par MB » dim. 06 déc. 2009, 3:22
Bonsoir 3ème type
Je n'ai pas d'enfant, donc je dirai peut-être des bêtises, mais il me semble évident que c'est Zélie qu'il vous faut suivre à fond ici (dans la vie au fait, Zélie, je me permettrai de réutiliser tous vos arguments !).
D'une part, même si votre fils, ayant appris le catéchisme, n'a pas "la foi" comme on souhaiterait qu'il l'ait de façon optimale (au demeurant, qui sommes-nous, qui êtes-vous, pour déterminer ce que c'est qu'une foi optimale ?), déjà l'éducation et l'enseignement qu'il aura reçus lui permettront de ne pas faire de mal, et peut-être même de faire du bien. Autrement, à quoi ça sert de se convertir à 40 ans si, auparavant, on a nui à tout son entourage ?
D'autre part, il me semble - excusez ma franchise - que vous vous faites une idée un peu naïve, un peu hollywoodienne, de l'intervention divine. Ce ne sont pas des rayons qui tombent du ciel, et une conscience qui s'ouvre tout d'un coup. C'est des toutes petites choses, anodines, et quotidiennes en fait, qui le plus souvent passent par les hommes. Quand "Dieu vous parle", cela peut être par l'intermédiaire du regard ou de la parole de quelqu'un qui en fait pense à autre chose. Et Dieu qui parle à votre fils, cela peut arriver par l'intermédiaire du lent apprentissage du catéchisme.
Par ailleurs, il y a encore une sorte de naïveté - mais peut-être provient-elle de votre expérience personnelle, qui est unique ? - à vouloir croire que la conversion est une chose qui se fait comme ça, de chic. Ce n'est pas toujours le cas, loin de là : cela peut être le fruit de toute une vie, le résultat d'un chaînon de mille petites choses, mille petites pensées, mises bout à bout. Pourquoi ne pas commencer ce chaînon le plus tôt possible ?
Enfin, dernière chose : j'ai l'impression que vous vous faites une idée, disons, rousseauiste, de l'éducation. Allons plus loin : vous faites comme les "pédagogistes" de l'Education nationale, qui ne parlent pas d'"imposer" un contenu aux élèves, mais de leur "apprendre à apprendre". L'idée est qu'il faut leur donner les outils pour qu'ils forgent eux-mêmes leur propre savoir. Le résultat de cette politique est catastrophique ; car c'est le contenu lui-même qui donne les outils. C'est en ayant rempli la tête qu'on lui permet, après, d'être bien faite (quitte à ce qu'elle se désemplisse d'une partie des choses qu'elle a apprises).
Ce sera la même chose pour votre fils : s'il va au catéchisme, il disposera du langage et du contenu de la foi qui lui permettront, le jour où il se fera une idée claire de la question, d'avoir toutes les notions en main. Il aura les outils lui permettant d'exercer un choix vraiment libre et informé. S'il ne va pas au catéchisme, personne ne les lui donnera !
Et par pitié, ne vous dites pas "Dieu y pourvoira lui-même". C'est un signe de paresse, et surtout c'est une manière de le tenter, ce qui franchement n'est pas honnête.
Bien à vous
MB
Bonsoir 3ème type
Je n'ai pas d'enfant, donc je dirai peut-être des bêtises, mais il me semble évident que c'est Zélie qu'il vous faut suivre à fond ici (dans la vie au fait, Zélie, je me permettrai de réutiliser tous vos arguments !).
D'une part, même si votre fils, ayant appris le catéchisme, n'a pas "la foi" comme on souhaiterait qu'il l'ait de façon optimale (au demeurant, qui sommes-nous, qui êtes-vous, pour déterminer ce que c'est qu'une foi optimale ?), déjà l'éducation et l'enseignement qu'il aura reçus lui permettront de ne pas faire de mal, et peut-être même de faire du bien. Autrement, à quoi ça sert de se convertir à 40 ans si, auparavant, on a nui à tout son entourage ?
D'autre part, il me semble - excusez ma franchise - que vous vous faites une idée un peu naïve, un peu hollywoodienne, de l'intervention divine. Ce ne sont pas des rayons qui tombent du ciel, et une conscience qui s'ouvre tout d'un coup. C'est des toutes petites choses, anodines, et quotidiennes en fait, qui le plus souvent passent par les hommes. Quand "Dieu vous parle", cela peut être par l'intermédiaire du regard ou de la parole de quelqu'un qui en fait pense à autre chose. Et Dieu qui parle à votre fils, cela peut arriver par l'intermédiaire du lent apprentissage du catéchisme.
Par ailleurs, il y a encore une sorte de naïveté - mais peut-être provient-elle de votre expérience personnelle, qui est unique ? - à vouloir croire que la conversion est une chose qui se fait comme ça, de chic. Ce n'est pas toujours le cas, loin de là : cela peut être le fruit de toute une vie, le résultat d'un chaînon de mille petites choses, mille petites pensées, mises bout à bout. Pourquoi ne pas commencer ce chaînon le plus tôt possible ?
Enfin, dernière chose : j'ai l'impression que vous vous faites une idée, disons, rousseauiste, de l'éducation. Allons plus loin : vous faites comme les "pédagogistes" de l'Education nationale, qui ne parlent pas d'"imposer" un contenu aux élèves, mais de leur "apprendre à apprendre". L'idée est qu'il faut leur donner les outils pour qu'ils forgent eux-mêmes leur propre savoir. Le résultat de cette politique est catastrophique ; car c'est le contenu lui-même qui donne les outils. C'est en ayant rempli la tête qu'on lui permet, après, d'être bien faite (quitte à ce qu'elle se désemplisse d'une partie des choses qu'elle a apprises).
Ce sera la même chose pour votre fils : s'il va au catéchisme, il disposera du langage et du contenu de la foi qui lui permettront, le jour où il se fera une idée claire de la question, d'avoir toutes les notions en main. Il aura les outils lui permettant d'exercer un choix vraiment libre et informé. S'il ne va pas au catéchisme, personne ne les lui donnera !
Et par pitié, ne vous dites pas "Dieu y pourvoira lui-même". C'est un signe de paresse, et surtout c'est une manière de le tenter, ce qui franchement n'est pas honnête.
Bien à vous
MB