Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
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- LumendeLumine
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Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Bonjour,
Si vous voulez sauter toutes mes explications et aller plonger au coeur du débat, c'est sur un autre forum malheureusement: http://quebectech.darktech.org:8080/rel ... 80&start=0
Toute l'argumentation sur ces pages est vraiment intéressante et peut éviter de répéter strictement les mêmes chose ici. Voir en particulier les pages 3, 4 et le début de la page 5.
Toutefois je vais essayer de faire un petit résumé ici.
Voici: il s'agit d'une femme qui vient d'apprendre qu'elle a une grossesse ectopique. Dans deux semaines, l'embryon sera devenu trop gros et fera éclater la trompe. Il est clair que médicalement nous ne disposons pas des moyens techniques nécessaires pour sauver l'enfant, à court terme.
Il est également apparu que les méthodes consistant à précipiter la mort de l'enfant comme la MTX constituent des avortements directs et sont gravement illicites. Cependant il paraît que la salpingectomie, qui consiste à retirer la trompe "infectée", ne serait qu'un avortement "indirect" et serait permise par l'Église. J'en ai parlé avec mon ami qui va bientôt devenir prêtre, et il m'a dit que la salpingectomie n'était pas une option dans ce cas-ci car elle entraîne directement la mort de l'enfant. Donc la femme devrait attendre simplement d'être en danger de mort, et à ce moment les médecins devront sauver la mère ET l'enfant; mais pour l'enfant nous savons que c'est impossible.
Je ne sais pas si vous lisez l'anglais, mais sur cette page est défendue une position soi-disant "catholique" qui promouvoit la salpingectomie comme alternative licite. https://www.cuf.org/Faithfacts/details_view.asp?ffID=57
Honnêtement, je ne sais plus trop quoi penser. Nous n'avons pas le DROIT de tuer l'enfant ou de mettre fin directement ou indirectement à sa vie. Donc nous ne pouvons pas avorter. Mais nous ne pouvons pas risquer inutilement la vie de la mère, sachant que l'embryon est condamné. Que faire? Quelle est la position officielle de l'Église?
Si vous voulez sauter toutes mes explications et aller plonger au coeur du débat, c'est sur un autre forum malheureusement: http://quebectech.darktech.org:8080/rel ... 80&start=0
Toute l'argumentation sur ces pages est vraiment intéressante et peut éviter de répéter strictement les mêmes chose ici. Voir en particulier les pages 3, 4 et le début de la page 5.
Toutefois je vais essayer de faire un petit résumé ici.
Voici: il s'agit d'une femme qui vient d'apprendre qu'elle a une grossesse ectopique. Dans deux semaines, l'embryon sera devenu trop gros et fera éclater la trompe. Il est clair que médicalement nous ne disposons pas des moyens techniques nécessaires pour sauver l'enfant, à court terme.
Il est également apparu que les méthodes consistant à précipiter la mort de l'enfant comme la MTX constituent des avortements directs et sont gravement illicites. Cependant il paraît que la salpingectomie, qui consiste à retirer la trompe "infectée", ne serait qu'un avortement "indirect" et serait permise par l'Église. J'en ai parlé avec mon ami qui va bientôt devenir prêtre, et il m'a dit que la salpingectomie n'était pas une option dans ce cas-ci car elle entraîne directement la mort de l'enfant. Donc la femme devrait attendre simplement d'être en danger de mort, et à ce moment les médecins devront sauver la mère ET l'enfant; mais pour l'enfant nous savons que c'est impossible.
Je ne sais pas si vous lisez l'anglais, mais sur cette page est défendue une position soi-disant "catholique" qui promouvoit la salpingectomie comme alternative licite. https://www.cuf.org/Faithfacts/details_view.asp?ffID=57
Honnêtement, je ne sais plus trop quoi penser. Nous n'avons pas le DROIT de tuer l'enfant ou de mettre fin directement ou indirectement à sa vie. Donc nous ne pouvons pas avorter. Mais nous ne pouvons pas risquer inutilement la vie de la mère, sachant que l'embryon est condamné. Que faire? Quelle est la position officielle de l'Église?
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Sophia
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«1753 Une intention bonne (par exemple : aider le prochain) ne rend ni bon ni juste un comportement en lui-même désordonné (comme le mensonge et la médisance). La fin ne justifie pas les moyens. Ainsi ne peut-on pas justifier la condamnation d’un innocent comme un moyen légitime de sauver le peuple.Charles a écrit :La position de l'Eglise dans ce cas-là est très claire il me semble, la mère peut parfaitement avorter si sa vie est mise en danger par la grossesse.
1756 Il est donc erroné de juger de la moralité des actes humains en ne considérant que l’intention qui les inspire, ou les circonstances (milieu, pression sociale, contrainte ou nécessité d’agir, etc.) qui en sont le cadre. Il y a des actes qui par eux-mêmes et en eux-mêmes, indépendamment des circonstances et des intentions, sont toujours gravement illicites en raison de leur objet ; ainsi le blasphème et le parjure, l’homicide et l’adultère. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien.»
Et encore, il faudrait sortir Evangelium Vitae:
«(...)Il est vrai que de nombreuses fois le choix de l'avortement revêt pour la mère un caractère dramatique et douloureux, lorsque la décision de se défaire du fruit de la conception n'est pas prise pour des raisons purement égoïstes et de facilité, mais parce que l'on voudrait sauvegarder des biens importants, comme la santé ou un niveau de vie décent pour les autres membres de la famille. Parfois, on craint pour l'enfant à naître des conditions de vie qui font penser qu'il serait mieux pour lui de ne pas naître. Cependant, ces raisons et d'autres semblables, pour graves et dramatiques qu'elles soient, ne peuvent jamais justifier la suppression délibérée d'un être humain innocent.»
- Christophe
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Références ?
Bonjour CharlesCharles a écrit :La position de l'Eglise dans ce cas-là est très claire il me semble, la mère peut parfaitement avorter si sa vie est mise en danger par la grossesse.
Possèdes-tu les références de textes dans lesquels cette position est clairement exprimée par l'Eglise ? Cette position me semble assez juste, mais je ne sais pas si elle est partagée par l'Eglise.
Pour répondre à LumendeLumine, la règle du moindre mal ne transforme pas le mal en bien, mais justifie le choix éthique d'un moindre mal pour éviter un mal plus grand. Il me semble qu'elle est utilisable dans le cas évoqué.
Amitiés
Christophe
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Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Bonsoir,
J'ai une petite question : l'Eglise Catholique Romaine est-elle aussi opposée à l'avortement dans le cas bien précis, spécifique et extrême où il est prouvé qu'il existe un risque mortel pour la mère (et a fortiori : pour la mère et le bébé) ? Ce cas n'est pas explicitement discuté dans l'extrait du "guide électoral à l'intention des catholiques reponsables" proposé par Karol W, et si l'opposition à l'avortement repose sur le respect de toute vie, je ne vois pas pourquoi la vie d'une mère (voire la vie d'une mère et celle du bébé qu'elle porte) vaudrait moins que celle du bébé qu'elle porte. D'autant plus que cette mère peut avoir d'autres enfants en bas âge qui ont besoin d'elle, ainsi que des parents, un mari, des amis, une famille, etc. Dans ce cas là au moins, la doctrine de l'Eglise Romaine est-elle un peu plus souple et tolérante ou est-ce qu'elle place ce type d'avortement au même niveau d'immoralité que "l'avortement comme moyen de contraception"... ?
Merci.
Bien cordialement,
Mikaël
J'ai une petite question : l'Eglise Catholique Romaine est-elle aussi opposée à l'avortement dans le cas bien précis, spécifique et extrême où il est prouvé qu'il existe un risque mortel pour la mère (et a fortiori : pour la mère et le bébé) ? Ce cas n'est pas explicitement discuté dans l'extrait du "guide électoral à l'intention des catholiques reponsables" proposé par Karol W, et si l'opposition à l'avortement repose sur le respect de toute vie, je ne vois pas pourquoi la vie d'une mère (voire la vie d'une mère et celle du bébé qu'elle porte) vaudrait moins que celle du bébé qu'elle porte. D'autant plus que cette mère peut avoir d'autres enfants en bas âge qui ont besoin d'elle, ainsi que des parents, un mari, des amis, une famille, etc. Dans ce cas là au moins, la doctrine de l'Eglise Romaine est-elle un peu plus souple et tolérante ou est-ce qu'elle place ce type d'avortement au même niveau d'immoralité que "l'avortement comme moyen de contraception"... ?
Merci.
Bien cordialement,
Mikaël
« La majorité des philosophes n'a pas de courage ; ils commencent par avaler les principes essentiels du code actuel : monogamie, structure familiale, continence, tabous corporels, restrictions concernant l'acte sexuel et la suite, puis ils chipotent sur les détails… jusqu'à des sottises telles que de savoir si la vue de la poitrine féminine est obscène ou non. » (Robert Heinlein, En terre étrangère)
Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
La question que vous posez est très pertinente et d’actualité et elle se retrouve souvent aux examens de synthèse dans les Grands Séminaires.
Je sais tout d’abord qu’il y a une règle d’or qu’il ne faut jamais oublier en morale fondamentale catholique et qui doit servir pour juger tous les cas sans exception. On ne doit jamais séparer l’acte (la matière de l’acte) de l’intention (la forme de l’acte). Un acte qui est intrinsèquement mauvais demeurent mauvais malgré les raisons objectivement bonnes que l’on peut y apporter. Supprimer une vie demeure toujours un acte moralement mauvais et est inscrit dans la loi naturelle.
Or dans ce cas, même si la mère à d’autres enfants en bas âge (intentions bonnes) l’avortement demeure quand même un acte moralement mauvais. Un médecin ne peut privilégier la vie de l’un au détriment d’une autre vie, il doit en toute sincérité dans ses intentions, vouloir sauver les deux vies, et de la mère et de l’enfant.
Par contre, le principe de la cause à double effet peut légitimer certaines actions pour sauver la vie de la mère, mais dans des cas très précis. Dans cet exemple, et c’est le seul cas d’avortement autorisé par la théologie classique catholique : celui où une médication particulière ou une intervention chirurgicale (par exemple, l’ablation d’un cancer de l’utérus), directement destinée à sauver la vie de la mère, provoquerait indirectement la mort du fœtus. Ici, le salut de la mère ne serait pas obtenu par la mort de son enfant à naître; celle-ci ne serait qu’une conséquence inévitable d’une action qui de soi ne vise pas l’avortement.
En dehors de ce cas, tout avortement même dans un but thérapeutique, est immoral. Il est évident pour de nombreux moralistes actuels que l’application très restrictive de ce principe le rend inutilisable pour légitimer le meurtre de l’injuste agresseur et dans toutes autres exceptions, où la mort d’une personne humaine est légitimée comme moyen en vue d’une fin bonne (défendre l’ordre public pour la peine de mort, ou la patrie pour la guerre juste). Si le salut de la mère ne peut être obtenu que par un avortement direct, celui-ci est strictement interdit. Un principe de moral est fait pour protéger la vie et la personne humaine.
Je sais tout d’abord qu’il y a une règle d’or qu’il ne faut jamais oublier en morale fondamentale catholique et qui doit servir pour juger tous les cas sans exception. On ne doit jamais séparer l’acte (la matière de l’acte) de l’intention (la forme de l’acte). Un acte qui est intrinsèquement mauvais demeurent mauvais malgré les raisons objectivement bonnes que l’on peut y apporter. Supprimer une vie demeure toujours un acte moralement mauvais et est inscrit dans la loi naturelle.
Or dans ce cas, même si la mère à d’autres enfants en bas âge (intentions bonnes) l’avortement demeure quand même un acte moralement mauvais. Un médecin ne peut privilégier la vie de l’un au détriment d’une autre vie, il doit en toute sincérité dans ses intentions, vouloir sauver les deux vies, et de la mère et de l’enfant.
Par contre, le principe de la cause à double effet peut légitimer certaines actions pour sauver la vie de la mère, mais dans des cas très précis. Dans cet exemple, et c’est le seul cas d’avortement autorisé par la théologie classique catholique : celui où une médication particulière ou une intervention chirurgicale (par exemple, l’ablation d’un cancer de l’utérus), directement destinée à sauver la vie de la mère, provoquerait indirectement la mort du fœtus. Ici, le salut de la mère ne serait pas obtenu par la mort de son enfant à naître; celle-ci ne serait qu’une conséquence inévitable d’une action qui de soi ne vise pas l’avortement.
En dehors de ce cas, tout avortement même dans un but thérapeutique, est immoral. Il est évident pour de nombreux moralistes actuels que l’application très restrictive de ce principe le rend inutilisable pour légitimer le meurtre de l’injuste agresseur et dans toutes autres exceptions, où la mort d’une personne humaine est légitimée comme moyen en vue d’une fin bonne (défendre l’ordre public pour la peine de mort, ou la patrie pour la guerre juste). Si le salut de la mère ne peut être obtenu que par un avortement direct, celui-ci est strictement interdit. Un principe de moral est fait pour protéger la vie et la personne humaine.
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"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
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Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Toute la question est : est-ce que l'avortement est voulu en tant que tel ou non ?CEC a écrit :L'avortement
2270 La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie (cf. instr. "Donum vitæ" 1, 1).
Avant d'être façonné dans le ventre maternel, je te connaissais. Avant ta sortie du sein, je t'ai consacré (Jr 1, 5 cf. Jb 10, 8-12 et Ps 22, 10-11).
Mes os n'étaient point cachés devant toi quand je fus fait dans le secret, brodé dans les profondeurs de la terre (Ps 139, 15).
2271 Depuis le premier siècle, l'Eglise a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n'a pas changé. Il demeure invariable. L'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale:
Tu ne tueras pas l'embryon par l'avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né (Didaché 2,2 cf. Barnabé, ep. 19,5 Epître à Diognète 5,5 Tertullien, apol. 9).
Dieu, maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie, et l'homme doit s'en acquitter d'une manière digne de lui. La vie doit donc être sauvegardée avec soin extrême dès la conception: l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables (GS 51).
2272 La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L'Eglise sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. "Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latæ sententiæ" (CIC 1398) "par le fait même de la commission du délit" (CIC 1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. CIC 1323-1324). L'Eglise n'entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l'innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société.
Il faut dissocier 2 choses comme l'a très bien dit Sapin : la volonté de tuer le bébé et celle de soigner la mère avec une conséquence non-voulue pour elle-même.
CEC Abrégé a écrit :367. Quelles sont les sources de la moralité des actes humains ?
La moralité des actes humains dépend de trois sources : l'objet choisi, c'est-à-dire un bien véritable ou apparent, l'intention du sujet qui agit, c'est-à-dire la fin qui motive l'acte, les circonstances de l'acte, y compris les conséquences.
368. Quand l'acte est-il moralement bon ?
L'acte est moralement bon quand il y a en même temps la bonté de l'objet, de la fin et des circonstances. L'objet du choix peut à lui seul vicier toute une action, même si l'intention est bonne. Il n'est pas permis de faire le mal pour qu'en résulte un bien. Une fin mauvaise peut corrompre l'acte, même si son objet en soi est bon. À l'inverse, une fin bonne ne rend pas bonne une conduite qui est mauvaise en raison de son objet, car la fin ne justifie pas les moyens. Les circonstances peuvent atténuer ou augmenter la responsabilité de l'auteur, mais elles ne peuvent modifier la qualité morale des actes eux-mêmes. Elles ne rendent jamais bonne une action mauvaise en soi.
On voit bien, pour appuyer ce qu'a dit Sapin, que la Fin ne justifie pas les Moyens d'une part, et d'autre part que la question d'avortement se pose sous la forme de "AVORTEMENT DIRECT".
Ce sont les 2 clés de la question que vous posez.
Enfin n'oublions pas que le terme médicale qui désigne la fausse-couche est "avortement naturel". L'avortement est avant tout la mort du bébé à naître.
Il faut donc, comme dans le cas de l'euthanasie, que cette fin de vie soit la plus naturelle possible et non provoqué pour tuer volontairement.
Un homicide reste un homicide.
UdP,
Boris
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Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Celui qui coopère à un avortement est excommunié ? <:2272 La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L'Eglise sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. "Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latæ sententiæ" (CIC 1398) "par le fait même de la commission du délit" (CIC 1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. CIC 1323-1324). L'Eglise n'entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l'innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société.
Mais, si je ne me trompe pas, même un meurtrier n'est pas excommunié. Alors pourquoi recourir à une telle sentence pour ce qui s'apperente à un meurtre ? Là, j'ai un peu de mal à comprendre l'Eglise...
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
- Boris
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Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Avez-vous l'article correspondant ?Raistlin a écrit :Mais, si je ne me trompe pas, même un meurtrier n'est pas excommunié.
Je vais chercher de mon coté.
UdP,
Boris
Boris
Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Tiré du droit Canon :
Il me semble que l'avortement y tient une place à part, comme si c'était une faute pire qu'un homicide.Can. 1397 - Qui commet un homicide, ou enlève quelqu'un avec violence ou par ruse, le retient, le mutile, ou le blesse gravement, sera puni, selon la gravité du délit, des privations et interdictions prévues au can. 1336; quant au meurtre des personnes dont il s'agit au can. 1370, il sera puni des peines établies par ce même canon.
Can. 1398 - Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latae sententiae.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Elle juge que parmi les meurtres, celui d'avortement est un des piresRaistlin a écrit :Celui qui coopère à un avortement est excommunié ? <:2272 La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L'Eglise sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. "Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latæ sententiæ" (CIC 1398) "par le fait même de la commission du délit" (CIC 1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. CIC 1323-1324). L'Eglise n'entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l'innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société.
Mais, si je ne me trompe pas, même un meurtrier n'est pas excommunié. Alors pourquoi recourir à une telle sentence pour ce qui s'apperente à un meurtre ? Là, j'ai un peu de mal à comprendre l'Eglise...
Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Tuer un enfant est le pire des crimes. Qui plus est un enfant sans défense et qui ne peut même pas protester.Raistlin a écrit :Tiré du droit Canon :
Il me semble que l'avortement y tient une place à part, comme si c'était une faute pire qu'un homicide.Can. 1397 - Qui commet un homicide, ou enlève quelqu'un avec violence ou par ruse, le retient, le mutile, ou le blesse gravement, sera puni, selon la gravité du délit, des privations et interdictions prévues au can. 1336; quant au meurtre des personnes dont il s'agit au can. 1370, il sera puni des peines établies par ce même canon.
Can. 1398 - Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latae sententiae.
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
Saint Augustin
(sermon 164, 14)
Saint Augustin
(sermon 164, 14)
Re: Peut-on avorter lorsque la vie de la mère est en danger ?
Hmm, intéressant... Personnellement, une vie est une vie, peu importe que ce soit un enfant, une personne âgée, un handicapé ou une star de cinéma.Tuer un enfant est le pire des crimes. Qui plus est un enfant sans défense et qui ne peut même pas protester.
J'avoue que j'ai quand même du mal à juger l'avortement plus horrible que l'homicide d'un enfant ou d'une personne adulte. Dans le cas du meurtre d'une personne ayant une vie sociale, il y a quand même un facteur "souffrance des proches" qui aggrave l'acte à mon sens. Alors que dans le cas d'un avortement, nul ne regrettera l'embryon...
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