par Christophe » lun. 16 nov. 2009, 23:48
Voici ce que l'on trouve dans la
Catena Aurea :
9440 Lc 4,40-41
Théophyl. Considérez l'empressement de cette multitude, bien que le soleil fût couché, ils amènent à ses pieds les infirmes, sans être arrêtés par l'heure avancée: «Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient des infirmes», etc. - Orig. Ils les amenaient après le coucher du soleil, c'est-à-dire, à la fin du jour, parce que, dans le courant de la journée, ils étaient retenus par d'autres occupations, ou bien encore, parce qu'ils croyaient qu'il n'était pas permis de guérir le jour du sabbat; Jésus les guérissait: «Or, Jésus imposant les mains sur chacun d'eux», etc. - S. Cyr. Il eut pu, sans doute, comme Dieu, guérir ces malades d'un seul mot, cependant il les touche et montre ainsi la puissance de sa chair pour opérer des guérisons, car c'était la chair d'un Dieu; or, de même que le feu approché d'un vase d'airain, lui communique sa propre chaleur, de même le Verbe tout-puissant de Dieu, en s'unissant véritablement ce temple animé et intelligent qu'il reçut de la vierge Marie, le rendit participant de sa puissance divine. Que Jésus daigne aussi nous toucher, ou plutôt touchons-le nous-mêmes pour être délivrés des attaques et de l'orgueil du démon: «Les démons sortaient du corps de plusieurs», etc. - Bède. Les démons confessent le Fils de Dieu, et, comme l'Évangéliste le dit plus loin: «Ils savaient qu'il était le Christ». En effet, lorsque le démon le vit épuisé par le jeûne, il en conclut qu'il était homme, mais le voyant inaccessible à la tentation, il doutait s'il n'était pas le Fils de Dieu; maintenant l'éclat et la puissance des miracles lui fait comprendre ou plutôt soupçonner qu'il est le Fils de Dieu. Si donc il a porté les Juifs à crucifier Jésus-Christ, ce n'est pas qu'il doutât qu'il fût le Christ ou le Fils de Dieu, mais parce qu'il ne prévoyait pas que sa mort serait sa propre condamnation. Car saint Paul dit de ce mystère caché depuis les siècles: «Que nul des princes de ce monde ne l'a connu, car s'ils l'eussent connu, ils n'eussent jamais crucifié le Seigneur de la gloire. -
S. Chrys. «Mais il les menaçait, et ne leur permettait pas de dire», etc. Admirez ici l'humilité de Jésus-Christ, il ne veut pas que les esprits immondes manifestent sa gloire. Il ne fallait pas, en effet, laisser usurper au démon la gloire du ministère apostolique, et il ne convenait pas que le mystère de Jésus-Christ fût annoncé par des langues impures. - Théophyl. Ou bien, c'est parce que la louange qui sort de la bouche du pécheur n'a aucune beauté, ou parce qu'il ne voulait pas exciter davantage la jalousie des Juifs, en s'attirant les louanges de la multitude. - Bède. Les Apôtres eux-mêmes avaient ordre de ne point parler de lui, de peur que la connaissance de sa divinité venant à se répandre, le mystère de sa passion ne fût différé.
http://www.catho.org/9.php?d=bby#bo2
Le passage me semble - ainsi qu'à Bède le Vénérable - à rapprocher de Mt16:13-20 :
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (16:13-20) a écrit :13 Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
14 Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
15 Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
Voici ce que l'on trouve dans la
Catena Aurae sur ce passage :
4620 Mt 16,20-21
La Glose. Après que Pierre a confessé que Jésus était le Christ, Fils du Dieu vivant, le Sau veur, ne voulant pas que ses disciples publient pour le moment cette vérité, leur commande de ne dire à personne qu'il était le Christ. - S. Jér. Lorsqu'il a envoyé précédemment ses disci ples prêcher l'Évangile, il leur a commandé d'annoncer son avènement. Comment concilier cet ordre avec celui qu'il leur donne ici de ne pas publier qu'il est le Christ. Je crois donc qu'il y a une différence entre prêcher le Christ et prêcher Jésus-Christ; le nom de Christ exprime en général la dignité, celui de Jésus est le nom propre du Sauveur. - Orig. Ou bien on peut dire que les Apôtres parlaient très peu de Jésus et seulement comme d'un homme étonnant et extraordinaire, mais sans annoncer qu'il était le Christ. Si l'on prétend que les Apôtres aient publié dès lors cette vérité, il faudra dire que le dessein du Sauveur était que les Apôtres ne donnassent d'abord de temps à autre qu'une légère idée de ce qu'il était, afin que dans l'intervalle ces premières notions du Christ eussent le temps de pénétrer dans l'esprit de leurs auditeurs. Ou bien il faut résoudre cette difficulté en disant que l'ordre qu'ils avaient reçu d'annoncer le Christ ne devait être accompli que dans les temps qui suivirent sa résurrection. La défense, au contraire, qu'il fait ici aux Apôtres est pour le temps actuel, car il était inutile de prêcher le Christ sans parler de sa croix. Il leur défend donc de dire à personne qu'il fut le Christ, et cependant il les préparait à prêcher plus tard qu'il était le Christ qui a été crucifié et qui est ressuscité d'entre les morts.
S. Jér. Que personne ne suppose que cette explication n'est que le fruit de notre invention, car le Sauveur lui-même nous indique dans ce qui suit les raisons de cette défense: «Dès lors Jésus commença à découvrir à ses disciples qu'il fallait qu'il souffrit»,etc. Voici le sens de ces paroles: Vous prêcherez mon nom lorsque j'aurai souffert ces tourments, car il ne servirait de rien d'annoncer publiquement le Christ et de faire connaître sa majesté au milieu des peuples qui seraient témoins quelque temps après de sa flagellation et de sa mort sur la croix.
S. Chrys. (hom. 54). Si on arrache ce qui a déjà poussé des racines et qu'on veuille le planter de nouveau, il tiendra difficilement dans l'esprit d'un grand nombre; mais, au contraire, si une vérité qui a jeté une fois ses racines n'est ébranlée, on lui voit prendre bientôt de grands ac croissements. Or, le Sauveur s'étend longuement sur ces tristes prédictions pour ouvrir l'intelligence de ses disciples.
Orig. Remarquez que l'Évangéliste ne dit pas: Il commença à leur dire ou à leur enseigner, mais: «Il commença à leur découvrir», car de même qu'on découvre et qu'on montre les cho ses extérieures, ainsi Notre-Seigneur rend sensibles les choses dont il parle. Or, je suis persuadé que le mystère de sa passion ne fut pas découvert aussi clairement à ceux qui virent de leurs yeux ses innombrables souffrances, qu'il le fut aux disciples dans le discours que Jésus leur adresse sur le mystère de sa passion et de sa résurrection. Et cependant il ne fit alors que commencer à leur découvrir ce mystère, et ce ne fut que plus tard, lorsqu'ils furent devenus capables, qu'il le leur développa dans sa plénitude, car tout ce que Jésus commence il le perfectionne. Il fallait qu'il allât à Jérusalem pour être immolé dans la Jérusalem d'ici-bas (dans la Jérusalem terrestre), mais il devait régner par sa résurrection dans la Jérusalem d'en haut, c'est-à-dire dans la Jérusalem céleste (Ga 4); car, après que Jésus-Christ fut ressuscité et beaucoup d'autres avec lui, ce n'est plus sur la terre, mais dans le ciel qu'il faut chercher Jérusalem, c'est-à-dire la maison de la prière. Il a beaucoup à souffrir de la part des anciens de la Jérusalem terrestre avant d'être glorifié par ceux qui jouissent de ses bienfaits, c'est-à-dire les anciens de la Jérusalem céleste (Ap 4,40 Ap 5,8 Ap 19 Ap 24 Ap 13,16 Ap 19,4). Le troisième jour, il ressuscite d'entre les, morts et obtient à ceux qu'il a délivrés du démon la grâce d'être baptisés dans leur esprit, dans leur âme et dans leur corps, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, de manière que ces trois jours soient perpétuellement présents à la mémoire de ceux qu'ils ont rendu enfants de lumière.
http://www.catho.org/9.php?d=54#bgi
Voici ce que l'on trouve dans la [i]Catena Aurea[/i] :
[quote]9440 Lc 4,40-41
Théophyl. Considérez l'empressement de cette multitude, bien que le soleil fût couché, ils amènent à ses pieds les infirmes, sans être arrêtés par l'heure avancée: «Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient des infirmes», etc. - Orig. Ils les amenaient après le coucher du soleil, c'est-à-dire, à la fin du jour, parce que, dans le courant de la journée, ils étaient retenus par d'autres occupations, ou bien encore, parce qu'ils croyaient qu'il n'était pas permis de guérir le jour du sabbat; Jésus les guérissait: «Or, Jésus imposant les mains sur chacun d'eux», etc. - S. Cyr. Il eut pu, sans doute, comme Dieu, guérir ces malades d'un seul mot, cependant il les touche et montre ainsi la puissance de sa chair pour opérer des guérisons, car c'était la chair d'un Dieu; or, de même que le feu approché d'un vase d'airain, lui communique sa propre chaleur, de même le Verbe tout-puissant de Dieu, en s'unissant véritablement ce temple animé et intelligent qu'il reçut de la vierge Marie, le rendit participant de sa puissance divine. Que Jésus daigne aussi nous toucher, ou plutôt touchons-le nous-mêmes pour être délivrés des attaques et de l'orgueil du démon: «Les démons sortaient du corps de plusieurs», etc. - Bède. Les démons confessent le Fils de Dieu, et, comme l'Évangéliste le dit plus loin: «Ils savaient qu'il était le Christ». En effet, lorsque le démon le vit épuisé par le jeûne, il en conclut qu'il était homme, mais le voyant inaccessible à la tentation, il doutait s'il n'était pas le Fils de Dieu; maintenant l'éclat et la puissance des miracles lui fait comprendre ou plutôt soupçonner qu'il est le Fils de Dieu. Si donc il a porté les Juifs à crucifier Jésus-Christ, ce n'est pas qu'il doutât qu'il fût le Christ ou le Fils de Dieu, mais parce qu'il ne prévoyait pas que sa mort serait sa propre condamnation. Car saint Paul dit de ce mystère caché depuis les siècles: «Que nul des princes de ce monde ne l'a connu, car s'ils l'eussent connu, ils n'eussent jamais crucifié le Seigneur de la gloire. -
S. Chrys. «Mais il les menaçait, et ne leur permettait pas de dire», etc. Admirez ici l'humilité de Jésus-Christ, il ne veut pas que les esprits immondes manifestent sa gloire. Il ne fallait pas, en effet, laisser usurper au démon la gloire du ministère apostolique, et il ne convenait pas que le mystère de Jésus-Christ fût annoncé par des langues impures. - Théophyl. Ou bien, c'est parce que la louange qui sort de la bouche du pécheur n'a aucune beauté, ou parce qu'il ne voulait pas exciter davantage la jalousie des Juifs, en s'attirant les louanges de la multitude. - Bède. Les Apôtres eux-mêmes avaient ordre de ne point parler de lui, de peur que la connaissance de sa divinité venant à se répandre, le mystère de sa passion ne fût différé.[/quote]
:arrow: [url]http://www.catho.org/9.php?d=bby#bo2[/url]
Le passage me semble - ainsi qu'à Bède le Vénérable - à rapprocher de Mt16:13-20 :
[quote="Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (16:13-20)"]13 Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
14 Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
15 Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
20 Alors, [b][color=#800000]il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie[/color][/b].[/quote]
Voici ce que l'on trouve dans la [i]Catena Aurae[/i] sur ce passage :
[quote]4620 Mt 16,20-21
La Glose. Après que Pierre a confessé que Jésus était le Christ, Fils du Dieu vivant, le Sau veur, ne voulant pas que ses disciples publient pour le moment cette vérité, leur commande de ne dire à personne qu'il était le Christ. - S. Jér. Lorsqu'il a envoyé précédemment ses disci ples prêcher l'Évangile, il leur a commandé d'annoncer son avènement. Comment concilier cet ordre avec celui qu'il leur donne ici de ne pas publier qu'il est le Christ. Je crois donc qu'il y a une différence entre prêcher le Christ et prêcher Jésus-Christ; le nom de Christ exprime en général la dignité, celui de Jésus est le nom propre du Sauveur. - Orig. Ou bien on peut dire que les Apôtres parlaient très peu de Jésus et seulement comme d'un homme étonnant et extraordinaire, mais sans annoncer qu'il était le Christ. Si l'on prétend que les Apôtres aient publié dès lors cette vérité, il faudra dire que le dessein du Sauveur était que les Apôtres ne donnassent d'abord de temps à autre qu'une légère idée de ce qu'il était, afin que dans l'intervalle ces premières notions du Christ eussent le temps de pénétrer dans l'esprit de leurs auditeurs. Ou bien il faut résoudre cette difficulté en disant que l'ordre qu'ils avaient reçu d'annoncer le Christ ne devait être accompli que dans les temps qui suivirent sa résurrection. La défense, au contraire, qu'il fait ici aux Apôtres est pour le temps actuel, car il était inutile de prêcher le Christ sans parler de sa croix. Il leur défend donc de dire à personne qu'il fut le Christ, et cependant il les préparait à prêcher plus tard qu'il était le Christ qui a été crucifié et qui est ressuscité d'entre les morts.
S. Jér. Que personne ne suppose que cette explication n'est que le fruit de notre invention, car le Sauveur lui-même nous indique dans ce qui suit les raisons de cette défense: «Dès lors Jésus commença à découvrir à ses disciples qu'il fallait qu'il souffrit»,etc. Voici le sens de ces paroles: Vous prêcherez mon nom lorsque j'aurai souffert ces tourments, car il ne servirait de rien d'annoncer publiquement le Christ et de faire connaître sa majesté au milieu des peuples qui seraient témoins quelque temps après de sa flagellation et de sa mort sur la croix.
S. Chrys. (hom. 54). Si on arrache ce qui a déjà poussé des racines et qu'on veuille le planter de nouveau, il tiendra difficilement dans l'esprit d'un grand nombre; mais, au contraire, si une vérité qui a jeté une fois ses racines n'est ébranlée, on lui voit prendre bientôt de grands ac croissements. Or, le Sauveur s'étend longuement sur ces tristes prédictions pour ouvrir l'intelligence de ses disciples.
Orig. Remarquez que l'Évangéliste ne dit pas: Il commença à leur dire ou à leur enseigner, mais: «Il commença à leur découvrir», car de même qu'on découvre et qu'on montre les cho ses extérieures, ainsi Notre-Seigneur rend sensibles les choses dont il parle. Or, je suis persuadé que le mystère de sa passion ne fut pas découvert aussi clairement à ceux qui virent de leurs yeux ses innombrables souffrances, qu'il le fut aux disciples dans le discours que Jésus leur adresse sur le mystère de sa passion et de sa résurrection. Et cependant il ne fit alors que commencer à leur découvrir ce mystère, et ce ne fut que plus tard, lorsqu'ils furent devenus capables, qu'il le leur développa dans sa plénitude, car tout ce que Jésus commence il le perfectionne. Il fallait qu'il allât à Jérusalem pour être immolé dans la Jérusalem d'ici-bas (dans la Jérusalem terrestre), mais il devait régner par sa résurrection dans la Jérusalem d'en haut, c'est-à-dire dans la Jérusalem céleste (Ga 4); car, après que Jésus-Christ fut ressuscité et beaucoup d'autres avec lui, ce n'est plus sur la terre, mais dans le ciel qu'il faut chercher Jérusalem, c'est-à-dire la maison de la prière. Il a beaucoup à souffrir de la part des anciens de la Jérusalem terrestre avant d'être glorifié par ceux qui jouissent de ses bienfaits, c'est-à-dire les anciens de la Jérusalem céleste (Ap 4,40 Ap 5,8 Ap 19 Ap 24 Ap 13,16 Ap 19,4). Le troisième jour, il ressuscite d'entre les, morts et obtient à ceux qu'il a délivrés du démon la grâce d'être baptisés dans leur esprit, dans leur âme et dans leur corps, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, de manière que ces trois jours soient perpétuellement présents à la mémoire de ceux qu'ils ont rendu enfants de lumière.[/quote]
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