bastien32 a écrit :« 3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. 4 Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. 5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée. 6 Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. 7 L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. 8 En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme; 9 Et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. 10 C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. » [1 Corinthiens 11:3-10]
S'cusez-la, mais vous parlez à travers votre chapeau !
Primo, on a là quelque chose qui date de
2000 ans et qui doit être interprété avec les barèmes de l'époque. Une femme qui se promenait tête nue était une prostituée. Une femme ayant la tête rasée était soit en deuil, soit adultère, soit une prêtresse d'un culte païen. De plus, le langage utilisé par Paul est ambigu dans le sens où les traductions peinent à savoir si il parle de voile ou de cheveux longs...
Le sens de l’argument semble être ceci: «Si une femme ne se couvre pas du voile, qu'elle se rase. Elle serait de cette manière conséquente, se débarrassant de toutes les indications de sa féminité. Ôter le voile c'est éliminer en partie la distinction extérieure entre les sexes. C'est donc rejeter la volonté de Dieu. Pourquoi, pendant qu'elle y est, ne pas aller jusqu'au bout et se raser? [...] Plusieurs traducteurs s’accordent avec Louis Segond et Darby et suggère qu’il s’agit de l’autorité de son mari, mais d’autres s’alignent avec les auteurs des notes dans la Bible de Jérusalem: «On a souvent traduit le mot grec exousia («autorité») par «signe de sujétion», mais ce mot désigne normalement l’autorité exercée, la maîtrise sur quelque chose (cf. Rom. 9.21), et non une autorité subie.» Elle traduit donc le verset de cette façon:
«Voilà pourquoi la femme doit discipliner sa chevelure». Mais Ramsay, cité par Barclay, l’explique par rapport au voile: «Dans les pays orientaux, le voile, c’est la puissance, l’honneur et la dignité de la femme.
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- [...] déshonore son chef. son mari. (En grec, le même mot désigne la tête et le chef.) Certains commentateurs affirment qu’à l'époque de Paul, la coutume de se voiler représentait le fait que la femme était soumise à l'homme et appartenait exclusivement à son mari. Les seules femmes à paraître en public sans voile étaient des prostituées. Une femme non-voilée était réputée «libre», donc à la disposition
de quiconque. «En refusant le signe usuel de subordination au 1er siècle, le voile, la femme faisait affront à son chef, c'est-à-dire à son mari.» (note de Parole vivante). comme si elle était rasée. Se raser la tête serait une pratique qui signalait que la femme était soit en deuil soit adultère. On se réfère également à la pratique des prêtresses/prostituées du temple d'Apaphrodite à Corinthe de se raser la tête ou de porter des cheveux très courts. Certains font remarquer que la chevelure courte dénotait l’homosexualité féminine. 6. qu'elle se coupe aussi les cheveux. Le sens de l’argument semble être ceci: «Si une femme ne se couvre pas du voile, qu'elle se rase. Elle serait de cette manière conséquente, se débarrassant de toutes les indications de sa féminité. Ôter le voile c'est éliminer en partie la distinction extérieure entre les sexes. C'est donc rejeter la volonté de Dieu. Pourquoi, pendant qu'elle y est, ne pas aller jusqu'au bout et se raser?» 7.L'homme ne doit pas se couvrir la tête. Compte tenu du langage ambigu, il n’est pas toujours possible d’affirmer avec certitude si Paul parle de longs cheveux
ou d’une sorte de voile porté par les femmes à l’époque. l'image et la gloire de Dieu. La nécessité d’une distinction entre les coiffures ou l’habillement en générale des hommes et des femmes n'est pas limitée à la ville de Corinthe au premier siècle. La question est liée à la distinction entre l'homme et la femme depuis la création (et donc la soumission de la femme envers l'homme) qui existe depuis Adam et Eve. «L’homme, portant directement l’image de Dieu, occupe une position d’honneur incompatible avec le port d’un voile, qui serait un signe de
dépendance» (Gould). la femme est la gloire de l'homme. «Le fait que Dieu a pourvu à l’homme une compagne et aide si noble (la femme) prouve la valeur de l’homme aux yeux de Dieu et lui donne plus de dignité; elle partage et reflète sa supériorité» (Shepherd). 8. tirée de l'homme. Gen. 2.18,22,23. Le sujet fondamental ici n’est pas tellement le voile ou la coiffure, mais la relation entre l’homme
et la femme, et notamment la soumission de la femme. L’autorité est donnée à l’homme parce qu’il fut créé le premier, et la femme fut tirée de lui. 9 créée à cause de l'homme. Paul rappelle aussi que la femme fut créée à cause de l’homme, c’est-à-dire comme «aide» à l’homme et non pour dominer sur lui. 10. à cause des anges.
Secondo, vous pouvez comparer ceci et la manière dont les femmes sont voilées (pour ne pas dire bâchée) dans l'islam
de nos jours... Rien à voir avec la demande faite aux femmes de porter un chapeau ou une mantille à l'église...
« 34 Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. 35 Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église. » [1 Corinthiens 14:34-35]
On parle ici d'assemblées liturgiques qui avaient un contexte précis et des règles spéciales. On peut comparer à une messe contemporaine où il serait mal vu tant pour un homme que pour une femme de prendre la parole pendant l'office sans y avoir un rôle particulier. De plus on remarquera qu'il est possible à la femme de s'instruire auprès de son mari à la maison. Les enseignements étaient, semble-t-il, disponibles aux hommes et ils pouvaient les partager avec leur famille.
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- Le contexte de cette interdiction aux femmes de prendre la parole est clairement une discussion de ce qui se faisait, comme le précise le verset 23, «dans une assemblée de l’Église entière»; il est également clair qu’il s’agit de réunions qui ont pour but l’adoration et l’édification au moyen d’activités telles que les prières, les chants et les enseignements/exhortations. (Voir aussi les versets 19,26, et 35.) Ces instructions concernant le silence des femmes ne s’appliquent pas forcément à chaque occasion que des chrétiens se retrouvent. L’ordre ne contredit pas l'enseignement au chapitre 11 où l'on parle de femmes qui prophétisaient, puisqu'elles pouvaient très bien prophétiser en dehors des réunions de l'Eglise entière, entre femmes. soumises, selon que le dit la loi. Puisque les livres de la loi n’interdisaient pas explicitement aux femmes de parler dans les réunions religieuses, ni même de servir comme magistrat, voire comme reine, il semble que le Seigneur soit en trait d’élargir le principe de la soumission de la femme envers son mari (Gen. 3.16), et de l’appliquer dans l’Église. Comme dans le foyer, dans l’Église aussi la femme doit être soumise à l’homme, et dans l’Église il est précisé que cette soumission se manifestera par le silence dans les réunions. Rappelons que la soumission n’égale pas l’infériorité. Ce n’est pas une question de la valeur de la femme, mais de position que Dieu lui a assignée. 35. leurs maris à la maison. D’une part, cette précision montre que ce qui est défendu à la femme dans le contexte du culte de l’Église pourrait être acceptable dans un contexte familial ou dans une situation plus privée.
« 11 Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. 12 Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence. 13 Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; 14 et ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. » [1 Timothée 2:11-14]
Soumission n'égale nullement infériorité dans le contexte biblique.
« Lorsque des frères demeureront ensemble, et que l'un d'eux mourra sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera point au dehors avec un étranger, mais son beau-frère ira vers elle, la prendra pour femme, et l'épousera comme beau-frère. » [Deutéronome 25:5]
Et puis ? C'était coutume de l'époque et j'espère que vous êtes au courant de ce qui arrivait aux veuves dans ce contexte...
« 3 Si une femme est enceinte et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours comme au temps de la souillure de ses règles. 4 et pendant trente-trois jours encore elle restera à purifier son sang. Elle ne touchera à rien de consacré et n'ira pas au sanctuaire jusqu'à ce que soit achevé le temps de sa purification. 5 Si elle enfante une fille, elle sera impure pendant deux semaines, comme pendant ses règles, et restera de plus soixante-six jours à purifier son sang. » [Lévitique 12:2-5]
Et puis ? Autres temps autres moeurs... Il me semble qu'il y a pire situation pour une femme autant à cette époque qu'aujourd'hui...
« 7 Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves. 8 Si elle déplaît à son maître, qui s'était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat; mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle. » [Exode 21:7-8]
On voit un certain effet de protection dans le fait qu'il ne puisse y avoir vente aux étrangers. Il est certain qu'il y a encore vente d'esclaves de nos jours, mais ce n'est pas le fait des juifs ou des chrétiens.
« 28 Si un homme rencontre une jeune fille vierge non fiancée, lui fait violence et couche avec elle, et qu'on vienne à les surprendre, 29 l'homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante Shekels; et, parce qu'il l'a déshonorée, il la prendra pour femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tant qu'il vivra. » [Deutéronome 22:28-29]
Encore un effort de protection de la femme, que vous le veuillez ou non. Renseignez-vous sur le sort des femmes violées à l'époque et encore de nos jours dans l'islam.
« 11 Lorsque des hommes se querelleront ensemble, l'un avec l'autre, si la femme de l'un s'approche pour délivrer son mari de la main de celui qui le frappe, si elle avance la main et saisit ce dernier par les parties honteuses, 12 tu lui couperas la main, tu ne jetteras sur elle aucun regard de pitié. » [Deutéronome 25:11 SGD]
Et alors ? J'espère que vous êtes conscient du contexte et de l'époque de l'écriture de ce texte ? Mais c'est certain que les femmes devaient empoigner les c... des agresseurs de leur mari plusieurs fois par jour...
Et blah blah pour toutes vos autres plaintes... On a là des reflets d'une société où être femme comportait une part de désagréments et d'injustice. Il faudrait cependant voir si, dans les sociétés de la même époque, pratiquant d'autres religions, leur sort était plus enviable...
« Avoir une fille est, pour un père, une source d’ennuis » [Siracide 42:9 ABU]
Y a encore plein de pères qui disent la même chose de nos jours, dont des athées...
Ai-je tort de penser que la Femme est une "sous Homme" sinon quelqu'un peut-il me donner le mode d'emploi pour interpréter correctement ces textes?
Vous avez tort. Pour ce qui est du mode d'emploi, il suffit de replacer les choses en contexte, de lire une Bible contenant des notes exégétiques dignes de ce nom et de vous informer à d'autres sources que celles qui confortent vos idées (pré) conçues... Ça demande cependant un peu de bonne volonté et de garder à l'idée que la Parole si parfaite soit-elle est comprise et appliquée par des gens bien imparfaits. Ce qui ne la rend pas nécessairement insignifiante...
Pour le reste:
Vous oubliez de citer la Genèse:
"Dieu créa l'homme à son image et à sa ressemblance. Homme et femme il les créa."
Vous oubliez de citer Paul quand il dit :
"Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ." (Ga 3, 28) Ou quand il dit :
"Celui qui aime sa femme, s'aime lui-même. Jamais personne n'a haï sa propre chair, il la nourrit et en prend soin. Ainsi les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps."
Vous oubliez :
L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et les deux ne deviendront " qu'une seule chair. "
(Mt 19, 5)
Vous oubliez de citer Pierre quand il dit:
"Femmes, ayez cette parure intérieure et cachée dans le coeur qui est d'un grand prix devant Dieu. Maris, montrez à votre tour de la sagesse avec vos femmes, comme à un sexe plus faible. Honorez-les comme devant, elles aussi, hériter avec vous de la grâce de la vie éternelle."
Vous oubliez tous les exemples où Jésus parle avec bonté aux femmes, où il les guérit ou les protège; quand il se manifeste après la résurrection à des
femmes en premier; quand il laisse des femmes le suivre en tant que disciples; quand elles sont ses amies fidèles comme Marthe et Marie; quand il va au-delà de la ségrégation pour parler à la samaritaine; quand ce sont des femmes qui se tiennent au pied de la croix avec Jean...
Vous oubliez de parler des femmes qui prophétisent dans Actes des Apôtres; l'interdiction de répudier les femmes (de les abandonner sans ressources); la monogamie instaurée ; l'obligation d'avoir des témoins lors des mariages (pour éviter les mariages forcés); l'interdiction de se marier "dans la famille"; etc.
Vous oubliez la place importante de Marie MÈRE DE DIEU ainsi que le fait que le sanctoral regorge de saintes...
En terminant, veuillez méditer sur ceci : dans quels pays les femmes ont-elles, de nos jours, les meilleures conditions de vie ? Dans les pays de longue lignée chrétienne... Ce n'est pas un hasard.
Sources:
http://www.chemindeverite.com/media/869 ... 000001.pdf