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Le moral des prêtres

Publié : ven. 16 mai 2008, 13:20
par jean_droit
Je vais aborder un point un peu délicat mais qui me semble intéressant.
J'ai noté qu'en province de nombreux prêtres n'avaient pas vraiment le moral.
Ce week end j'étais à Vannes et j'ai rencontré très longtemps un prêtre congolais.
Et, au travers de ses conversations, j'ai ressenti un peu d'impuissance de sa part.
Pourtant je sais qu'il se démène pour son église.
Ce matin je vois une entrée dans le forum catholique qui est un peu du même ton.
http://leforumcatholique.org/message.php?num=396003
Une fois éliminées certaines réponses "idiotes" ou "polémistes" cela m'a fait peine.
J'ai essayé de répondre maladroitement.
Oui, nous devons essayer d'être derrière nos prêtres.
Les aimer, les aider sans se substituer à eux.
Ce qui ne veut pas dire être des "béni oui oui".
Dur, dur !

Re: Le moral des prêtres

Publié : ven. 16 mai 2008, 13:48
par Boris
Lorsque j'étais étudiant, le diacre qui s'occupait de la Mission étudiante nous avait raconté deux ou trois choses lorsqu'il était devenu prêtre : en croisant ses paroissiens au super marché, certains l'ignoraient et d'autres lui disaient qu'ils allaient le dresser.

Effectivement, c'était un jeune prêtre, qui n'avait pas participé au n'importe quoi des années 70/80, comme ces paroissiens de 50 ans et plus.

La force de la Communauté Saint Martin, c'est justement que les prêtres qui pensent dans la même voie, vivent ensembles et se soutiennent.
De fait, il y a constitution d'un noyau qui s'accroit avec les paroissiens prêts à suivre le Pape et l'Eglise. Et cela améliore considérablement le moral des prêtres.


Un problème vient sans doute de la mauvaise formation reçu au séminaire : ils ne peuvent pas mettre les pieds dans le plat une fois arrivés en paroisse et rappelant à tous qui est le curé ou le vicaire et qui sont les ouailles, même si elles rendent des services précieux.
Qui a l'autorité de prise de décision et qui ne l'a pas.

Les conseils pastoraux, les équipes liturgiques, ..., que sais-je encore, n'ont aucune réalité dans le droit canon : aux yeux de l'Eglise, ces groupes n'ont aucune autorité !
Mais combien le savent ? Combien sont profiteurs ? Combien sont mal-croyant et déchristianisés en leur for intérieur et s'approprie le service qu'ils rendent et refusent de lâcher prise ?


Nous en revenons je pense toujours à l'éternelle question de la conversion personnelle, de l'humilité et de l'obéissance à l'Eglise.