Être heureux en 2024…
Publié : mer. 28 août 2024, 1:30
Bonjour à tous,
Je m’appelle Aymeric, j’ai 26 ans, et je suis envahi par des pensées de mort depuis mon enfance.
Quand j’étais au lycée , je me rappelle que j’étais fasciné par la mort, quelques décès m’avaient marqué mais je n’éprouvais pas nécessairement de chagrin, j’étais plutôt fasciné par l’idée d’imaginer l’au delà, de confronter les croyances, d’en discuter avec des amis… C’est plus ou moins après cette période que j’ai commencé à me tourner vers Dieu. Je me suis fait baptiser (n’étant pas issu d’une famille catholique). Et l’idée de la mort a été évacuée, c’était la vie qui m’intéressait.
A la fac, j’ai vu un film qui traitait du suicide et ces pensées sont survenues à nouveau. La même fascination, mais cette fois-ci la volonté de comprendre pourquoi les gens veulent mettre fin à leurs jours, et de les aider. J’ai fait partie d’une association d’aide, axée sur la santé mentale, dans l’esprit de dissuader les autres de commettre l’irréparable. J’ai été plus ou moins mis de côté car je parlais souvent de Dieu et ce groupe d’aide se voulait « laïc ».
Quand je suis rentré dans la vie active, je suis incapable de comprendre quand et où ça a dégénéré. Je n’ai vécu aucune expérience particulièrement traumatisante, mais j’ai commencé à me lasser de tout. Les gens m’ennuient, à l’heure où mes anciens camarades construisent des relations, certains même des vies de famille, cela ne me fait pas envie. Les amitiés me déçoivent, je ne trouve pas de sens non plus au travail. J’ai essayé de m’accrocher, j’ai prié Dieu encore plus fort, j’ai allumé des bougies, j’ai demandé de l’aide, je me suis confessé mais rien n’a changé. Toujours ce dégoût pour l’existence et la contemplation d’une alternative, de quelque chose ailleurs. Je me suis efforcé de rencontrer quelqu’un qui pourrait m’élever, me faire voir des choses moins sombres, mais elle m’a quitté car je n’étais pas impliqué, selon elle je « jouais un rôle ». Je suis allé voir un médecin, on m’a dit que je faisais une dépression mais je ne me suis pas reconnu dans ce diagnostique. On m’a quand même prescrit des anti-dépresseurs. Et depuis que je les prends j’ai l’impression que c’est encore pire. Je dors davantage, c’est le seul avantage. Pour le reste, c’est noir noir noir.
Ce n’est pas que je sois angoissé, c’est que je n’ai rien envie de ’faire’, de construire… Quand je le fais quand même, cela me coûte et je finis par tout détruire. Je me sens aussi très isolé. J’ai l’impression de ne pas être à ma place: le climat, internet, les voitures, l’intelligence artificielle… c’est presque impossible de respirer. J’ai acheté la Bible en format poche et me suis mis à la lire doucement, mais comme la plupart des choses, je m’accroche puis je laisse tomber. Alors j’essaie de lire un court passage par semaine, comme une histoire que je suis, mais certaines images, métaphores, génèrent parfois de l’inconfort. Je n’arrive pas a l’expliquer.
J’ai dit que je n’étais pas angoissé mais quand même, je n’ai pas de frère et de sœur, pas d’amis, perdre un jour mes parents, gérer les papiers, quand je pense à ça, j’ai très peur.
J’ai commencé à reprendre un peu d’espoir la semaine dernière, paradoxalement c’est le fait de repenser à la mort. D’imaginer la mienne, où quand comment? Sera-t-elle douloureuse, qui il y aura autour de moi ce jour là. Et l’idée d’agir moi même sur la fin de mon existence s’évapore. Ça me plaît juste d’imaginer la Vie Éternelle, tout l’Amour qu’elle comporte, et en même temps sa perspective me semble si infinie, si longue. Parfois j’aimerais juste appuyer sur le bouton OFF.
Mais en même temps je suis déterminé dans mon intention de me relever. Au fond, je n’ai pas ma choisi ma naissance et la mort arrivera inévitablement. Il me faut donc parvenir à trouver quand même des satisfactions au milieu, pour le temps qu’il me reste, et à 26 ans, il me reste beaucoup de temps
…. Pourriez vous prier pour moi?
Aymeric
Je m’appelle Aymeric, j’ai 26 ans, et je suis envahi par des pensées de mort depuis mon enfance.
Quand j’étais au lycée , je me rappelle que j’étais fasciné par la mort, quelques décès m’avaient marqué mais je n’éprouvais pas nécessairement de chagrin, j’étais plutôt fasciné par l’idée d’imaginer l’au delà, de confronter les croyances, d’en discuter avec des amis… C’est plus ou moins après cette période que j’ai commencé à me tourner vers Dieu. Je me suis fait baptiser (n’étant pas issu d’une famille catholique). Et l’idée de la mort a été évacuée, c’était la vie qui m’intéressait.
A la fac, j’ai vu un film qui traitait du suicide et ces pensées sont survenues à nouveau. La même fascination, mais cette fois-ci la volonté de comprendre pourquoi les gens veulent mettre fin à leurs jours, et de les aider. J’ai fait partie d’une association d’aide, axée sur la santé mentale, dans l’esprit de dissuader les autres de commettre l’irréparable. J’ai été plus ou moins mis de côté car je parlais souvent de Dieu et ce groupe d’aide se voulait « laïc ».
Quand je suis rentré dans la vie active, je suis incapable de comprendre quand et où ça a dégénéré. Je n’ai vécu aucune expérience particulièrement traumatisante, mais j’ai commencé à me lasser de tout. Les gens m’ennuient, à l’heure où mes anciens camarades construisent des relations, certains même des vies de famille, cela ne me fait pas envie. Les amitiés me déçoivent, je ne trouve pas de sens non plus au travail. J’ai essayé de m’accrocher, j’ai prié Dieu encore plus fort, j’ai allumé des bougies, j’ai demandé de l’aide, je me suis confessé mais rien n’a changé. Toujours ce dégoût pour l’existence et la contemplation d’une alternative, de quelque chose ailleurs. Je me suis efforcé de rencontrer quelqu’un qui pourrait m’élever, me faire voir des choses moins sombres, mais elle m’a quitté car je n’étais pas impliqué, selon elle je « jouais un rôle ». Je suis allé voir un médecin, on m’a dit que je faisais une dépression mais je ne me suis pas reconnu dans ce diagnostique. On m’a quand même prescrit des anti-dépresseurs. Et depuis que je les prends j’ai l’impression que c’est encore pire. Je dors davantage, c’est le seul avantage. Pour le reste, c’est noir noir noir.
Ce n’est pas que je sois angoissé, c’est que je n’ai rien envie de ’faire’, de construire… Quand je le fais quand même, cela me coûte et je finis par tout détruire. Je me sens aussi très isolé. J’ai l’impression de ne pas être à ma place: le climat, internet, les voitures, l’intelligence artificielle… c’est presque impossible de respirer. J’ai acheté la Bible en format poche et me suis mis à la lire doucement, mais comme la plupart des choses, je m’accroche puis je laisse tomber. Alors j’essaie de lire un court passage par semaine, comme une histoire que je suis, mais certaines images, métaphores, génèrent parfois de l’inconfort. Je n’arrive pas a l’expliquer.
J’ai dit que je n’étais pas angoissé mais quand même, je n’ai pas de frère et de sœur, pas d’amis, perdre un jour mes parents, gérer les papiers, quand je pense à ça, j’ai très peur.
J’ai commencé à reprendre un peu d’espoir la semaine dernière, paradoxalement c’est le fait de repenser à la mort. D’imaginer la mienne, où quand comment? Sera-t-elle douloureuse, qui il y aura autour de moi ce jour là. Et l’idée d’agir moi même sur la fin de mon existence s’évapore. Ça me plaît juste d’imaginer la Vie Éternelle, tout l’Amour qu’elle comporte, et en même temps sa perspective me semble si infinie, si longue. Parfois j’aimerais juste appuyer sur le bouton OFF.
Mais en même temps je suis déterminé dans mon intention de me relever. Au fond, je n’ai pas ma choisi ma naissance et la mort arrivera inévitablement. Il me faut donc parvenir à trouver quand même des satisfactions au milieu, pour le temps qu’il me reste, et à 26 ans, il me reste beaucoup de temps
Aymeric