Utilité et bilan du concile Vatican II
Publié : dim. 24 mai 2009, 23:25
Pardonnez-moi de lancer un post qui sera malgrè moi provocateur. Je ne le fais pas dans un but de provocation, mais pour trouver des réponses à des questions que je me pose depuis fort longtemps...
D'abord, je ne suis qu'un catho de base, un peu perdu, vous l'aurez compris, baptisé adulte dans le rite "ordinaire", puis basculé dans la tendance tradi (mais en communion avec l'Eglise..., donc non lefébvriste) pendant un certain temps, avant finalement d'osciller maladroitement entre les deux sans me sentir vraiment bien nulle part.
Je n'ai pas lu les actes du Concile (de toute façon, il y a plein de choses à lire, et je n'ai pas le temps de tout lire, je regrette...).
Chez les tradi en communion avec Rome, le discours officiel dit que le Concile Vatican II est bon, mais que son application (en France) est mauvaise. En vérité, disons-le, sous le manteau, une bonne partie des tradis se méfient de ce concile (d'ailleurs sont-ils les seuls ?). Mais cette méfiance envers le concile est obligée de rester clandestine, pour ne pas détériorer les rapports avec les organes dirigeants.
Donc : auto-censure à fond, et énorme TABOU !
1re question en passant : est-ce que vous trouvez normal que l'on soit obligé de penser de façon clandestine et sous le manteau ? Trouvez-vous cela sain ? N'y a-t-il pas là un phénomène habituellement associé, dans l'Histoire, à une forme de persécution : l'interdiction des pensées "incorrectes" ?
2e question : si le concile Vatican II ne porte pas sur la foi mais sur la pastorale (donc sur une question de politique de conduite des âmes), pourquoi est-ce considéré comme un CRIME honteux de critiquer le concile ? N'y-a-t-il pas moyen de ne pas se fier à la pastorale de l'Eglise tout en étant catholique ? Pourquoi n'aurait-on pas le droit, dans l'Eglise, de discuter tranquillement de l'orientation de la pastorale ? Cette chappe de plomb vous paraît-elle saine ? D'autant plus étrange que le concile accorde la liberté de conscience...
J'en viens au fait. Personnellement, je le dis très clairement, j'éprouve une grande méfiance envers le concile Vatican II. Je ne dis pas que j'ai tranché définitivement. Mais j'attends une EXPLICATION VALABLE !!! Avant de me décider...
Oui, j'aimerais qu'on m'explique l'utilité de ce concile, ce qu'il a apporté de bien dans l'Eglise. Ce qu'il m'apporte de bien à MOI, en tant que pratiquant. Si quelqu'un me pose la question, je suis incapable d'y répondre. Et je vous assure que dans tous les grands discours qu'on entend vantant les mérites (la larme à l'oeil) de Vatican II, JAMAIS on ne se donne la peine d'expliquer très concrètement ce qu'il y a eu de bien là-dedans. On se contente de crier "Vatican II c'est bien, Vatican II c'est bien", en sautant comme des cabris, et "honte et anathème sur celui qui ose dire le contraire !", et... c'est tout ! Voilà l'essentiel de l'argumentation. Un peu léger, n'est-ce pas ?
Alors, bien sûr, on nous sort régulièrement les principaux points : la liberté religieuse et l'oecuménisme. OK... mais cela ne concerne que les relations avec les autres religions. Donc, cela concerne l'extérieur. C'est l'extérieur qui en est bénéficiaire. Mais nous, ça nous apporte quoi ? En quoi est-ce censé nous faire avancer vers la paix, l'amour, la joie, et patati et patata... ?
Ou sinon, on cite des passages du concile qui se trouvent en accord avec la foi, ou avec le magistère traditionnel de l'Eglise... Bon, OK... Mais là encore, ça apporte quoi de neuf, puisque c'était DÉJA dans le magistère de l'Eglise auparavant ?
Donc encore une fois, et c'est ma 3e question : qu'est-ce que le concile Vatican II nous apporte de neuf et de bien pour nous ????? Personne ne répond jamais à cette question pourtant simple...
Suit de près la 4e question... : quel est le bilan POSITIF du concile Vatican II ??? Rappelons-le, c'est un concile de pastorale, donc destiné à mieux paître les brebis du Seigneur... Bilan, svp, après plus de 40 ans ? Les âmes sont-elles mieux conduites qu'avant ? Sont-elles plus sauvées qu'avant ? Je vous épargne l'énumération des catastrophes produites dans l'Eglise suite à ce concile (principalement : destruction de la liturgie, évacuation massive des églises, abandon du port de l'habit religieux, chute excessive des vocations, fermetures des séminaires, etc...). En fait, c'est inutile d'aborder ce point puisqu'on réplique toujours que personne ne pourrait dire où on en serait aujourd'hui sans le concile. Donc OK, n'en parlons pas. Simplement, on sait qu'on a un gros bilan super négatif depuis le Concile (pas forcément lié au Concile, si vous voulez). Mais qu'en est-il des points POSITIFS ? Où sont-ils ? Curieusement, personne n'est jamais capable d'en parler de façon concrète...
Enfin, ma 5e question : en supposant, (mais en supposant seulement, hein...), que finalement il s'avère que le concile a été une erreur, sera-t-il possible d'avoir le courage de le reconnaître un jour... ? Bon, je sais, on a déjà eu notre dose de repentance, et on n'a pas pas forcément envie d'en rajouter une couche. Mais, il s'agit quand même d'honnêteté, quand même, non ?
Quant à l'argument massue auquel on ne peut jamais rien répondre : "c'est pas le concile qui est en cause mais son application uniquement, et surtout en France". Ouais... m'enfin, bon, je trouve ça un peu léger finalement. C'est comme dire : "c'est pas le communisme qui est en cause, mais son application, et uniquement en URSS, à Cuba, en Chine, en Roumanie, etc... (partout en fait)". Les séminaires ne se vident pas uniquement en France, que je sache. Si les fruits sont mauvais, (pourquoi tourner autour du pot, et ne pas reconnaître ce qui est EVIDENT) c'est bien l'arbre qui est mauvais, comme dit l'Evangile. Que je sache, quand on a commencé à appliquer le concile, il y avait bien des responsables qui ont agi, non ? Que veut-on nous faire croire ? Que le concile aurait été aussitôt trahi par des responsables locaux, tous bizarrement aussi incontrôlables qu'unanimes ? Et encore plus curieusement, les acteurs du concile auraient assisté à ça sans rien dire et sans rien faire ? Il faudrait peut-être arrêter de nous prendre pour des idiots..., et j'ai vraiment l'impression d'être pris pour un idiot, quand j'entends cet argument. EVIDEMMENT ! que l'application du concile était dans la droite ligne du concile, et que tout ça est cohérent, bien sûr. La hiérarchie a encouragé, sinon laissé faire, et elle continue encore aujourd'hui, d'ailleurs... La hiérarchie aurait-elle trahi son propre concile ? Vous voyez bien que c'est absurde. Car aucun royaume ne peut se diviser contre lui-même. On n'a jamais vu que l'Eglise fasse un concile, et que les évêques chargés de l'appliquer, l'appliquent tous de travers, et à l'opposé de ce qui était souhaité et attendu. C'est n'importe quoi, maintenant que j'y pense, impossible, absurde, absurde...
D'abord, je ne suis qu'un catho de base, un peu perdu, vous l'aurez compris, baptisé adulte dans le rite "ordinaire", puis basculé dans la tendance tradi (mais en communion avec l'Eglise..., donc non lefébvriste) pendant un certain temps, avant finalement d'osciller maladroitement entre les deux sans me sentir vraiment bien nulle part.
Je n'ai pas lu les actes du Concile (de toute façon, il y a plein de choses à lire, et je n'ai pas le temps de tout lire, je regrette...).
Chez les tradi en communion avec Rome, le discours officiel dit que le Concile Vatican II est bon, mais que son application (en France) est mauvaise. En vérité, disons-le, sous le manteau, une bonne partie des tradis se méfient de ce concile (d'ailleurs sont-ils les seuls ?). Mais cette méfiance envers le concile est obligée de rester clandestine, pour ne pas détériorer les rapports avec les organes dirigeants.
Donc : auto-censure à fond, et énorme TABOU !
1re question en passant : est-ce que vous trouvez normal que l'on soit obligé de penser de façon clandestine et sous le manteau ? Trouvez-vous cela sain ? N'y a-t-il pas là un phénomène habituellement associé, dans l'Histoire, à une forme de persécution : l'interdiction des pensées "incorrectes" ?
2e question : si le concile Vatican II ne porte pas sur la foi mais sur la pastorale (donc sur une question de politique de conduite des âmes), pourquoi est-ce considéré comme un CRIME honteux de critiquer le concile ? N'y-a-t-il pas moyen de ne pas se fier à la pastorale de l'Eglise tout en étant catholique ? Pourquoi n'aurait-on pas le droit, dans l'Eglise, de discuter tranquillement de l'orientation de la pastorale ? Cette chappe de plomb vous paraît-elle saine ? D'autant plus étrange que le concile accorde la liberté de conscience...
J'en viens au fait. Personnellement, je le dis très clairement, j'éprouve une grande méfiance envers le concile Vatican II. Je ne dis pas que j'ai tranché définitivement. Mais j'attends une EXPLICATION VALABLE !!! Avant de me décider...
Oui, j'aimerais qu'on m'explique l'utilité de ce concile, ce qu'il a apporté de bien dans l'Eglise. Ce qu'il m'apporte de bien à MOI, en tant que pratiquant. Si quelqu'un me pose la question, je suis incapable d'y répondre. Et je vous assure que dans tous les grands discours qu'on entend vantant les mérites (la larme à l'oeil) de Vatican II, JAMAIS on ne se donne la peine d'expliquer très concrètement ce qu'il y a eu de bien là-dedans. On se contente de crier "Vatican II c'est bien, Vatican II c'est bien", en sautant comme des cabris, et "honte et anathème sur celui qui ose dire le contraire !", et... c'est tout ! Voilà l'essentiel de l'argumentation. Un peu léger, n'est-ce pas ?
Alors, bien sûr, on nous sort régulièrement les principaux points : la liberté religieuse et l'oecuménisme. OK... mais cela ne concerne que les relations avec les autres religions. Donc, cela concerne l'extérieur. C'est l'extérieur qui en est bénéficiaire. Mais nous, ça nous apporte quoi ? En quoi est-ce censé nous faire avancer vers la paix, l'amour, la joie, et patati et patata... ?
Ou sinon, on cite des passages du concile qui se trouvent en accord avec la foi, ou avec le magistère traditionnel de l'Eglise... Bon, OK... Mais là encore, ça apporte quoi de neuf, puisque c'était DÉJA dans le magistère de l'Eglise auparavant ?
Donc encore une fois, et c'est ma 3e question : qu'est-ce que le concile Vatican II nous apporte de neuf et de bien pour nous ????? Personne ne répond jamais à cette question pourtant simple...
Suit de près la 4e question... : quel est le bilan POSITIF du concile Vatican II ??? Rappelons-le, c'est un concile de pastorale, donc destiné à mieux paître les brebis du Seigneur... Bilan, svp, après plus de 40 ans ? Les âmes sont-elles mieux conduites qu'avant ? Sont-elles plus sauvées qu'avant ? Je vous épargne l'énumération des catastrophes produites dans l'Eglise suite à ce concile (principalement : destruction de la liturgie, évacuation massive des églises, abandon du port de l'habit religieux, chute excessive des vocations, fermetures des séminaires, etc...). En fait, c'est inutile d'aborder ce point puisqu'on réplique toujours que personne ne pourrait dire où on en serait aujourd'hui sans le concile. Donc OK, n'en parlons pas. Simplement, on sait qu'on a un gros bilan super négatif depuis le Concile (pas forcément lié au Concile, si vous voulez). Mais qu'en est-il des points POSITIFS ? Où sont-ils ? Curieusement, personne n'est jamais capable d'en parler de façon concrète...
Enfin, ma 5e question : en supposant, (mais en supposant seulement, hein...), que finalement il s'avère que le concile a été une erreur, sera-t-il possible d'avoir le courage de le reconnaître un jour... ? Bon, je sais, on a déjà eu notre dose de repentance, et on n'a pas pas forcément envie d'en rajouter une couche. Mais, il s'agit quand même d'honnêteté, quand même, non ?
Quant à l'argument massue auquel on ne peut jamais rien répondre : "c'est pas le concile qui est en cause mais son application uniquement, et surtout en France". Ouais... m'enfin, bon, je trouve ça un peu léger finalement. C'est comme dire : "c'est pas le communisme qui est en cause, mais son application, et uniquement en URSS, à Cuba, en Chine, en Roumanie, etc... (partout en fait)". Les séminaires ne se vident pas uniquement en France, que je sache. Si les fruits sont mauvais, (pourquoi tourner autour du pot, et ne pas reconnaître ce qui est EVIDENT) c'est bien l'arbre qui est mauvais, comme dit l'Evangile. Que je sache, quand on a commencé à appliquer le concile, il y avait bien des responsables qui ont agi, non ? Que veut-on nous faire croire ? Que le concile aurait été aussitôt trahi par des responsables locaux, tous bizarrement aussi incontrôlables qu'unanimes ? Et encore plus curieusement, les acteurs du concile auraient assisté à ça sans rien dire et sans rien faire ? Il faudrait peut-être arrêter de nous prendre pour des idiots..., et j'ai vraiment l'impression d'être pris pour un idiot, quand j'entends cet argument. EVIDEMMENT ! que l'application du concile était dans la droite ligne du concile, et que tout ça est cohérent, bien sûr. La hiérarchie a encouragé, sinon laissé faire, et elle continue encore aujourd'hui, d'ailleurs... La hiérarchie aurait-elle trahi son propre concile ? Vous voyez bien que c'est absurde. Car aucun royaume ne peut se diviser contre lui-même. On n'a jamais vu que l'Eglise fasse un concile, et que les évêques chargés de l'appliquer, l'appliquent tous de travers, et à l'opposé de ce qui était souhaité et attendu. C'est n'importe quoi, maintenant que j'y pense, impossible, absurde, absurde...