par Cinci » lun. 05 juil. 2010, 22:33
Raistlin,
Le livre est vraiment fameux. Il est assez formidable pour la mine d'informations qu'il contient.
Dans la préface de l'édition :
«Cet ouvrage d'Arthur Loth, chartiste et érudit, fruit d'un travail de presque vingt-cinq ans, était resté à l'état de manuscrit à sa mort. L'auteur lui avait donné pour titre «L'ère chrétienne, date de la naissance de Jésus Christ, avec l'année de sa mort», ces deux problèmes chronologiques étant le point de départ et le terme de cette recherche entreprise pour répondre, par l'histoire, aux contestations récurrentes de la fiabilité des Évangiles. Cette mise en cause a précédé durant de longues années la crise moderniste. Elle l'a nourrie et lui a survécue. Cette crise, assoupie plus que surmontée, reparaît plus forte que jamais en cette fin de XXe siècle et en ce début de XXIe siècle.
Pour tout esprit droit, il est incontestable qu'à la question de la vérité des Évangiles, la réponse en forme de biais, consistant à dissocier ''le Christ des Évangiles'' du Jésus de l'Histoire, est inacceptable intellectuellement et scandaleuse spirituellement. Sous des formes variées, elle rencontre pourtant un écho qui ne se dément pas dans les milieux chrétiens et même catholiques.
Parce qu'il croyait à la valeur du travail de l'intelligence au service de la vérité, Arthur Loth a entrepris de rassembler une immense documentation érudite pour fixer avec précision les dates de la naissance et de la mort de Jésus. Pour ce faire, il a entrepris de confronter systématiquement les récits évangéliques avec tout ce que l'érudition profane permet de connaître des événements contemporains de la vie du Christ. Sur certains points, cette recherche peut avoir été rejointe par les découvertes récentes d'autres spécialistes, mais, comme tel, cet ouvrage considérable représente un effort de documentation et de synthèse qu'on ne saurait écarter du revers de la main. Certes, il ne tient pas compte des développements de l'exégèse, mais ces textes sont postérieurs à sa rédaction. En outre, s'agissant principalement des Évangiles, il les traite pour ce qu'ils sont : des récits de témoins qu'il faut prendre au sérieux et qui revendiquent eux-mêmes, hautement, la vérité.
C'est le point de vue traditionnel concernant les Évangiles, rejoint et confirmé par de nombreux chercheurs [Robinson, Carmignac, Carsten Peter Thiede, etc] au cours des deux dernières décennies [...] Pour eux, comme pour Arthur Loth, les Évangiles, même s'il sont bien plus que cela, sont aussi, indissociablement, des textes historiques et doivent être traités comme tels.
Arthur Loth (1842-1927) fut tout à la fois, avocat au barreau de Paris, ancien élève de l'École des Chartres, deux fois lauréat du concours de l'Académie des Inscriptions et des belles Lettres, rédacteur en chef du journal «L'univers» en même temps qu'auteur de nombreux ouvrages d'histoire, d'archéologie et d'études religieuses. Homme de lettres et grand érudit, il fut d'abord et avant tout, un catholique profond, fervent et lucide [...] la matière abondante des textes profanes et religieux des premiers siècles ainsi que les précisions historiques révélées par l'archéologie sont utilisées par Arthurt Loth avec une compétence doublée d'une rigoureuse probité d'historien. Celui-ci ne retient pour certains que les faits qu'il a pu entourer d'un ensemble de preuves. Ces faits confrontés entre eux, constituent sous sa plume, un tissus historique parfaitement cohérent dont les éléments , en se recoupant, se confirment mutuellement.
Dans ce travail considérable d'érudition, le principal mérite d'Arthur Loth, outre la qualité de sa démarche d'historien, est d'avoir su coordonner, avec rigueur, et originalité, une somme impressionante de matériaux, tirée de sources scriptuaires, littéraires, archéologiques, historiques.
[...]
En 1898, la première photographie du linceul de Turin révélait au monde le visage véritable du Christ supplicié, endormi dans la mort. Esprit pénétrant, Arthur Loth, un des tout premiers, lui consacrait un ouvrage pour attirer l'attention sur les implications extraordinnaires de ce phénomène unique. C'est en hommage à cette clairvoyance que nous avons tenu à faire figurer ce visage en couverture.»
Les éditeurs
Puis Henry Brière-Loth va contresigner ensuite, lui qui détenait le manuscrit du grand-père jusqu'à cette date de 2003.
Raistlin,
Le livre est vraiment fameux. Il est assez formidable pour la mine d'informations qu'il contient.
Dans la préface de l'édition :
[color=#808000]«Cet ouvrage d'Arthur Loth, chartiste et érudit, fruit d'un travail de presque vingt-cinq ans, était resté à l'état de manuscrit à sa mort. L'auteur lui avait donné pour titre «L'ère chrétienne, date de la naissance de Jésus Christ, avec l'année de sa mort», ces deux problèmes chronologiques étant le point de départ et le terme de cette recherche entreprise pour répondre, par l'histoire, aux contestations récurrentes de la fiabilité des Évangiles. Cette mise en cause a précédé durant de longues années la crise moderniste. Elle l'a nourrie et lui a survécue. Cette crise, assoupie plus que surmontée, reparaît plus forte que jamais en cette fin de XXe siècle et en ce début de XXIe siècle.
Pour tout esprit droit, il est incontestable qu'à la question de la vérité des Évangiles, la réponse en forme de biais, consistant à dissocier ''le Christ des Évangiles'' du Jésus de l'Histoire, est inacceptable intellectuellement et scandaleuse spirituellement. Sous des formes variées, elle rencontre pourtant un écho qui ne se dément pas dans les milieux chrétiens et même catholiques.
Parce qu'il croyait à la valeur du travail de l'intelligence au service de la vérité, Arthur Loth a entrepris de rassembler une immense documentation érudite pour fixer avec précision les dates de la naissance et de la mort de Jésus. Pour ce faire, il a entrepris de confronter systématiquement les récits évangéliques avec tout ce que l'érudition profane permet de connaître des événements contemporains de la vie du Christ. Sur certains points, cette recherche peut avoir été rejointe par les découvertes récentes d'autres spécialistes, mais, comme tel, cet ouvrage considérable représente un effort de documentation et de synthèse qu'on ne saurait écarter du revers de la main. Certes, il ne tient pas compte des développements de l'exégèse, mais ces textes sont postérieurs à sa rédaction. En outre, s'agissant principalement des Évangiles, il les traite pour ce qu'ils sont : des récits de témoins qu'il faut prendre au sérieux et qui revendiquent eux-mêmes, hautement, la vérité.
C'est le point de vue traditionnel concernant les Évangiles, rejoint et confirmé par de nombreux chercheurs [Robinson, Carmignac, Carsten Peter Thiede, etc] au cours des deux dernières décennies [...] Pour eux, comme pour Arthur Loth, les Évangiles, même s'il sont bien plus que cela, sont aussi, indissociablement, des textes historiques et doivent être traités comme tels.
Arthur Loth (1842-1927) fut tout à la fois, avocat au barreau de Paris, ancien élève de l'École des Chartres, deux fois lauréat du concours de l'Académie des Inscriptions et des belles Lettres, rédacteur en chef du journal «L'univers» en même temps qu'auteur de nombreux ouvrages d'histoire, d'archéologie et d'études religieuses. Homme de lettres et grand érudit, il fut d'abord et avant tout, un catholique profond, fervent et lucide [...] la matière abondante des textes profanes et religieux des premiers siècles ainsi que les précisions historiques révélées par l'archéologie sont utilisées par Arthurt Loth avec une compétence doublée d'une rigoureuse probité d'historien. Celui-ci ne retient pour certains que les faits qu'il a pu entourer d'un ensemble de preuves. Ces faits confrontés entre eux, constituent sous sa plume, un tissus historique parfaitement cohérent dont les éléments , en se recoupant, se confirment mutuellement.
Dans ce travail considérable d'érudition, le principal mérite d'Arthur Loth, outre la qualité de sa démarche d'historien, est d'avoir su coordonner, avec rigueur, et originalité, une somme impressionante de matériaux, tirée de sources scriptuaires, littéraires, archéologiques, historiques.
[...]
En 1898, la première photographie du linceul de Turin révélait au monde le visage véritable du Christ supplicié, endormi dans la mort. Esprit pénétrant, Arthur Loth, un des tout premiers, lui consacrait un ouvrage pour attirer l'attention sur les implications extraordinnaires de ce phénomène unique. C'est en hommage à cette clairvoyance que nous avons tenu à faire figurer ce visage en couverture.»
Les éditeurs[/color]
Puis Henry Brière-Loth va contresigner ensuite, lui qui détenait le manuscrit du grand-père jusqu'à cette date de 2003.