par Charles » lun. 13 mars 2006, 11:53
La réponse de Mgr Vingt-Trois :
"(...) On reproche souvent à l'Eglise de ne pas savoir se faire entendre et comprendre des hommes de notre temps. On pourrait sans doute lui reprocher, à plus juste titre, de ne pas assez écouter les hommes pour pouvoir leur parler utilement. Cet impératif d'attention bienveillante aux efforts de nos contemporains pour comprendre notre monde et leurs activités en son sein est sans nul doute la condition première de toute évangélisation, car il est déjà une bonne nouvelle en lui-même.
En votre nom à tous (...), je veux déjà remercier celles et ceux qui ont accepté de courir le risque de la rencontre et du dialogue." (Paris Notre-Dame du 09.03.06)

"On reproche souvent à l'Eglise de ne pas savoir se faire entendre et comprendre des hommes de notre temps."
"Puisque le monde, avec toute sa sagesse, n'a pas su reconnaître Dieu à travers les oeuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de l'Évangile. Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens."
"Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu."

" On pourrait sans doute lui reprocher, à plus juste titre, de ne pas assez écouter les hommes pour pouvoir leur parler utilement"
Comme si les catholiques n'avaient ni familles, ni emplois, qu'il ne fréquentaient aucune école, ne travaillaient dans aucune entreprise, n'avaient pas de collègues, ni amis, ni voisins, n'étaient pas touchés par les médias et n'avaient aucun contact avec la culture contemporaine...

"Cet impératif d'attention bienveillante aux efforts de nos contemporains pour comprendre notre monde et leurs activités en son sein est sans nul doute la condition première de toute évangélisation, car il est déjà une bonne nouvelle en lui-même."
Bien sûr que chacun tente d'y comprendre quelque chose, bon et alors ? Et en quoi un "impératif d'attention bienveillante aux efforts de nos contemporains..." serait-il " une bonne nouvelle en lui-même" ? Je ne vois pas le lien, le moyen-terme...

"Partir de l'exclamation du païen Pilate, rapportée par l'évangile de Jean : "Voici l'homme!" et considérer les grandes expériences humaines telle que "Etre différent", "Devenir", "Souffrir", "Mourir", "Espérer", et "Vivre", c'est toucher à la racine même de la dignité humaine. La foi chrétienne nous dit quelque chose sur ces sujets, mais elle n'est pas la seule : car les hommes de toutes convictions sont acculés à faire face à ces situations et à les réfléchir." (Paris Notre-Dame du 09.03.06)
C'est donc bien d'un enseignement profane qu'il est question de nous instruire... Le "Comment ignorer que le chrétien peut être instruit aussi par des acteurs de la culture contemporaine ? (...) répond le Père Guggenheim" n'était pas une erreur.
Je suis désolé mais je n'arrive pas à m'y faire... et surtout la dernière phrase comme si nous ne rencontrions pas ni ne dialoguons avec la culture contemporaine !!!
La réponse de Mgr Vingt-Trois :
"(...) On reproche souvent à l'Eglise de ne pas savoir se faire entendre et comprendre des hommes de notre temps. On pourrait sans doute lui reprocher, à plus juste titre, de ne pas assez écouter les hommes pour pouvoir leur parler utilement. Cet impératif d'attention bienveillante aux efforts de nos contemporains pour comprendre notre monde et leurs activités en son sein est sans nul doute la condition première de toute évangélisation, car il est déjà une bonne nouvelle en lui-même.
En votre nom à tous (...), je veux déjà remercier celles et ceux qui ont accepté de courir le risque de la rencontre et du dialogue." (Paris Notre-Dame du 09.03.06)
:arrow: "On reproche souvent à l'Eglise de ne pas savoir se faire entendre et comprendre des hommes de notre temps."
"Puisque le monde, avec toute sa sagesse, n'a pas su reconnaître Dieu à travers les oeuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de l'Évangile. Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens."
"Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu."
:arrow: " On pourrait sans doute lui reprocher, à plus juste titre, de ne pas assez écouter les hommes pour pouvoir leur parler utilement"
Comme si les catholiques n'avaient ni familles, ni emplois, qu'il ne fréquentaient aucune école, ne travaillaient dans aucune entreprise, n'avaient pas de collègues, ni amis, ni voisins, n'étaient pas touchés par les médias et n'avaient aucun contact avec la culture contemporaine...
:arrow: "Cet impératif d'attention bienveillante aux efforts de nos contemporains pour comprendre notre monde et leurs activités en son sein est sans nul doute la condition première de toute évangélisation, car il est déjà une bonne nouvelle en lui-même."
Bien sûr que chacun tente d'y comprendre quelque chose, bon et alors ? Et en quoi un "impératif d'attention bienveillante aux efforts de nos contemporains..." serait-il " une bonne nouvelle en lui-même" ? Je ne vois pas le lien, le moyen-terme...
:arrow: "Partir de l'exclamation du païen Pilate, rapportée par l'évangile de Jean : "Voici l'homme!" et considérer les grandes expériences humaines telle que "Etre différent", "Devenir", "Souffrir", "Mourir", "Espérer", et "Vivre", c'est toucher à la racine même de la dignité humaine. La foi chrétienne nous dit quelque chose sur ces sujets, mais elle n'est pas la seule : car les hommes de toutes convictions sont acculés à faire face à ces situations et à les réfléchir." (Paris Notre-Dame du 09.03.06)
C'est donc bien d'un enseignement profane qu'il est question de nous instruire... Le "Comment ignorer que le chrétien peut être instruit aussi par des acteurs de la culture contemporaine ? (...) répond le Père Guggenheim" n'était pas une erreur.
Je suis désolé mais je n'arrive pas à m'y faire... et surtout la dernière phrase comme si nous ne rencontrions pas ni ne dialoguons avec la culture contemporaine !!!