La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX)
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CINQ QUESTIONS AUTOUR DU SACRE
Chers amis, devant l'amoncellement de lettres et de communications téléphoniques demandant des renseignements précis sur "l'affaire du sacre", sachant combien l'opinion est agitée par les fausses nouvelles, les surenchères, les débats passionnés, nous avions promis de vous donner quelques éclaircissements sur les relations entre Mgr Lefebvre et le Vatican. Ayant, il y a quarante-huit heures, téléphoné à Mgr Lefebvre lui-même, je vais tâcher de résumer sa pensée sans la déformer. Il est exact que Mgr Lefebvre a envisagé - non décidé - de sacrer des évêques.
1 - Qu'est-ce que le schisme ?
Mgr Lefebvre refuse formellement l'idée d'un schisme. Parce que le schisme est un grand péché. C'est une déchirure qui blesse l'unité d'amour et de direction dans l'Eglise.
« Le schisme, dit saint Thomas d'Aquin, est une sorte de rébellion, faite de mépris obstiné des préceptes de l'Eglise et d'un refus de se soumettre à ses décisions. » (IIa, IIae, q.39, a. 1, ad 2).
Et Cafetan précise : « La désobéissance n'est pas un schisme tant qu'elle ne comporte pas une révolte contre la fonction du pape ou de l'Eglise. » Notez bien, il ne s'agit pas de s'opposer à des paroles ou à des agissements du pape, mais bien de se révolter contre sa fonction en tant que telle. Prenons un exemple si un enfant refuse d'aller à l'école à la rentrée des classes, c'est de la désobéissance; si il dit à son père : vous n'êtes plus mon père mais un étranger pour moi ; je ne vous écoute plus, et ne vous obéirai plus jamais, c'est un schisme.
2 - Y a-t-il un danger de schisme ?
Il y aurait un danger de schisme si les évêques sacrés par Mgr Lefebvre se constituaient en chefs d'Eglises autonomes (ou autocéphales, comme le disent les Orthodoxes). Mais dans le cas qui nous occupe, les évêques n'auraient comme fonction que d'assurer la continuité du sacerdoce fidèle, de continuer de communiquer la vie divine par les ordinations sacerdotales et les confirmations.
Notez bien, il s'agit d'un vrai sacre épiscopal conférant tous les pouvoirs d'ordre et de juridiction. Mais l'évêque ainsi sacré n'userait que de son pouvoir d'ordre, se bornant à ordonner des prêtres et à confirmer des enfants. Sans "mission canonique", il ne peut exercer un quelconque pouvoir de juridiction particulière. Consacré sans la permission du pape, il se gardera de devenir le pasteur d'un diocèse parallèle ; il refusera, sous peine de devenir schismatique, de se constituer le chef d'une autre église. Il n'y a qu'une seule Eglise catholique, apostolique et romaine. Pour rien au monde, par conséquent, il n'usurpera une juridiction comme l'ont fait les Orthodoxes.
3 - Mais si le pape excommunie Mgr Lefebvre ?
Nous répondrons : il serait étonnant que tant d'évêques et de prêtres ouvertement hérétiques dans le monde ne soient pas inquiétés et que le seul évêque qui garde la foi et les sacrements soit excommunié !
D'autre part, pour être excommunié, dispose le Droit Canon, il faut avoir commis un péché grave contre la foi ou les moeurs. Or Mgr Lefebvre, prélat dont on s'accorde à reconnaître la sainteté de vie, a plus de quatre-vingts ans : peut-on penser qu'il choisisse pour perpétrer un si grand péché le moment où il va paraître devant Dieu ?
Donc, chers amis, gardez votre sérénité. Ne lisez pas, ou du moins ne croyez pas les journaux ou la télévision. L'information (aujourd'hui désinformation) est devenue la sorcière du monde moderne. Comme dans les contes de jadis, cette sorcière jette des sorts, elle jette des malédictions, impose des slogans, déroute les esprits, déforme la vérité. Chers amis, au lieu de vous laisser impressionner par ces media, que vous détestez au fond de vous, attendez patiemment que Mgr Lefebvre s'explique lui-même quand il aura jugé bon de le faire, peut-être cet automne.
4 - Pourquoi Mgr Lefebvre a-t-il soudainement parlé de l'éventualité d'un sacre ?
Cette mesure extrême ne peut avoir pour mobile que de très hautes raisons. La raison essentielle, c'est qu'une rupture dramatique s'est fait jour dans le magistère de l'Eglise. Cette rupture, hélas ! entérinée par les hommes du Vatican est apparue dans les réponses qui ont été données aux "Dubia" (objections) que Mgr Lefebvre a présentées au Cardinal Ratzinger, il y a deux ans, concernant la déclaration conciliaire Dignitatis humanae et les conséquences dramatiques qu'elle a entraînées.
Résumons en deux mots : la nouvelle doctrine consiste à laisser l'erreur pulluler sous prétexte de liberté, en refusant d'annoncer les droits souverains du Seigneur Jésus sur les sociétés. Or cette négation de fait de la Royauté du Christ s'accompagne de la reconnaissance d'un "espace d'autonomie" en faveur de toutes les religions, leur permettant de développer et de répandre leurs erreurs. Non seulement, donc, le Vatican cesse d'affirmer l'unique médiation du' Christ entre Dieu et les hommes, mais il interdit aux Etats (même aux Etats catholiques) de frayer un chemin à l'évangélisation. Comme si d'autres voies de salut existaient en dehors du Christ. Comme si le Christ n'avait pas déclaré : « Qui n'amasse pas avec moi dissipe ! »
Jusqu'ici l'Eglise n'a eu de cesse d'affirmer les droits souverains de Dieu et de son Christ sur toute la société. C'est son unique raison d'être. Son audace s'appuyait sur un dogme irrécusable que deux paroles résument : l'affirmation solennelle de Jésus en réponse à Pilate « Tu l'as dit: je suis roi » et l'injonction de saint Paul qui en est la conséquence : « II faut qu'il règne ». Pendant des siècles l'Eglise a rappelé aux pouvoirs temporels leur devoir de la protéger et de l'aider à répandre son message, sa doctrine, ses sacrements, qui sont pour le Christ le moyen de régner sur le monde et de sauver les âmes.
Eh bien, cela, c'est fini. Maintenant les hommes du Vatican envoient des nonces dans tous les pays pour dire aux gouvernements, même catholiques : il faut donner un "espace d'autonomie » à toutes les religions. Même celles qui veulent renverser la royauté de Jésus-Christ? Oui, même celles-là.
5 - Alors c'est l’"`autodestruction" de l'Église dont parlait Paul VI ?
Disons que ce sont les plus hauts dignitaires de l'Église eux-mêmes qui semblent travailler à supprimer, abolir le rempart qu'elle avait édifié au cours des siècles contre les poisons de l'erreur et du vice. Ils encouragent ce que Léon XIII appelait "la liberté de l'erreur, la liberté de perdition". Ils donnent une voix, une représentation une aire d'extension à ceux qui disent : « Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous. »
L'Église abolissant le système de défense de son propre organisme s'est mise pour ainsi dire elle-même en état d'immuno-déficience, dont vous connaissez le syndrome fatal. Tout le monde en parle. Je tairai son nom.
Voici entre mille un exemple frappant que donne Mgr Lefebvre : celui de la Colombie. « Si la Colombie était en 1966 un pays encore à 95 % catholique, c'est grâce à l'Etat, qui a empêché par sa Constitution la propagation des sectes protestantes : aide inappréciable à l'Eglise catholique ! En protégeant la foi des citoyens, ces lois et ces chefs d'Etat auront contribué à mener au ciel des millions d'individus, qui auront la vie éternelle grâce à ces lois et ne l'auraient pas eue sans cela ! - Or maintenant en Colombie c'est terminé !
Cette loi fondamentale a été supprimée sur les instances du Vatican, en application de la "liberté religieuse" de Vatican II ! Alors actuellement les sectes pullulent ; et ces pauvres gens simples sont désarmés face à la propagande de sectes protestantes pourries d'argent et de moyens, qui viennent et reviennent sans cesse endoctriner les analphabètes.
Je n'invente rien. Eh bien cela, n'est-ce pas une véritable oppression des consciences, protestante et maçonnique ? Voilà où aboutit la prétendue liberté religieuse du Concile ! » (1).
Dans le même ordre d'idées, nos frères qui fondent un monastère au Brésil nous ont écrit dernièrement que des sectes protestantes venues d'Amérique du Nord avaient acheté toute une vallée, où sévissent leurs prédicants, et que c'est toute une population sans défense qui passe au protestantisme.
Voilà pourquoi Mgr Lefebvre est allé à Rome déposer aux pieds du Saint Père le livre "Ils l'ont découronné". Il a dit au Cardinal Ratzinger : « Voici la doctrine de l'Eglise ; si vous êtes d'accord, alors il faut lutter contre les erreurs qui s'y opposent. Sinon, nous ne pouvons plus vous faire confiance. »
Chers amis, gardons notre calme et notre sérénité. Si nous prions, si nous restons fermement attachés, à la Tradition de l'Eglise, nous sommes sûrs de ne pas être trompés, et nous connaîtrons, même au milieu des tempêtes, la joie de l'âme et, la tranquillité de l'esprit.
Sermon donné par DOM GÉRARD
au monastère Sainte-Madeleine du BARROUX le
8e dimanche après la Pentecôte 1987.
(1) Mgr Marcel Lefebvre : Ils l'ont découronné, Du libéralisme à l'apostasie, La tragédie conciliaire, Editions « Fidéliter », 1987 pages 173-174.
Chers amis, devant l'amoncellement de lettres et de communications téléphoniques demandant des renseignements précis sur "l'affaire du sacre", sachant combien l'opinion est agitée par les fausses nouvelles, les surenchères, les débats passionnés, nous avions promis de vous donner quelques éclaircissements sur les relations entre Mgr Lefebvre et le Vatican. Ayant, il y a quarante-huit heures, téléphoné à Mgr Lefebvre lui-même, je vais tâcher de résumer sa pensée sans la déformer. Il est exact que Mgr Lefebvre a envisagé - non décidé - de sacrer des évêques.
1 - Qu'est-ce que le schisme ?
Mgr Lefebvre refuse formellement l'idée d'un schisme. Parce que le schisme est un grand péché. C'est une déchirure qui blesse l'unité d'amour et de direction dans l'Eglise.
« Le schisme, dit saint Thomas d'Aquin, est une sorte de rébellion, faite de mépris obstiné des préceptes de l'Eglise et d'un refus de se soumettre à ses décisions. » (IIa, IIae, q.39, a. 1, ad 2).
Et Cafetan précise : « La désobéissance n'est pas un schisme tant qu'elle ne comporte pas une révolte contre la fonction du pape ou de l'Eglise. » Notez bien, il ne s'agit pas de s'opposer à des paroles ou à des agissements du pape, mais bien de se révolter contre sa fonction en tant que telle. Prenons un exemple si un enfant refuse d'aller à l'école à la rentrée des classes, c'est de la désobéissance; si il dit à son père : vous n'êtes plus mon père mais un étranger pour moi ; je ne vous écoute plus, et ne vous obéirai plus jamais, c'est un schisme.
2 - Y a-t-il un danger de schisme ?
Il y aurait un danger de schisme si les évêques sacrés par Mgr Lefebvre se constituaient en chefs d'Eglises autonomes (ou autocéphales, comme le disent les Orthodoxes). Mais dans le cas qui nous occupe, les évêques n'auraient comme fonction que d'assurer la continuité du sacerdoce fidèle, de continuer de communiquer la vie divine par les ordinations sacerdotales et les confirmations.
Notez bien, il s'agit d'un vrai sacre épiscopal conférant tous les pouvoirs d'ordre et de juridiction. Mais l'évêque ainsi sacré n'userait que de son pouvoir d'ordre, se bornant à ordonner des prêtres et à confirmer des enfants. Sans "mission canonique", il ne peut exercer un quelconque pouvoir de juridiction particulière. Consacré sans la permission du pape, il se gardera de devenir le pasteur d'un diocèse parallèle ; il refusera, sous peine de devenir schismatique, de se constituer le chef d'une autre église. Il n'y a qu'une seule Eglise catholique, apostolique et romaine. Pour rien au monde, par conséquent, il n'usurpera une juridiction comme l'ont fait les Orthodoxes.
3 - Mais si le pape excommunie Mgr Lefebvre ?
Nous répondrons : il serait étonnant que tant d'évêques et de prêtres ouvertement hérétiques dans le monde ne soient pas inquiétés et que le seul évêque qui garde la foi et les sacrements soit excommunié !
D'autre part, pour être excommunié, dispose le Droit Canon, il faut avoir commis un péché grave contre la foi ou les moeurs. Or Mgr Lefebvre, prélat dont on s'accorde à reconnaître la sainteté de vie, a plus de quatre-vingts ans : peut-on penser qu'il choisisse pour perpétrer un si grand péché le moment où il va paraître devant Dieu ?
Donc, chers amis, gardez votre sérénité. Ne lisez pas, ou du moins ne croyez pas les journaux ou la télévision. L'information (aujourd'hui désinformation) est devenue la sorcière du monde moderne. Comme dans les contes de jadis, cette sorcière jette des sorts, elle jette des malédictions, impose des slogans, déroute les esprits, déforme la vérité. Chers amis, au lieu de vous laisser impressionner par ces media, que vous détestez au fond de vous, attendez patiemment que Mgr Lefebvre s'explique lui-même quand il aura jugé bon de le faire, peut-être cet automne.
4 - Pourquoi Mgr Lefebvre a-t-il soudainement parlé de l'éventualité d'un sacre ?
Cette mesure extrême ne peut avoir pour mobile que de très hautes raisons. La raison essentielle, c'est qu'une rupture dramatique s'est fait jour dans le magistère de l'Eglise. Cette rupture, hélas ! entérinée par les hommes du Vatican est apparue dans les réponses qui ont été données aux "Dubia" (objections) que Mgr Lefebvre a présentées au Cardinal Ratzinger, il y a deux ans, concernant la déclaration conciliaire Dignitatis humanae et les conséquences dramatiques qu'elle a entraînées.
Résumons en deux mots : la nouvelle doctrine consiste à laisser l'erreur pulluler sous prétexte de liberté, en refusant d'annoncer les droits souverains du Seigneur Jésus sur les sociétés. Or cette négation de fait de la Royauté du Christ s'accompagne de la reconnaissance d'un "espace d'autonomie" en faveur de toutes les religions, leur permettant de développer et de répandre leurs erreurs. Non seulement, donc, le Vatican cesse d'affirmer l'unique médiation du' Christ entre Dieu et les hommes, mais il interdit aux Etats (même aux Etats catholiques) de frayer un chemin à l'évangélisation. Comme si d'autres voies de salut existaient en dehors du Christ. Comme si le Christ n'avait pas déclaré : « Qui n'amasse pas avec moi dissipe ! »
Jusqu'ici l'Eglise n'a eu de cesse d'affirmer les droits souverains de Dieu et de son Christ sur toute la société. C'est son unique raison d'être. Son audace s'appuyait sur un dogme irrécusable que deux paroles résument : l'affirmation solennelle de Jésus en réponse à Pilate « Tu l'as dit: je suis roi » et l'injonction de saint Paul qui en est la conséquence : « II faut qu'il règne ». Pendant des siècles l'Eglise a rappelé aux pouvoirs temporels leur devoir de la protéger et de l'aider à répandre son message, sa doctrine, ses sacrements, qui sont pour le Christ le moyen de régner sur le monde et de sauver les âmes.
Eh bien, cela, c'est fini. Maintenant les hommes du Vatican envoient des nonces dans tous les pays pour dire aux gouvernements, même catholiques : il faut donner un "espace d'autonomie » à toutes les religions. Même celles qui veulent renverser la royauté de Jésus-Christ? Oui, même celles-là.
5 - Alors c'est l’"`autodestruction" de l'Église dont parlait Paul VI ?
Disons que ce sont les plus hauts dignitaires de l'Église eux-mêmes qui semblent travailler à supprimer, abolir le rempart qu'elle avait édifié au cours des siècles contre les poisons de l'erreur et du vice. Ils encouragent ce que Léon XIII appelait "la liberté de l'erreur, la liberté de perdition". Ils donnent une voix, une représentation une aire d'extension à ceux qui disent : « Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous. »
L'Église abolissant le système de défense de son propre organisme s'est mise pour ainsi dire elle-même en état d'immuno-déficience, dont vous connaissez le syndrome fatal. Tout le monde en parle. Je tairai son nom.
Voici entre mille un exemple frappant que donne Mgr Lefebvre : celui de la Colombie. « Si la Colombie était en 1966 un pays encore à 95 % catholique, c'est grâce à l'Etat, qui a empêché par sa Constitution la propagation des sectes protestantes : aide inappréciable à l'Eglise catholique ! En protégeant la foi des citoyens, ces lois et ces chefs d'Etat auront contribué à mener au ciel des millions d'individus, qui auront la vie éternelle grâce à ces lois et ne l'auraient pas eue sans cela ! - Or maintenant en Colombie c'est terminé !
Cette loi fondamentale a été supprimée sur les instances du Vatican, en application de la "liberté religieuse" de Vatican II ! Alors actuellement les sectes pullulent ; et ces pauvres gens simples sont désarmés face à la propagande de sectes protestantes pourries d'argent et de moyens, qui viennent et reviennent sans cesse endoctriner les analphabètes.
Je n'invente rien. Eh bien cela, n'est-ce pas une véritable oppression des consciences, protestante et maçonnique ? Voilà où aboutit la prétendue liberté religieuse du Concile ! » (1).
Dans le même ordre d'idées, nos frères qui fondent un monastère au Brésil nous ont écrit dernièrement que des sectes protestantes venues d'Amérique du Nord avaient acheté toute une vallée, où sévissent leurs prédicants, et que c'est toute une population sans défense qui passe au protestantisme.
Voilà pourquoi Mgr Lefebvre est allé à Rome déposer aux pieds du Saint Père le livre "Ils l'ont découronné". Il a dit au Cardinal Ratzinger : « Voici la doctrine de l'Eglise ; si vous êtes d'accord, alors il faut lutter contre les erreurs qui s'y opposent. Sinon, nous ne pouvons plus vous faire confiance. »
Chers amis, gardons notre calme et notre sérénité. Si nous prions, si nous restons fermement attachés, à la Tradition de l'Eglise, nous sommes sûrs de ne pas être trompés, et nous connaîtrons, même au milieu des tempêtes, la joie de l'âme et, la tranquillité de l'esprit.
Sermon donné par DOM GÉRARD
au monastère Sainte-Madeleine du BARROUX le
8e dimanche après la Pentecôte 1987.
(1) Mgr Marcel Lefebvre : Ils l'ont découronné, Du libéralisme à l'apostasie, La tragédie conciliaire, Editions « Fidéliter », 1987 pages 173-174.
- VexillumRegis
- Senator

- Messages : 951
- Inscription : ven. 21 mai 2004, 22:32
- Localisation : Provence
Suite à la réunion des dicastères hier, voici ce qui filtre dans la presse. 2 propositions seraient à l'étude : la «libéralisation» de la messe tridentine et la levée de l'excommunication des 4 évêques de la Fraternité Saint Pie X. Sur ce dossier, Benoît XVI consulte ses collaborateurs, mais en définitive, il décidera seul.
Le cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, se serait prononcé pour plus de «générosité» dans la possibilité de célébrer la messe dite de Saint Pie V, sans remettre en cause l'autorité épiscopale en la matière. Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, Président le la commission Ecclesia Dei (responsable des communautés fidèles au missel de 1962 à travers le monde) mais aussi Préfet de la Congrégation pour le clergé, directement en charge du dossier des lefebvristes, aurait abordé la question de la levée de l'excommunication. Plutôt que de parler de schisme, le cardinal, qui reçoit régulièrement des responsables de la Fraternité Saint Pie X, parle désormais d'«attitude schismatique».
Ces deux éléments admis, la Fraternité Saint Pie X pourrait avoir un statut particulier, à savoir celui d'administration apostolique, sur le modèle du diocèse de Campos au Brésil (ces ex-alliés de Mgr Lefebvre ont rejoint Rome en 2002, moyennant une indépendance vis-à-vis de l'épiscopat -ils ne dépendent que de Rome- l'usage exclusif du rite traditionnel de la messe et un évêque, Mgr Rifan). L'abbé parisien Guillaume de Tanoüarn, qui a été exclu de la Fraternité Saint Pie X (avec d'autres), a signé avec la Congrégation pour le Clergé (Cal Hoyos) l'été dernier, sans rien renier de ses positions sur la messe ou le Concile, étant entendu que sur ce dernier sujet, Rome lui a demandé de travailler à une réception authentique du Concile, vu comme l'ont dit Jean-Paul II et Benoît XVI "à la lumière de la Tradition" (Mgr Lefebvre avait utilisé cette formule en son temps). Le 21 février prochain à Paris, l'abbé de Tanoüarn organise, «avec les encouragements du Vatican», une conférence en compagnie de Mgr Rifan, supérieur de l'administration apostolique du diocèse de Campos au Brésil.
Source : Le Salon beige.
- VR -
Le cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, se serait prononcé pour plus de «générosité» dans la possibilité de célébrer la messe dite de Saint Pie V, sans remettre en cause l'autorité épiscopale en la matière. Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, Président le la commission Ecclesia Dei (responsable des communautés fidèles au missel de 1962 à travers le monde) mais aussi Préfet de la Congrégation pour le clergé, directement en charge du dossier des lefebvristes, aurait abordé la question de la levée de l'excommunication. Plutôt que de parler de schisme, le cardinal, qui reçoit régulièrement des responsables de la Fraternité Saint Pie X, parle désormais d'«attitude schismatique».
Ces deux éléments admis, la Fraternité Saint Pie X pourrait avoir un statut particulier, à savoir celui d'administration apostolique, sur le modèle du diocèse de Campos au Brésil (ces ex-alliés de Mgr Lefebvre ont rejoint Rome en 2002, moyennant une indépendance vis-à-vis de l'épiscopat -ils ne dépendent que de Rome- l'usage exclusif du rite traditionnel de la messe et un évêque, Mgr Rifan). L'abbé parisien Guillaume de Tanoüarn, qui a été exclu de la Fraternité Saint Pie X (avec d'autres), a signé avec la Congrégation pour le Clergé (Cal Hoyos) l'été dernier, sans rien renier de ses positions sur la messe ou le Concile, étant entendu que sur ce dernier sujet, Rome lui a demandé de travailler à une réception authentique du Concile, vu comme l'ont dit Jean-Paul II et Benoît XVI "à la lumière de la Tradition" (Mgr Lefebvre avait utilisé cette formule en son temps). Le 21 février prochain à Paris, l'abbé de Tanoüarn organise, «avec les encouragements du Vatican», une conférence en compagnie de Mgr Rifan, supérieur de l'administration apostolique du diocèse de Campos au Brésil.
Source : Le Salon beige.
- VR -
Voici un article récent trouvé sur le Salon Beige :
"Ce soir, s'est déroulé à Paris le premier carrefour apostolique organisé par le Centre Saint-Paul. Mgr Rifan, évêque traditionaliste nommé par Rome, en était le principal orateur.
Après une courte introduction d'Yves Amiot, l'abbé Aulagnier a retracé l'historique des relations entre le monde catholique traditionaliste et Rome, rappelant que ces relations ont toujours eu pour but de trouver une solution juridique aux fidèles et aux prêtres attachés à la liturgie traditionnelle et de normaliser leur situation canonique. Il a affirmé que cette solution a été réalisée au Brésil, dans le diocèse de Campos, dont Mgr Rifan est l'évêque. Selon lui, Mgr Lefebvre n'a jamais exigé comme préalable la libéralisation de la messe traditionnelle. Il faut avoir le sens des étapes, du concret.
L'abbé de Tanoüarn a souligné ensuite que cette solution juridique n'omet en rien certaines questions, concernant notamment le Concile Vatican II. Ecartant l'idée de condamner le Concile (ce qui reviendrait à condamner l'Eglise), voire de l'oublier (car il est bien trop présent...), il a estimé que la proposition du Pape Benoît XVI lors de son discours à la Curie du 22 décembre, était la ligne à suivre : interpréter Vatican II selon une juste herméneutique, non celle de la discontinuité et de la rupture, mais celle de la continuité. Selon lui, Mgr Lefebvre ne demandait pas autre chose lorsqu'il affirmait qu'il fallait lire le Concile à la lumière de la Tradition. Et ce travail, ce serait un crime de ne pas le faire : le devoir apostolique le commande.
Mgr Fernando Areas Rifan est ensuite intervenu sur le sujet cité en titre. Il a rappelé qu'il était évêque, à la tête d'une Eglise particulière, au sein de laquelle il représente le Pape. Pas moins, c'est-à-dire autant que tout évêque diocésain. Il est donc investi d'une mission canonique, comme tout clerc doit l'être. C'est à ce titre que, au cours de son séjour en France, il a rencontré Mgr Vingt-Trois, Mgr Ricard (qui lui a dit que la Conférence épiscopale française traitera en mars de 'comment accueillir les traditionalistes ?') et Mgr Pansard -nouvel évêque de Chartres-, à qui il a affirmé qu'il aurait la mission d'unir les 2 pélerinages...
Sur le catholicisme traditionnel, Mgr a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas se tromper de combat : il faut savoir pourquoi nous nous battons et ne pas avoir l'esprit critique sur tout ce qui se fait dans l'Eglise (au Brésil, les églises où est célébrée la messe de Paul VI sont bien pleines, donc on ne peut pas affirmer que ce missel vide les églises. Il faut savoir poser les bonnes questions). Il faut croire que l'Eglise est indéfectible, divine, sainte, contrairement aux pêcheurs qui la composent... à commencer par nous-mêmes. A ce titre, il a énuméré les 7 péchés capitaux des 'tradis', à savoir : l'orgueil, le manque de charité, l'art de transformer les amis en ennemis, la médisance, la désobéissance systématique, l'esprit sectaire et le pessimisme ! "
Michel Janva (Le Salon Beige)
Intéressant non ? ;-)
"Ce soir, s'est déroulé à Paris le premier carrefour apostolique organisé par le Centre Saint-Paul. Mgr Rifan, évêque traditionaliste nommé par Rome, en était le principal orateur.
Après une courte introduction d'Yves Amiot, l'abbé Aulagnier a retracé l'historique des relations entre le monde catholique traditionaliste et Rome, rappelant que ces relations ont toujours eu pour but de trouver une solution juridique aux fidèles et aux prêtres attachés à la liturgie traditionnelle et de normaliser leur situation canonique. Il a affirmé que cette solution a été réalisée au Brésil, dans le diocèse de Campos, dont Mgr Rifan est l'évêque. Selon lui, Mgr Lefebvre n'a jamais exigé comme préalable la libéralisation de la messe traditionnelle. Il faut avoir le sens des étapes, du concret.
L'abbé de Tanoüarn a souligné ensuite que cette solution juridique n'omet en rien certaines questions, concernant notamment le Concile Vatican II. Ecartant l'idée de condamner le Concile (ce qui reviendrait à condamner l'Eglise), voire de l'oublier (car il est bien trop présent...), il a estimé que la proposition du Pape Benoît XVI lors de son discours à la Curie du 22 décembre, était la ligne à suivre : interpréter Vatican II selon une juste herméneutique, non celle de la discontinuité et de la rupture, mais celle de la continuité. Selon lui, Mgr Lefebvre ne demandait pas autre chose lorsqu'il affirmait qu'il fallait lire le Concile à la lumière de la Tradition. Et ce travail, ce serait un crime de ne pas le faire : le devoir apostolique le commande.
Mgr Fernando Areas Rifan est ensuite intervenu sur le sujet cité en titre. Il a rappelé qu'il était évêque, à la tête d'une Eglise particulière, au sein de laquelle il représente le Pape. Pas moins, c'est-à-dire autant que tout évêque diocésain. Il est donc investi d'une mission canonique, comme tout clerc doit l'être. C'est à ce titre que, au cours de son séjour en France, il a rencontré Mgr Vingt-Trois, Mgr Ricard (qui lui a dit que la Conférence épiscopale française traitera en mars de 'comment accueillir les traditionalistes ?') et Mgr Pansard -nouvel évêque de Chartres-, à qui il a affirmé qu'il aurait la mission d'unir les 2 pélerinages...
Sur le catholicisme traditionnel, Mgr a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas se tromper de combat : il faut savoir pourquoi nous nous battons et ne pas avoir l'esprit critique sur tout ce qui se fait dans l'Eglise (au Brésil, les églises où est célébrée la messe de Paul VI sont bien pleines, donc on ne peut pas affirmer que ce missel vide les églises. Il faut savoir poser les bonnes questions). Il faut croire que l'Eglise est indéfectible, divine, sainte, contrairement aux pêcheurs qui la composent... à commencer par nous-mêmes. A ce titre, il a énuméré les 7 péchés capitaux des 'tradis', à savoir : l'orgueil, le manque de charité, l'art de transformer les amis en ennemis, la médisance, la désobéissance systématique, l'esprit sectaire et le pessimisme ! "
Michel Janva (Le Salon Beige)
Intéressant non ? ;-)
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Essayons d'arrêter toutes les polémiques
Tous les messages précédents sont de très bonnes nouvelles.
J'ai toujours considéré que c'était une erreur que "d'interdire" en pratique la messe "en latin".
"Libérer" la messe en latin me semble un facteur important pour que les fidèles qui y sont attachés reviennent dans l'Eglise. Ils n'ont que faire des polémiques entre la FSSPX et l'Eglise.
Ensuite c'est plus que justice !
Le deuxième aspect est celui du Concile.
Il faut absolument déconnecter le Concile de la période "soixante huitarde" de l'Eglise.
Et il apparaitra ce qu'il est : Une volonté de s'adapter au monde.
Et l'Eglise y gagnera !
J'ai toujours considéré que c'était une erreur que "d'interdire" en pratique la messe "en latin".
"Libérer" la messe en latin me semble un facteur important pour que les fidèles qui y sont attachés reviennent dans l'Eglise. Ils n'ont que faire des polémiques entre la FSSPX et l'Eglise.
Ensuite c'est plus que justice !
Le deuxième aspect est celui du Concile.
Il faut absolument déconnecter le Concile de la période "soixante huitarde" de l'Eglise.
Et il apparaitra ce qu'il est : Une volonté de s'adapter au monde.
Et l'Eglise y gagnera !
- Christophe
- Consul

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- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Il n'existe pas de droit à la désobéissance ecclésiastique !
Chère Domitille ou Cher Eugène,
Il n'y a guère que chez les protestants que l'on trouve la justification du schisme - ou d'actes schismatiques - par l'obéissance à sa conscience personnelle.
Bien à vous
Christophe
Aucun théologien catholique, n'a jamais soutenu le "droit à l'objection de conscience" contre l'autorité ecclésiastique. Chez toutes les références fournies par votre article, le droit à la désobéissance civile concerne les lois injustes édictées par l'autorité publique : le pouvoir temporel.Eugène a écrit :Ce n'est pas là, en fait, le cas de l'autorité qui n'est pas tenue à obliger parce que "summum jus" ou qui donne un commandement peu opportun, encore moins prudent et auquel, toutefois, on pourrait être tenu à obéir également en vue du bien commun. C'est là, par contre, le cas de l'autorité qui ne peut pas obliger, parce que son commandement s'oppose à un précepte de droit divin et naturel "plus élevé et impérieux" ("preceptum gravius et magis obligans")[3]. Dans ce cas obéir à la loi et au Législateur serait "malum et peccatum" (Suarez De Legibus L. VI c. VII n° 8) ; "malum" (Saint Thomas S. Th. II II q. 120 a. 1 ), "vitiosum " (Cajetan in 1.2. LI. 96 a. 6), et donc ne pas obéir devient un devoir (inoboedientia debita)[4].
En réalité, dans ce cas le sujet ne désobéit pas, mais il obéit à un précepte plus élevé et impérieux, émanant de l'Autorité divine, qui « commande le respect d'intérêts plus importants »[5]. L'autorité terrestre, en fait, « n'est pas la première ni l'unique norme de la moralité ». Elle est "norma normata", c'est-à-dire règle réglée par la loi divine et donc quand l'autorité terrestre nie « contre la loi naturelle et la loi éternelle » « désobéir aux hommes pour obéir à Dieu devient un devoir »[6].
[3] Suarez De Legibus L. VI c. VII n° 12.
[4] P. Palazzini Dictionarium morale et canonicum, mot oboedientia.
[5] Tito Centi O.P. La Somma Teologia ed. salani vol. XIX, note 1, p. 274.
[6] Roberti-Palazzini Dizionario cit. resistenza al potere ingiusto [= résistance au pouvoir injuste] ; v. Léon XIII Libertas.
Il n'y a guère que chez les protestants que l'on trouve la justification du schisme - ou d'actes schismatiques - par l'obéissance à sa conscience personnelle.
Bien à vous
Christophe
Dernière modification par Christophe le lun. 06 mars 2006, 22:25, modifié 1 fois.
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
- thomasthomas
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Bonjour à tous , je n'ai pas encore participé à cette discussion .
Ma contribution sera brève.
A mon sens , la fraternité Pie X est la seule branche de notre église catholique qui est fidèle au dogme traditionnel , et heureusement qu'elle existe , car elle incitera certainement le Vatican à revenir en arrière et à être plus fidèle à la liturgie classique .
Peut-être annuleront ils même le concile ?
Bon , je sais , je rêve un peu , mais ça me réjouirait en tout cas.
Que Dieu bénisse la fraternité Pie X qui lui est restée fidèle
[ Bonjour Thomas. Je vous rappelle qu'une discussion intitulée "Le Saint Concile de Vatican II : bienfaits ou méfaits ?" a été ouverte à votre destination. Nous attendons toujours que vous y exposiez concrètement vos griefs à l'égard du dernier concile. | Fraternellement. Christophe ]
Ma contribution sera brève.
A mon sens , la fraternité Pie X est la seule branche de notre église catholique qui est fidèle au dogme traditionnel , et heureusement qu'elle existe , car elle incitera certainement le Vatican à revenir en arrière et à être plus fidèle à la liturgie classique .
Peut-être annuleront ils même le concile ?
Bon , je sais , je rêve un peu , mais ça me réjouirait en tout cas.
Que Dieu bénisse la fraternité Pie X qui lui est restée fidèle
[ Bonjour Thomas. Je vous rappelle qu'une discussion intitulée "Le Saint Concile de Vatican II : bienfaits ou méfaits ?" a été ouverte à votre destination. Nous attendons toujours que vous y exposiez concrètement vos griefs à l'égard du dernier concile. | Fraternellement. Christophe ]
Et la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre ? Et l'Institut Christ-Roi Souverain Prêtre ? Et la Fraternité Sacerdotale Saint Jean-Marie Vianney de Campos ? Et toutes les communautés Ecclesia Dei ?
Plus largement, vous êtes injuste d'accuser l'Eglise de n'être plus fidèle à la Tradition. Comme le disait l'Abbé Montarien de la chapelle polonaise à Paris : la Tradition, c'est l'Eglise.
Plus largement, vous êtes injuste d'accuser l'Eglise de n'être plus fidèle à la Tradition. Comme le disait l'Abbé Montarien de la chapelle polonaise à Paris : la Tradition, c'est l'Eglise.
NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
(Liber Psalmorum, 126)
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- Hélène
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Tu aimerais que l'Église annule un Concile dont tu n'as pas lu une seule ligne !? C'est fort quand même...c'est comme les enfants qui, avant même d'y avoir goûté, disent que "le brocoli c'est pas bon" !thomasthomas a écrit :Peut etre annuleront ils meme le concile ?
Pour ma part, je ne peux que t'inviter à te convertir de tout ton coeur à ce Concile...parce qu'il brille de la Lumière de l'Évangile...
Attention, ne confondons pas Tradition avec névrose religieuse dictée par le surmoi pharisien intérieur qui habite notre coeur...
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
Pas mal la comparaison du Saint Concile avec un brocoli ! (surtout que même quand on y a goûté... le brocoli... bon bon, je sors...)Hélène a écrit :Tu aimerais que l'Église annule un Concile dont tu n'as pas lu une seule ligne !? C'est fort quand même...c'est comme les enfants qui, avant même d'y avoir goûté, disent que "le brocoli c'est pas bon" !
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L'idée n'était pas de comparer le saint Concile avec le brocoli...mais l'attitude de l'enfant dégoûté devant quelque chose de bon...de très bon pour lui en tout cas. Peut-être pas au premier goût mais avec le temps et le raisonnement...à goûter peu à peu et à savoir que c'est plein de vitamines vivifiantes...bonne pour notre vie.Eremos a écrit :Pas mal la comparaison du Saint Concile avec un brocoli ! (surtout que même quand on y a goûté... le brocoli... bon bon, je sors...)
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
Je sais bien ;-) Je trouvais cela amusant !
Pour le coup, on dirait ma maman ("les brocolis sont bons pour la santé ; tu ne sais pas ce que tu rates") ce qui me permet subtilement d'ajouter que, l'Eglise est comme une mère qui nous propose des brocolis pour notre santé morale. Et hop
(très pertinent finalement le coup des brocoli, nous devrions écrire une catéchèse à partir de cette métaphore, je suis sûr qu'à notre époque nous ferions fureur).
Au passage, j'ai été étonné d'entendre le même Abbé Montarien dire que le Concile Vatican II était une très bonne chose, mais qu'il ne savait pas si elle serait efficace : l'Esprit Saint inspirerait-il à l'Eglise des mesures inefficaces ?? :blink:
Union de prière,
Eremos
Pour le coup, on dirait ma maman ("les brocolis sont bons pour la santé ; tu ne sais pas ce que tu rates") ce qui me permet subtilement d'ajouter que, l'Eglise est comme une mère qui nous propose des brocolis pour notre santé morale. Et hop
Au passage, j'ai été étonné d'entendre le même Abbé Montarien dire que le Concile Vatican II était une très bonne chose, mais qu'il ne savait pas si elle serait efficace : l'Esprit Saint inspirerait-il à l'Eglise des mesures inefficaces ?? :blink:
Union de prière,
Eremos
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- thomasthomas
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Je sais bien Hélène , mais comme je te l'ai déjà dit je ne sais plus ou , j'ai vu les différences dans la pratique .Hélène a écrit :Tu aimerais que l'Église annule un Concile dont tu n'as pas lu une seule ligne !? C'est fort quand même...c'est comme les enfants qui, avant même d'y avoir goûté, disent que "le brocoli c'est pas bon" !thomasthomas a écrit :Peut etre annuleront ils meme le concile ?
Pour ma part, je ne peux que t'inviter à te convertir de tout ton coeur à ce Concile...parce qu'il brille de la Lumière de l'Évangile...
Attention, ne confondons pas Tradition avec névrose religieuse dictée par le surmoi pharisien intérieur qui habite notre coeur...
Et pour y "gouter" comme tu dis , il suffit d'aller à une messe , un baptème , une communion ou un enterrement , c'est quad meme parlant pour se faire une opinion .
Les gens qui critiquent un film ne sont pas tous réalisateurs , ils sont seulement allé le voir .
A mon sens , cela suffit pour se faire une opinion.
La lecture de ce concile m'apporterait par contre de savoir si ce qui est fait aujourd'hui a vraiment été dicté par ce concile , et si ce ne sont pas plutot les pretres qui le font d'autorité , par négligence ou tout simplement parce qu'ils n'auraient rien compris au concile.
D'après les différents messages des uns et des autres , j'ai cru comprendre que ce n'est pas le concile qui aurait imposé ces changements mais les pretres eux memes , et qui du coup ne suivent pas les consignes du concile.
Une question.
Il semble que les messes faites dans la tradition sont autorisées , alors pourquoi vatican ne reconnait pas la Fraternité Pie X?
Que Dieu vous benisse
- Christophe
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Thomas,thomasthomas a écrit :Une question.
Il semble que les messes faites dans la tradition sont autorisées , alors pourquoi vatican ne reconnait pas la Franternité Pie X?
Et si tu commençais par lire les messages des fils dans lesquels tu interviens ? :roll:
Bien à toi
Christophe
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jean_droit
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Bonour à tous,
Samedi je suis allé écouter la messe en latin à la FSSPX à Saint Nicolas du Chardonnet .
Bonne petite messe, sans sermon, de 45 minutes.
Peut être un peu rapide.
Mais sans les "chichis" qui m'énervaient tant.
Il me semble qu'une partie du clergé ( et des fidèles ) est moins extrémiste.
Il y a un an j'ai entendu un sermon sur les vocations qui était remarquable et en rien extrémiste.
.................
Cela étant dit il est temps que l'on rentre la hache de guerre.
Avoir interdit, il y a longtemps, la messe en latin a été une erreur, disons une "belle connerie".
Elle a été re-introduite par Jean Paul II ... mais avec des pincettes et les diocèses n'ont pas toujours suivi.
On ne sait quelle "haine" pousse à rabaisser la messe en latin et ceux qui la réclament.
Je croyais que le Concile était ouvert ...
A Paris les messes en latin sont dans des paroisses inaccessibles.
Moi, quand je peux, je vais à la FSSP à Versailles.
.................
Il est temps d'arrêter ces conflits et de laisser les fidèles suivre la messe de leur choix au sein de la Grande Eglise.
.................
Reste le problème du Concile.
Je pense que personne ne le connait vraiment ( et moi en tout premier ).
Il a été "re-interprété" par nos prêtres "soixante huitards".
Qui en ont profité pour faire du "terrorisme idéologique".
Cette période me semble passée.
.................
Sans doute il y a des passages qui peuvent donner lieu à des critiques mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Faisons confiance à Benoît XVI pour nous indiquer le bon chemin.
Samedi je suis allé écouter la messe en latin à la FSSPX à Saint Nicolas du Chardonnet .
Bonne petite messe, sans sermon, de 45 minutes.
Peut être un peu rapide.
Mais sans les "chichis" qui m'énervaient tant.
Il me semble qu'une partie du clergé ( et des fidèles ) est moins extrémiste.
Il y a un an j'ai entendu un sermon sur les vocations qui était remarquable et en rien extrémiste.
.................
Cela étant dit il est temps que l'on rentre la hache de guerre.
Avoir interdit, il y a longtemps, la messe en latin a été une erreur, disons une "belle connerie".
Elle a été re-introduite par Jean Paul II ... mais avec des pincettes et les diocèses n'ont pas toujours suivi.
On ne sait quelle "haine" pousse à rabaisser la messe en latin et ceux qui la réclament.
Je croyais que le Concile était ouvert ...
A Paris les messes en latin sont dans des paroisses inaccessibles.
Moi, quand je peux, je vais à la FSSP à Versailles.
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Il est temps d'arrêter ces conflits et de laisser les fidèles suivre la messe de leur choix au sein de la Grande Eglise.
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Reste le problème du Concile.
Je pense que personne ne le connait vraiment ( et moi en tout premier ).
Il a été "re-interprété" par nos prêtres "soixante huitards".
Qui en ont profité pour faire du "terrorisme idéologique".
Cette période me semble passée.
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Sans doute il y a des passages qui peuvent donner lieu à des critiques mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Faisons confiance à Benoît XVI pour nous indiquer le bon chemin.
- VexillumRegis
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- Inscription : ven. 21 mai 2004, 22:32
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Juste une remarque.
Il ne faut pas confondre les messes en latin avec la messe tridentine. Si toutes les messes qui sont célébrées selon l'ancien rit sont en latin, les messes selon l'ordo de Paul VI peuvent aussi se dire en latin. Le concile Vatican II n'a nullement interdit l'usage liturgique de la langue latine, bien au contraire (cf. Sacrosanctum Concilium, § 36). Mais malheureusement, en France, le latin a été impitoyablement chassé des paroisses, si bien qu'aujourd'hui il n'est pratiquement plus possible d'entendre une messe en latin en dehors des paroisses Ecclesia Dei ou des chapelles tenues par la FSSPX.
Personnalement, je suis plutôt un privilégié : tous les dimanches soirs, j'assiste à la Sainte Messe selon l'ordo de Paul VI, célébrée en latin et en chant grégorien à la paroisse de Saint Raphaël (83), tenue par la Communauté Saint Martin.
Pour plus de renseignements, voir ici.
En Christ,
- VR -
Il ne faut pas confondre les messes en latin avec la messe tridentine. Si toutes les messes qui sont célébrées selon l'ancien rit sont en latin, les messes selon l'ordo de Paul VI peuvent aussi se dire en latin. Le concile Vatican II n'a nullement interdit l'usage liturgique de la langue latine, bien au contraire (cf. Sacrosanctum Concilium, § 36). Mais malheureusement, en France, le latin a été impitoyablement chassé des paroisses, si bien qu'aujourd'hui il n'est pratiquement plus possible d'entendre une messe en latin en dehors des paroisses Ecclesia Dei ou des chapelles tenues par la FSSPX.
Personnalement, je suis plutôt un privilégié : tous les dimanches soirs, j'assiste à la Sainte Messe selon l'ordo de Paul VI, célébrée en latin et en chant grégorien à la paroisse de Saint Raphaël (83), tenue par la Communauté Saint Martin.
Pour plus de renseignements, voir ici.
En Christ,
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