Quel plan pour une nouvelle messe ?
Publié : sam. 08 août 2009, 0:48
Rêvons un peu. Imaginons que dans un avenir proche, Rome décide d'éditer un nouveau missel conçu comme une mise à jour à la fois de celui de 1962 et de celui de 1969, ce qui conduirait à une réunion des deux missels. Pour que l’initiative réussisse, elle devrait être acceptable des deux côtés.
Le but de ce topic est d’imaginer ce que serait la composition d’un tel office, en abordant aussi la façon de le célébrer. Voici quelques premières idées :
- Tronc commun, avec parties optionnelles provenant des deux missels, comme par exemple : le Dernier Evangile ou la Prière Universelle. Texte fixe et non pas improvisé de la Prière universelle, dont l’antienne serait composée par les moines de Solesmes.
- Prières au bas de l’autel rétablies, pour installer d’emblée un climat de recueillement. Choix entre une version allégée, et une version complète provenant de l’ancien missel.
- 1re lecture du dimanche avec le psaume, maintenue. Cycle des lectures au choix du célébrant : soit le cycle sur un an, propre à l’ancien missel, soit le cycle sur 3 ans du nouvel ordo. L’ancien cycle des lectures serait ainsi enrichi de cette 1re lecture du dimanche, sans que le reste ne soit altéré. Composition du psaume confiée aux moines de Solesmes.
- Les deux calendriers entièrement remaniés et fondus en un seul. Intégration des nouvelles fêtes instituées depuis 1962. Rétablissement autant que possible des anciennes fêtes remontant au moins à x siècles.
- Rétablissement de l’ancien Offertoire.
- Distribution de la quête organisée à un autre moment que l’Offertoire : pourquoi pas à l’entrée et à la sortie des fidèles (1re et 2e quête) ?
- Maintien de la « Paix du Christ ». Modification et codification du geste échangé entre les fidèles, qui doit être un signe de paix inconditionné entre deux personnes n’ayant pas forcément de lien affectif. Le bisou amoureux, la cordiale poignée de main, ou les copines qui traversent l’église pour se faire coucou n’ont pas de rapport avec la signification de ce rite. Pourquoi pas plutôt une fraternelle accolade ? Selon l’idée de départ, le prêtre échange d’abord ce geste avec ses assistants, qui le transmettent au 1er rang, et ainsi le geste se propage symboliquement depuis le Christ jusqu’aux derniers fidèles, comme une flamme allant de chandelle en chandelle. C’est tout un rite en soi ! Pourquoi ne pas lui accorder le temps qu’il mérite, au lieu de faire cela à la va-vite ?
- Suppression de l’improvisation permanente : un seul Canon ; une seule Préface propre à chaque temps.
- Rétablissement du Symbole de Nicée le dimanche. Choix entre les deux symboles pour une messe en semaine.
- Libre choix pour la distribution de la communion, avec une file d’un côté pour ceux qui communient dans la main, et un banc de communion de l’autre côté pour la recevoir sur les lèvres. De même, libre choix entre une messe orientée vers Dieu, et une messe tournée vers le peuple, chaque dimanche et dans chaque paroisse.
- Retour à un certain usage des rubriques, du service d’autel, et des vêtements liturgiques (par exemple pour les lecteurs), avec peut-être le choix entre une version simple, et une version plus traditionnelle. Mais surtout, suppression de l’improvisation permanente qui fait qu’on a l’impression d’une église à l’autre d’assister à des offices différents.
- Messe anticipée du dimanche : retour à ce que prévoyait l’idée de départ, savoir que ce service est réservé à ceux qui ne peuvent pas se déplacer le dimanche, et non à ceux qui veulent « profiter » de leur dimanche. Donc suppression de l’office public de cette messe anticipée, réservée un groupe privé et restreint avec l’accord personnel du célébrant.
Cela vous semble-t-il assez équilibré ? D’autres idées ?
Le but de ce topic est d’imaginer ce que serait la composition d’un tel office, en abordant aussi la façon de le célébrer. Voici quelques premières idées :
- Tronc commun, avec parties optionnelles provenant des deux missels, comme par exemple : le Dernier Evangile ou la Prière Universelle. Texte fixe et non pas improvisé de la Prière universelle, dont l’antienne serait composée par les moines de Solesmes.
- Prières au bas de l’autel rétablies, pour installer d’emblée un climat de recueillement. Choix entre une version allégée, et une version complète provenant de l’ancien missel.
- 1re lecture du dimanche avec le psaume, maintenue. Cycle des lectures au choix du célébrant : soit le cycle sur un an, propre à l’ancien missel, soit le cycle sur 3 ans du nouvel ordo. L’ancien cycle des lectures serait ainsi enrichi de cette 1re lecture du dimanche, sans que le reste ne soit altéré. Composition du psaume confiée aux moines de Solesmes.
- Les deux calendriers entièrement remaniés et fondus en un seul. Intégration des nouvelles fêtes instituées depuis 1962. Rétablissement autant que possible des anciennes fêtes remontant au moins à x siècles.
- Rétablissement de l’ancien Offertoire.
- Distribution de la quête organisée à un autre moment que l’Offertoire : pourquoi pas à l’entrée et à la sortie des fidèles (1re et 2e quête) ?
- Maintien de la « Paix du Christ ». Modification et codification du geste échangé entre les fidèles, qui doit être un signe de paix inconditionné entre deux personnes n’ayant pas forcément de lien affectif. Le bisou amoureux, la cordiale poignée de main, ou les copines qui traversent l’église pour se faire coucou n’ont pas de rapport avec la signification de ce rite. Pourquoi pas plutôt une fraternelle accolade ? Selon l’idée de départ, le prêtre échange d’abord ce geste avec ses assistants, qui le transmettent au 1er rang, et ainsi le geste se propage symboliquement depuis le Christ jusqu’aux derniers fidèles, comme une flamme allant de chandelle en chandelle. C’est tout un rite en soi ! Pourquoi ne pas lui accorder le temps qu’il mérite, au lieu de faire cela à la va-vite ?
- Suppression de l’improvisation permanente : un seul Canon ; une seule Préface propre à chaque temps.
- Rétablissement du Symbole de Nicée le dimanche. Choix entre les deux symboles pour une messe en semaine.
- Libre choix pour la distribution de la communion, avec une file d’un côté pour ceux qui communient dans la main, et un banc de communion de l’autre côté pour la recevoir sur les lèvres. De même, libre choix entre une messe orientée vers Dieu, et une messe tournée vers le peuple, chaque dimanche et dans chaque paroisse.
- Retour à un certain usage des rubriques, du service d’autel, et des vêtements liturgiques (par exemple pour les lecteurs), avec peut-être le choix entre une version simple, et une version plus traditionnelle. Mais surtout, suppression de l’improvisation permanente qui fait qu’on a l’impression d’une église à l’autre d’assister à des offices différents.
- Messe anticipée du dimanche : retour à ce que prévoyait l’idée de départ, savoir que ce service est réservé à ceux qui ne peuvent pas se déplacer le dimanche, et non à ceux qui veulent « profiter » de leur dimanche. Donc suppression de l’office public de cette messe anticipée, réservée un groupe privé et restreint avec l’accord personnel du célébrant.
Cela vous semble-t-il assez équilibré ? D’autres idées ?