par zélie » dim. 29 nov. 2009, 11:31
Les manipulateurs sont des gens épuisants, qui ont toujours un tour d'avance parce qu'ils ne pensent pas la manipulation, ils ne l'élaborent pas, ils "sont" la manipulation. Leur personnalité s'est construite ainsi. Aussi, la totalité des manipulés ne s'aperçoivent de l'étau qui est sur eux qu'une fois l'étau installé, ils ne le voient pas venir, parce que quand on est normalement constitué, on doit penser avant de commencer à manipuler, ne serait-ce qu’un peu et pour la bonne cause.
Les manipulateurs sont des personnes qui n'ont ni foi ni loi. Un psychiatre que j'ai consulté il y a quelques mois pour comprendre comment fonctionnaient les manipulateurs m'expliquait que la loi ( le surmoi) étant absents de la construction de leur personnalité, ils n'étaient pas comme vous et moi des êtres de désirs, ils étaient uniquement des êtres de jouissance, parce que pour eux, en rester au désir est trop frustrant, parce que la construction obsessionnellement tyrannique de leur personnalité ne leur donne que la jouissance comme épanouissement, comme oxygène à leur besoin farouche de toute-puissance. Partant de là, aucune loi, aucun encadrement de ces personnalités n'est possible; d'où le coté sans foi-ni loi, qui ne cesse de surprendre car leur mauvaise foi n'a aucune limite; d'ailleurs rien n'a de limite pour eux, surtout le mal fait aux autres, car cette souffrance infligée est la voie royale pour asseoir leur sentiment de toute-puissance. Le mal et le bien n'existent plus, gommés par une simple notion de ce qui est « bien pour eux seuls », et destructeurs pour les autres, car ils se repaissent de la destruction des autres (toute-puissance toujours, il faut écraser pour se sentir au-dessus). A l'extrême, ces gens donnent des pervers. C’est parce que justement je côtoie une telle personne que j’en étais arrivée à consulter, parce que plusieurs ont fait des dépressions ou des tentatives de suicide à son contact.
De la même façon, ce médecin m'a expliqué qu'on ne change pas un manipulateur, et qu'on ne gagne pas en face de lui, au sens où on entend « gagner » habituellement ; parce que leur mauvaise foi est sans fond, et qu’ils auront toujours le dernier mot, même si c’est de l’obstination stupide, et qu’ils reviendront toujours à la charge pour vous extorquer ce qu’ils convoitent de vous (votre acquiescement, pas forcément une chose matérielle). Pour « gagner » il faudrait jouer leur jeu dangereux, les manipuler, mais justement, là, à mon sens, on perdrait tout, on se laisserait défigurer. Face à un manipulateur, il ne faut jamais le contrer frontalement, il faut au mieux le contourner, même si cela laisse un goût amer. En l’affrontant, on réveille son angoisse incroyablement forte de ne plus être en situation de toute-puissance, et on réveille une hydre à nulle autre pareille.
Si vous pouvez vous éloigner de cette personne qui vous fait souffrir, même en allant jusqu’à couper tout pont avec elle, faites-le, c’est la méthode la plus salutaire, et faites-le sans aucune culpabilité, vous vous devez la fuite si cette fuite doit être salvatrice. Si cette personne est récupérable, elle réfléchira et finira à long terme par vous revenir ; si elle ne l’est pas, vous vivrez avec la plaie de l’avoir perdue, mais ce sera plus tant pis pour elle que tant pis pour vous, parce que vous, une fois loin de cette personne, vous apprendrez à nouveau à respirer.
Aussi, ne vous laissez pas avoir par les paroles encourageantes de vos amis qui voudraient vous voir courir avant de savoir ramper. Ce n’est jamais votre personnalité qui est à revoir, c’est la personnalité de l’autre qui est à décortiquer et à comprendre. Soit, on en ressort écoeuré d’avoir à contempler au quotidien un démon abominablement démoniaque. Mais d’être passée par un psychiatre m’a permis de retrouver confiance en moi, de ne pas me sentir comme « la nulle qui se fait avoir parce que finalement quelque part elle y a consenti par facilité ou lâcheté » ; son aide m’a permis de resituer plus clairement les choses, et de faire fi de tous les commentaires de ceux qui me persuadaient que je pouvais « gagner », qu’il suffisait que je le veuille. JE NE CULPABILISE PLUS de n’être que ce que je suis, un être sans malice prompt à se faire avoir, au contraire j’en suis fière et rassurée, parce que je sais que je vais bien, même très bien, et que la seule qui va mal, c’est la personne manipulatrice, qui a plus que tout besoin de mes prières, et des prières de centaines de gens. Ca ne parait rien, mais rien que de m’entendre dire cela et de le vivre me donne une force incroyable ; pour le vivre c’est un chemin que je fais main dans la main avec Jésus, parce que sans Lui je ne serais pas arrivée à retourner la situation.
J’en avais parlé dans un fil :
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... =89&t=8267
Les manipulateurs sont des gens épuisants, qui ont toujours un tour d'avance parce qu'ils ne pensent pas la manipulation, ils ne l'élaborent pas, ils "sont" la manipulation. Leur personnalité s'est construite ainsi. Aussi, la totalité des manipulés ne s'aperçoivent de l'étau qui est sur eux qu'une fois l'étau installé, ils ne le voient pas venir, parce que quand on est normalement constitué, on doit penser avant de commencer à manipuler, ne serait-ce qu’un peu et pour la bonne cause.
Les manipulateurs sont des personnes qui n'ont ni foi ni loi. Un psychiatre que j'ai consulté il y a quelques mois pour comprendre comment fonctionnaient les manipulateurs m'expliquait que la loi ( le surmoi) étant absents de la construction de leur personnalité, ils n'étaient pas comme vous et moi des êtres de désirs, ils étaient uniquement des êtres de jouissance, parce que pour eux, en rester au désir est trop frustrant, parce que la construction obsessionnellement tyrannique de leur personnalité ne leur donne que la jouissance comme épanouissement, comme oxygène à leur besoin farouche de toute-puissance. Partant de là, aucune loi, aucun encadrement de ces personnalités n'est possible; d'où le coté sans foi-ni loi, qui ne cesse de surprendre car leur mauvaise foi n'a aucune limite; d'ailleurs rien n'a de limite pour eux, surtout le mal fait aux autres, car cette souffrance infligée est la voie royale pour asseoir leur sentiment de toute-puissance. Le mal et le bien n'existent plus, gommés par une simple notion de ce qui est « bien pour eux seuls », et destructeurs pour les autres, car ils se repaissent de la destruction des autres (toute-puissance toujours, il faut écraser pour se sentir au-dessus). A l'extrême, ces gens donnent des pervers. C’est parce que justement je côtoie une telle personne que j’en étais arrivée à consulter, parce que plusieurs ont fait des dépressions ou des tentatives de suicide à son contact.
De la même façon, ce médecin m'a expliqué qu'on ne change pas un manipulateur, et qu'on ne gagne pas en face de lui, au sens où on entend « gagner » habituellement ; parce que leur mauvaise foi est sans fond, et qu’ils auront toujours le dernier mot, même si c’est de l’obstination stupide, et qu’ils reviendront toujours à la charge pour vous extorquer ce qu’ils convoitent de vous (votre acquiescement, pas forcément une chose matérielle). Pour « gagner » il faudrait jouer leur jeu dangereux, les manipuler, mais justement, là, à mon sens, on perdrait tout, on se laisserait défigurer. Face à un manipulateur, il ne faut jamais le contrer frontalement, il faut au mieux le contourner, même si cela laisse un goût amer. En l’affrontant, on réveille son angoisse incroyablement forte de ne plus être en situation de toute-puissance, et on réveille une hydre à nulle autre pareille.
Si vous pouvez vous éloigner de cette personne qui vous fait souffrir, même en allant jusqu’à couper tout pont avec elle, faites-le, c’est la méthode la plus salutaire, et faites-le sans aucune culpabilité, vous vous devez la fuite si cette fuite doit être salvatrice. Si cette personne est récupérable, elle réfléchira et finira à long terme par vous revenir ; si elle ne l’est pas, vous vivrez avec la plaie de l’avoir perdue, mais ce sera plus tant pis pour elle que tant pis pour vous, parce que vous, une fois loin de cette personne, vous apprendrez à nouveau à respirer.
Aussi, ne vous laissez pas avoir par les paroles encourageantes de vos amis qui voudraient vous voir courir avant de savoir ramper. Ce n’est jamais votre personnalité qui est à revoir, c’est la personnalité de l’autre qui est à décortiquer et à comprendre. Soit, on en ressort écoeuré d’avoir à contempler au quotidien un démon abominablement démoniaque. Mais d’être passée par un psychiatre m’a permis de retrouver confiance en moi, de ne pas me sentir comme « la nulle qui se fait avoir parce que finalement quelque part elle y a consenti par facilité ou lâcheté » ; son aide m’a permis de resituer plus clairement les choses, et de faire fi de tous les commentaires de ceux qui me persuadaient que je pouvais « gagner », qu’il suffisait que je le veuille. JE NE CULPABILISE PLUS de n’être que ce que je suis, un être sans malice prompt à se faire avoir, au contraire j’en suis fière et rassurée, parce que je sais que je vais bien, même très bien, et que la seule qui va mal, c’est la personne manipulatrice, qui a plus que tout besoin de mes prières, et des prières de centaines de gens. Ca ne parait rien, mais rien que de m’entendre dire cela et de le vivre me donne une force incroyable ; pour le vivre c’est un chemin que je fais main dans la main avec Jésus, parce que sans Lui je ne serais pas arrivée à retourner la situation.
J’en avais parlé dans un fil : http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?f=89&t=8267