par Lux Æterna » ven. 29 avr. 2011, 14:53
cet article est intéressant mais part d'un présupposé qui me semble faux de la part de S. Magister : ainsi il dit que Selon Vatican II, chacun serait libre de pratiquer la religion de son choix même si elle est fausse.
Or ce n'est pas ce que dit Vatican II : le concile précise que l'Etat ne peut pas contraindre un individu en matière religieuse même si la religion de cet individu est fausse.
En revanche, le concile indique que chaque homme a l'obligation de rechercher la vérité.
On a bien deux plans qui sont confondus malheureusement trop souvent :
le plan civil : sur lequel l'Eglise indique qu'aucun Etat ne peut contraindre personne en matière religieuse
le plan de la conscience : les hommes sont libres (c'est la base de l'amour de Dieu, nous sommes appelés à aimer sans contrainte) mais ils ont le devoir de chercher la vérité. En d'autres termes, l'homme doit agir selon sa conscience, mais une conscience droite et ce qui compte, c'est qu'il cherche librement la vérité, non qu'il pratique une religion quelle qu'elle soit !
Mais je m'aperçois à la lecture que c'est exactement la précision qu'apporte Martin Rhonheimer : l'Eglise se distingue désormais clairement des Etats laïcs et non confessionnels et c'est cette situation qui a contraint le concile à ces développements.
Le pb des tradis, c'est de s'imaginer qu'on peut et qu'on doit revenir à des Etats confessionnels catholiques... ce qui est un manque de foi, car c'est mettre des conditions matérielles à la diffusion de l'Evangile. Or le Christ a bien précisé que son royaume n'était pas de ce monde et ainsi l'ordre civil, même s'il peut servir la vie de l'Eglise, n'est pourtant pas une condition de celle-ci.
Le Philosophe est brillant dans sa conclusion (point 5) et dit entre les lignes, en définitive, que si les tradis (de la FSSPX) s'imaginent avoir besoin de l'Etat pour imposer la vraie religion, c'est qu'ils ont un pb avec l'évangélisation !
PLACET !
[color=#0000BF]cet article est intéressant mais part d'un présupposé qui me semble faux de la part de S. Magister : ainsi il dit que Selon Vatican II, chacun serait libre de pratiquer la religion de son choix même si elle est fausse.
Or ce n'est pas ce que dit Vatican II : le concile précise que l'Etat ne peut pas contraindre un individu en matière religieuse même si la religion de cet individu est fausse.
En revanche, le concile indique que chaque homme a l'obligation de rechercher la vérité.
On a bien deux plans qui sont confondus malheureusement trop souvent :
le plan civil : sur lequel l'Eglise indique qu'aucun Etat ne peut contraindre personne en matière religieuse
le plan de la conscience : les hommes sont libres (c'est la base de l'amour de Dieu, nous sommes appelés à aimer sans contrainte) mais ils ont le devoir de chercher la vérité. En d'autres termes, l'homme doit agir selon sa conscience, mais une conscience droite et ce qui compte, c'est qu'il cherche librement la vérité, non qu'il pratique une religion quelle qu'elle soit !
Mais je m'aperçois à la lecture que c'est exactement la précision qu'apporte Martin Rhonheimer : l'Eglise se distingue désormais clairement des Etats laïcs et non confessionnels et c'est cette situation qui a contraint le concile à ces développements.
Le pb des tradis, c'est de s'imaginer qu'on peut et qu'on doit revenir à des Etats confessionnels catholiques... ce qui est un manque de foi, car c'est mettre des conditions matérielles à la diffusion de l'Evangile. Or le Christ a bien précisé que son royaume n'était pas de ce monde et ainsi l'ordre civil, même s'il peut servir la vie de l'Eglise, n'est pourtant pas une condition de celle-ci.
Le Philosophe est brillant dans sa conclusion (point 5) et dit entre les lignes, en définitive, que si les tradis (de la FSSPX) s'imaginent avoir besoin de l'Etat pour imposer la vraie religion, c'est qu'ils ont un pb avec l'évangélisation !
PLACET ![/color]