par dany571 » dim. 19 sept. 2010, 14:13
etienne lorant a écrit :Vous regardez les mots, mais vous ne regardez pas ce qu'il y a à l'intérieur des mots, bref, si vous les prenez à la lettre, c'est comme vous voulez... cependant :
Dans la vérité de l'Amour, on donne sa vie par amour. Dans l'Evangile, peu avant la Passion, Jésus déclarait: "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis".
De tout temps, et pas seulement depuis la crucifixion (et la résurrection, j'ajoute toujours), combien d'hommes et de femmes ont préféré se laisser tuer plutôt que de livrer ceux qu'ils aimaient - disons : à la Gestapo, par exemple, sans pour autant être chrétiens ? Et le Christ, Lui, qui savait de toute éternité que l'humanité s'expose au châtiment éternel, serait demeuré, Lui, l'Inventeur de l'Amour, à l'écart du problème ? Mais non, bien sûr, au contraire: il y a eu débat entre les trois personnes de la Trinité, et du feu commun de cet Amour, le Verbe a résolu de s'incarner (et quelle que soit la manière dont on est incarné, il n'y a qu'une issue pour ce qui est de la chair).
Mais il y a encore moyen de considérer les choses beaucoup plus simplement, car aimer présuppose toujours que l'on sorte de son ego en faveur de l'autre, et cela sans garantie aucune de réciprocité. Si une fois dans votre vie, vous avez aimé, alors ce vertige d'aimer, vous l'avez connu. Dieu est l'Amour. Et l'Amour est parfaitement et totalement gratuit: jamais, ni sur la terre ni dans les cieux, personne n'a jamais réussi à obliger la réciprocité de l'amour ! Un homme peut forcer une femme aux gestes de l'amour - mais cela fait de lui un violeur, rien de plus. Et donc : que peut faire celui qui est "vexé" d'avoir aimé et d'avoir été trahi ? Son seul choix : se donner encore, et encore, et jusqu'à souffrir "mille morts" (expression humaine !) afin que son amour soit reconnu.
Dieu, plusieurs fois, a envoyé des prophètes à ce peuple qu'Il avait choisi, libéré, enseigné, nourri, rendu triomphant, etc... mais Ses envoyés se sont fait repousser, puis massacrer. Et ensuite, par excès d'amour, Dieu a dit: "Mon Fils, Lui, tout de même, si je l'envoie les hommes vont le respecter !" Mais les juifs l'ont mis à mort -comme les autres prophètes. Pire encore, ils se sont dit: "Si celui-ci est bien le Fils, nous le tuerons et nous aurons l'héritage !"
Mais Dieu est demeuré Amour. Le Fils, étant Dieu, ne pouvait demeurer dans la mort. Sa mort ? Plutôt qu'une mort, ce fut un accouchement: le fils a donné à son Père beaucoup d'autres fils, au contraire. Aujourd'hui, je-moi, Etienne, demeuré sans épouse et sans enfant selon le monde, je n'ai plus qu'un refuge en ce monde: si ce n'est de me donner plus encore et je ne sais pas vraiment où cela me conduira. Mais lorsque je vais communier au corps et au sang du Christ, je me souviens, j'éprouve dans mon coeur une force d'amour qu'autrefois j'avais nommé souffrance, mais qui est désormais: Joie parfaite, adoration merveilleuse, nourriture de feu, espérance magnifique, danse sans effort, excès de douceur, espaces sans limite... Quiconque est touché de Dieu me comprendra.
Sauf que le monde n'avait pas besoin du Christ pour savoir que Dieu l'aimait. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que Dieu est UN (Trinité dans l'Unité). Si Christ donne sa vie pour que la justice soit satisfaite, c'est toujours le Dieu un qui donne sa vie, donc il n'est pas injuste que le Juge décide lui-même de payer la rançon. Maintenant, votre position - et c'est pour ça que je dis qu'il y a apostasie - n'explique pas l'Agonie de Gethsemani et l'Abandon du Père. La seule explication, c'est le sacrifice expiatoire de Jésus, pour nos péchés et iniquités.
[quote="etienne lorant"]Vous regardez les mots, mais vous ne regardez pas ce qu'il y a à l'intérieur des mots, bref, si vous les prenez à la lettre, c'est comme vous voulez... cependant :
Dans la vérité de l'Amour, on donne sa vie par amour. Dans l'Evangile, peu avant la Passion, Jésus déclarait: "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis".
De tout temps, et pas seulement depuis la crucifixion (et la résurrection, j'ajoute toujours), combien d'hommes et de femmes ont préféré se laisser tuer plutôt que de livrer ceux qu'ils aimaient - disons : à la Gestapo, par exemple, sans pour autant être chrétiens ? Et le Christ, Lui, qui savait de toute éternité que l'humanité s'expose au châtiment éternel, serait demeuré, Lui, l'Inventeur de l'Amour, à l'écart du problème ? Mais non, bien sûr, au contraire: il y a eu débat entre les trois personnes de la Trinité, et du feu commun de cet Amour, le Verbe a résolu de s'incarner (et quelle que soit la manière dont on est incarné, il n'y a qu'une issue pour ce qui est de la chair).
Mais il y a encore moyen de considérer les choses beaucoup plus simplement, car aimer présuppose toujours que l'on sorte de son ego en faveur de l'autre, et cela sans garantie aucune de réciprocité. Si une fois dans votre vie, vous avez aimé, alors ce vertige d'aimer, vous l'avez connu. Dieu est l'Amour. Et l'Amour est parfaitement et totalement gratuit: jamais, ni sur la terre ni dans les cieux, personne n'a jamais réussi à obliger la réciprocité de l'amour ! Un homme peut forcer une femme aux gestes de l'amour - mais cela fait de lui un violeur, rien de plus. Et donc : que peut faire celui qui est "vexé" d'avoir aimé et d'avoir été trahi ? Son seul choix : se donner encore, et encore, et jusqu'à souffrir "mille morts" (expression humaine !) afin que son amour soit reconnu.
Dieu, plusieurs fois, a envoyé des prophètes à ce peuple qu'Il avait choisi, libéré, enseigné, nourri, rendu triomphant, etc... mais Ses envoyés se sont fait repousser, puis massacrer. Et ensuite, par excès d'amour, Dieu a dit: "Mon Fils, Lui, tout de même, si je l'envoie les hommes vont le respecter !" Mais les juifs l'ont mis à mort -comme les autres prophètes. Pire encore, ils se sont dit: "Si celui-ci est bien le Fils, nous le tuerons et nous aurons l'héritage !"
Mais Dieu est demeuré Amour. Le Fils, étant Dieu, ne pouvait demeurer dans la mort. Sa mort ? Plutôt qu'une mort, ce fut un accouchement: le fils a donné à son Père beaucoup d'autres fils, au contraire. Aujourd'hui, je-moi, Etienne, demeuré sans épouse et sans enfant selon le monde, je n'ai plus qu'un refuge en ce monde: si ce n'est de me donner plus encore et je ne sais pas vraiment où cela me conduira. Mais lorsque je vais communier au corps et au sang du Christ, je me souviens, j'éprouve dans mon coeur une force d'amour qu'autrefois j'avais nommé souffrance, mais qui est désormais: Joie parfaite, adoration merveilleuse, nourriture de feu, espérance magnifique, danse sans effort, excès de douceur, espaces sans limite... Quiconque est touché de Dieu me comprendra.[/quote]
Sauf que le monde n'avait pas besoin du Christ pour savoir que Dieu l'aimait. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que Dieu est UN (Trinité dans l'Unité). Si Christ donne sa vie pour que la justice soit satisfaite, c'est toujours le Dieu un qui donne sa vie, donc il n'est pas injuste que le Juge décide lui-même de payer la rançon. Maintenant, votre position - et c'est pour ça que je dis qu'il y a apostasie - n'explique pas l'Agonie de Gethsemani et l'Abandon du Père. La seule explication, c'est le sacrifice expiatoire de Jésus, pour nos péchés et iniquités.