Mission ?
Publié : ven. 25 avr. 2008, 15:27
Au grès de mes lectures sur Internet, j'ai notament visité le site du diocèse de Quimper et Léon, or ce que j'ai lu m'a particulièrement choqué.
Le site, dans sa section jeune adulte, propose des documents à télécharger. J'ai donc ouvert un document qui avait pour titre "Mission : de la géographie à la relation" Jean-Yves Baziou est maître de conférence à la faculté de théologie de Lille .
http://catholique-quimper.cef.fr/jeunes ... u.doc/view
J'ai choisi de vous présenter quelques extraits de cette conférence librement accessible pour pouvoir en débattre. L’Abbé Jean Yves Baziou est prêtre du diocèse de Quimper. Il enseigne à l’université catholique de Lille. Il a travaillé avec les mouvements d’action catholique en monde rural et à l’Aumônerie de l’enseignement public.
Le document dans son ensemble ne me semble pas réellement conforme à ce que l'Église enseigne, mais j'ai tenu à donner les deux passages qui m'ont le plus interpeller.
En accord avec le Saint Concile Oecuménique Vatican II, je vous propose d'étudier si ce document est conforme, car je n'ai pas de grande connaissances théologique pour pouvoir affirmer si la doctrine catholique est bien expliquée.
In Christo Rege
Arzur
Le site, dans sa section jeune adulte, propose des documents à télécharger. J'ai donc ouvert un document qui avait pour titre "Mission : de la géographie à la relation" Jean-Yves Baziou est maître de conférence à la faculté de théologie de Lille .
http://catholique-quimper.cef.fr/jeunes ... u.doc/view
J'ai choisi de vous présenter quelques extraits de cette conférence librement accessible pour pouvoir en débattre. L’Abbé Jean Yves Baziou est prêtre du diocèse de Quimper. Il enseigne à l’université catholique de Lille. Il a travaillé avec les mouvements d’action catholique en monde rural et à l’Aumônerie de l’enseignement public.
Extrait du texte de l'abbé Jean Yves Baziou a écrit :Vatican II commence à enregistrer le fait que l’Église catholique entrait dans l’âge d’un pluralisme irréversible. Mais admettre le pluralisme supposait de quitter une perspective longtemps dominante et qu’on peut qualifier de monarchique dans la mesure où elle postule que le christianisme, au nom de l’unique médiation de salut du Christ, est porteur d’une vérité supérieure et donc exclusive des autres, et qu’à ce titre tout homme doit faire partie de l’Église pour être sauvé. Une telle perspective tendrait à l’extrême à préférer l’unicité à la pluralité religieuse. C’est là une pente possible du « grand récit chrétien » qui englobe toute singularité humaine, toute époque, et toute culture dans le mystère du salut de Dieu. Certes cet englobement peut signifier en positif que l’amour de Dieu n’exclut personne, mais il peut conduire en négatif à faire de la religion chrétienne le seul passage obligé pour accéder à Dieu. C’est alors la religion qui devient à elle-même son propre but et elle perd dans ce cas l’un des critères de sa justesse, à savoir sa fonction « véhiculaire », c’est-à-dire celle d’être un chemin vers une Hauteur ou une Vérité qui la dépasse.
Extrait du texte de l'abbé Jean Yves Baziou a écrit :Une telle perspective conduit à reconnaître que le christianisme représente une expérience religieuse parmi d’autres dans le monde et dans l’histoire : il est une des formes qu’a prise la question humaine de Dieu. Elle conduit aussi à reconnaître la légitimité et l’originalité du chemin spirituel de l’autre. Plus encore : elle mène à discerner la profondeur de l’engagement de Dieu dans nos différentes humanités. Une telle vision se fonde sur la foi chrétienne que Dieu a donné sa grâce et son Esprit à toute chair. Il est présent dans le cœur de chaque être humain et de chaque peuple. La grâce est ce qu’il y a de bien et de vrai en chacun, y compris en chaque tradition religieuse : c’est « le don de Celui qui illumine tout homme pour que finalement il ait la vie ». Cette grâce de Dieu est aussi ce qui fait accéder au salut du Christ sans pour autant supposer une intégration à l’Église (Jean-Paul II, Redemptoris Missio, 10). L’activité missionnaire consiste alors à « guérir », « élever » ou « achever » tout ce qu’il y a de germes de bien dans le cœur et la pensée des hommes ou dans leurs rites propres et leur culture » (LG 17).
Le document dans son ensemble ne me semble pas réellement conforme à ce que l'Église enseigne, mais j'ai tenu à donner les deux passages qui m'ont le plus interpeller.
En accord avec le Saint Concile Oecuménique Vatican II, je vous propose d'étudier si ce document est conforme, car je n'ai pas de grande connaissances théologique pour pouvoir affirmer si la doctrine catholique est bien expliquée.
In Christo Rege
Arzur