœur de certains ? C'est une question à la fois sincère, et orientée. Orientée en ce sens que, et j'espère n'offenser personne, je les trouve, du moins aujourd'hui, en France... inutiles.
Si vous me trouvez irénique, ou pire, je vous lirai volontiers.
Fraternellement.