Fée Violine a écrit : On ne peut pas en déduire que tout le peuple était contre jésus, puisque au contraire tout au long des évangiles nous voyons que le peuple le suivait, l'approuvait, l'admirait (même s'ils n'avaient pas compris sa véritable nature.
C'est ce même peuple qui effectivement adulait Jésus et qui s'est retourné contre lui. Il l'ont accueilli avec des palmes et un peu plus tard l'ont fait crucifier.
Vous voyez le même retournement dans le livre de Job :
"Si je sortais vers la porte de la ville, si j'installais mon siège sur la place,
à ma vue, les jeunes gens se retiraient, les vieillards se mettaient debout.
Les notables arrêtaient leurs discours et mettaient la main sur leur bouche.
La voix des chefs s'étouffait et leur langue se collait au palais.
A m'entendre, on me félicitait, à me voir, on me rendait témoignage.
Ils m'écoutaient, dans l'attente, silencieux pour entendre mon avis.
Quand j'avais parlé, nul ne répliquait, et sur eux, goutte à goutte, tombaient mes paroles.
Ils m'attendaient comme la pluie, leur bouche s'ouvrait comme pour l'ondée de printemps.
Si je leur souriais, ils n'osaient y croire, ils recueillaient sur mon visage tout signe de faveur.
Je leur indiquais la route en siégeant à leur tête, tel un roi installé parmi ses troupes, et je les menais partout à mon gré"
"Il m'a dépouillé de ma gloire, ôté la couronne de ma tête.
Mes proches et mes familiers ont disparu, les hôtes de ma maison m'ont oublié.
Mes servantes me tiennent pour un intrus, je suis un étranger à leurs yeux.
Si j'appelle mon serviteur, il ne répond pas, quand de ma bouche je l'implore.
Vraiment, vous êtes la voix du peuple, avec vous mourra la Sagesse
tu as frappé d'horreur tout mon entourage
Mes adversaires aiguisent sur moi leurs regards, ouvrent une bouche menaçante. Leurs railleries m'atteignent comme des soufflets; ensemble ils s'ameutent contre moi
Mon souffle en moi s'épuise et les fossoyeurs pour moi s'assemblent.
je suis devenu la fable des gens, quelqu'un à qui l'on crache au visage."
Le passage brusque et sans raison de :
"
Si je leur souriais, ils n'osaient y croire, ils recueillaient sur mon visage tout signe de faveur."
à
"
Je suis devenu la fable des gens, quelqu'un à qui l'on crache au visage."
Tous l'ont adulé puis tous l'ont rejeté.