. Note 1 : c'est publié dans "Le Monde".
. Note 2 : "
Intitulée L'Age de l'empathie, cette passionnante leçon de choses, bousculant les frontières entre l'homme et l'animal, est aussi un plaidoyer pour le "vivre-ensemble" à l'usage de nos sociétés. "La cupidité a vécu, l'empathie est de mise, proclame l'auteur. Il nous faut entièrement réviser nos hypothèses sur la nature humaine."
Rien que le ton et le vocabulaire tendent à pousser à la méfiance. Les bouquins de comportement que je potasse sont rarement rédigés de la sorte, c'est toujours beaucoup plus factuel, moins exalté ; et mieux écrit.
. Note 2 bis : on devrait éliminer de toute bibliographie sérieuse un texte utilisant le terme "vivre-ensemble".
. Note 3 : si les auteurs soulignent avec enthousiasme et en s'extasiant, le cas d'UN singe qui protège UN caneton, c'est donc bien que ce n'est pas la règle.
Maintenant pour le plus sérieux ;
.
Oui, des animaux sont doués d'empathie.
Pas tous parce que cela nécessite certains réseaux neuronaux complexes, mais certains, oui.
L'empathie, c'est être capable de percevoir les besoins ou la souffrance d'autrui. Il est évident que cela existe dans la nature, sinon (exemple effectivement cité et évident), les mères des espèces qui prennent en charge les besoins de leurs petits ne seraient pas en mesure de s'y adapter.
. En tout cas, je n'ai pas nié que les animaux puissent être doués d'empathie.
.
La spécificité de l'être humain, c'est d'être doué de volonté libre.
Ce qui le rend capable, en utilisant son empathie (de même qu'il utilise son odorat, sa vue, son toucher), de compassion.
. C'est donc une erreur de la part des auteurs de parler de "compassion" à propos de ces animaux ; c'est une erreur qui s'explique facilement et qui se voit en lisant le texte : ils confondent tout simplement "empathie" et "compassion".
. Or, la compassion est de l'ordre de la volonté libre alors que l'empathie est du domaine du ressenti.
En conséquence, ceux qui parlent de "compassion" à propos d'un animal en aidant un autre, devraient en toute logique être prêts à parler de "cruauté", de "sadisme", ou de "psychopathie" à propos des grands prédateurs.
. Donc, oui, les animaux sont doués d'empathie.
Or, on notera en parenthèse que
le fait d'être doué d'empathie ne signifie pas nécessairement qu'on l'utilise pour le bien. Un tortionnaire est un maître d'empathie : c'est parce qu'il a conscience précisément de la souffrance de son semblable qu'il sait quoi faire pour obtenir des aveux.
On a cité les singes qui ont conscience des besoins de leurs semblables : effectivement, on pourra d'ailleurs de même citer cette tactique singe qui consiste à partir ostensiblement dans la direction opposée à la source de nourriture qu'on a repérée, créant alors un mouvement de foule (de singes) se dépêchant de dépasser le premier pour lui rafler la mise...
...puis à se laisser dépasser, et à retourner tranquillement sur ses pas pour aller cueillir le fruit convoité, en toute tranquillité, la troupe étant partie dans le mauvais sens.
Une telle tactique nécessite tout autant l'empathie, puisqu'il faut connaître les envies et besoins d'autrui pour utiliser ainsi ses réactions.
. C'est donc à tort, par ignorance de vocabulaire et par erreur philosophique, qu'on assimile l'empathie à la compassion.
L'empathie, c'est ce qu'on ressent des besoins et de la souffrance d'autrui. La compassion, est participation volontaire à ses souffrances (même purement spirituellement).
. J'ajoute que cette "découverte" (??) de l'existence de l'empathie chez les animaux ne peut étonner à ce point QUE ceux qui, adorateurs du Darwinisme originel sans même forcément le comprendre, s'étaient persuadés contre toute évidence que la seule loi de la nature était "manger ou être mangé", et que n'y régnait que la loi du plus fort.
Note finale : j'aurais très bien pu m'arrêter à la "Note 1".
Ajout après lecture de l'article :
ben, tiens, c'est justement la conclusion de l'article : "
Reste que l'empathie n'est pas toujours vertueuse. C'est aussi sur la capacité à ressentir les émotions d'autrui que se fondent la cruauté et la torture."
Donc il y a juste l'erreur de confondre l'emploi des termes "empathie" et "compassion".
. Note 1 : c'est publié dans "Le Monde".
. Note 2 : "[i]Intitulée L'Age de l'empathie, cette passionnante leçon de choses, bousculant les frontières entre l'homme et l'animal, est aussi un plaidoyer pour le "vivre-ensemble" à l'usage de nos sociétés. "La cupidité a vécu, l'empathie est de mise, proclame l'auteur. Il nous faut entièrement réviser nos hypothèses sur la nature humaine.[/i]"
Rien que le ton et le vocabulaire tendent à pousser à la méfiance. Les bouquins de comportement que je potasse sont rarement rédigés de la sorte, c'est toujours beaucoup plus factuel, moins exalté ; et mieux écrit.
. Note 2 bis : on devrait éliminer de toute bibliographie sérieuse un texte utilisant le terme "vivre-ensemble".
. Note 3 : si les auteurs soulignent avec enthousiasme et en s'extasiant, le cas d'UN singe qui protège UN caneton, c'est donc bien que ce n'est pas la règle.
Maintenant pour le plus sérieux ;
. [b]Oui, des animaux sont doués d'empathie[/b].
Pas tous parce que cela nécessite certains réseaux neuronaux complexes, mais certains, oui.
[b]L'empathie, c'est être capable de percevoir les besoins ou la souffrance d'autrui[/b]. Il est évident que cela existe dans la nature, sinon (exemple effectivement cité et évident), les mères des espèces qui prennent en charge les besoins de leurs petits ne seraient pas en mesure de s'y adapter.
. En tout cas, je n'ai pas nié que les animaux puissent être doués d'empathie.
. [b]La spécificité de l'être humain, c'est d'être doué de volonté libre[/b].
Ce qui le rend capable, en utilisant son empathie (de même qu'il utilise son odorat, sa vue, son toucher), de compassion.
. C'est donc une erreur de la part des auteurs de parler de "compassion" à propos de ces animaux ; c'est une erreur qui s'explique facilement et qui se voit en lisant le texte : ils confondent tout simplement "empathie" et "compassion".
. Or, la compassion est de l'ordre de la volonté libre alors que l'empathie est du domaine du ressenti.
En conséquence, ceux qui parlent de "compassion" à propos d'un animal en aidant un autre, devraient en toute logique être prêts à parler de "cruauté", de "sadisme", ou de "psychopathie" à propos des grands prédateurs.
. Donc, oui, les animaux sont doués d'empathie.
Or, on notera en parenthèse que [b]le fait d'être doué d'empathie ne signifie pas nécessairement qu'on l'utilise pour le bien[/b]. Un tortionnaire est un maître d'empathie : c'est parce qu'il a conscience précisément de la souffrance de son semblable qu'il sait quoi faire pour obtenir des aveux.
On a cité les singes qui ont conscience des besoins de leurs semblables : effectivement, on pourra d'ailleurs de même citer cette tactique singe qui consiste à partir ostensiblement dans la direction opposée à la source de nourriture qu'on a repérée, créant alors un mouvement de foule (de singes) se dépêchant de dépasser le premier pour lui rafler la mise...
...puis à se laisser dépasser, et à retourner tranquillement sur ses pas pour aller cueillir le fruit convoité, en toute tranquillité, la troupe étant partie dans le mauvais sens.
Une telle tactique nécessite tout autant l'empathie, puisqu'il faut connaître les envies et besoins d'autrui pour utiliser ainsi ses réactions.
. C'est donc à tort, par ignorance de vocabulaire et par erreur philosophique, qu'on assimile l'empathie à la compassion.
L'empathie, c'est ce qu'on ressent des besoins et de la souffrance d'autrui. La compassion, est participation volontaire à ses souffrances (même purement spirituellement).
. J'ajoute que cette "découverte" (??) de l'existence de l'empathie chez les animaux ne peut étonner à ce point QUE ceux qui, adorateurs du Darwinisme originel sans même forcément le comprendre, s'étaient persuadés contre toute évidence que la seule loi de la nature était "manger ou être mangé", et que n'y régnait que la loi du plus fort.
Note finale : j'aurais très bien pu m'arrêter à la "Note 1". :saint:
Ajout après lecture de l'article :
ben, tiens, c'est justement la conclusion de l'article : "[i]Reste que l'empathie n'est pas toujours vertueuse. C'est aussi sur la capacité à ressentir les émotions d'autrui que se fondent la cruauté et la torture."[/i]
Donc il y a juste l'erreur de confondre l'emploi des termes "empathie" et "compassion".