par etienne lorant » mer. 05 mai 2010, 16:08
Laurent L. a écrit :
Moins sibyllin ? Je le dis autrement : les athées qui ont parcouru ce fil ont dû se marrer beaucoup !
Et que proposez-vous ? Que pensez-vous de cette émission protestante sur une station catholique ?
Désormais, pour le bien de mon âme, j'évite...
Qu'évitez-vous ?
Je vous propose de lire l'histoire qui suit et de me donner votre avis quant à la manière dont nous devrions juger:
- [+] Texte masqué
- je vous dirai que l'on ne doit pas facilement croire le mal que l'on dit des autres, et, quoiqu'une personne accusée ne se défende pas, l'on ne doit pas croire que ce que l'on dit est bien sûr ; en voici un exemple qui vous montrera que nous pouvons tous nous tromper, et que nous ne devons croire que très difficilement le mal que l'on nous dit des autres. Il est rapporté dans l'histoire, qu'un homme veuf n'ayant qu'une fille unique fort jeune, la recommanda à un de ses parents et alla se faire religieux dans un monastère de solitaires. Sa vertu le fit aimer de tous les religieux. De son côté, il était très content de sa vocation ; mais, quelque temps après, pensant à sa fille, la tendresse qu'il sentit pour cette enfant le remplit de douleur et de tristesse de l'avoir ainsi abandonnée. Le père abbé s'en aperçut, et lui dit un jour : « Qu'avez-vous, mon frère, qui vous afflige tant ? » – « Hélas ! mon père, lui répondit le solitaire, j'ai laissé dans la ville une enfant fort jeune : voilà le sujet de ma peine. » L'abbé ne sachant pas que ce fût une fille, croyant que c'était un fils, lui dit : « Allez le chercher, amenez-le ici, et vous l'élèverez auprès de vous. » De suite, il part, regardant cela comme une voix du ciel, il va trouver sa petite fille qui s'appelait Marine. II lui dit de prendre le nom de Marin, lui défendit de jamais faire connaître qu'elle était une fille, et il l'amena dans son monastère. Son père prit tant de soin de lui montrer la nécessité de la perfection dans une personne qui quittait le monde pour se donner à Dieu, que, dans peu de temps, elle devint un modèle de vertu, même pour les anciens religieux, toute jeune qu'elle était. Son père, avant de mourir, lui recommanda bien de nouveau de ne jamais dire qui elle était. Marine n'avait encore que dix-sept ans lorsque son saint père la laissa ; tous les religieux ne l'appelaient que le frère Marin. Son humilité qui était si profonde et sa vertu si peu commune la firent aimer et respecter de tous les religieux. Mais, le démon, jaloux de la voir marcher avec tant de rapidité dans la vertu, ou plutôt, Dieu, voulant l'éprouver, permit qu'elle fût calomniée de la manière la plus noire. Il lui eût été facile de faire reconnaître son innocence ; mais elle ne le fit pas. Vous allez voir qu'une personne qui aime véritablement Dieu, regarde tout ce que Dieu permet qu'il nous arrive, même la médisance et la calomnie, comme ne nous étant donné que pour notre bien. Les frères avaient coutume d'aller au marché certains jours de la semaine pour aller chercher leurs provisions, le frère les y accompagnait. Le maître de l'hôtellerie avait une fille, qui s'était abandonnée au péché avec un soldat. S'étant aperçu que sa fille était enceinte, il voulut savoir d'elle qui l'avait débauchée ; cette fille, pleine de malice, inventa la plus noire médisance et la plus affreuse calomnie, et dit à son père que c'était le frère Marin qui l'avait séduite, et qu'elle était tombée dans le péché avec lui. Le père, plein de fureur, vient faire ses plaintes à l'abbé, qui fut bien étonné d'un tel fait de la part du frère Marin, qui passait pour un grand saint. Le père abbé fit venir le frère Marin en sa présence, lui demanda ce qu'il avait fait, quelle vie il avait menée, quelle honte pour un religieux ! Le pauvre frère Marin, élevant son cœur à Dieu, pensa à ce qu'il devait répondre, et plutôt que de diffamer cette impudique fille, il se contenta de dire :
« Je suis un pécheur qui mérite de faire pénitence. » L'abbé n'examina pas davantage, la croyant coupable du crime dont on l'accusait, la fit châtier sévèrement et la chassa du monastère. Mais, cette pauvre enfant, semblable à Jésus-Christ, reçoit les coups et les affronts sans ouvrir la bouche pour se plaindre, ni pour faire reconnaître son innocence, elle, à qui cela était si facile. Elle resta trois ans à la porte du monastère, étant regardée de tous les religieux comme une infâme ; quand les religieux passaient, elle se prosternait devant eux pour leur demander le secours de leurs prières, un pauvre morceau de pain pour ne pas mourir de faim. La fille de l'hôtellerie étant accouchée, garda pendant quelque temps cet enfant, ; mais dès qu'il fut sevré, elle l'envoya au frère Marin comme s'il en avait été le père. Sans rien faire paraître de son innocence, elle le reçut comme son enfant, le nourrit pendant deux ans, partageant avec cet enfant les petites aumônes qu'on lui faisait. Les religieux, touchés de voir tant d'humilité, allèrent prier l'abbé d'avoir pitié du frère Marin, en lui représentant que, depuis cinq ans, il faisait pénitence à la porte du monastère, qu'il fallait le recevoir et lui pardonner pour l'amour de Jésus-Christ. Le père abbé l'ayant fait venir, lui fit de sanglants reproches : « Votre père était un saint, lui dit l'abbé, il vous fit entrer ici dès votre enfance, et vous avez eu l'effronterie de déshonorer cette maison par le crime le plus détestable ; cependant, je vous permets d'entrer dans cette maison avec cet enfant, dont vous êtes l'indigne père, et je vous condamne, pour l'expiation de votre péché, aux ouvrages les plus vils et les plus bas, et à servir tous les frères. Ce pauvre frère Marin, sans dire un mot de plainte, se soumet à tout, toujours content et toujours bien résolu de ne rien dire pour faire connaître qu'il n'était point coupable. Ce nouveau travail, qu'à peine un homme robuste aurait pu soutenir, ne le découragea point. Cependant, au bout de quelque temps, accablé par la fatigue du travail et les austérités de ses jeûnes, il succomba, et, peu de temps après il mourut. L'abbé ordonna, par charité, qu'on lui rendît les derniers devoirs comme à un autre religieux ; mais, que pour donner plus d'horreur de ce vice, on l'enterrât loin du monastère, afin qu'on en perdît le souvenir. Mais, Dieu voulut faire connaître son innocence qu'elle avait tenue cachée si longtemps. Ayant reconnu que c'était une fille : « O mon Dieu, s'écrièrent-ils en se frappant la poitrine, comment cette sainte fille a-t-elle pu souffrir avec tant de patience, tant d'opprobres et d'afflictions, sans se plaindre, lui étant si facile de se justifier ? » Ils courent au père abbé, poussant de grands cris et répandant des larmes en abondance : « Venez, mon père, disent-ils, venez voir le frère Marin. » L'abbé, étonné de ces cris et de ces larmes, court vers cette pauvre fille innocente. Il fut saisi d'une si vive douleur, qu'il se mit à genoux, frappant la terre de son front et versant des torrents de larmes. Ils s'écrièrent tous ensemble, lui, et ses religieux éplorés : « O sainte et innocente fille, je vous conjure, par la miséricorde de Jésus-Christ, de me pardonner toutes les peines et les injustes reproches que je vous ai faits ! – Hélas ! s'écriait l'abbé, j'ai été dans l'ignorance, et vous avez eu assez de patience pour tout souffrir, et moi, trop peu de lumières pour reconnaître la sainteté de votre vie. » Ayant fait déposer le corps de cette sainte fille dans la chapelle du monastère, ils portèrent cette nouvelle au père de la fille qui avait accusé le frère Marin. Cette pauvre malheureuse, qui avait faussement accusé sainte Marine, était, depuis son péché, possédée du démon, et vint toute désespérée avouer son crime aux pieds de la sainte, lui en demandant pardon. Elle fut sur-le-champ délivrée par son intercession."
AVEC QUELLES PRECAUTIONS DE LANGAGE DEVRIONS NOUS ENTAMER NOS DEBATS !
[quote="Laurent L."][quote]
Moins sibyllin ? Je le dis autrement : les athées qui ont parcouru ce fil ont dû se marrer beaucoup ! [/quote]
Et que proposez-vous ? Que pensez-vous de cette émission protestante sur une station catholique ?
[quote]Désormais, pour le bien de mon âme, j'évite...[/quote]
Qu'évitez-vous ?[/quote]
Je vous propose de lire l'histoire qui suit et de me donner votre avis quant à la manière dont nous devrions juger:
[spoiler]je vous dirai que l'on ne doit pas facilement croire le mal que l'on dit des autres, et, quoiqu'une personne accusée ne se défende pas, l'on ne doit pas croire que ce que l'on dit est bien sûr ; en voici un exemple qui vous montrera que nous pouvons tous nous tromper, et que nous ne devons croire que très difficilement le mal que l'on nous dit des autres. Il est rapporté dans l'histoire, qu'un homme veuf n'ayant qu'une fille unique fort jeune, la recommanda à un de ses parents et alla se faire religieux dans un monastère de solitaires. Sa vertu le fit aimer de tous les religieux. De son côté, il était très content de sa vocation ; mais, quelque temps après, pensant à sa fille, la tendresse qu'il sentit pour cette enfant le remplit de douleur et de tristesse de l'avoir ainsi abandonnée. Le père abbé s'en aperçut, et lui dit un jour : « Qu'avez-vous, mon frère, qui vous afflige tant ? » – « Hélas ! mon père, lui répondit le solitaire, j'ai laissé dans la ville une enfant fort jeune : voilà le sujet de ma peine. » L'abbé ne sachant pas que ce fût une fille, croyant que c'était un fils, lui dit : « Allez le chercher, amenez-le ici, et vous l'élèverez auprès de vous. » De suite, il part, regardant cela comme une voix du ciel, il va trouver sa petite fille qui s'appelait Marine. II lui dit de prendre le nom de Marin, lui défendit de jamais faire connaître qu'elle était une fille, et il l'amena dans son monastère. Son père prit tant de soin de lui montrer la nécessité de la perfection dans une personne qui quittait le monde pour se donner à Dieu, que, dans peu de temps, elle devint un modèle de vertu, même pour les anciens religieux, toute jeune qu'elle était. Son père, avant de mourir, lui recommanda bien de nouveau de ne jamais dire qui elle était. Marine n'avait encore que dix-sept ans lorsque son saint père la laissa ; tous les religieux ne l'appelaient que le frère Marin. Son humilité qui était si profonde et sa vertu si peu commune la firent aimer et respecter de tous les religieux. Mais, le démon, jaloux de la voir marcher avec tant de rapidité dans la vertu, ou plutôt, Dieu, voulant l'éprouver, permit qu'elle fût calomniée de la manière la plus noire. Il lui eût été facile de faire reconnaître son innocence ; mais elle ne le fit pas. Vous allez voir qu'une personne qui aime véritablement Dieu, regarde tout ce que Dieu permet qu'il nous arrive, même la médisance et la calomnie, comme ne nous étant donné que pour notre bien. Les frères avaient coutume d'aller au marché certains jours de la semaine pour aller chercher leurs provisions, le frère les y accompagnait. Le maître de l'hôtellerie avait une fille, qui s'était abandonnée au péché avec un soldat. S'étant aperçu que sa fille était enceinte, il voulut savoir d'elle qui l'avait débauchée ; cette fille, pleine de malice, inventa la plus noire médisance et la plus affreuse calomnie, et dit à son père que c'était le frère Marin qui l'avait séduite, et qu'elle était tombée dans le péché avec lui. Le père, plein de fureur, vient faire ses plaintes à l'abbé, qui fut bien étonné d'un tel fait de la part du frère Marin, qui passait pour un grand saint. Le père abbé fit venir le frère Marin en sa présence, lui demanda ce qu'il avait fait, quelle vie il avait menée, quelle honte pour un religieux ! Le pauvre frère Marin, élevant son cœur à Dieu, pensa à ce qu'il devait répondre, et plutôt que de diffamer cette impudique fille, il se contenta de dire :
« Je suis un pécheur qui mérite de faire pénitence. » L'abbé n'examina pas davantage, la croyant coupable du crime dont on l'accusait, la fit châtier sévèrement et la chassa du monastère. Mais, cette pauvre enfant, semblable à Jésus-Christ, reçoit les coups et les affronts sans ouvrir la bouche pour se plaindre, ni pour faire reconnaître son innocence, elle, à qui cela était si facile. Elle resta trois ans à la porte du monastère, étant regardée de tous les religieux comme une infâme ; quand les religieux passaient, elle se prosternait devant eux pour leur demander le secours de leurs prières, un pauvre morceau de pain pour ne pas mourir de faim. La fille de l'hôtellerie étant accouchée, garda pendant quelque temps cet enfant, ; mais dès qu'il fut sevré, elle l'envoya au frère Marin comme s'il en avait été le père. Sans rien faire paraître de son innocence, elle le reçut comme son enfant, le nourrit pendant deux ans, partageant avec cet enfant les petites aumônes qu'on lui faisait. Les religieux, touchés de voir tant d'humilité, allèrent prier l'abbé d'avoir pitié du frère Marin, en lui représentant que, depuis cinq ans, il faisait pénitence à la porte du monastère, qu'il fallait le recevoir et lui pardonner pour l'amour de Jésus-Christ. Le père abbé l'ayant fait venir, lui fit de sanglants reproches : « Votre père était un saint, lui dit l'abbé, il vous fit entrer ici dès votre enfance, et vous avez eu l'effronterie de déshonorer cette maison par le crime le plus détestable ; cependant, je vous permets d'entrer dans cette maison avec cet enfant, dont vous êtes l'indigne père, et je vous condamne, pour l'expiation de votre péché, aux ouvrages les plus vils et les plus bas, et à servir tous les frères. Ce pauvre frère Marin, sans dire un mot de plainte, se soumet à tout, toujours content et toujours bien résolu de ne rien dire pour faire connaître qu'il n'était point coupable. Ce nouveau travail, qu'à peine un homme robuste aurait pu soutenir, ne le découragea point. Cependant, au bout de quelque temps, accablé par la fatigue du travail et les austérités de ses jeûnes, il succomba, et, peu de temps après il mourut. L'abbé ordonna, par charité, qu'on lui rendît les derniers devoirs comme à un autre religieux ; mais, que pour donner plus d'horreur de ce vice, on l'enterrât loin du monastère, afin qu'on en perdît le souvenir. Mais, Dieu voulut faire connaître son innocence qu'elle avait tenue cachée si longtemps. Ayant reconnu que c'était une fille : « O mon Dieu, s'écrièrent-ils en se frappant la poitrine, comment cette sainte fille a-t-elle pu souffrir avec tant de patience, tant d'opprobres et d'afflictions, sans se plaindre, lui étant si facile de se justifier ? » Ils courent au père abbé, poussant de grands cris et répandant des larmes en abondance : « Venez, mon père, disent-ils, venez voir le frère Marin. » L'abbé, étonné de ces cris et de ces larmes, court vers cette pauvre fille innocente. Il fut saisi d'une si vive douleur, qu'il se mit à genoux, frappant la terre de son front et versant des torrents de larmes. Ils s'écrièrent tous ensemble, lui, et ses religieux éplorés : « O sainte et innocente fille, je vous conjure, par la miséricorde de Jésus-Christ, de me pardonner toutes les peines et les injustes reproches que je vous ai faits ! – Hélas ! s'écriait l'abbé, j'ai été dans l'ignorance, et vous avez eu assez de patience pour tout souffrir, et moi, trop peu de lumières pour reconnaître la sainteté de votre vie. » Ayant fait déposer le corps de cette sainte fille dans la chapelle du monastère, ils portèrent cette nouvelle au père de la fille qui avait accusé le frère Marin. Cette pauvre malheureuse, qui avait faussement accusé sainte Marine, était, depuis son péché, possédée du démon, et vint toute désespérée avouer son crime aux pieds de la sainte, lui en demandant pardon. Elle fut sur-le-champ délivrée par son intercession."[/spoiler]
AVEC QUELLES PRECAUTIONS DE LANGAGE DEVRIONS NOUS ENTAMER NOS DEBATS !