Les dimensions du pardon
Publié : dim. 28 déc. 2008, 17:01
Bonjour,
Je me pose quelques questions depuis un moment par rapport au pardon. J'y vois deux dimensions que je me propose de vous soumettre.
Je pars d'une situation réelle. Une personne de mon entourage qui m'a donné de l'amour toute la vie. Avec le temps j'ai pris conscience qu'il y avait dans cette relation une forme très forte de fusion. En d'autre terme un mélange malsaint. De mon côté il y a toujours eu adhésion inconsciente à cet état. Je me suis confié, j'ai refoulé la réalité de cette fusion et donc de ma perte progressive de personnalité devant cette personne.
Au sortir d'une retraite estivale dans un monastère où mon Père spirituel m'a fait connaitre des pistes pour la guérison intérieure (Simone Pacot, Marie Balmary), j'ai éprouvé le besoin de dire à cette personne tout ce que j'avais sur le coeur et souvent bien enveloppé dans mon inconscient depuis toujours.
Cette période a été terrible, tant les mots prononcés étaient durs dans les deux sens. Il y a eu de la haine et il y en a encore. Mais rien n'est sorti de fructueux.
Depuis je vis sans parler à cette personne ni sans la regarder et pourtant les circonstances de la vie nous font être en présence tous les jours.
Heureusement je peux en parler à des prêtres mais dans l'immédiat je n'avance pas.
Je voudrais demander pardon mais de quoi ? Il y a tant de mal ressenti depuis tant et tant d'années! Il y a si longtemps qu'aucune explication ne peut être abordée car l'autre refuse ces moments! Je voudrais demander pardon mais l'autre ne semble pas vouloir l'entendre et fuit de son côté tout repenti de sa part et même tout début de reconnaissance de mal moral fait.
Alors je me dis qu'il pourrait y avoir deux dimensions dans le pardon. Une ouverture vers l'autre dans une volonté de réparer le mal fait et une mise à nu devant le Seigneur dans sa reconnaissance d'être pécheur repentant. Ces deux dimensions n'en font qu'une dans les faits.
Je n'arrive pas à assumer la première car je souffre encore du mal qui m'a été fait et qui l'est toujours. Pour la seconde c'est plus facile et je prie aussi pour cette personne.
Avez-vous vécu ce type de sentiment ? Merci de vos témoignages.
Bien à vous.
Antioche.
Je me pose quelques questions depuis un moment par rapport au pardon. J'y vois deux dimensions que je me propose de vous soumettre.
Je pars d'une situation réelle. Une personne de mon entourage qui m'a donné de l'amour toute la vie. Avec le temps j'ai pris conscience qu'il y avait dans cette relation une forme très forte de fusion. En d'autre terme un mélange malsaint. De mon côté il y a toujours eu adhésion inconsciente à cet état. Je me suis confié, j'ai refoulé la réalité de cette fusion et donc de ma perte progressive de personnalité devant cette personne.
Au sortir d'une retraite estivale dans un monastère où mon Père spirituel m'a fait connaitre des pistes pour la guérison intérieure (Simone Pacot, Marie Balmary), j'ai éprouvé le besoin de dire à cette personne tout ce que j'avais sur le coeur et souvent bien enveloppé dans mon inconscient depuis toujours.
Cette période a été terrible, tant les mots prononcés étaient durs dans les deux sens. Il y a eu de la haine et il y en a encore. Mais rien n'est sorti de fructueux.
Depuis je vis sans parler à cette personne ni sans la regarder et pourtant les circonstances de la vie nous font être en présence tous les jours.
Heureusement je peux en parler à des prêtres mais dans l'immédiat je n'avance pas.
Je voudrais demander pardon mais de quoi ? Il y a tant de mal ressenti depuis tant et tant d'années! Il y a si longtemps qu'aucune explication ne peut être abordée car l'autre refuse ces moments! Je voudrais demander pardon mais l'autre ne semble pas vouloir l'entendre et fuit de son côté tout repenti de sa part et même tout début de reconnaissance de mal moral fait.
Alors je me dis qu'il pourrait y avoir deux dimensions dans le pardon. Une ouverture vers l'autre dans une volonté de réparer le mal fait et une mise à nu devant le Seigneur dans sa reconnaissance d'être pécheur repentant. Ces deux dimensions n'en font qu'une dans les faits.
Je n'arrive pas à assumer la première car je souffre encore du mal qui m'a été fait et qui l'est toujours. Pour la seconde c'est plus facile et je prie aussi pour cette personne.
Avez-vous vécu ce type de sentiment ? Merci de vos témoignages.
Bien à vous.
Antioche.