Dixit S. Thomas (3a 79,5) à propos de l'Eucharistie : "C'est pourquoi il produit l'effet du sacrement en celui qui mange, tandis qu'il produit l'effet du sacrifice en celui qui offre ou en celui pour qui il est offert".
Sur ce, deux questions :
1. Doit-on considérer qu'offre celui qui est physiquement présent à la messe, ou uniquement celui qui se trouve dans une attitude spirituelle d'offrande ? Je pose cette question, parce que, ma femme se plaignant de ne pouvoir suivre la messe à cause d'un adorable petit monstre de 14 mois (mon fils ), un prêtre lui a répondu que c'était sa façon à elle de vivre la messe, et que le seul fait d'être présent était donc suffisant. Qu'en est-il ?
2. Concrètement, comment on offre ? Existe-t-il des prières ? A quel moment les dire, etc, etc...
Et bien si on ne peut pas assister à la Messe, on peut toujours la regarder le dimanche matin sur France 2 à la télé ou encore sur KTO (télévision catholique sur le câble) ou même à la radio, il y a plein de radio chrétienne en France ou la Messe est rediffusée.
Le plus simple est de prendre un missel et de lire les prières, oraisons et lectures de la Messe en question.
Je ne crois pas qu'il existe de prières spéciales pour les absents de Messe, on peut toujours porter la Communion à un malade, mais là c'est différent.
« La liturgie nous fait entrer dans un mystère, c'est-à-dire une réalité cachée en Dieu (...) Elle nous fait accéder, à travers les éléments sensibles disposés par l'Eglise, à la vie du Christ Ressuscité, désormais auprès du Père, entouré des anges et des saints. » Michel Gitton
On ne peut pas demander à la schola ou à la chorale de suivre à 100% ce qui se passe à l'Autel.
Idem pour les parents qui s'occupent de leurs enfants.
La participation active n'est pas la participation activiste !
La participation est active à partir du moment où on est présent et que l'on fait ce que l'on doit faire :
- prêtre : suivre les rubriques et prier au nom de l'assemblée, prier au memento des vivants pour tous ceux qui ne peuvent pas suivre correctement la messe pour X raisons
- parents : s'occuper des enfants pour qu'ils ne gênent pas les autres fidèles par leur bruit (je ne parle pas des mouvements : un enfant n'est pas une image)
- chorale : chanter juste et ce qu'il faut au bon moment
- autres : ne pas se laisser distraire par les enfants qui courent et les parents qui leur courent après et prier pour eux car visiblement ils ont autres chose à faire, c'est cela la communion ecclésiale.
Je pense qu'en tant que mère d'enfants, la participation la plus adaptée est d'éduquer ses enfants à comprendre le sacrifice eucharistique et à entrer dans le mystère de la Foi.
Une autre catégorie pour Boris : la participation du servant de messe se fait en premier dans le service de l'autel et non dans la dévotion privée.
Effectivement, la participation active n'est pas le fait de dire ou faire en permanence quelque chose.
La présentation générale du Lectionnaire Romain dit que la participation active aux lectures se fait par l'écoute attentive : aucun activisme comme vous pouvez le constater, ni par un chant ni par un geste.
Seulement une attitude intérieur.
Si on reprend l'exemple du servant, effectivement, il ne peut pas être à la dévotion en permanence. Lors de la bénédiction, il doit se concentrer sur la procession de sortie qui se met en place. Lors de l'aspersion d'eau, le porteur doit se concentrer à suivre le prêtre et non à faire son examen de conscience.
Pour la schola et la chorale, c'est préparé le chant de communion pendant le "ecce agnus" car celui-ci démarre immédiatement derrière le "non sum dignus", à la communion du prêtre.