Hélène a écrit :Parce que c'est Jésus lui-même qui nous le commande :
lorsque vous priez, dites "Notre Père..." 
D'accord. Donc on voit bien qu'on peut utiliser le (où un) nom de Dieu, puisque Jésus lui-même nous le dis. Dans ce cas-là, votre argument concernant le fait qu'on ne peut pas utiliser le nom divin sous prétexte qu'on ne peut le posséder, ne tient plus la route où n'est plus appliqué. Qu'en dites-vous?
Pneumatis a écrit :Bonjour,Je ne crois pas que nous ne devons pas prononcer le nom de Dieu, mais il convient de ne pas l'employer à la légère.
Entièrement d'accord avec vous Pneumatis. C'est bien ce qui ressort de l'un des Dix Commandements en Exode 20:7.
Pneumatis a écrit :Son nom est Yod-Hé-Vav-Hé. "Je suis celui qui suis" (ou toutes les variantes qu'on lui connait) est ce qui caractérise son Nom. Mais ce n'est pas son nom.
D'un côté vous dites que son nom est "Yod-Hé-Vav-Hé" et d'un autre côté vous dites que ce n'est pas son nom. Contradiction. Je ne vous comprends pas.
Tout le monde s'accorde à dire que son nom est le tétragramme "YHWH" ou "JHVH" en hébreu.
D'où tirez-vous le fait que son nom est "Yod-Hé-Vav-Hé" SVP?
Pneumatis a écrit :"Je suis celui qui suis" (ou toutes les variantes qu'on lui connait) est ce qui caractérise son Nom. Mais ce n'est pas son nom.
C'est la signification de son nom. Voire l'histoire avec Moise et le buisson ardent.
Dieu lui-même dit quel est son nom:
Yahvé est un guerrier, son nom est Yahvé (Exode 15:3,
Bible de Jérusalem).
Pneumatis a écrit : Pas plus que Jéhovah. Pas plus que Yahweh ou Yahvé.
Concernant "Jéhovah", ce n'est pas LA traduction du nom divin, mais s'en est une, dans la mesure où le mot "Jéhovah" contient les 4 lettres du tétragramme. Donc je pense qu'on peut dire que c'est une traduction du nom divin, sans pour autant dire que c'est LA traduction du nom divin.
Concernant Yahweh ou Yahvé, c'est la traduction que la plupart des hébraïsants préfèrent, bien qu'ils ne soient pas tous unanimes.
Pneumatis a écrit :Et Notre Père ce n'est pas non plus son nom, c'est sa fonction dans la relation avec son Fils et dans la relation qu'il veut établir avec nous.
Là aussi, je suis entièrement d'accord avec vous Pneumatis!
"Notre Père" ne peut pas être un nom. Nul part dans les Ecritures, il est écrit que "Notre Père "est un nom, contrairement au tétragramme ou j'en ai donné un exemple (Exode 15:3). Dire "Notre Père" c'est exactement pareil qu'un groupe d'enfant frères et soeurs disent "notre papa" ou "notre père"; ce n'est pas pour autant qu'ils prononcent le nom de leur père. Par contre, je suis d'accord pour dire que Dieu est le Père à tous, c'est notre Père céleste. Mais sachant qu'il est écrit dans Romains 10:13:
«car quiconque invoquera le nom du *Seigneur sera sauvé» [Joël 2:32] (Darby), je me pose certaines questions...
Pneumatis a écrit :Pour revenir sur les traductions du "eye - asher - eye" (je suis - qui - je suis), la traduction est impossible en français car elle contient tous les temps à la fois (c'est de l'accompli).
Je l'ignorais en parti.
Merci pour l'explication Pneumatis.
Pneumatis a écrit :Seul le grand prêtre était capable de prononcer, une fois l'an, ce tétragramme sacré.
Il n'y avait pas que le grand prêtre capable de prononcer le nom divin. Dieu l’a révélé au deux premiers habitants de la Terre. Nous savons en effet qu’Adam et Ève n’ignoraient pas le nom divin, car après avoir donné le jour à Caïn Ève s’est exclamée, selon l’original hébreu: "
J'ai acquis un homme de par Yahvé" (Genèse 4:1,
Bible de Jérusalem). Il y avait Moise aussi, où Dieu lui a révélé son nom. Il y a David encore, qui n'a cessé de l'utiliser et bien d'autres exemples encore.
Pneumatis a écrit : Comme cette prononciation est secrète et perdue par ailleurs, dire autre chose pour désigner Dieu c'est forcément un peu se tromper sur Dieu. […]En résumé, prononcer ce nom peut donc, pour un juste usage de la raison, s'avérer nécessaire - dans ce cas il vaut quand même mieux l'épeler, c'est probablement là qu'on l'écorche le moins car on en préserve la structure.
Non, ce n'est pas comme ca qu'on procède avec les noms bibliques.
Pour prendre l’exemple le plus marquant, citons le cas de Jésus. Savez-vous comment ses amis et ses parents l’appelaient dans leurs conversations quotidiennes, pendant son enfance à Nazareth? En fait, nul ne peut se montrer catégorique sur ce point. Peut-être le dénommait-on
Yéshoua‛ ou
Yehôshoua‛, mais sûrement pas “Jésus”.
Pourtant, quand ils ont rédigé en langue grecque les récits relatifs à sa vie,
les évangélistes divinement inspirés n’ont pas tenté de préserver la prononciation hébraïque de son nom, car ils l’ont écrit
Iêsous. Aujourd’hui, les traductions le présentent différemment selon les langues: Les Espagnols trouvent dans leur Bible la forme
Jesús (prononcez khéssouss), les Italiens l’écrivent
Gesù (Djèzou) et les Anglais
Jesus (Djizess).
Allons-nous cesser d’employer le nom de Jésus sous prétexte que peu de gens — sinon personne — savent aujourd’hui comment il se prononçait au départ?
Pneumatis a écrit : Ce nom de Dieu doit donc raisonner en nous : "Que ton nom soit sanctifié", c'est ce que cela veut dire. C'est en nous qu'est sanctifié le nom de Dieu, dès lors que nous laissons le grand prêtre, qui s'est lui-même offert en sacrifice, prononcer en nous ce nom, car lui connait le Père.
En nous qu'est sanctifié le nom de Dieu? Prononcer en nous ce nom, car seul Jésus connait le Père? Je ne saisis pas très bien ce que vous voulez dire Pneumatis. Pouvez-vous être plus clair sur cette idée en vous basant sur les Ecritures SVP?
Parce que pour moi, sanctifier le nom de Dieu comme nous l'a demandé Jésus, c'est qu’il soit tenu pour sacré ou saint; le respecter.
Pneumatis a écrit :Pour ce qui est de posséder celui dont on dit le nom, on pourrait le voir un tout petit peu différemment. Nommer, à la manière dont Adam nomme les animaux, c'est résumer ce qu'on désigne à ce nom, c'est en donner un signe : c'est ce qu'on veut dire par "posséder" ce qu'on nomme. Mais ça concerne assez peu le tétragramme, si vous voulez mon avis. Adam ne prononce pas le nom des animaux il conçoit le nom des animaux (il l'invente en quelque sorte ou le découvre, enfin bref...). Il ne se contente pas de répéter un nom qu'on lui a appris, comme nous répétons le tétragramme, il intègre, digère, comprend des concepts pour ce qui est des animaux. Ce qu'on ne pourrait pas faire avec Dieu car notre intelligence ne le permet pas de toute façon. Et tout idée contraire ne serait que pur orgueil.
J'aime bien votre raisonnement Pneumatis et je le rejoins.
Merci beaucoup votre avis bien détaillé sur la question Pneumatis.
Dommage que vous ne soyez pas beaucoup à vous exprimer sur ce sujet qui me semble intéressant et important...