Bonjour philémon.siclone,
Je comprends vos propos, personnellement, j'aime les messes, calme, recueillie, priante... la guitare, le tam-tam, très peu pour moi ! ... Néanmoins, je pense que prier son chapelet durant la messe n'est pas l'idéal ! Vos avez droit de le faire si vous le désirez, mais notre vie doit être une quête vers Dieu, par la sainteté ! Vous êtes assez traditionnel philémon.siclone, comme moi, vous avez assez peur des 'hérésies' modernistes. mais ce n'est pas parce que certains n'ont rien compris à la forme ordinaire du rite romain et à la fameuse
'participatio actuosa' qu'ils faut les rejeter
(je parle là je le forme ordinaire et de la 'participatio actuosa'). Certains n'ont rien compris à la voiture et ils roulent encore totalement ivre à toutes vitesses, au risque de tuer, de briser des vies. Mais néanmoins, la voiture quand elle est bien utilisée reste quelque chose de très précieux !
C'est pareil avec la
'participatio actuosa'... Je vais vous donner quelques extraits de l'encyclique
'Mediator Dei' du regretté pape Pie XII. Vous allez voir, il nous dit bien de participer à la messe, non de rester des spectateurs ! Mais, lui, comme plus tard le concile Vatican II, nous enseigne quelle doit être cette
'participatio actuosa'. Quand dans le silence, vous écoutez le prêtre, et vous vous unissez à son action Divine, vous participez à cette messe ! Mais quand le prêtre vous parle , par exemple:
"Dominus vobiscum', vous n'allez pas récitez votre chapelet comme si le saint sacrifice de la messe ne vous concernez pas ! Vous allez répondre au prêtre:
'et cum spiritu tuo', car par votre pensée, votre être, par votre prière personnelle vous êtes en communion avec l'action du prêtre. Vous n'êtes pas un étranger, mais bien un chrétien qui à devant ces yeux la plus grand chose qui existe dans ce monde : la messe ! ! ! ! ! Le saint curé d'Ars disait qu'au ciel, si il voyais un ange et un prêtre, il salurait d'abord le prêtre, car même si l'ange est une créature parfaite, elle n'a pas le
'pouvoir' de faire descendre le Seigneur tout puissant dans un misérable bout de pain ...
Pie XII [i]in[/i] Mediator Dei a écrit :Il est donc nécessaire, Vénérables Frères, que tous les chrétiens considèrent comme un devoir principal et un honneur suprême de participer au sacrifice eucharistique, et cela, non d’une manière passive et négligente et en pensant à autre chose, mais avec une attention et une ferveur qui les unissent étroitement au Souverain Prêtre, selon la parole de l’Apôtre : " Ayez en vous les sentiments qui étaient dans le Christ-Jésus " (Ph II, 5) offrant avec lui et par lui, se sanctifiant en lui.
Pie XII [i]in[/i] Mediator Dei a écrit :Ceci a déjà été très clairement affirmé par certains de Nos prédécesseurs et par les docteurs de l’Église. " Non seulement - ainsi parle Innocent III, d’immortelle mémoire - les prêtres offrent, mais aussi tous les fidèles, car ce qui s’accomplit d’une manière spéciale par le ministère des prêtres se fait d’une manière universelle par le vœu des fidèles " (De Sacro Altaris Mysterio, III, 6), Et Nous aimons à citer en cette matière au moins une affirmation de saint Robert Bellarmin, prise entre beaucoup d’autres : " Le sacrifice, dit-il, est offert principalement dans la personne du Christ. C’est pourquoi l’offrande qui suit la consécration atteste en quelque sorte que toute l’Église consent à l’oblation faite par le Christ et offre avec lui " (De Missa, I, cap. 27).
Pie XII [i]in[/i] mediator Dei a écrit :Ceux-là, par conséquent, sont dignes de louanges qui, en vue de rendre plus facile et plus fructueuse pour le peuple chrétien la participation au sacrifice eucharistique, s’efforcent opportunément de mettre entre les mains du peuple le Missel romain, de manière que les fidèles, unis au prêtre, prient avec lui à l’aide des mêmes paroles et avec les sentiments mêmes de l’Église ; ceux-là méritent des louanges qui s’efforcent de faire de la liturgie une action sainte même extérieurement, à laquelle prennent réellement part tous les assistants, ce qui peut se réaliser de diverses manières : quand, par exemple, tout le peuple, selon les règles rituelles ou bien répond d’une façon bien réglée aux paroles du prêtre, ou se livre à des chants en rapport avec les différentes parties du sacrifice, ou bien fait l’un et l’autre, ou enfin lorsque dans les messes solennelles il répond aux prières des ministres de Jésus-Christ et s’associe au chant liturgique
Pie XII [i]in[/i] mediator Dei a écrit :C’est pourquoi, il ferait une chose pernicieuse et pleine de tromperie celui qui oserait, témérairement, assumer la réforme de ces exercices de piété, pour les ramener aux seules cérémonies liturgiques. Il est nécessaire, toutefois, que l’esprit de la sainte liturgie et ses préceptes influent avec profit sur eux, pour éviter que ne s’y introduise quoi que ce soit d’inadapté ou de peu conforme à la dignité de la maison de Dieu, ou qui soit dommageable aux fonctions sacrées et à la saine piété.
(en rouge, une précision rajouté pour mieux exprimé ma pensée..)
+ Arzur