par Nanimo » sam. 20 févr. 2010, 11:30
Bonjour, J'ai vos réflexions en tête depuis quelque temps au sujet du succès des évangéliques qui évangélisent les autochtones. Les évangéliques, en tant qu'Américains, connaissent tout ce qu'il y a à savoir sur l'intégration des populations et ça, c'est bien... pour l'Amérique! C'est-à-dire que ce savoir appliqué à l'Europe et à ses populations--- ou appliqué à l’Église--- Aïe.
Leur succès comporte aussi un autre aspect que le savoir sur l'intégration des populations, c'est un aspect culturel propre à l'Amérique du Nord anglo-saxonne : bâtir là où il n'y a rien (c'est la conquête de l'Ouest qui leur colle aux tripes). Et cela se traduit chez les évangéliques par là où il y a des âmes à évangéliser, il y a des évangéliques. Il n'y a rien où les Américains excellent plus que lorsqu'il faut démarrer de rien, réinventer la brique. Et enfin, les Américains ne traînent pas la casserole de la colonisation (donc, là on est dans le subjectif, car les évangéliques inspirent plus de confiance parce qu’ils n’ont pas d’antécédents coloniaux.)
Chez les Européens, la démarche tend à être inverse, car les Européens partent rarement de rien : les cultures européennes se sont superposées, ont puisé les unes aux autres; il y a presque tout le temps des antécédents solides, si l’on se donne la peine de chercher. Et c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles l’Europe résiste - tant bien que mal - à tous les communautarismes. Pour le dire plus familièrement, « elle n’est pas faite comme ça », ‘ça’ étant l’Amérique. Ce que l’Amérique gagne en dynamisme, l’Europe le gagne dans le solide. Démarches opposées, mais qui se complètent.
On peut bien voir que ce que font les Américains sur le plan de l’intégration c’est bien, mais est-ce que ça marche vraiment? Tout ce que l’on peut en dire est que c’est adapté à leur situation et au moment. Quant à l’avenir, nul ne sait.
Tout ce long laïus pour dire que quand vous dites qu’il faudrait faire un effort dans la direction des personnes ethniques, c’est vrai, mais pas en calquant les églises communautaires d’Amérique. Je serais plutôt favorable à un aménagement dans les paroisses.
Il y a un fil sur la constitution de communautés catholiques. Si vous l’avez suivi, vous aurez constaté comme moi que la résistance au communautarisme est vive, autant à droite qu’à gauche! Et cela même lorsqu’il s’agit de nous, catholiques!
Bonjour, J'ai vos réflexions en tête depuis quelque temps au sujet du succès des évangéliques qui évangélisent les autochtones. Les évangéliques, en tant qu'Américains, connaissent tout ce qu'il y a à savoir sur l'intégration des populations et ça, c'est bien... pour l'Amérique! C'est-à-dire que ce savoir appliqué à l'Europe et à ses populations--- ou appliqué à l’Église--- Aïe.
Leur succès comporte aussi un autre aspect que le savoir sur l'intégration des populations, c'est un aspect culturel propre à l'Amérique du Nord anglo-saxonne : bâtir là où il n'y a rien (c'est la conquête de l'Ouest qui leur colle aux tripes). Et cela se traduit chez les évangéliques par là où il y a des âmes à évangéliser, il y a des évangéliques. Il n'y a rien où les Américains excellent plus que lorsqu'il faut démarrer de rien, réinventer la brique. Et enfin, les Américains ne traînent pas la casserole de la colonisation (donc, là on est dans le subjectif, car les évangéliques inspirent plus de confiance parce qu’ils n’ont pas d’antécédents coloniaux.)
Chez les Européens, la démarche tend à être inverse, car les Européens partent rarement de rien : les cultures européennes se sont superposées, ont puisé les unes aux autres; il y a presque tout le temps des antécédents solides, si l’on se donne la peine de chercher. Et c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles l’Europe résiste - tant bien que mal - à tous les communautarismes. Pour le dire plus familièrement, « elle n’est pas faite comme ça », ‘ça’ étant l’Amérique. Ce que l’Amérique gagne en dynamisme, l’Europe le gagne dans le solide. Démarches opposées, mais qui se complètent.
On peut bien voir que ce que font les Américains sur le plan de l’intégration c’est bien, mais est-ce que ça marche vraiment? Tout ce que l’on peut en dire est que c’est adapté à leur situation et au moment. Quant à l’avenir, nul ne sait.
Tout ce long laïus pour dire que quand vous dites qu’il faudrait faire un effort dans la direction des personnes ethniques, c’est vrai, mais pas en calquant les églises communautaires d’Amérique. Je serais plutôt favorable à un aménagement dans les paroisses.
Il y a un fil sur la constitution de communautés catholiques. Si vous l’avez suivi, vous aurez constaté comme moi que la résistance au communautarisme est vive, autant à droite qu’à gauche! Et cela même lorsqu’il s’agit de nous, catholiques!