Entre richesse et pauvreté : de quoi subister
Publié : mer. 24 sept. 2008, 15:10
Livre des Proverbes 30,5-9.
Seigneur, je ne te demande que deux choses, ne me les refuse pas avant que je meure ! Éloigne de moi le mensonge et la fausseté, ne me donne ni la pauvreté ni la richesse :accorde-moi seulement de quoi subsister.
Car, dans l'abondance, je pourrais te renier en disant : « Le Seigneur n'existe pas. » Et, dans la misère, je pourrais devenir un voleur, et profaner ainsi le nom de mon Dieu.
Ces deux uniques demandes, comme elles sont importantes, à mes propres yeux ! Que je ne trouve sur mon chemin ni mensonge ni fausseté - et encore moins des mensonges et des faussetés déguisés en paroles flatteuses et séduisantes. Que je ne me remplisse pas d'illusions sur moi-même: car ce que j'ai reçu, que ce soit en talents ou en biens, tout vient de Dieu, qui est le seul Bien. Quant à la seconde demande: "Accorde-moi seulement de qui subsister" - quelle merveille, quelle justesse d'observation !
En effet, la pauvreté, même si elle peut devenir source de sainteté, ne peut l'être pour tous. Et dans une âme, le manque et la crainte du manque valent très souvent l'appétit du gain et l'avarice. Quant à l'abondance, non seulement elle précipite souvent l'orgueil, mais elle fausse le regard de l'homme sur sa valeur réelle de son existence, et peut le pousser à sa perte : "Insensé, cette nuit-même ta vie te sera redemandée, et ton argent qui l'aura ?"
N'y a-t-il pas d'ailleurs un lien subtil entre les deux demandes ? Car la richesse tout autant que la pauvreté mentent sur la valeur de la vie, ou interviennent pour en fausser la compréhension. La sagesse réside donc dans une grande modestie, une attitude de réserve à l'égard de tout ce que propose le monde: richesses ou pensées.
Seigneur, je ne te demande que deux choses, ne me les refuse pas avant que je meure ! Éloigne de moi le mensonge et la fausseté, ne me donne ni la pauvreté ni la richesse :accorde-moi seulement de quoi subsister.
Car, dans l'abondance, je pourrais te renier en disant : « Le Seigneur n'existe pas. » Et, dans la misère, je pourrais devenir un voleur, et profaner ainsi le nom de mon Dieu.
Ces deux uniques demandes, comme elles sont importantes, à mes propres yeux ! Que je ne trouve sur mon chemin ni mensonge ni fausseté - et encore moins des mensonges et des faussetés déguisés en paroles flatteuses et séduisantes. Que je ne me remplisse pas d'illusions sur moi-même: car ce que j'ai reçu, que ce soit en talents ou en biens, tout vient de Dieu, qui est le seul Bien. Quant à la seconde demande: "Accorde-moi seulement de qui subsister" - quelle merveille, quelle justesse d'observation !
En effet, la pauvreté, même si elle peut devenir source de sainteté, ne peut l'être pour tous. Et dans une âme, le manque et la crainte du manque valent très souvent l'appétit du gain et l'avarice. Quant à l'abondance, non seulement elle précipite souvent l'orgueil, mais elle fausse le regard de l'homme sur sa valeur réelle de son existence, et peut le pousser à sa perte : "Insensé, cette nuit-même ta vie te sera redemandée, et ton argent qui l'aura ?"
N'y a-t-il pas d'ailleurs un lien subtil entre les deux demandes ? Car la richesse tout autant que la pauvreté mentent sur la valeur de la vie, ou interviennent pour en fausser la compréhension. La sagesse réside donc dans une grande modestie, une attitude de réserve à l'égard de tout ce que propose le monde: richesses ou pensées.