Les mercenaires du préservatif (histoire vraie)
Publié : jeu. 26 mars 2009, 0:15
Bonsoir,
Le sujet ne ma passionne pas particulièrement mais c'est sous une autre lumière que je voudrais l'éclairer et mieux comprendre grâce à vos avis.
Une personne de ma connaissance, très impliquée dans la prévention du sida et éducatrice de métier, m'adresse il y a 1 heure pour avis un courrier extrêmement relevé. Il s'agit d'une lettre de plainte, ou de protestation, à l'endroit d'une école qui, après une conférence sur la maladie organisée par sa structure, a refusé à cette personne une distribution de préservatifs aux élèves.
J'ai suggéré (ai-je bien fait ?) à cette personne que sans doute, l'école avait une bonne raison de la refuser. Entendons-nous, je n'ai guère cherché à parler du "pour ou contre" le préservatif, trop certain que nos avis ne pourraient s'accorder : simplement, j'ai énuméré quelques raisons POSSIBLES qui me paraissaient recevables pour en dispenser les élèves :
- L'âge des participants n'était pas en rapport avec le sujet.
- De précédentes "distributions" avaient fini en bataille de bombes à eau.
- certains parents d'élèves pouvaient être choqué de l'ingérence de l'école dans l'éducation.
- Un projet pédagogique de prévention était peut-être en cours dans cet établissement auquel aurait nuit cette distribution.
- L'équipe éducative de l'école jugeait peut-être le "matériel" distribué non conforme à certains critères.
- L'association de "l'objet du délit" à une publicité, quelle qu'elle soit, pouvait aller à l'encontre d'un principe de neutralité de l'école tel que défini par un règlement, une loi, que sais-je.
A toutes ces possibilités, me fut répondu : "on a pas le droit de m'interdire d'en distribuer, c'est la SEULE protection, il FAUT qu'ils en aient tous, toujours, sur eux".
Tous.
L'école refuse = l'école a tord, l'école est stupide.
Les parents refusent = les parents ont tord, les parents sont stupides.
Le prof refuse = le prof a tord, le prof est stupide.
L'infirmière de l'école refuse = l'infirmière a tord, l'infirmière est stupide.
Le préservatif a toujours raison. "Le préservatif c'est la VIE" (je cite). Et pour la première fois, après tant d'invitations à réfléchir à "l'interdiction" de l'église qui n'en est pas une, j'ai vu "l'obligation" prônée par cette association. Avec une bonne foi (hum hum) qui n'a d'égale que son intransigeance.
Mon enfant va-t-il se faire remplir les poches de préservatifs dès son entrée en 6ème ?
Mon enfant a-t-il une chance d'entendre parler de l'amour physique avant d'entendre parler de la maladie ?
Aura-t-il le temps de s'inquiéter et de s'émouvoir d'un premier baiser avant qu'on l'assomme d'histoires de partenaires multiples et de la grande question du "oui ou non les rapports bucco-machin etc etc etc ?"
Va-t-on lui dérouler à tout bout de conférences obligatoires - entre 2 allusions vaguement salaces - les impératifs qui lui permettront à la satisfaction générale de "vivre pleinement sa sexualité telle qu'on l'aura décidé pour lui ?".
Va-t-on lui parler de l'afrique autrement que comme d'un "nid à séropositifs" ?
Va-t-il entendre parler de l'abstinence ou de la fidélité comme de "méthodes contraceptives virusso-résistantes aux douteuses garanties ?"
Va-t-on lui apprendre à se méfier de celle qu'il aime avant de lui apprendre à aimer celle dont il se méfie ?
Pourra-t-il fréquenter une salle d'étude, une cantine, une salle d'attente, sans qu'on ne déroule devant ses yeux l'inévitable capote à avoir toujours sur soi : dans l'autobus, le train, le métro, en voyage de classe, en pic nic, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc...
J'ai lu dans un fil de ce forum, tout à l'heure, une phrase très forte sur "l'obligation de supprimer les obligations" prônées par quelques bien-pensants médiatiques qui ne tolèrent au fond que leur propre intolérance.
Ca n'a pas suffit à convaincre la personne dont je vous parle plus haut et qui en ce moment même, certaine de son bon droit, convaincue d'avoir été victime d'une sorte de "complot pro-sida"(sic), va se plaindre au rectorat de l'accueil inconditionnel dont elle s'estime avoir été privée, chevalier du préservatif devant lequel tout contradicteur se doit de courber l'échine.
Abreuvée des discours de certains associations qui prennent de plus en plus les couleurs et les aspects de la dépravation qu'ils se plaisent à mettre en scène jusque dans nos écoles, cette personne m'a tantôt semblée désespérée, enragée, vexée qu'on lui ai refusé cette distribution. J'ai vu là le vrai visage de l'intégrisme.
Dieu vous bénisse et nous pardonne.
Le sujet ne ma passionne pas particulièrement mais c'est sous une autre lumière que je voudrais l'éclairer et mieux comprendre grâce à vos avis.
Une personne de ma connaissance, très impliquée dans la prévention du sida et éducatrice de métier, m'adresse il y a 1 heure pour avis un courrier extrêmement relevé. Il s'agit d'une lettre de plainte, ou de protestation, à l'endroit d'une école qui, après une conférence sur la maladie organisée par sa structure, a refusé à cette personne une distribution de préservatifs aux élèves.
J'ai suggéré (ai-je bien fait ?) à cette personne que sans doute, l'école avait une bonne raison de la refuser. Entendons-nous, je n'ai guère cherché à parler du "pour ou contre" le préservatif, trop certain que nos avis ne pourraient s'accorder : simplement, j'ai énuméré quelques raisons POSSIBLES qui me paraissaient recevables pour en dispenser les élèves :
- L'âge des participants n'était pas en rapport avec le sujet.
- De précédentes "distributions" avaient fini en bataille de bombes à eau.
- certains parents d'élèves pouvaient être choqué de l'ingérence de l'école dans l'éducation.
- Un projet pédagogique de prévention était peut-être en cours dans cet établissement auquel aurait nuit cette distribution.
- L'équipe éducative de l'école jugeait peut-être le "matériel" distribué non conforme à certains critères.
- L'association de "l'objet du délit" à une publicité, quelle qu'elle soit, pouvait aller à l'encontre d'un principe de neutralité de l'école tel que défini par un règlement, une loi, que sais-je.
A toutes ces possibilités, me fut répondu : "on a pas le droit de m'interdire d'en distribuer, c'est la SEULE protection, il FAUT qu'ils en aient tous, toujours, sur eux".
Tous.
L'école refuse = l'école a tord, l'école est stupide.
Les parents refusent = les parents ont tord, les parents sont stupides.
Le prof refuse = le prof a tord, le prof est stupide.
L'infirmière de l'école refuse = l'infirmière a tord, l'infirmière est stupide.
Le préservatif a toujours raison. "Le préservatif c'est la VIE" (je cite). Et pour la première fois, après tant d'invitations à réfléchir à "l'interdiction" de l'église qui n'en est pas une, j'ai vu "l'obligation" prônée par cette association. Avec une bonne foi (hum hum) qui n'a d'égale que son intransigeance.
Mon enfant va-t-il se faire remplir les poches de préservatifs dès son entrée en 6ème ?
Mon enfant a-t-il une chance d'entendre parler de l'amour physique avant d'entendre parler de la maladie ?
Aura-t-il le temps de s'inquiéter et de s'émouvoir d'un premier baiser avant qu'on l'assomme d'histoires de partenaires multiples et de la grande question du "oui ou non les rapports bucco-machin etc etc etc ?"
Va-t-on lui dérouler à tout bout de conférences obligatoires - entre 2 allusions vaguement salaces - les impératifs qui lui permettront à la satisfaction générale de "vivre pleinement sa sexualité telle qu'on l'aura décidé pour lui ?".
Va-t-on lui parler de l'afrique autrement que comme d'un "nid à séropositifs" ?
Va-t-il entendre parler de l'abstinence ou de la fidélité comme de "méthodes contraceptives virusso-résistantes aux douteuses garanties ?"
Va-t-on lui apprendre à se méfier de celle qu'il aime avant de lui apprendre à aimer celle dont il se méfie ?
Pourra-t-il fréquenter une salle d'étude, une cantine, une salle d'attente, sans qu'on ne déroule devant ses yeux l'inévitable capote à avoir toujours sur soi : dans l'autobus, le train, le métro, en voyage de classe, en pic nic, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc...
J'ai lu dans un fil de ce forum, tout à l'heure, une phrase très forte sur "l'obligation de supprimer les obligations" prônées par quelques bien-pensants médiatiques qui ne tolèrent au fond que leur propre intolérance.
Ca n'a pas suffit à convaincre la personne dont je vous parle plus haut et qui en ce moment même, certaine de son bon droit, convaincue d'avoir été victime d'une sorte de "complot pro-sida"(sic), va se plaindre au rectorat de l'accueil inconditionnel dont elle s'estime avoir été privée, chevalier du préservatif devant lequel tout contradicteur se doit de courber l'échine.
Abreuvée des discours de certains associations qui prennent de plus en plus les couleurs et les aspects de la dépravation qu'ils se plaisent à mettre en scène jusque dans nos écoles, cette personne m'a tantôt semblée désespérée, enragée, vexée qu'on lui ai refusé cette distribution. J'ai vu là le vrai visage de l'intégrisme.
Dieu vous bénisse et nous pardonne.