Le sang de la miséricorde
Publié : mar. 20 mai 2025, 6:36
Quand on cherche Dieu, la première étape, c’est de percevoir sa grâce.
C’est bouleversant. Ça fait chialer, tant c’est incroyable.
Quelle présence !
Le cœur s’ouvre d’un coup, après des années de blocages.
C’est soudain, inattendu.
Et c’est donné gratuitement à celui qui le demande sincèrement.
Mais à cette étape, beaucoup se méprennent.
Les évangéliques appellent cela la nouvelle naissance, je crois.
Les Témoins de Jéhovah y voient un appel à devenir l’un des 144 000 membres oints du petit troupeau.
Mais la grâce initiale ne dure pas.
C’est ce que dit, en images, le Cantique des cantiques :
C’est alors que beaucoup se lancent sur un chemin de pureté, pensant répondre à l’appel du Christ.
Mais ce n’est pas l’homme qui se rend pur.
C’est Dieu qui purifie, Dieu et lui seul !
Ce qu’il faut faire, c’est chercher.
Courir comme la Shulammite.
Le Bien-Aimé est quelque part dans le désert.
C’est long, c’est dur.
Parfois, il reviendra brièvement, juste pour guider.
C’est une épreuve intérieure, un dépouillement radical.
Il faut affronter ses peurs.
C’est douloureux.
Et toujours cette angoisse : L’ai-je perdu ?
Puis, peu à peu, on apprend à lâcher prise.
Il revient à Pâques.
La liturgie et les rites catholiques nous apprennent à aimer, à faire confiance.
Pas besoin d’en dire plus,
celui qui aime la liturgie, trouvera.
S’enivrer de ce vin, encore et encore…
Puis vient une question :
Pourquoi te caches-tu ?
Es-tu trop saint pour moi ?
Cette étape est rude.
Le Seigneur veut nous voir nus.
On résiste. Ce serait un blasphème.
Mais il insiste. Il n’enlève pas sa grâce.
Et lorsqu’on ose enfin, la grâce surabonde.
On découvre qu’on peut être là, tel qu’on est, dans notre misère.
Elle engendre au contraire une assurance profonde :
le Christ nous aime au-delà de tout.
Oui, on peut être tel que l’on est, dans toute notre misère, devant lui.
C’est immensément rassurant :
on n’est peut-être pas encore délivré,
mais on est déjà sauvé — et parfaitement aimé.
C’est une joie d’être enfin totalement honnête, sans peur.
À ce stade, la grâce peut demeurer, immense, indéfiniment.
Mais l’appel ne s’arrête pas là. Il propose plus encore : la délivrance.
Car cette assurance d’être aimé nous appelle à aimer l’autre tel qu’il est.
On se sent alors poussé à rendre au Seigneur toute cette grâce reçue, pour obtenir un bien plus grand :
la miséricorde.
Car si la grâce sauve, la miséricorde délivre.
Mais qui dit miséricorde, dit misère.
Et là, c’est le choc !
La misère est dure, rude, violente, sans échappatoire.
C’est là que commence le vrai chemin de sainteté.
« Lave les pieds de ton frère qui souffre, et moi je te laverai, jusqu’à ce que tu acceptes enfin ma miséricorde. »
Sans effort !
Ça déborde, ça rayonne, c’est là !
Non plus avec des mots, mais dans l’écoute, le service, l’abandon.
On peut enfin accepter la misère de l’autre.
L’autre devient le Christ.
Un Christ qui souffre.
Et ce n’est plus le vin de la grâce,
mais le sang de la miséricorde
qui nous guide.
C’est bouleversant. Ça fait chialer, tant c’est incroyable.
Quelle présence !
Le cœur s’ouvre d’un coup, après des années de blocages.
C’est soudain, inattendu.
Et c’est donné gratuitement à celui qui le demande sincèrement.
Mais à cette étape, beaucoup se méprennent.
La grâce dit : « Je t’aime, tu es sauvé. »Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.
— Mt 22,14
Les évangéliques appellent cela la nouvelle naissance, je crois.
Les Témoins de Jéhovah y voient un appel à devenir l’un des 144 000 membres oints du petit troupeau.
Mais la grâce initiale ne dure pas.
C’est ce que dit, en images, le Cantique des cantiques :
La grâce semble partir, et cela fait très mal.Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée,
ils m’ont frappée, ils m’ont blessée,
ils m’ont enlevé mon voile,
les gardes des remparts.
— Ct 5,7
C’est alors que beaucoup se lancent sur un chemin de pureté, pensant répondre à l’appel du Christ.
Mais ce n’est pas l’homme qui se rend pur.
C’est Dieu qui purifie, Dieu et lui seul !
Ce qu’il faut faire, c’est chercher.
Courir comme la Shulammite.
Le Bien-Aimé est quelque part dans le désert.
C’est long, c’est dur.
Parfois, il reviendra brièvement, juste pour guider.
C’est une épreuve intérieure, un dépouillement radical.
Il faut affronter ses peurs.
C’est douloureux.
Et toujours cette angoisse : L’ai-je perdu ?
Puis, peu à peu, on apprend à lâcher prise.
Il revient à Pâques.
La liturgie et les rites catholiques nous apprennent à aimer, à faire confiance.
Pas besoin d’en dire plus,
celui qui aime la liturgie, trouvera.
Quand la grâce est rendue, il faut la faire grandir.cherchez, vous trouverez
— Mt 7,7
S’enivrer de ce vin, encore et encore…
Puis vient une question :
Pourquoi te caches-tu ?
Es-tu trop saint pour moi ?
C’est déroutant.ils disent : « Retire-toi ! Ne m’approche pas,
je suis trop saint pour toi ! »
Cela fait monter en moi une fumée de colère,
un feu qui brûle à longueur de jour.
— Is 65,5
Cette étape est rude.
Le Seigneur veut nous voir nus.
On résiste. Ce serait un blasphème.
Mais il insiste. Il n’enlève pas sa grâce.
Et lorsqu’on ose enfin, la grâce surabonde.
On découvre qu’on peut être là, tel qu’on est, dans notre misère.
La grâce ne disparaît pas pendant ces moments.Là où le péché abonde,
la grâce surabonde.
— Rm 5,20
Elle engendre au contraire une assurance profonde :
le Christ nous aime au-delà de tout.
Oui, on peut être tel que l’on est, dans toute notre misère, devant lui.
C’est immensément rassurant :
on n’est peut-être pas encore délivré,
mais on est déjà sauvé — et parfaitement aimé.
C’est une joie d’être enfin totalement honnête, sans peur.
À ce stade, la grâce peut demeurer, immense, indéfiniment.
Mais l’appel ne s’arrête pas là. Il propose plus encore : la délivrance.
Car cette assurance d’être aimé nous appelle à aimer l’autre tel qu’il est.
On se sent alors poussé à rendre au Seigneur toute cette grâce reçue, pour obtenir un bien plus grand :
la miséricorde.
Car si la grâce sauve, la miséricorde délivre.
Mais qui dit miséricorde, dit misère.
Et là, c’est le choc !
La misère est dure, rude, violente, sans échappatoire.
C’est là que commence le vrai chemin de sainteté.
« Lave les pieds de ton frère qui souffre, et moi je te laverai, jusqu’à ce que tu acceptes enfin ma miséricorde. »
C’est là qu’on commence à aimer vraiment.Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
— Mt 5,7
Sans effort !
Ça déborde, ça rayonne, c’est là !
Non plus avec des mots, mais dans l’écoute, le service, l’abandon.
On peut enfin accepter la misère de l’autre.
L’autre devient le Christ.
Un Christ qui souffre.
Et ce n’est plus le vin de la grâce,
mais le sang de la miséricorde
qui nous guide.
ils ont lavé leurs robes,
ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.
— Apocalypse 7,14