Un gentil athée a écrit :la morale des athées n'est pas forcément limitée en théorie (même si je concède qu'en pratique et statistiquement, le Christianisme confère davantage de force morale).
Je parlais de charité, pas de morale. Voyez comme vous oubliez facilement ce terme chrétien. :>
En théorie, tout le monde, même un enfant, sera capable de dire qu’un athée est capable, en théorie, de charité. Puisqu’en théorie, tout être humain est capable de charité. Dans la réalité, si vous côtoyez suffisamment de gens toute la journée, vous pourrez le constater : le athée n’est jamais celui qui « prend sur lui » les méchancetés de quelqu’un. En général, le athée pour commencer se méfie quand il ne connait pas, mais ensuite, quand il est blessé, il a pour besoin de ne pas se laisser faire et de trouver la reconnaissance.
C’est une notion purement chrétienne par exemple de sacrifier ses propres besoins pour tenir compte d’un manque d’amour chez un ennemi, alors que personne n’en est témoin.
Un gentil athée a écrit :Les athées humanistes évoquent tout autant les notions de bien, de mal, de charité et de pardon. Je parle des vrais athées humanistes, pas nécessairement les athées adhérents du "Concil for Secular Humanism" qui, malheureusement, sont favorables à l'avortement...
C’est clair que ce ne sont pas les Français moyens ou les beaufs du coin qui parlent de charité ou de pardon. Ce ne sont pas non plus les gens qui travaillent à la télé (je songe à des gens chez qui j’ai été employée de maison, et à leurs fréquentations : on retrouve chez eux ce qu’on voit à la télé).
Bien sûr, les philosophes, les écrivains, les instruits, les littéraires, sont plus raffinés, connaissent plus de choses et peuvent évoquer les notions de charité et de pardon. Mais ils les ont trouvées où ? Et ils sont combien par rapport au reste de la population ?
Sofijka a écrit :pour avoir le droit légal d'éliminer un humain, on a tout simplement décidé qu'il n'aurait pas de statut.
Un gentil athée a écrit :Cela n'est pas le fait de l'athéisme, mais plutôt d'un certain relativisme procédurier et consumériste. D'ailleurs, vous remarquerez que certains athées s'opposent à l'avortement, tandis qu'au contraire, il existe des chrétiens qui y sont favorables...
Oui, certains athées s’opposent à l’avortement, mais ils sont si peu nombreux que les catholiques se sont approprié la défense de la vie, à mon grand regret.
Iraient-ils jusqu’à être militants ? Moi-même je ne le suis pas. J’ai participé tout au plus à des marches, jamais je n’ai mis ma vie en péril. Cela veut dire qu’en théorie, tout être, athée ou non, peut devenir militant. Pourtant, dans la réalité, ce qui pousse un croyant à prendre des risques, c’est quand même cette dimension divine. C’est pour ça qu’ils sont les seuls militants.
On ne peut donc pas se contenter de théories mathématiques quand on constate que la réalité a une cause non mathématique.
Sofijka a écrit :On vous explique aussi que même si vous avez quelques notions de bien et de mal, elles vous viennent du christiannisme. Sinon, notre société serait celle de Waterworld ou Mad Max : des rapports de violence et de survie qui sert les pus forts et les moins scrupuleux.
Si cette vision a apparu dans l'esprit d'un cinéaste, c'est qu'il a imaginé la surface de la terre balayée de tout ce qui existe aujourd'hui, y compris des concepts religieux.
Un gentil athée a écrit :Je ne suis pas d'accord. Il s'agit plutôt d'un développement convergent de ces notions, parce qu'elles renvoient à une réalité objective. Newton était chrétien. Ça ne veut pas dire que les lois de la gravité viennent du Christianisme et que quiconque qui se dit athée et qui croit dans les lois de la gravité a une dette envers le Christianisme.
Non, en effet, parce que les lois de la gravité sont compréhensibles en dehors de toute notion de foi ou d’amour. Ce qui n’est pas le cas des rapports humains : les hommes – pour beaucoup sans le savoir – sont imprégnés des concepts chrétiens.
Un gentil athée a écrit :Ce qui contredit votre propos : si Dieu met en chaque individu la capacité à choisir entre le bien et le mal, alors il peut avoir ces notions et les trouver justifiées, même s'il n'a jamais été en contact avec le Christianisme.
Oui, mais sans le savoir, il utilise un don qui lui a été fait. Je ne me contredis pas !
Un gentil athée a écrit :Qui a dit qu'un athée n'écouterait les notions de bien et de mal que sous certaines conditions ?
Oh ils ne le disent pas, il l’appliquent : je parlais des lois de notre pays, qui ne défendent pas les plus faibles et qui ont été créées en dehors de toute charité chrétienne.
Tous ceux qui ont voté pour des gens qui n'étaient pas opposés au crime légal se sont comportés en personnes qui sont d'accord avec le principe de ne laisser vivre un enfant ou un viellard que sous certaines conditions.
[quote="Un gentil athée"]la morale des athées n'est pas forcément limitée en théorie (même si je concède qu'en pratique et statistiquement, le Christianisme confère davantage de force morale).[/quote]
Je parlais de charité, pas de morale. Voyez comme vous oubliez facilement ce terme chrétien. :>
En théorie, tout le monde, même un enfant, sera capable de dire qu’un athée est capable, en théorie, de charité. Puisqu’en théorie, tout être humain est capable de charité. Dans la réalité, si vous côtoyez suffisamment de gens toute la journée, vous pourrez le constater : le athée n’est jamais celui qui « prend sur lui » les méchancetés de quelqu’un. En général, le athée pour commencer se méfie quand il ne connait pas, mais ensuite, quand il est blessé, il a pour besoin de ne pas se laisser faire et de trouver la reconnaissance.
C’est une notion purement chrétienne par exemple de sacrifier ses propres besoins pour tenir compte d’un manque d’amour chez un ennemi, alors que personne n’en est témoin.
[quote="Un gentil athée"]Les athées humanistes évoquent tout autant les notions de bien, de mal, de charité et de pardon. Je parle des vrais athées humanistes, pas nécessairement les athées adhérents du "Concil for Secular Humanism" qui, malheureusement, sont favorables à l'avortement...[/quote]
C’est clair que ce ne sont pas les Français moyens ou les beaufs du coin qui parlent de charité ou de pardon. Ce ne sont pas non plus les gens qui travaillent à la télé (je songe à des gens chez qui j’ai été employée de maison, et à leurs fréquentations : on retrouve chez eux ce qu’on voit à la télé).
Bien sûr, les philosophes, les écrivains, les instruits, les littéraires, sont plus raffinés, connaissent plus de choses et peuvent évoquer les notions de charité et de pardon. Mais ils les ont trouvées où ? Et ils sont combien par rapport au reste de la population ?
[quote="Sofijka"]pour avoir le droit légal d'éliminer un humain, on a tout simplement décidé qu'il n'aurait pas de statut.[/quote]
[quote="Un gentil athée"]Cela n'est pas le fait de l'athéisme, mais plutôt d'un certain relativisme procédurier et consumériste. D'ailleurs, vous remarquerez que certains athées s'opposent à l'avortement, tandis qu'au contraire, il existe des chrétiens qui y sont favorables...[/quote]
Oui, certains athées s’opposent à l’avortement, mais ils sont si peu nombreux que les catholiques se sont approprié la défense de la vie, à mon grand regret.
Iraient-ils jusqu’à être militants ? Moi-même je ne le suis pas. J’ai participé tout au plus à des marches, jamais je n’ai mis ma vie en péril. Cela veut dire qu’en théorie, tout être, athée ou non, peut devenir militant. Pourtant, dans la réalité, ce qui pousse un croyant à prendre des risques, c’est quand même cette dimension divine. C’est pour ça qu’ils sont les seuls militants.
On ne peut donc pas se contenter de théories mathématiques quand on constate que la réalité a une cause non mathématique.
[quote="Sofijka"]On vous explique aussi que même si vous avez quelques notions de bien et de mal, elles vous viennent du christiannisme. Sinon, notre société serait celle de Waterworld ou Mad Max : des rapports de violence et de survie qui sert les pus forts et les moins scrupuleux.
Si cette vision a apparu dans l'esprit d'un cinéaste, c'est qu'il a imaginé la surface de la terre balayée de tout ce qui existe aujourd'hui, y compris des concepts religieux.[/quote]
[quote="Un gentil athée"]Je ne suis pas d'accord. Il s'agit plutôt d'un développement convergent de ces notions, parce qu'elles renvoient à une réalité objective. Newton était chrétien. Ça ne veut pas dire que les lois de la gravité viennent du Christianisme et que quiconque qui se dit athée et qui croit dans les lois de la gravité a une dette envers le Christianisme.[/quote]
Non, en effet, parce que les lois de la gravité sont compréhensibles en dehors de toute notion de foi ou d’amour. Ce qui n’est pas le cas des rapports humains : les hommes – pour beaucoup sans le savoir – sont imprégnés des concepts chrétiens.
[quote="Un gentil athée"]Ce qui contredit votre propos : si Dieu met en chaque individu la capacité à choisir entre le bien et le mal, alors il peut avoir ces notions et les trouver justifiées, même s'il n'a jamais été en contact avec le Christianisme.[/quote]
Oui, mais sans le savoir, il utilise un don qui lui a été fait. Je ne me contredis pas !
[quote="Un gentil athée"]Qui a dit qu'un athée n'écouterait les notions de bien et de mal que sous certaines conditions ?[/quote]
Oh ils ne le disent pas, il l’appliquent : je parlais des lois de notre pays, qui ne défendent pas les plus faibles et qui ont été créées en dehors de toute charité chrétienne.
Tous ceux qui ont voté pour des gens qui n'étaient pas opposés au crime légal se sont comportés en personnes qui sont d'accord avec le principe de ne laisser vivre un enfant ou un viellard que sous certaines conditions.