Passer derrière Jésus....
Publié : lun. 12 janv. 2009, 17:43
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 14-20)
16 Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
17 Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
18 Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
19 Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
20 Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
Ils étaient pêcheurs de poissons et ils sont devenus pêcheurs d'hommes. Mais comme c'est un travail tout de même plus délicat, ils ont dû abandonner les filets et les barques. En ceci se révèle à mes yeux que le travail d'évangélisation ne vise pas la quantité, mais la qualité d'abord. On peut donc devenir pêcheurs d'hommes, mais c'est d'un homme à la fois, d'un homme après l'autre, ce qui me rassure. Et ensuite, également, n'est-ce pas un travail délicat dans le sens du risque également, puisque "l'artiste travaille sans filet" ? Par deux fois, l'Évangile d'aujourd'hui indique que les apôtres vont "derrière" Jésus, ce qui implique bien que l'élève n'est pas supérieur au maître, qu'il doit se contenter, au mieux, d'être "comme" son maître.
Durant ma maladie, j'ai passé beaucoup d'heures avec "L'Imitation de Jésus", un petit ouvrage de vie intérieure attribué à un moine du quinzième siècle, demeuré longtemps inconnu, mais qui a traversé les siècles comme une plume emportée par la brise. C'est étrange comme, dans la même librairie, le Da Vinci Code a disparu mais l’Imitation est réapparue ! ... Jésus y est dépeint comme "ayant vécu dans la plus grande indigence de tous les biens terrestres" mais les sévérités mêmes de ce livre ne l'empêchent de montrer un Jésus très doux et très proche de nos interrogations intimes. Cet opuscule m'incline encore la tête du côté du coeur quand je relis : "Venez derrière moi": évidemment, il le fallait bien ! Jésus s'est fait le soc de la charrue, Il a pris sur Lui le plus difficile et sa Croix ressemble aussi à l'étrave du brise-glaces. Il faut bien que nous passions derrière Lui, sinon nous ne passerions jamais !
16 Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
17 Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
18 Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
19 Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
20 Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
Ils étaient pêcheurs de poissons et ils sont devenus pêcheurs d'hommes. Mais comme c'est un travail tout de même plus délicat, ils ont dû abandonner les filets et les barques. En ceci se révèle à mes yeux que le travail d'évangélisation ne vise pas la quantité, mais la qualité d'abord. On peut donc devenir pêcheurs d'hommes, mais c'est d'un homme à la fois, d'un homme après l'autre, ce qui me rassure. Et ensuite, également, n'est-ce pas un travail délicat dans le sens du risque également, puisque "l'artiste travaille sans filet" ? Par deux fois, l'Évangile d'aujourd'hui indique que les apôtres vont "derrière" Jésus, ce qui implique bien que l'élève n'est pas supérieur au maître, qu'il doit se contenter, au mieux, d'être "comme" son maître.
Durant ma maladie, j'ai passé beaucoup d'heures avec "L'Imitation de Jésus", un petit ouvrage de vie intérieure attribué à un moine du quinzième siècle, demeuré longtemps inconnu, mais qui a traversé les siècles comme une plume emportée par la brise. C'est étrange comme, dans la même librairie, le Da Vinci Code a disparu mais l’Imitation est réapparue ! ... Jésus y est dépeint comme "ayant vécu dans la plus grande indigence de tous les biens terrestres" mais les sévérités mêmes de ce livre ne l'empêchent de montrer un Jésus très doux et très proche de nos interrogations intimes. Cet opuscule m'incline encore la tête du côté du coeur quand je relis : "Venez derrière moi": évidemment, il le fallait bien ! Jésus s'est fait le soc de la charrue, Il a pris sur Lui le plus difficile et sa Croix ressemble aussi à l'étrave du brise-glaces. Il faut bien que nous passions derrière Lui, sinon nous ne passerions jamais !