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Démission de Mgr Rey
Publié : mar. 07 janv. 2025, 11:59
par Olivier JC
Mgr Rey vient d'annoncer sa démission, faisant suite à une demande expresse du Souverain Pontife.
Mgr Rey a écrit :Après la visite fraternelle du cardinal Aveline, qui a été suivie de la visite apostolique conduite par Mgr Hérouard et Mgr Mercier, le pape a nommé, il y a un an, Mgr François Touvet comme évêque coadjuteur à mes côtés. Il a confié à ce dernier des facultés propres de gouvernement, dans les domaines de la gestion économique et immobilière, de l’accompagnement du clergé, de la formation des séminaristes, et du suivi des communautés au sein du diocèse. Juste après cette nomination, au cours d’une audience privée le 23 décembre 2023, le pape m’avait encouragé à assumer cette collaboration dans un esprit fraternel, et à ne pas démissionner.
Au terme d’une première année où la suspension des ordinations a été levée pour presque tous les candidats, le nonce m’a informé que le Saint-Père me demandait de déposer ma charge d’évêque diocésain de Fréjus-Toulon, sans que j’aie eu connaissance d’éléments nouveaux par rapport à ceux qui avaient motivé la désignation de l’évêque coadjuteur.
Face aux incompréhensions, aux pressions, et aux polémiques toujours néfastes pour l’unité de l’Église, le critère ultime de discernement reste pour moi celui de l’obéissance au Successeur de Pierre.
De même que je me suis toujours efforcé de répondre aux appels à la nouvelle évangélisation de saint Jean-Paul II, puis aux encouragements de Benoît XVI à accueillir et à former les vocations sacerdotales, enfin aux orientations de François, j’ai accepté, dans le cas présent, de remettre la charge pastorale qui m’avait été confiée en l’an 2000 par Jean-Paul II.
Alors que j’atteins ma 25ᵉ année d’épiscopat au service du diocèse de Fréjus-Toulon, je rends grâce à Dieu pour les bénédictions et les fruits missionnaires que nous avons portés ensemble. Grâce à la mobilisation pastorale des paroisses, à l’apport des mouvements et des communautés de diverses sensibilités spirituelles, à la diaconie du Var, au rayonnement de la vie religieuse, notre diocèse a pu offrir un témoignage évangélique et une vitalité missionnaire reconnue. En particulier, je suis profondément reconnaissant d’avoir vu tant de jeunes offrir leur vie pour le service de l’Église. L’Église varoise est belle de sa diversité et dynamique dans son élan pastoral.
Je tiens à remercier chaleureusement tous les membres du clergé, les consacrés et les fidèles laïcs pour leur engagement fidèle et généreux. Je continuerai à prier pour que cette communion missionnaire se déploie dans la fidélité à l’Évangile et l’amour de l’Église.
Ayant remis ma démission au Saint-Père, je célébrerai une messe d’action de grâce le samedi 1er février à 10h30 au domaine de La Castille. Vous y êtes tous conviés.
Que Dieu vous bénisse.
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Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mar. 07 janv. 2025, 13:58
par Altior
Je suis étonné que c'est à peine maintenant que Monseigneur Rey est viré. Il a eu trop de succès pastoral. Comment a-t-il osé d'avoir tant de vocations dans son diocèse ?
À qui le tour maintenant ? Votre Sainteté, savez-vous que Monseigneur Aillet aussi .... ?
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mar. 07 janv. 2025, 14:38
par Gaudens
sans que j’aie eu connaissance d’éléments nouveaux par rapport à ceux qui avaient motivé la désignation de l’évêque coadjuteur.
Troublant , en effet.
Ceci m'amène à une question pour les spécialistes d'histoire de l'Eglise: depuis quand le pape s'arroge-t-il le droit de déposer un évêque, hors cas évident d'hérésie, de simonie ou de comportement scandaleux ? Je ne crois pas que ce fut le cas dans l'Eglise médiévale.
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mar. 07 janv. 2025, 14:49
par Olivier JC
Gaudens a écrit : ↑mar. 07 janv. 2025, 14:38Ceci m'amène à une question pour les spécialistes d'histoire de l'Eglise: depuis quand le pape s'arroge-t-il le droit de déposer un évêque,hors cas évident d'hérésie, de simonie ou de comportement scandaleux ? Je ne crois pas que ce fut le cas dans l'Eglise médiévale.
Le Souverain Pontife n'a pas déposé Mgr Rey, il lui a demandé de remettre la démission de sa charge pastorale, ce que l'intéressé a accepté tout comme il aurait pu le refuser.
Ce qui n'empêche pas qu'en vertu du pouvoir qui est le sien, le Souverain Pontife peut souverainement retirer à un évêque sa juridiction, possibilité qui est d'ailleurs expressément prévu par le Code de droit canonique depuis que François l'a fait modifier en ce sens... Nul besoin d'un quelconque précédent, le fait que le pouvoir de l'évêque de Rome soit ordinaire et immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles (
Pastor Aeternus) suffit à le justifier.
Quant à la mesure elle-même, ce qui me navre le plus est qu'il n'ait pas charitablement été permis à Mgr Rey de passer les trois années qui lui restent avant de devoir remettre, selon le droit, la démission de sa charge, en demeurant à la tête de son Eglise puisqu'il est évident que l'évêque coadjuteur est, depuis sa nomination, l'administrateur de fait du diocèse.
Ce qui me navre également est que si la même rigueur devait être appliqué à tout évêque qui commet des erreurs dans le gouvernement de son diocèse, et ce fut le cas de Mgr Rey, bien peu d'églises locales conserveraient un pasteur à leur tête, à commencer par celle de Rome...
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Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mar. 07 janv. 2025, 19:50
par Gaudens
Le Souverain Pontife n'a pas déposé Mgr Rey, il lui a demandé de remettre la démission de sa charge pastorale, ce que l'intéressé a accepté tout comme il aurait pu le refuser.
Ce qui n'empêche pas qu'en vertu du pouvoir qui est le sien, le Souverain Pontife peut souverainement retirer à un évêque sa juridiction, possibilité qui est d'ailleurs expressément prévu par le Code de droit canonique depuis que François l'a fait modifier en ce sens... Nul besoin d'un quelconque précédent, le fait que le pouvoir de l'évêque de Rome soit ordinaire et immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles (Pastor Aeternus) suffit à le justifier.
Cher Olivier, je ne suis pas d'accord.
Cette demande de démission est bel et bien une déposition puisque en fait,Mgr Rey n'aurait pu la refuser ,ce qu'il reconnait lui même dans son entretien au Figaro de ce jour.
Et ce en raison de l'ultramontanisation de l'Eglise pratiquée dans la seconde partie du XIXè siècle et dont le couronnement fut le Concile Vatican I ,dont Pastor Aeternus fait partie.
Avant ce décret reconnaissant à l'évêque de Rome une juridiction "universelle et immédiate"(c'est l'immédiat qui est choquant ici),je gage qu'on ne trouverait pas trace d'un tel "droit" pontifical dans l'histoire.Corrigez moi si ce n'est pas le cas.
Au fond,quand les braves gens de ma jeunesse disaient avec regret que "Vatican II avait changé la religion", leurs grands parents auraient pu en dire autant de Vatican I. Il faudra bien un jour revenir sur de telles aberrations ecclésiologiques. Du reste elles montrent bien qu'elle sont telles quand un catholique observant comme vous reconnait in fine que cette demande de démission aurait bien dû s'adresser aussi bien à celui qui en a fait la demande à l'autre. sans parler des évêques allemands et autres, tout proches de l'hérésie (pour être gentil) et à qui on ne demande rien.
D'accord ,bien sûr,avec la seconde partie de votre message ci-dessus.
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mar. 07 janv. 2025, 21:36
par Altior
Gaudens a écrit : ↑mar. 07 janv. 2025, 19:50
Et ce en raison de l'ultramontanisation de l'Eglise pratiquée dans la seconde partie du XIXè siècle et dont le couronnement fut le Concile Vatican I ,dont Pastor Aeternus fait partie.
Mais non, Gaudens ! Nous ne sommes pas après Vatican I, mais après Vatican II. Avec sa "collégialité". Dans le "travail ensemble", dans le "travail en équipe", dans la "concertation" dont on ne cesse pas de nous seriner partout. En plein combat contre le "cléricalisme", dans "l'Église Synodale" qui enchaîne réunion après réunion. Dans le pharisianisme et la stérilité des décisions collectives qui sont spécialement préparées pour ne rien décider de concret. Dans les formes sans fond.
Le problème n'est pas le principe de la centralisation, voire la personnalisation du pouvoir dans l'Église. À mon avis, le problème est l'orientation moderniste de la plupart de l'Église. Et la tiédeur et la dhimmitude qui n'en sont que les conséquences. Le Pape actuel n'est que le représentant de ce courant, spécialement élu PARCE QUE il en fait parti. Avez-vous l'impression que si la CEF avait le pouvoir de virer Mgr Ray elle aurait agit autrement ? Avez-vous l'impression que si ce pouvoir n'était pas celui du Pape, mais celui du Collège des Cardinaux la chose aurait été autrement ? Auriez-vous oublié qui a allumé le feu dans ce diocèse ? Une plainte faite par une clique qui a trouvé que Mgr Ray est trop conservateur. Cela a été la cause (ou le prétexte ?) d'une "visite fraternelle", a son tour cause (ou prétexte) d'une visite apostolique. Je l'ai dit et je le répète : il m'est clair que le Pape a une dent contre tout ce qui fait parti, même de loin, de la tradition. Toutefois, il haït le tradition moins que le curé du coin. Moins que mon évêque. Moins que la plupart des évêques de France (et de ceux d'Allemagne, dont vous faites allusion). Ce n'est pas "Pastor Aeternus" qui a fait virer Mgr Ray (tout comme Cattenoz, Barbarin et autres), c'est l'esprit actuellement dominant dans l'Église : l'esprit Vatican II.
Par ailleurs, je pense que "juridiction immédiate" ne veut pas dire "juridiction tout de suite", mais "juridiction non médiée (pas des interposés)".
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mer. 08 janv. 2025, 7:25
par cmoi
Altior a écrit : ↑mar. 07 janv. 2025, 21:36
À mon avis, le problème est l'orientation moderniste de la plupart de l'Église.
Alors l'Eglise n'est plus
une, sainte, catholique et apostolique...
Alors II n'est plus avec elle...
Est-il seulement ressuscité ?

Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mer. 08 janv. 2025, 8:40
par Olivier JC
Gaudens a écrit : ↑mar. 07 janv. 2025, 19:50Cher Olivier, je ne suis pas d'accord.
Cette demande de démission est bel et bien une déposition puisque en fait,Mgr Rey n'aurait pu la refuser ,ce qu'il reconnait lui même dans son entretien au Figaro de ce jour.
Le fait que Mgr Rey ait
moralement estimé devoir remettre sa démission ne change rien au fait qu'il avait la possibilité de refuser. Le Code de droit canonique prévoit uniquement que l'évêque diocésain qui, pour une raison de santé ou pour toute autre cause grave, ne pourrait plus remplir convenablement son office, est instamment prié de présenter la renonciation à cet office. Il ne lui retire nullement la possibilité d'apprécier par lui-même s'il ne peut effectivement plus remplir convenablement son office.
Mgr Rey aurait donc pu refuser cette demande, même s'il est évident qu'en y déférant, il a en réalité démontré sa parfaite capacité à agir en évêque puisqu'il est fort peu probable que le Souverain Pontife se soit satisfait d'un refus, ainsi qu'il ressort du précédent de Mgr Strickland. Il était donc très clairement dans l'intérêt de l'Eglise, particulière comme universelle, que Mgr Rey renonce à son office plutôt qu'il en soit révoqué.
Gaudens a écrit : ↑mar. 07 janv. 2025, 19:50Et ce en raison de l'ultramontanisation de l'Eglise pratiquée dans la seconde partie du XIXè siècle et dont le couronnement fut le Concile Vatican I ,dont Pastor Aeternus fait partie.
Avant ce décret reconnaissant à l'évêque de Rome une juridiction "universelle et immédiate"(c'est l'immédiat qui est choquant ici),je gage qu'on ne trouverait pas trace d'un tel "droit" pontifical dans l'histoire.Corrigez moi si ce n'est pas le cas.
Je ne connais pas de précédents dans l'histoire, mais je pense néanmoins que Boniface VIII, par exemple, aurait été fort à l'aise avec
Pastor Aeternus. Ensuite, une fois encore, autre est un Concile, autre l'application d'un Concile. Le Souverain Pontife ne dispose pas d'une juridiction ordinaire et immédiate sur l'Eglise universelle pour en être l'Ordinaire, mais pour pouvoir intervenir souverainement lorsque les circonstances l'exigent pour le bien de l'Eglise. L'évêque de Rome qui intervient dans le gouvernement d'une Eglise locale, ce devrait être uniquement comme le pompier qui démolit une porte à coup de hache pour aller éteindre un incendie. L'ultramontanisme est une plaie.
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Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mer. 08 janv. 2025, 11:50
par nicolas-p
de ce que j'ai pu lire ou comprendre, son rapprochement avec le monde traditionaliste a déplu et des imprudences de discernement sur certains profils originaux lui ont été reprochés.
cela ressemble tout de même a une mise à l’écart programmée. (déjà prévue depuis 2 ans avec la nomination du co-adjudicateur?)
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mer. 08 janv. 2025, 14:10
par Gaudens
Oui Nicolas, tout ceci est exact et confirmé par l'intéressé lui même dans son entrevue au Figaro hier.Il ajoute (avec réalisme,me semble-t-il) une pondération de ses succès (qu'il estime à 90% de ses nombreuses initiatives en 25 ans) et ses échecs (10% , d'après lui). On aimerait bien que ses confrères dans l'épiscopat en France et ailleurs puissent afficher les mêmes pourcentages. C'est assez consternant .
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : jeu. 09 janv. 2025, 14:11
par Fée Violine
ses échecs (10% , d'après lui).
Personne ne lui reproche ses réussites. Mais ces échecs représentent pas mal de gens qui ont souffert, Mgr Rey aurait pu éviter ces souffrances en étant plus attentif.
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : jeu. 09 janv. 2025, 17:46
par Olivier JC
Gaudens a écrit : ↑mer. 08 janv. 2025, 14:10Oui Nicolas, tout ceci est exact et confirmé par l'intéressé lui même dans son entrevue au Figaro hier.Il ajoute (avec réalisme,me semble-t-il) une pondération de ses succès (qu'il estime à 90% de ses nombreuses initiatives en 25 ans) et ses échecs (10% , d'après lui). On aimerait bien que ses confrères dans l'épiscopat en France et ailleurs puissent afficher les mêmes pourcentages. C'est assez consternant .
J'avoue avoir très peu suivi la situation du diocèse de Toulon jusqu'à présent, mais les recherches auxquelles je me suis livré m'amènent à nuancer quelque peu ces affirmations. Au-delà des
"hommeries" qui ont sans nul doute joué un rôle dans le sort de Mgr Rey, tant il est vrai que la charité fraternelle n'est pas plus répandue dans le clergé de manière générale et au sein de l'épiscopat plus particulièrement que partout ailleurs, il me semble que le diocèse de Toulon et le gouvernement qui a été celui de Mgr Rey depuis le début du siècle font ressortir une problématique aussi vieille que l'Eglise, à savoir la relation entre les dons hiérarchiques et charismatiques pour la vie et la mission de l’Église.
En d'autres termes, il y a dans cet épisode ecclésial un peu de S. Paul et de l'Eglise de Corinthe...
On peut d'ailleurs noter un certain raidissement du Saint Siège en la matière, ce dont témoignent par exemple les récentes normes de discernement en matière d'apparitions surnaturelles ou le contrôle
a priori désormais systématiquement exercé par le dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique s'agissant de l'érection par un évêque d'une association publique de fidèles lorsqu'elle s'inscrit dans la perspective de devenir un institut de vie consacrée ou une société de vie apostolique.
Pour ma part, je n'y trouve pas grand chose à redire, même si un tel raidissement pourra sans nul doute donner lieu à des excès comme il en fut du raidissement contre le modernisme. Une plus grande vigilance aurait pu permettre d'éviter bien des dérives, dont je suis toujours sidéré de voir l'ampleur dans toutes ces
"communautés nouvelles".
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Re: Démission de Mgr Rey
Publié : mer. 15 janv. 2025, 16:15
par Catholique Zombie
Gaudens a écrit :
Cette demande de démission est bel et bien une déposition puisque en fait, Mgr Rey n'aurait pu la refuser ,ce qu'il reconnait lui même dans son entretien au Figaro de ce jour.
Et ce en raison de l'ultramontanisation de l'Eglise pratiquée dans la seconde partie du XIXè siècle et dont le couronnement fut le Concile Vatican I ,dont Pastor Aeternus fait partie.
Avant ce décret reconnaissant à l'évêque de Rome une juridiction "universelle et immédiate"(c'est l'immédiat qui est choquant ici),je gage qu'on ne trouverait pas trace d'un tel "droit" pontifical dans l'histoire. Corrigez moi si ce n'est pas le cas.
Au fond, quand les braves gens de ma jeunesse disaient avec regret que "Vatican II avait changé la religion", leurs grands parents auraient pu en dire autant de Vatican I. Il faudra bien un jour revenir sur de telles aberrations ecclésiologiques
Vous seriez maintenant en train de qualifier les deux conciles du Vatican d'aberrations ecclésiologiques ? Vous ne craignez pas de frapper fort.
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : jeu. 16 janv. 2025, 20:15
par Gaudens
Fée Violine:
Personne ne lui reproche ses réussites. Mais ces échecs représentent pas mal de gens qui ont souffert, Mgr Rey aurait pu éviter ces souffrances en étant plus attentif.
Je ne sais trop à qui vous faites allusion ,habitant pas loin de ce diocèse vous avez peut-être des informations que nous n'avons pas.Mais ne pensez-vous pas que ceux qui ont le plus souffert dans tout ça(est-ce fini, d'ailleurs ?) sont ceux sur qui a été lancé le voile de la suspicion ? Je pense ,entre autres, aux 10 séminaristes dont l'ordination a été suspendue l'an passé alors que,finalement, neuf d'entre eux viennent d'être ordonnés . Ils ont dû passer une drôle d'année.
Re: Démission de Mgr Rey
Publié : jeu. 16 janv. 2025, 20:24
par Gaudens
Bonsoir Altior;
Avez-vous l'impression que si la CEF avait le pouvoir de virer Mgr Ray elle aurait agit autrement ? Avez-vous l'impression que si ce pouvoir n'était pas celui du Pape, mais celui du Collège des Cardinaux la chose aurait été autrement ?
Eh bien,je pense que personne, ni la CEF ni le pape,ni la Curie,ne devrait s'arroger le droit de forcer un évêque à la démission,sauf cas d'hérésie patente, de simonie ou d'immoralité grave.
Quant à Vatican I, je pense qu'il n'est pas plus à l'abri de la critique que Vatican II, n'en déplaise aux tradis, à condition de formuler ces critiques avec retenue et pondération, par exemple en souhaitant des reformulations plus nuancées par le Saint-Siège ou par un futur Concile.