Ceci est la question
Publié : sam. 15 nov. 2008, 16:25
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8.
Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : 'Rends-moi justice contre mon adversaire.' Longtemps il refusa ; puis il se dit : 'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.' » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »
Lorsque je lis une page d'Evangile comme celle-ci, je me représente facilement Jésus au centre de la foule venue pour l'écouter, qui s'est répartie en cercle autour de lui. Mais l'image qui suit immédiatement, qui se se superpose à la première, comme un calque sur un dessin, c'est le Christ, l'Alpha et l'Omega, comme le point central de l'horloge des âges et des siècles. Le Seigneur est au centre, inamovible dans l'éternité, et ce sont les ans, les générations, les siècles et les millénaires qui gravitent autour de lui et ne cessent de L'interroger. Voici donc une parole qui est de nouveau de tous les temps.
Cet encouragement à prier et prier encore s'adresse d'abord aux disciples présents, car ils devront porter témoignage devant les juges sans justice des Pharisiens, puis devant César, qui pour l'heure est à Rome et dort tranquillement... sans pourvoir s'imaginer à quel point son pouvoir est près de s'effondrer.
La même parole est pour nous, qui aujourd'hui sommes tentés de baisser les bras, emportés que nous sommes dans un tourbillon où s'entremêlent désobéissances, confusions, désordres, apostasies, compromissions et silences coupables. Sous cette double optique, historique et géographique, puis universelle, la Parole nous entraîne inéluctablement à la question que Jésus pose à chacun:
"Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?"
Ce seul trait, sorti sans discussion possible de la bouche de Jésus, il y a plus de deux mille ans, m'inquiète beaucoup plus que le mot de cette voyante moderne qui disait que ce serait pour 1998 (car 1998 c'est trois fois 666, le nombre de la bête). S'il n'en fut pas ainsi, c'est que Dieu, contemplant les bras étendus de son Fils, prolonge d'autant le temps de la Miséricorde.
Cependant, voici un homme qui a vingt ans et qui vient de subir un lourd revers. Il voit le lendemain arriver qui lui donne une occasion de se relever; mais il n'en fait rien et, les jours suivants, il se sent réconforté puisque les jours qui reviennent ressemblent comme des gouttes d'eau aux jours qui viennent de passer... Et puis, sans savoir comment, il se retrouve, à quatre-vingts ans, à moins d'une heure de sa mort et cette fois: comme il est temps de se convertir et de croire !
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Allez dire à ce renard, qu'aujourd'hui et demain je marche et le troisième jour je suis au but !
Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : 'Rends-moi justice contre mon adversaire.' Longtemps il refusa ; puis il se dit : 'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.' » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »
Lorsque je lis une page d'Evangile comme celle-ci, je me représente facilement Jésus au centre de la foule venue pour l'écouter, qui s'est répartie en cercle autour de lui. Mais l'image qui suit immédiatement, qui se se superpose à la première, comme un calque sur un dessin, c'est le Christ, l'Alpha et l'Omega, comme le point central de l'horloge des âges et des siècles. Le Seigneur est au centre, inamovible dans l'éternité, et ce sont les ans, les générations, les siècles et les millénaires qui gravitent autour de lui et ne cessent de L'interroger. Voici donc une parole qui est de nouveau de tous les temps.
Cet encouragement à prier et prier encore s'adresse d'abord aux disciples présents, car ils devront porter témoignage devant les juges sans justice des Pharisiens, puis devant César, qui pour l'heure est à Rome et dort tranquillement... sans pourvoir s'imaginer à quel point son pouvoir est près de s'effondrer.
La même parole est pour nous, qui aujourd'hui sommes tentés de baisser les bras, emportés que nous sommes dans un tourbillon où s'entremêlent désobéissances, confusions, désordres, apostasies, compromissions et silences coupables. Sous cette double optique, historique et géographique, puis universelle, la Parole nous entraîne inéluctablement à la question que Jésus pose à chacun:
"Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?"
Ce seul trait, sorti sans discussion possible de la bouche de Jésus, il y a plus de deux mille ans, m'inquiète beaucoup plus que le mot de cette voyante moderne qui disait que ce serait pour 1998 (car 1998 c'est trois fois 666, le nombre de la bête). S'il n'en fut pas ainsi, c'est que Dieu, contemplant les bras étendus de son Fils, prolonge d'autant le temps de la Miséricorde.
Cependant, voici un homme qui a vingt ans et qui vient de subir un lourd revers. Il voit le lendemain arriver qui lui donne une occasion de se relever; mais il n'en fait rien et, les jours suivants, il se sent réconforté puisque les jours qui reviennent ressemblent comme des gouttes d'eau aux jours qui viennent de passer... Et puis, sans savoir comment, il se retrouve, à quatre-vingts ans, à moins d'une heure de sa mort et cette fois: comme il est temps de se convertir et de croire !
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Allez dire à ce renard, qu'aujourd'hui et demain je marche et le troisième jour je suis au but !