par jeanbaptiste » sam. 15 févr. 2014, 3:15
Pacem, si vous voulez tenir des propos sérieux dans cette discussion, je vous invite à lire les livres, pas à leur coller des préjugés à partir des quelques éléments que vous avez extirpés de l'histoire.
Magie, désobéissance, indisctinction entre le bien et le mal ?
Bah oui, Harry désobéit, parfois par nécessité (pour lutter contre le mal), parfois par bêtise (il se trompe).
Mais vous savez, c'est pareil chez Tolkien : Eowyn désobéit, elle aussi, et Sam (pour suivre Frodo). Tolkien serait-il un horrible païen ?
Goût du pouvoir ? Oui, les Malfoy veulent le pouvoir, et suivent pour cela Voldemort.
Ah, mais, n'est-ce pas aussi ce que veux Saroumane ? Mon Dieu, des questions de pouvoir chez Tolkien ! C'est affreux, sans doute un horrible païen !
Il y a une différence radicale entre Tolkien et Rowling (et entre Tolkien et toute la littérature moderne) : chez Tolkien les "héros" sont embarqués dans une aventure qui les dépasse, et c'est bien souvent le sens du devoir et l'espérance qui les font continuer une quête en apparence vouée à l'échec. Et c'est le pardon (acte d'amour et d'humilité !), qui rend possible la résolution heureuse de l'histoire.
Les personnages de Rowling s'appuient bien plus sur leur propres forces (et l'entraide). Mais c'est leur action propre qui a un rôle, il n'y a pas quelque chose comme une "main invisible". Il n'y a pas à proprement parler d'espérance car tout repose sur les héros.
Oui, il y a du bien et du mal dans Harry Potter, il y a de l'amour, de la haine, du courage et de la veulerie.
Mais il y a deux choses qui sont absentes : l'espérance et l'humilité. Ces deux choses vont ensemble. L'humilité c'est reconnaître que tout ce que je fais de bien, ça n'est pas moi qui le fait, tout est dans l'espérance.
C'est là qu'est la grande différence entre Rowling et Tolkien. Et c'est pour cela que l'amour chez Rowling apparaît comme quelque chose de vide (en tant qu'acteur de l'histoire), bien que constamment mis en avant, alors que chez Tolkien, l'amour, bien qu'en apparence presque totalement absent, est au cœur de l'hitsoire.
Et c'est en ce sens que oui, dans l'absolu, et toutes distinctions faites, l'œuvre de Rowling n'est pas chrétienne.
Mais elle n'a jamais prétendue faire œuvre chrétienne, il n'y a donc pas tromperie sur la marchandise.
L'œuvre de Rowling n'est ni démoniaque, ni sataniste, elle est simplement l'œuvre d'une personne athée qui ressent, comme la plupart des gens qui nous entourent, le pouvoir et la nécessité de l'amour (et peut-être du pardon), mais, ne connaissant pas Dieu, en fait un "sentiment" finalement bien peu apte à contenir sérieusement toute l'espérance et le pouvoir qu'elle veut mettre en lui.
Comme Brel dans sa célèbre chanson : "quand on a que l'amour". C'est une belle chanson, et chrétiennement parlant, elle est très vraie : oui, quand on n'a que l'amour, on a dans nos mains le monde entier, non comme chose sur laquelle on exerce un pouvoir tyrannique, mais comme don de Dieu sur laquelle nous avons une responsabilité.
Mais chez Brel cette chanson sonne faux, désespérée. Car Brel ne croît pas en Dieu et son amour et un pur sentiment, un simple élan de la volonté. D'une volonté incapable, dans sa petitesse à s'élever toute seule à la hauteur du monde.
Chez Rowling, cette "force de l'amour" qui protège Harry (le don de sa mère etc.), sonne ridicule. C'est un cliché.
L'amour moderne, celui des livres et du cinéma contemporain est ridicule. On a habillé un pauvre sentiment de l'espoir que les chrétiens mettent (avec raison) en lui. Mais l'amour chrétien n'est pas un sentiment et il en repose pas sur la volonté de sa petite personne ! L'amour chrétien c'est le Christ, c'est Dieu.
Bien loin d'être une œuvre de sorcellerie païenne, l'œuvre de Rowling, comme bien d'autre, est simplement celle d'une femme qui pressent la nécessité de l'Amour mais ne l'a jamais rencontré.
Pacem, si vous voulez tenir des propos sérieux dans cette discussion, je vous invite à lire les livres, pas à leur coller des préjugés à partir des quelques éléments que vous avez extirpés de l'histoire.
Magie, désobéissance, indisctinction entre le bien et le mal ?
Bah oui, Harry désobéit, parfois par nécessité (pour lutter contre le mal), parfois par bêtise (il se trompe).
Mais vous savez, c'est pareil chez Tolkien : Eowyn désobéit, elle aussi, et Sam (pour suivre Frodo). Tolkien serait-il un horrible païen ?
Goût du pouvoir ? Oui, les Malfoy veulent le pouvoir, et suivent pour cela Voldemort.
Ah, mais, n'est-ce pas aussi ce que veux Saroumane ? Mon Dieu, des questions de pouvoir chez Tolkien ! C'est affreux, sans doute un horrible païen !
Il y a une différence radicale entre Tolkien et Rowling (et entre Tolkien et toute la littérature moderne) : chez Tolkien les "héros" sont embarqués dans une aventure qui les dépasse, et c'est bien souvent le sens du devoir et l'espérance qui les font continuer une quête en apparence vouée à l'échec. Et c'est le pardon (acte d'amour et d'humilité !), qui rend possible la résolution heureuse de l'histoire.
Les personnages de Rowling s'appuient bien plus sur leur propres forces (et l'entraide). Mais c'est leur action propre qui a un rôle, il n'y a pas quelque chose comme une "main invisible". Il n'y a pas à proprement parler d'espérance car tout repose sur les héros.
Oui, il y a du bien et du mal dans Harry Potter, il y a de l'amour, de la haine, du courage et de la veulerie.
Mais il y a deux choses qui sont absentes : l'espérance et l'humilité. Ces deux choses vont ensemble. L'humilité c'est reconnaître que tout ce que je fais de bien, ça n'est pas moi qui le fait, tout est dans l'espérance.
C'est là qu'est la grande différence entre Rowling et Tolkien. Et c'est pour cela que l'amour chez Rowling apparaît comme quelque chose de vide (en tant qu'acteur de l'histoire), bien que constamment mis en avant, alors que chez Tolkien, l'amour, bien qu'en apparence presque totalement absent, est au cœur de l'hitsoire.
Et c'est en ce sens que oui, dans l'absolu, et toutes distinctions faites, l'œuvre de Rowling n'est pas chrétienne.
Mais elle n'a jamais prétendue faire œuvre chrétienne, il n'y a donc pas tromperie sur la marchandise.
L'œuvre de Rowling n'est ni démoniaque, ni sataniste, elle est simplement l'œuvre d'une personne athée qui ressent, comme la plupart des gens qui nous entourent, le pouvoir et la nécessité de l'amour (et peut-être du pardon), mais, ne connaissant pas Dieu, en fait un "sentiment" finalement bien peu apte à contenir sérieusement toute l'espérance et le pouvoir qu'elle veut mettre en lui.
Comme Brel dans sa célèbre chanson : "quand on a que l'amour". C'est une belle chanson, et chrétiennement parlant, elle est très vraie : oui, quand on n'a que l'amour, on a dans nos mains le monde entier, non comme chose sur laquelle on exerce un pouvoir tyrannique, mais comme don de Dieu sur laquelle nous avons une responsabilité.
Mais chez Brel cette chanson sonne faux, désespérée. Car Brel ne croît pas en Dieu et son amour et un pur sentiment, un simple élan de la volonté. D'une volonté incapable, dans sa petitesse à s'élever toute seule à la hauteur du monde.
Chez Rowling, cette "force de l'amour" qui protège Harry (le don de sa mère etc.), sonne ridicule. C'est un cliché.
L'amour moderne, celui des livres et du cinéma contemporain est ridicule. On a habillé un pauvre sentiment de l'espoir que les chrétiens mettent (avec raison) en lui. Mais l'amour chrétien n'est pas un sentiment et il en repose pas sur la volonté de sa petite personne ! L'amour chrétien c'est le Christ, c'est Dieu.
[b]Bien loin d'être une œuvre de sorcellerie païenne, l'œuvre de Rowling, comme bien d'autre, est simplement celle d'une femme qui pressent la nécessité de l'Amour mais ne l'a jamais rencontré.[/b]